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Test – The Last of Us

Test – The Last of Us
R
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Le 5 octobre 2013
Le 5 octobre 2013

Superbe chant du cygne

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Juste avant le changement de génération de consoles, on a souvent le droit à quelques titres superbes, qui profitent de la maîtrise de la bonne vieille machine, ambitieux, et laissant une magnifique dernière impression du système qui sera passé de mode quelques mois plus tard.

Pour cette génération, c’est The Last Of Us qui répond à cette description, et qui devient immédiatement un des meilleurs titres de cette génération de machines.

I am a legend

Pourquoi publier un test d’un gros jeu comme celui-là aussi longtemps après sa sortie ? Tout simplement parce qu’il y a des choses à en dire, et parce que je voudrais convaincre ceux qui ont une PS3 et qui n’ont pas joué à ce jeu de s’y mettre de suite !

Il n’est donc pas question de rédiger un test classique passant en revue tous les éléments habituels du jeu traité.

Parfois la violence s'impose

Ce jeu se déroule dans une atmosphère de fin du monde, la civilisation étant dévastée par une invasion d’infectés (le petit nom à la mode pour éviter de dire “zombies”). Les humains qui s’en sont sortis sont des survivants, et doivent lutter pour le rester.

C’est dans ce cadre qu’on devra protéger la petite Ellie, qu’on suppose être la solution pour vaincre l’étrange virus ayant tout dévasté.

Ce n’est pas vraiment l’histoire qu’il faut retenir de ce jeu, ni ses environnements. Les deux sont d’une banalité totale. Les lieux délabrés sont les mêmes que dans une multitude de films traitant ce sujet, et l’histoire est d’un classique ne laissant que peu de place à la surprise. Seuls ceux qui n’ont jamais fréquenté la littérature ou le cinéma fantastique y trouveront de l’originalité.

Pourtant cela fonctionne parfaitement, car cette histoire est magnifiquement racontée, et l’univers est très bien exploité.

Avant d’y revenir, arrêtons-nous tout de suite sur les points faibles du titre (et oui, il y en a quand même), histoire d’évacuer la question et de ne plus y revenir.

Certains PNJs sont moins intéressants que l’ensemble (et encore, peu sont concernés). Pas bien grave.

Plus gênants sont les loupés de l’IA qui mettent à mal l’immersion dans des scènes tendues. Ainsi, il ne sera pas rare que la gamine déambule au milieu des infectés sans que ceux-ci ne la voient : rien de tel pour que la peur de se faire prendre disparaisse ! De la même façon, alors qu’on devra faire preuve d’un silence total pour ne pas se faire repérer, de jolis scripts bavards se lanceront…Attention, c’est loin d’être tout le temps comme ça, mais le jeu misant à fond sur l’immersion, ces faiblesses sont vraiment regrettables.

Seul au monde...Vraiment ?

Je ne vais pas m’étendre non plus sur le jeu en multi, j’y ai à peine touché. J’ai eu l’impression qu’il est plutôt bon, respectant bien l’ambiance du titre, mais à mes yeux ce n’est qu’un bonus qui est loin d’être le cœur de The Last Of Us. Un bonus toutefois appréciable qui montre qu’on peut partir d’un jeu définitivement conçu pour le solo et en faire un multi intéressant se basant sur des caractéristiques fortes du jeu.

Good Naughty Dog

Je sais que ce développeur bénéficie d’une belle côte d’amour auprès des joueurs, mais en ce qui me concerne ce n’est pas tout à fait le cas.

Le premier Uncharted m’avait donné l’impression d’être un pompage de Gears of War et de Tomb Raider, faisant moins bien que les deux jeux cités. Le deuxième, je l’ai adoré. Un jeu spectaculaire réussissant à utiliser beaucoup de scripts sans pour autant que le joueur n’ait l’impression d’être un témoin plus qu’un joueur, et doté d’un solide scénario avec des personnages très réussis. Enthousiasme vite douché avec le troisième épisode, un jeu spectaculaire, mais aussi une longue suite de scripts m’ayant donné l’impression de revenir à l’époque de Dragon’s Lair.

C’est donc avec une certaine méfiance que j’ai attaqué The Last Of Us, et autant dire que j’ai été cueilli par le jeu.

Ce qui s’en dégage : la maturité d’une œuvre d’artistes sûrs d’eux et ne cédant pas à la facilité de leur précédent jeu créé en pilote automatique.

On dirait qu’ils ont pris un par un les pires tares de cette génération de jeux pour en prendre le contre-pied.

L'espoir vient du ciel ?

Les horribles scripts, le fléau du gameplay de cette génération, laissent place à de l’exploration, à des décors qui ne sont pas juste des parcours. Du coup, on y prête attention, et on a bien raison car ils sont globalement magnifiques (en particulier les extérieurs, les scènes en intérieur étant plus banales).

Le rythme trépidant qui finit par en devenir saoulant se transforme en un jeu bien plus proche du reflet de la vie d’un survivant, avec des périodes de stress intense, d’autant plus intense que ces passages surgissent comme des pics au milieu de périodes d’attente pendant lesquelles il ne se passe pas grand-chose en termes d’action. Du coup, c’est en permanence qu’on est sur nos gardes, le danger pouvant surgir de n’importe où, et surtout n’importe quand.

Enfin, on a le droit à des personnages fouillés particulièrement réussis, et à des thématiques fortes peu courantes dans les jeux vidéo.

Tout cela vient en écho de l’édito que j’ai rédigé concernant Red Dead Redemption. Si The Last Of Us est un grand jeu, ce n’est pas parce qu’il est beau, ce n’est pas parce que c’est une prouesse technique : c’est parce qu’il véhicule des émotions.

Un jeu à vivre

La caractérisation des personnages est un petit bijou, un véritable modèle du genre, permettant de développer des thématiques fortes, sur les valeurs humaines entre autres, mais aussi, et surtout, sur la relation de paternité. Le parallèle avec le jeu The Walking Dead, autre titre marquant de cette génération en termes de narration, est évident, et The Last Of Us n’a rien à lui envier, ce qui n’est pas peu dire !

Ainsi, on va jouer une personne à la personnalité trouble, exprimant des facettes opposées de façon complexe et pourtant logique.

C’est véritablement l’homme de la situation, violent, sans pitié, prêt à toutes les extrémités pour survivre, comme un animal. Tout en ayant conscience de ce qu’il est, il se rend compte qu’il est une sorte de mal nécessaire, et qu’il n’est pas grand-chose à côté de ce qui est allégoriquement sa fille. C’est lui qui la protège, mais par sa pureté, c’est elle qui lui est supérieure. Il le sait, et il l’aime, il fera donc ce qu’il faut pour la protéger et pour qu’elle reste ce qu’elle est : c’est elle qui est importante, même si c’est lui qu’on contrôle.

Je parlais d’une histoire banale, mais par contre c’est un excellent scénario. C’est la relation entre ces deux personnages qui est le cœur du jeu, pas les séances de gunfight ni les zombies hargneux.

Cette relation est retranscrite avec un énorme talent, et on se projette avec une facilité déconcertante dans ce père improvisé (d’autant plus quand on a des enfants…). Ainsi, je me souviens très bien, pendant le jeu, avoir eu un peu honte de défoncer le crâne d’un adversaire sous les yeux de la gamine, comme si cela allait salir son âme.

Pour provoquer une telle empathie, Naughty Dog émaille le jeu de scènes pendant lesquelles il n’y a pas grand-chose d’autre que des dialogues entre eux. Superbement écrits, ceux-ci sont d’un naturel rare, et étoffent petit à petit le lien entre les deux personnages. Je me souviens ainsi très bien d’un passage (un de mes préférés) où les deux traversent une forêt jusqu’à arriver à une sorte de camp. L’espace d’un instant, on pourrait croire qu’on suit un père et sa fille se baladant dans les bois, comme une pause dans cet univers chaotique, comme une parenthèse de normalité dans un monde de folie. Ce n’est pas une scène spectaculaire, loin de là, mais authentique, ayant une vraie utilité narrative et dramatique, et renforçant par comparaison la sauvagerie d’autres passages. On ne se refait pas après avoir tant utilisé de scripts, la mise en scène est encore perfectible par moments, mais parfois elle est rudement efficace, comme dans ce passage. Régulièrement on aura des scènes qui resteront gravées en mémoire grâce à des idées brillantes de mise en scène (la radio qui continue de jouer alors que la violence se déchaîne autour, par exemple).

Le dernier point sur lequel je voudrais m’attarder concerne l’environnement sonore du jeu, qui fait partie des meilleurs que j’ai jamais entendus (carrément !).

On a parlé de l’écriture des dialogues, et il faut souligner qu’ils sont joués à la perfection en vo (la vf est aussi de bonne qualité). Quelques personnages secondaires ne sont pas aussi réussis, mais quand les deux protagonistes principaux sont aussi bons, ça n’est pas bien grave. Le naturel des dialogues est d’un niveau qu’on aimerait bien voir plus souvent au cinéma !

Au-delà des dialogues, je n’ai pas été spécialement marqué par les musiques, ni en bien ni en mal, mais par contre j’ai été impressionné par l’ambiance sonore générale. Que ce soit le bruit des infectés, le calme de la forêt, le silence d’un lieu désert juste perturbé par un bruit lointain (et donc inquiétant), tout est réussi. Si on a l’habitude d’avoir d’excellentes partitions dans les jeux vidéo, les jeux qui se démarquent par leur environnement sonore sont rares, et je n’ai pas souvenir d’avoir entendu aussi bien depuis le très ancien Condemned. Cela confère un aspect tangible à ce monde, renforce sa crédibilité, et de fait l’immersion dans le jeu.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un jeu adulte
  • L’immersion et l’empathie provoquée
  • La qualité de la narration
  • L’ambiance sonore et les dialogues
  • Les bugs d’IA
  • Quelques personnages secondaires moins réussis
  • Histoire banale

Conclusion du test de The Last Of Us

The Last on PS3
{{Naughty Dog est pour beaucoup dans le succès de la PS3, grâce à des jeux d’action très spectaculaires, parfois très réussis (Uncharted 2), parfois tournant à vide (Uncharted 3). C’est peut-être pour les remercier que Sony leur aurait donné carte blanche, les laissant faire ce qu’ils veulent pour The Last Of Us. Le résultat est splendide. Un vrai jeu d’artistes proposant une narration maîtrisée, des personnages profonds, des thèmes traités avec finesse, et des scènes d’anthologie. L’histoire, la même que dans de multiples films de série A à Z, est d’une terrible banalité, mais on oublie cette faiblesse tant elle est bien racontée. The Last of Us est à ranger à côté de titres comme The Walking Dead ou comme Red Dead Redemption. Un jeu qui donne de l’émotion, un jeu qu’on vit.

C’est un superbe chant du cygne pour la PS3}}

R
Je suis le doyen des jeux vidéo d'internet ! Mon boulot pour Xboxygen, c'est me prendre la tête tous les mois sur un sujet tordu dans mes éditos, et tester tous les jeux qui me passent entre les mains.
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The Last Of Us

Développeur : Naughty Dog
Éditeur : Sony Computer
Date de sortie : 14/06/2013

commentaires

8 Commentaires
M
Muse2003
5 octobre 2013 11h53

Un test ps3? :/
Dommage qu’il ne soit pas sur 360 ce jeu… 🙂
(Edit: sorry j’avais pas vu que ça faisait partie de la section “les tests”! Venu de Twitter j’ai cru que c’était une news de première page 🙂 )

M
Muse2003
5 octobre 2013 11h53

Un test ps3? :/
Dommage qu’il ne soit pas sur 360 ce jeu… 🙂

R
Rapace66
7 octobre 2013 13h37

Un de mes plus grands regrets dont mes mimines ne profiteront pas :’-(

Et dire que certains crachent sur les Licences de sony …

Y
Yoks sama
9 octobre 2013 6h55

Un jeu sur-sur-sur-estimé pour ma part.
Un scénario téléphoner, c’est simple dès le début d’un chapitre tu sais comment il finira.
Seul points positif ,les graphismes qui sont juste magnifique et la relation Joel/Ellie plutot bien foutu (qui reste un boulet que tu traîne la moitié du jeu )
Comme exclu Sony je préfère largement un heavy rain a un last of us !

L
Larangys
9 octobre 2013 17h31

Excellent test, bien écrit et qui fait très bien la part entre les points positifs et négatifs du titre (notamment la narration mémorable malgré une histoire finalement peu original).
Si le jeu a bénéficié d’une overhype certaine, il reste un immanquable pour tout amateur de jeu vidéo (perso j’ai profité la PS3 d’un pote pour le faire). Un très grand jeu.

P
park
22 octobre 2013 17h16

Un jeu qui pour ma part est un véritable bijou, une perle dont personne ne devrait passer à coté (perso j’ai emprunter une PS3 pour le faire). Probablement un des meilleurs jeux vidéo auquel j’ai pu jouer et un des seul ou je n’avait juste pas envie de le finir. Les deux personnages principaux ainsi que les environnements sont le cœur de ce jeux qui est juste magnifique. Les défauts sont largement oubliés. la note si je pouvait 6/5 car parfois on tombe sur un jeux qui dépasse toutes les… Lire la suite »

Z
zegues
28 octobre 2013 15h14

Je suis tombé sur l’article au hasard, je suis “pro sony” mais quand je vois les commentaires des “pro microsoft” je me dis que votre communauté à un cerveau . Que des critiques “objectives” ce qui n’est pas toujours le cas chez nous les fan boy sony !!! du coup je vais peut être changé de camps ah non je déconne, je préfère plus les exclus sony. Sur ceux bon jeux les gars 😉 c’était juste pour dire ça. Bon ok désolé je sort.

D
deadlyegoalan
5 novembre 2013 22h35

je partage le même avis que Yoks sama le jeu est sûr éstimer. Les graphismes sont impecables on peutpas faire mieux sur consoles et les deux personnages sont attachant mais sa ne fait pas le jeu le milti est inutiles et vite lassant, l’histoire mainte fois reprise mais le pire c’est l’I.A la gamine qui est un boulet à la manière d’un Ico mais les ennemies sont le summum je croyais qu’ils pouvaient pas faire pire que uncharted 3 mais finalement si de vrai idiots aussi futés qu’un balais. j’aurais… Lire la suite »

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