UFC 2009 : Undisputed

Un jeu qui a des cojones de taureau
Ce que j’aime tout particulièrement dans la vie c’est cette amitié virile qui nous lie, nous les hommes. Cette amitié qui nous fait nous retrouver autour d’un match de foot une bière à la main, cette amitié qui nous fait tourner la tête de concert lors du moindre (beau cul) belle voiture, cette amitié qui nous enferme dans une cage octogonale pour s’étreindre passionnément tout en se rouant de coups de coudes dans la gueule et de coups de genoux dans le pif. Une vraie amitié virile avec des poils en gros. Les femmes, elles, évidemment, ne peuvent pas le comprendre.
Il était une fois l’Ultimate Fighting Championship

Alors le jour où j’ai cherché un sport qui me correspondait je me suis naturellement posé La question existentielle de l’univers : qui qui c’est le plus fort entre un karatéka et un catcheur ? Et cette question existentielle avait déjà été posée par Art Davie. Art Davie est un publicitaire Californien qui organisa en 1993 avec Rorion Gracie, un maitre de Ju-Jitsu et John Milius, le génial mais controversé réalisateur/scénariste (Conan le Barbare entre autres) le premier tournoi martial inter-discipline du monde.
Depuis cette première, le tournoi a pris le nom d’Ultimate Fighting Championship et a su grandir dans l’anonymat, voire dans la clandestinité avant de gagner en respectabilité grâce a un règlement plus strict : la mise en place de catégories de poids (inexistantes à la base) et la reprise de la franchise par le promoteur de boxe Dana White en 2001. Dès lors l’UFC ne cesse de gagner en notoriété et est maintenant diffusé dans plus de 38 pays dont la France sur la chaîne du câble RTL9. Un régal pour tous ceux qui aiment le fracassage de crâne.
Les règles de l’UFC sont simples. Compréhensibles même par moi. Deux combattants s’affrontent dans un ring octogonal entouré de grillage durant 3 rounds de 5 minutes chacun. Les matchs pour le titre se disputent, eux, en 5 rounds. L’arbitre a un rôle prépondérant durant le combat : il doit s’assurer de l’intégrité des athlètes et doit arrêter le combat dès qu’un athlète est KO, dans l’incapacité de se défendre ou s’il abandonne suite à une soumission en tapant de sa main. Les combats sont violents, très violents. Ne vous attendez pas à assister à un combat de boxe dans l’UFC. Les combattants passent une grande partie du tempsau sol et beaucoup de combats se finissent ainsi. Et il en est de même dans Ultimate Fighting Championship 2009 Undisputed.
Carré comme une mâchoire défoncée

Vu que j’aime bien ruiner des gueules à grands coups de phalanges mais que je suis désireux de garder l’intégrité des miennes, je me suis naturellement reporté sur Ultimate Fighting Championship 2009 Undisputed. UFC 2009, pour les intimes, n’est pas le premier jeu vidéo tiré de cette franchise, il s’agit du cinquième titre disponible. Les précédents étant sortis respectivement sur Dreamcast (2000 pour le premier), Ps2, GC et Xbox.
UFC 2009 reprend les bases des jeux précédents, à savoir un réalisme sobre, assez froid, et des combats alternant travail au sol et enchaînements au corps à corps pour un jeu, sous couvert d’un sport bourrin, très technique.
Le gameplay est heureusement très instinctif : un bouton pour chaque pied/poing, les gâchettes gauches pour la hauteur du coup, les droites pour la garde, le stick gauche pour se déplacer et le stick droit pour les choppes. Il suffit de quelques matchs et surtout d’un passage obligatoire par le didacticiel -très complet et très bien fait- pour appréhender les coups et combattre convenablement avec son combattant. Mais si vous souhaitez gagner et ne pas subir défaite sur défaite en difficulté de base, il sera fortement recommandé de vous familiariser avec vos techniques préférées et de vous adapter au style de votre adversaire. Certains combattants essaieront de vous plaquer dès que possible au sol pour tenter une soumission, d’autres vous tiendront à distance en essayant de percer votre garde à grands coups de poings ou de pieds, d’autres encore seront de véritables rouleaux compresseurs avançant continuellement sur vous pour vous mettre à terre et refaire votre portrait.
Grâce à ces réactions très diverses des combattants que vous rencontrerez, il sera rare d’avoir deux fois le même déroulement dans un combat et on s’étonnera à enchaîner les matchs sans subir une quelconque lassitude. Je recommande chaudement de rendre visible la jauge d’endurance de votre personnage, cela vous permettra de mieux gérer l’issue du combat et de comprendre le pourquoi du comment de vos défaites mais surtout de vos victoires !
Beau comme un poing dans la gueule

Techniquement, la modélisation des combattants, 80 athlètes issus de la compétition officielle quand même, est superbe. Le travail réalisé par l’équipe de développement est bluffant tant la morphologie des combattants est proche de leurs modèles. La moindre petite cicatrice (et il y en a !) le moindre tatouage ou encore la pilosité y sont fidèlement retranscrits. Pour ne rien gâcher, les demoiselles portant les pancartes des rounds ne sont pas désagréables à regarder.
Durant les combats l’animation sans faille permet d’enchaîner les multiples prises sans aucun bug de collision. Le réalisme est réellement saisissant et il n’est pas rare de sortir d’un combat nerveux et tendu comme un arc. Les lutteurs numériques saignent, transpirent, s’essoufflent, souffrent, s’effondrent sous nos yeux. A la fin des rounds ils regagnent leurs coins épuisés, leurs coachs égrainent leurs derniers conseils tandis que le soigneur recoud les arcades et les pommettes. Tout ceci nous fait presque oublier que l’on est devant un jeu vidéo. Je dis presque car il est possible de débloquer des vidéos de « vrais » combats dans le jeu et la violence qui s’en dégage est tout de même très dérangeante.
La seule ombre au tableau provient certainement de la mise en scène sans fioritures des affrontements et l’arène octogonale -toujours la même à deux détails près- dans laquelle on combat. L’ambiance sonore est elle très réussie alternant groupes rock/indus et des commentaires tenus par les speakers officiels.
Complet comme un coup de genou dans les côtes

Je ne suis pas d’un naturel patient mais je dois avouer que UFC 2009 m’a obligé à l’être. Sans travail, on se prend rapidement un KO ou une soumission sans que l’on sache pourquoi. Afin de nous familiariser avec le combat, UFC 2009 nous propose tout un tas de modes de jeu allant de l’entrainement, à la possibilité de rejouer les matchs de légende de l’UFC -accompagnés de vidéos, d’interviews des combattants malheureusement non sous-titrées, et d’un bref résumé du match à débloquer- en passant par les traditionnels matchs d’exhibition et mode carrière.
Le mode carrière sera avec le mode Online, dont nous parlerons plus tard, le mode qui retiendra le plus notre attention. Il nous proposera de créer un combattant de toute pièce à l’aide d’un éditeur assez puissant et de le lancer sur le ring jusqu’au titre, voire vers le Hall of Fame de l’UFC.
Dans ce mode, vous devrez gérer l’endurance de votre combattant en alternant les séances d’entrainement -après lesquelles on distribuera de précieux points de compétence dans de nombreux paramètres- et matchs officiels. Commencer un match officiel sans s’être reposé avant c’est s’enlever 50% de chances de gagner. Votre réussite dans le mode carrière, tout comme durant les matchs, dépendra de la gestion de l’endurance de votre combattant. La difficulté augmentera progressivement au fur et à mesure de votre montée dans le classement de l’UFC. Le mode carrière vous offrira une bonne entrée en matière dans le jeu. Vous aurez par la suite la possibilité de reprendre votre combattant afin de le tester en ligne.
Néanmoins il souffre d’une grande répétitivité et d’un manque flagrant de paillettes. On aurait aimé durant les quelques années passées au sein de l’UFC d’avoir des mécanismes de jeu un peu plus divers et ne pas enchainer les combats et les entrainements (qui sont aussi des combats) à un rythme si régulier.
Convivial comme un coup de coude dans les gencives

Le mode Online ne se résumera pas qu’à une succession de matchs. Chaque jour vous aurez à décrocher des médailles d’or qui seront décernées suivant votre capacité à gagner par soumission, par KO, par KO éclair, etc… Suivant ces médailles vous gagnerez des places dans le classement mondial mais aussi des fans qui feront votre réputation. Le mode online ne récompensera pas seulement les victoires mais aussi les joueurs complets capables d’alterner avec talent le combat au sol et le combat debout.
Les serveurs de THQ souffrent par contre d’inconstance et certains matchs sont rendus injouables par un gros lag des familles. C’est bête car le mode Online ne manque jamais de combattants et les joueurs se retrouvent assez nombreux dans l’arène octogonale pour s’en mettre plein la tête.
Bilan :
On a aimé…
- La réalisation de toute beauté
- La technicité et la profondeur des combats
- Le système de création des personnages
- Le Online
- Rachelle Leah
On n’a pas aimé…
- L’austérité de l’ensemble
- 4 arènes mais qui se ressemblent toutes
- Rend violent
Ultimate !
Si vous cherchez un jeu de combat défoulant, pas prise de tête, simple d’accès et se résumant à un mano à mano pieds-poings passez d’ores et déjà votre chemin. UFC 2009 : Undisputed est un jeu exigeant qu’il vous faudra d’abord maitriser pour l’apprécier pleinement. Un fois passé ce cap vous tomberez sur un jeu de combat original, prenant et doté d’un gameplay élaboré et profond. Je recommande chaudement, même si la violence de certaines vidéo présentes dans le jeu le réserve à un public averti.
Le Bilan
On a aimé
On a aimé…
- La réalisation de toute beauté
- La technicité et la profondeur des combats
- Le système de création des personnages
- Le Online
- Rachelle Leah
On a moins aimé
On n’a pas aimé…
- L’austérité de l’ensemble
- 4 arènes mais qui se ressemblent toutes
- Rend violent
Conclusion du test de UFC 2009 Undisputed
Ultimate !
Si vous cherchez un jeu de combat défoulant, pas prise de tête, simple d’accès et se résumant à un mano à mano pieds-poings passez d’ores et déjà votre chemin. UFC 2009 : Undisputed est un jeu exigeant qu’il vous faudra d’abord maitriser pour l’apprécier pleinement. Un fois passé ce cap vous tomberez sur un jeu de combat original, prenant et doté d’un gameplay élaboré et profond. Je recommande chaudement, même si la violence de certaines vidéo présentes dans le jeu le réserve à un public averti.
C’est pas mon genre mais y faut avouer que les graphismes sont beaux.
Sa rejoint ce qu’on m’avait dit de ce jeu qui a l’air très bon dans sa catégorie mais moi je suis plutôt orienté sur fight night en terme de simulation de combat