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Test – Dead Rising

Le 4 septembre 2008
Le 4 septembre 2008

Zombie la mouche

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Imaginez…

Imaginez un monde sans queue à la caisse. Imaginez un monde sans vendeur qui déblatère plus de conneries que Patrick Sébastien un samedi soir. Imaginez un monde sans mioches qui hurlent partout, chialent et crient jusqu’à ce que leurs irresponsables de parents cèdent à tous leurs caprices. Imaginez un monde où le self-service prend toute son ampleur.

Imaginez Willamette, la ville où tout ceci est possible !

Capcom nous offre cette vision idyllique du monde parfait.

Malheureusement ils ont la fâcheuse tendance à nous mettre des zombies un peu partout dans leurs jeux. Ce qui nous donne Dead Rising, la seule simulation de shopping avec des Zombies. Welcome to Willamette !

Willamette : 53594 habitants, vivants compris

Dead Rising vous met dans la peau de Franck West, un photographe reporter freelance qui se trouve à Willamette à cause d’infos de ses sources le menant jusqu’ici pour flairer le scoop de sa vie.

Suite à quelques incidents, vous vous retrouvez coincé pendant 72 heures dans le centre commercial de la ville et découvrez que la ville entière est infestée de zombies. Seuls quelques rares survivants traînent dans le centre commercial. Libre à vous de les sauver des griffes des mangeurs de chair humaine ou pas. Le jeu vous laisse libre choix dans vos actions. Vous pourrez ainsi choisir de suivre la trame scénaristique et découvrir pourquoi et comment tout ceci est arrivé, ou vous pourrez tout simplement vous balader dans le centre commercial à la recherche de votre propre survie.

Techniquement nous avons affaire à un jeu d’action de type Beat Them All, mâtiné d’un soupçon de RPG en ce qui concerne l’évolution du personnage et de ses aptitudes.

Le jeu accuse légèrement le temps, étant donné que le jeu est un jeu de première génération. Mais cela ne l’empêche pas de proposer un visuel impeccable et plutôt bon avec des textures soignées qui n’ont pas vraiment à pâlir de jalousie devant certaines productions actuelles. On notera quelques ralentissements par moment, mais rien de réellement gênant.

Le personnage principal est quant à lui plutôt maniable, mais souffre de quelques soucis de jouabilité du fait de la multitude d’actions disponibles combinée avec la volonté de proposer une maniabilité accessible. En effet, le bouton X permet d’utiliser les actions qui varient en fonction de l’objet en main. Et des fois, cela peut causer quelques soucis de résultat final, lorsqu’X est combiné avec les autres boutons pour effectuer des techniques spéciales. Au fur et à mesure que vous gagnerez des niveaux, vous apprendrez des techniques pour survivre allant de la balayette à l’étripage en passant par le marche-zombie, mon préféré en combo avec un double lariat.

Et ce ne sera pas de trop avec les nombreux objets pour affronter la horde colossale de zombies qui viendra pour vous croquer.

Il sera cependant conseillé d’utiliser des armes de contact, puisque les armes de visée (pistolet à eau, crachat, pistolet, fusil de précision assiettes…) nécessitent l’immobilité du personnage, ce qui peut s’avérer dangereux en cas d’affrontement contre de nombreux adversaires.

Willamette : 53594 Affamés, 1 Cheese

Etant photographe, vous avez en permanence à votre disposition un appareil photo. Cet appareil photo vous sera utile pour gagner des Points d’expérience, nommés PP (pour Points de Prestige) qui, cumulés, vous confèreront ces fameux niveaux d’expérience. Bien que totalement optionnel, l’appareil photo vous ouvre la voie du photo-reporter : prendre des photos au péril de sa vie pour montrer la vérité aux autres.

Rassurez-vous, il y a d’autres moyens de glâner ces précieux PP. Celui-ci est seulement un des plus efficaces. Vous aurez donc au choix : le sauvetage de survivants, l’escorte des survivants, la découverte d’un indice quant à l’origine de ces évènements (ici nommé cas), effectuer des actions spéciales (mettre une poêle au feu, utiliser un four…) ou même le basique massacre de zombies. Rappelez-vous : ici c’est la survie qui importe, et cette pression pour survivre vous sera régulièrement rappelée avec le système de contre la montre vous obligeant à effectuer les objectifs dans un certain laps de temps, et parfois il faudra choisir par manque de temps, parce que lui a choisi de ne pas vous attendre. De plus, les zombies ne sont pas tous stupides : certains courent, d’autres se servent d’armes. Mais leur arme principale est leur surnombre, ce qui vous demandera du sang froid de l’armement improvisé et une bonne dose d’agilité pour se sortir des situations les plus périlleuses. Le moteur du jeu affichant aisément plus d’une centaine de zombies à l’écran en même temps, il va littéralement falloir se frayer un chemin. Et rien de tel que la panoplie du parfait petit consommateur pour cela ! Servez-vous de tout ce qui vous tombe sous la main pour éliminer ces immondes créatures qui ne rêvent que de vous inscrire à leur menu et faire de vous l’un des leurs. Couteaux, bijoux, seaux, pommeaux de douche (essayez-le, le résultat est délirant), hache, pistolets, boules de bowling, CDs, vaisselle, canettes de soda… Ces nombreux objets fourmillant les boutiques vous seront de grande utilité, parmi tant d’autres comme des armes un peu plus sérieuses, comme des barres à mine, tronçonneuses, fusils à pompe, mitraillettes, faux, machettes… Il ne faudra bien évidemment pas oublier de récupérer et gérer des aliments pour récupérer de la vie, puisque votre inventaire n’est pas illimité.

Willamette : 53594 camés, 20 sociopathes, 1 reporter, et plus de bière

Bien évidemment, ce ne serait pas drôle s’il n’y avait que les zombies pour vous embêter. Certains survivants ont décidé d’en faire baver à tout le monde, qu’ils aient fondu les plombs, ou qu’ils soient parfaitement conscients de leurs actes, ils vous en feront voir de pas mal de couleurs, mais avec un peu d’analyse de leur schéma d’offensif, on en vient à bout plus aisément. Encore une fois, ces affrontements sont généralement optionnels, mais cela vous fermera l’accès libre à certains lieux de réjouissances comme le supermarché, havre de paix et de nourriture à foison, ou la quincaillerie, paradis des armes artisanales, tout en passant par la vraie armurerie. En cela une pression vous est rajoutée : affronter ces personnes et profiter des avantages des lieux qu’ils occupent, ou rester en lieu sûr, mais être moins bien équipé. Dûr choix, mais les deux sont dans tous les cas peu enviables et nécessitent de risquer votre vie pour survivre. Heureusement qu’un arrêt au pipi-room vous permettra de sauvegarder votre personnage, qui pourra être réutilisé pour continuer une partie jusqu’au game over, ou d’en recommencer une pour repartir sur de meilleures bases, puisqu’une fois votre personnage sauvegardé, vous pourrez le réutiliser avec ses statistiques acquises.

Heureusement, pour décompresser un peu, vous vous retrouverez souvent dans des situations assez loufoques (vous devez absolument tester le pommeau de douche). Le jeu ne se prend pas au sérieux que ce soit dans ces situations, mais également avec pas mal d’armes, et il l’assume totalement ! Ainsi vous pourrez vous travestir en femme, en gosse, ou même en Megaman, et aller taper du zombie avec un sac à main, une épée en mousse ou une tarte à la crème. Ca leur fait pas grand chose, mais c’est drôle. Vous êtes libre de vos mouvements et de vos décisions. Cela vous mènera à une des nombreuses fins que propose le jeu en plus du récurrent “vous vous êtes fait becter par des zombies dans des hectolitres de sang”…

Willamette : 53594 poules sur la route, 1 chauffard

Que serait un centre commercial sans son parking ? Je vous le demande ! Et qui dit parking dit véhicules; vous aurez à disposition quelques véhicules : une moto, une voiture de sport, une voiture plus classique, une jeep et un camion. A ceux là s’ajoutent des véhicules à l’intérieur, comme des vélos, skateboards ou caddies. Malheureusement tous les véhicules sans exceptions sont très lourds à manier. Nous sommes dans un jeu d’arcade, et ces derniers sont tout, sauf extrêmement maniables. Il faudra un moment plus ou moins long pour s’habituer aux différents véhicules, en fonction de la nature de ceux-ci. Heureusement qu’ils vous offrent un bon moyen d’assaut contre cette racaille putride en échange. Les véhicules motorisés vous faisant grimper rapidement le compteur de zombies tués. Pratique pour certains succès. Parce qu’il vous faudra en faire des kilomètres pour visiter la centaine de boutiques plus lieux annexes de fond en comble. Le centre commercial est grand et réparti en secteurs. Chaque secteur aura droit à son petit chargement. En dehors de cela et des chargements cinématiques, vous pourrez vous déplacer librement sans contrainte. Heureusement parce que les chargements peuvent être par moment assez longs, et cela casse légèrement le rythme du jeu. En parlant de rythme de jeu, la bande son suit bien, entre le calme total pour les grands espaces pleins de zombies, en passant par du rock un peu plus dur pour les affrontements plus sérieux. Même si elle n’est pas variée, elle est bien adaptée. Le jeu étant localisé en français, vous aurez droit à des sous titres pour traduire les voix anglaises. Cependant, attention, car le lettrage étant minuscule, il sera difficile pour les non anglophones de comprendre ce qui se dit si vous possédez des écrans trop petits. Un patch ayant été publié ne règle que très légèrement ce problème qui à la base touchait tous les écrans non HD. Le reste dépend de la qualité de votre vue.

Willamette : 53594 zombies, 1 photographe, plein de possibilités

Comme annoncé un peu plus haut, le jeu possède plusieurs fins nécessitant la réalisation ou non de certaines actions capitales le long du jeu. En fonction de ces dernières, vous pourrez débloquer deux autres modes de jeu : le mode extra, qui est une extension du scénario (vous comprendrez ce que je veux dire si vous récoltez la bonne fin) pendant 24 heures de plus environ, et proposant une adversité un peu plus ardue, puisque les zombies ne sont plus seuls. Je ne vous en dévoilerai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir le scénario.

Le mode infini, quant à lui, est un mode survival. Oui, c’est étrange dans ce genre de jeu. D’autant plus lorsque le principe du mode de jeu principal est de survivre. Dans ce mode, vous devrez survivre le plus longtemps. Fini les sauvegardes, fini les photos, fini les PP, il n’y a que vous, les zombies, les psychopathes et votre vie qui descend. De plus les armes et les munitions sont rationnées juste de quoi tenir les 7 jours que dure le mode. Vous allez devoir donc vous attaquer à une partie non-stop de 14 heures environ pour boucler ces 7 jours sans possibilité de sauvegarder, un vrai challenge pour les plus têtus et les plus courageux, surtout que vous serez obligé d’aller affronter des psychopathes tout en vous frayant un chemin parmi les zombies (contrairement au mode histoire) pour récupérer des boites renfermant de précieuses victuailles et armes plus efficaces que la vulgaire pierre ou le dernier CD de Lorie, aussi dangereux soit-il.

Bilan

On a aimé

  • La tension et l’humour débile
  • L’originalité du concept

On n’a pas aimé

  • Le maniement du personnage un peu rigide

Willamette : 53594 habitants +1 ?

Bien qu’assez ancien maintenant, Dead Rising est le genre de jeu qui surpasse l’épreuve du temps (paradoxal pour un jeu qui se base sur la gestion du temps, hein ?). A la fois long, et court, drôle et sérieux, jouable et injouable, linéaire et libre, Dead Rising est un jeu paradoxal de bout en bout qui plaira ou pas aux gens. Mais pour ce dernier point, ce ne sera qu’une question de sensibilité parce que Dead Rising reste un titre fun, à posséder absolument si vous êtes un heureux possesseur de Xbox 360 et que vous êtes majeur (PEGI 18+). Welcome to Willamette.

Le Bilan

On a aimé 

  • La tension et l’humour débile
  • L’originalité du concept
  • Le maniement du personnage un peu rigide

Conclusion du test de Dead Rising

Willamette : 53594 habitants +1 ?
Bien qu’assez ancien maintenant, Dead Rising est le genre de jeu qui surpasse l’épreuve du temps (paradoxal pour un jeu qui se base sur la gestion du temps, hein ?). A la fois long, et court, drôle et sérieux, jouable et injouable, linéaire et libre, Dead Rising est un jeu paradoxal de bout en bout qui plaira ou pas aux gens. Mais pour ce dernier point, ce ne sera qu’une question de sensibilité parce que Dead Rising reste un titre fun, à posséder absolument si vous êtes un heureux possesseur de Xbox 360 et que vous êtes majeur (PEGI 18+). Welcome to Willamette.

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Dead Rising

Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 07/09/2006

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