Test – Dragon Ball Raging Blast

Cours de coiffure à domicile
Après une entrée dans cette génération de consoles assez catastrophique, Goku et ses potes coiffeurs testostéronés reviennent pour de nouvelles anciennes aventures !
Et ce coup-ci, ils ont congédié Dimps au profit de l’équipe de Spike, auteur de la série Dragon Ball Sparking (Tenkaichi chez nous).
Le jeu offrira t-il un meilleur contenu que son prédécesseur ?
Kamehameha !

Architecturé de la même manière qu’un Tenkaichi, Dragon Ball Raging Blast propose un jeu de combat en 3D libre sur une surface de terrain assez conséquente. Vous aurez donc le loisir de vous déplacer sur terre, dans les airs, ou sous l’eau pour combattre votre adversaire.
Le gameplay se rapproche également de Tenkaichi, tout en le repensant en grande partie.

La touche X vous servira aux attaques de corps à corps, Y aux attaques Kikoha et Smash, B à l’attaque personnelle et A servira pour les rushs. Pour sauter et prendre de l’altitude, vous devrez mettre à contribution LB tandis que LT servira à descendre. Le bouton RB s’occupera de la défense et RT permettra de se transformer, si disponible pour le personnage contrôlé. Le joystick gauche fera se déplacer le personnage et le joystick droit sera utilisé pour lancer diverses attaques spéciales en fonction de la direction appliquée dessus (l’attaque ultime du personnage nécessite une pression sur le joystick). Bien évidemment, vous pourrez mélanger un peu tout ça pour varier et causer encore plus de dégâts à vos adversaires.

Si le gameplay se renouvelle un peu, il est dommage que le joueur ait perdu quelques libertés de déplacement. Ainsi, on ne peut se déplacer verticalement et horizontalement de manière simultanée, ce qui ralentit un peu le dynamisme de l’action. C’est bien dommage.
Le jeu se divise en plusieurs modes. Le Combat du dragon (mode histoire) en est le noyau dur permettant de gagner attaques spéciales, transformations, personnages et autres bonus. Assez complet, il devrait vous tenir en haleine une dizaine d’heures. Bien plus, si vous souhaitez gagner les étoiles vous permettant d’acheter de nouveaux combats et bonus.
Pousse pas les cheveux !

On regrettera cependant l’absence de certains combats plutôt importants (le Championnat d’arts martiaux pré-Boo par exemple) dus à la désertion de plusieurs personnages comme Dabra, Oob, Mystic Gohan ou encore l’inénarrable Mr Satan.
Il ne reste pas moins d’une quarantaine de personnages plus une trentaine de transformations (aux caractéristiques et techniques différentes des personnages initiaux) pour un casting plutôt alléchant. Le jeu retraçant l’histoire de l’arrivée de Raditz jusqu’à la défaite de Boo ainsi que les films Broly et le Père de Songoku (autrement connu sous le nom de Baddack), vous aurez donc accès à la plupart des protagonistes de la série.

A côté du mode histoire et du mode Versus, vous aurez la possibilité de disputer des championnats jusqu’à 16 joueurs (classique et la variante Cell Game), ou encore différentes variantes de duels (Arcade, Destruction, Time Attack, Score Attack, combats en équipe jusqu’à 5 personnages, Punch Machine…) vous permettant de gagner de précieux bonus et de débloquer le combat Dragon Ball, qui comme son nom l’indique, vous permettra de gagner un Dragon Ball. Une fois les sept boules récoltées, vous pourrez vous faire réaliser un vœu par Shenron.

Vous aurez toujours la possibilité de customiser vos personnages que ce soit en caractéristiques, comme en techniques spéciales et jouer vos personnages dans les divers modes de jeu (excepté le mode histoire).
Ajoutez à cela un mode encyclopédie retraçant l’univers et ses personnages, ainsi que la possibilité d’enregistrer vos plus beaux combats pour les repasser en boucle devant le ou les vaincus, et vous aurez un jeu très complet dès lors qu’il s’agit de s’amuser.
Technique suprême : Fusionnons les poils !

L’aspect technique est correct. D’un côté les graphismes sont soignés et fidèles à l’anime, les animations tiennent la route et les décors sont destructibles en bien des endroits.
De l’autre, certaines zones de combats sont assez petites, la caméra est très capricieuse lorsque l’on se rapproche d’un obstacle (invisible ou non) rendant le tout assez injouable dès que l’on s’approche des limites du terrain. Ajoutons à cela l’IA qui peut devenir assez prévisible après l’avoir analysée pendant quelques heures de jeu.

Le jeu propose des musiques spécialement créées pour le jeu. Si c’est bien dommage pour les fans, on ne peut pas dire qu’elles ne font pas leur office, à savoir illustrer l’action dans des sonorités rock pas mauvaises. Les voix sont disponibles en version américaine et japonaise. Il va sans dire que par souci de fidélité, ou même de bon goût, un passage dans les options pour mettre le jeu sur les voix nippones s’impose.

A l’instar de Burst Limit, le jeu propose un mode online dans lequel vous pourrez disputer des combats en Versus, dominer des championnats, ou même vous battre dans des combats en équipe. Assez complet donc.
A cette occasion, vous pourrez gagner des rangs suivant un système de points à gagner, ou à perdre en cas de défaite. Vous aurez également l’occasion de remporter des titres en fonction de vos péripéties en plein combat. Ces derniers ne servent strictement à rien si ce n’est pour la frime, et c’est déjà pas si mal.
Le Bilan
On a aimé
- Aspect esthétique et ambiance très fidèles à l’anime
- Gameplay varié
- Durée de vie en béton armé
On a moins aimé
- La caméra est horripilante par moments
- Il n’y a pas les musiques originales
- Manque de personnages
Conclusion du test de Dragon Ball Raging Blast
La Raging de vaincre
{{Nous avons là un titre avec un fort potentiel ludique qui satisfera pleinement les fans de la licence, et un peu moins les autres qui trouveront néanmoins un bon amusement entre amis. Malgré quelques défauts d’ordre technique (caméra, IA) ou marketing (devinez où sont passés les persos manquants ? Dans la future suite, bien sûr !), les sensations de vivre le combat restent intactes par rapport à l’animé et enchainer des attaques dévastatrices est un vrai régal. De plus, l’apport du mode Online, notamment avec la présence de championnats online qui est un vrai plus pour se mettre sur la tronche entre potes sans bouger de chez soi.
En un mot comme en cent, Raging Blast réussit à effacer la misère imposée de Burst Limit, même si on aurait toujours aimé en avoir plus sans avoir à mettre ses sous dans un autre opus qui viendra probablement un de ces quatre.}}