Test – BlazBlue : Continuum Shift

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Sorti il y a seulement quelques mois de cela, Blazblue Calamity Trigger qui, à sa sortie, avait défoncé les portes du jeu de baston 2D dominé par un SF IV, se voit pourvu d’une suite nommée tout pas simplement : Blazblue Continuum Shift.
Est-ce que ces quelques petits mois ont permis de réaliser un vrai titre complet, ou n’est-ce qu’une mise à jour opportuniste ?
C’est ce à quoi ce test va essayer de répondre.
Plus il y a de fous…

Quoi de neuf avec ce nouveau Blazblue ? Deux personnages supplémentaires, un faux personnage modifié (Lambda-11 qui se joue comme Nu-13 du premier opus) et d’anciens personnages modifiés. Ajoutons à cela quelques modes de jeu supplémentaires, ainsi qu’une toute nouvelle histoire et une refonte du système de narration.
Passons aux détails avec en premier les personnages. Ces derniers, un peu plus soignés qu’avant, ont été légèrement modifiés afin d’augmenter les spécificités de chacun. Ne vous attendez pas à devoir refaire totalement votre entraînement pour votre personnage fétiche, il reste grosso modo le même, et restera différent des autres personnages.
C’est ainsi qu’on retrouve Ragna, Jin, Bang, Litchi, Noël et les autres, auxquels on a ajouté Tsubaki et Hazama, le grand vilain du jeu. A noter aussi la présence d’un nouveau boss ultime du jeu en tant que Mu-12 qui est en fait une forme de Noël.
Chacun des nouveaux étant, à l’instar du casting initial, unique, ils nécessiteront un apprentissage plus ou moins important pour être domptés.

Alors certes, il n’y a que 14 personnages de base, sans compter Mu-12 débloquable et les personnages téléchargeables (2 payants sont déjà disponibles), mais ici, vous n’avez aucune chance de trouver 36 versions du même panel de coups. Ne comptons pas les personnages illimités qui sont des versions surboostées de chaque personnage avec quelques caractéristiques sympathiques en plus.
Pour continuer à entretenir sa richesse et sa diversité, les développeurs ont eu la bonne idée de rajouter quelques modes de jeu à commencer par le mode Histoire.
Ce dernier n’est pas vraiment nouveau, puisque le premier en possédait un. Mais il est tellement mieux réalisé que c’est comme si.
Sur écran fixe par moments, animés légèrement sur les yeux, les expressions, les bouches pour coller aux actions et aux voix (japonaises ou anglaises, au choix), et vous aurez aussi droit à des dessins animés en guise d’intro et de fin. Malheureusement, la qualité de ces derniers est esthétiquement et techniquement en deçà de ce que propose le reste du jeu. Bien dommage, mais largement mieux que la narration brouillonne du premier, même si entre nous, l’histoire reste très saccadée et se découvrira mieux une fois la vraie histoire de chaque personnage terminée.
… plus on mange de pains…

Vous avez bien lu vraie histoire. Et oui, ils ont récidivé en nous proposant des histoires alternatives, qui se produisent en fonction de certains choix que vous aurez à faire. Ces alternatives sont généralement décalées par rapport au scénario et au ton grave de l’histoire. Vous trouverez ainsi vos personnages préférés dans des situations improbables et sur un ton guilleret.
En plus de ce mode de jeu, un mode défi est ajouté. Ayant le même concept que celui de Street Fighter IV, vous devrez effectuer les 10 « missions » de chaque personnage en réussissant une série d’attaques, techniques et autres combos plus ou moins évolués. Bien pratique pour arriver à maîtriser votre perso fétiche, et plus individualisé du mode Tutorial qui, lui, vous aidera à aborder les bases du jeu.
Et enfin dernier nouveau mode de jeu, le mode Légion. Venant tout droit de la version PSP de Blazblue, ce dernier propose une sorte de mélange de team battle avec du survival, tout ça sur un très léger fond de tactical.

Le principe est très simple : vous devez conquérir la « carte » avec votre armée. Au fur et à mesure de vos victoires, vous enrôlez des personnages adverses qui rejoindront vos rangs (1 par bataille).
Jusqu’à 5 personnages en simultané pourront intervenir dans une bataille les uns après les autres (armée de 20 personnages maximum).
Mais attention, vous ne regagnez votre vie que lentement si vos combattants ne combattent pas ou si vous tombez sur un bonus de régénération.
Il est donc nécessaire d’appliquer, maîtrise, stratégie et talent pour avancer aisément sur les 3 niveaux de difficulté (1 carte par difficulté).
En dehors de ces nouveautés, on se retrouve avec les classiques modes Score Attack, Arcade, Entraînement et mode online…
… et moins il y a de vaisselle à faire !

Le fameux mode online du premier revient et sans surprise encore, il est quasiment parfait avec son absence de lag qui ne pardonne pas sur ce genre de jeu.
Des combats fluides, une animation fluide, des décors fluides… Pas de lag on vous dit !
Et pour ceux qui aiment rappeler leur supériorité, vous aurez la possibilité d’enregistrer vos affrontements online et les visionner, re-visionner et les montrer aux potes. Il est cependant dommage que, même si l’interface de visionnage permet tout ce qu’il faut pour avancer (avance normale, rapide, image par image), on ne peut reculer pour revoir une action précise encore et encore. Obligé de relancer le combat et d’avancer jusqu’au bon endroit pour re-regarder le passage le plus humiliant.
Un détail, mais qui a son importance.
Car sur ce jeu, tout est important. C’est pour cela que l’on retrouve encore une fois des sprites de toute beauté, des animations très détaillées, un échantillonage sonore et musical aussi exceptionnel que varié, et un gameplay individuel on ne peut plus varié.

Parlons-en du gameplay, puisque même si chaque personnage est différent, le jeu reste accessible pour tout niveau, même si certains personnages sont plus accessibles que d’autres pour les débutants, maîtrisés, ils deviennent redoutables. Trois boutons de coups et un bouton de Special qui utilise la capacité spéciale du personnage. Combiné à des mouvements que l’on retrouve aisément sur un Street Fighter, on obtient une multitude de possibilités. Ajoutons à cela les furies et les Astral Finish (grosses furies de la muerte), plus quelques grosses subtilités d’attaque et de défense et on se retrouve avec un jeu aussi accessible que technique. Pour les nuls de chez nuls, on retrouve encore une fois le mode débutant qui permet de faire des combos faciles. Pour tout les niveaux qu’on vous dit !
Alors oui, Blazblue Continuum Shift est un grand jeu, aussi grand que l’était son aîné, mais il n’est pas exempt de défauts, comme la narration encore un peu confuse ou le manque de persos face à la concurrence…
Tiens ça sent déjà la conclusion tout ça.
Le Bilan
On a aimé
- Fluiiiiiide !
- Accessible et technique à la fois
- Techniquement impeccable
- Y’a de quoi faire
- Les persos tous différents et un peu retravaillés
On a moins aimé
- On aurait aimé plus de personnages pour une suite
- Une histoire un peu décousue
Conclusion du test de BlazBlue : Continuum Shift
Continuer ? …9…8…
Blazblue Continuum Shift reprend le flambeau gagné par son aîné il y a peu en réussissant à conserver ses qualités et gommer un peu ses défauts, tout en proposant plus de choses. La question vient au fait d’investir à si peu d’intervalle dans une suite. Mais si on réfléchit bien, on a une version plus aboutie en tous points, donc pourquoi s’en priver ?
me tente pas mal vu que je me suis pas pris le premier (beaucoup joué cela dit)… Des chances que ça soit sur PS3, question d’habitude de manette et de potes dessus
Je l’ai sur PS3 depuis une semaine (la Fan Edition) et il y a eu quand même un sacré paquet de d’ajout et réajustement qui justifie amplement son achat même en ayant eu le premier. Donc quelqu’un qui n’a pas CT, devrait se jeter sur CS au plus vite.