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Test – House Builder – Le comble de la satisfaction au mètre carré

Test – House Builder – Le comble de la satisfaction au mètre carré
Le 15 juillet 2022
Le 15 juillet 2022

Les Lego, c’est surfait.

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À défaut de les avoir au moins essayés, vous les connaissez, ces titres qui font rager les joueurs avec leur gameplay précis à la frame près, ceux qui leur font perler des larmes de fatigue ou d’énervement à force de mourir en boucle. Ceux qui provoquent des gouttes de sueur que l’on peut récupérer par litre et peuvent générer autant de plaisir sadique à être pratiqué que d’envie de donner des coups de poing à son écran ? Et bien le titre dont nous allons parler aujourd’hui n’a strictement rien à voir avec ces jeux là. Dans House Builder, c’est la zénitude, la détente et la satisfaction qui prédominent.

La construction pour les nuls

House Builder fait partie de ces expériences que l’on pourrait considérer comme une simulation. Un genre de jeu ayant trouvé son public avec des titres comme Farming Simulator notamment, ou encore les Mud Runner/Snow Runner ces dernières années. Il est ici surtout question de construire différents logements, globalement réalistes dans leur architecture et leur processus de fabrication. Le tout en étant constamment orienté et guidé, un peu trop même, au point que ne nous ne sommes malheureusement pas libres d’imaginer la forme ou la taille de nos édifices. Nous sommes soumis à un plan imposé à suivre à la lettre, en partant des fondations forcément, jusqu’à la dernière tuile ou vitre à poser.

La construction est simplifiée pour plus d'accessibilité.

À chaque niveau, nous allons devoir ériger les différentes parties d’un bâtiment. Des structures les plus primitives en passant par celles utilisant les technologies plus récentes, nous devenons à nous seul l’équipe chargée de la création du logement de futurs heureux propriétaires. Ainsi, nous pouvons nous servir dans les divers matériaux disposés sur le terrain de jeu ou alors se procurer les ressources manquantes via une commande au transporteur.

Ce contraste entre l'attitude zen du livreur et le soin qu'il apporte au matériel commandé nous fait bien rire.

Afin d’éviter de multiples aller-retours, nous prenons rapidement l’habitude de lui commander les fournitures en quantité industrielle. Cette dernière situation nous a d’ailleurs parfois fait sourire, le chauffeur nous donnant l’étrange sensation de nous ramener la commande comme s’il était en heures supplémentaires, laissant tomber la totalité de la marchandise, en vrac à même la rue. Ceci est surtout dû à un petit problème d’inertie des pièces commandées, qui chutent lamentablement de la remorque lors du freinage. Les quelques-uns d’entre vous travaillant dans la logistique seront assez curieux de savoir où le transporteur a pu apprendre à charger son plateau, tant la sécurité, et le dépôt des matériaux dans un bon état ne lui semblent pas essentiels. Désolé de vous donner de faux espoirs, nous ne l’apprenons pas.

Nous avons également à notre disposition, sur chaque chantier, un conteneur de recyclage nous permettant ainsi de revendre le surplus de parpaings ou de poutres. Recycler les matériaux nous octroie un petit peu plus d’argent que l’on peut réinjecter par la suite dans ce que nous avons besoin. Un nouvel outil ? Plus d’ardoises ? C’est possible moyennant finances. D’ailleurs, lorsque nous creusons les fondations ou fouillons le décor, nous pouvons trouver de l’argenterie sous forme de coupes ou d’assiettes, nous permettant de renflouer notre compte en banque.

Des situations variées et dépaysantes

Les destinations se suivent et ne se ressemblent pas.

Lorsque nous démarrons le titre, nous devons choisir notre destination sur une planète Terre modélisée en 3D. Deux opportunités s’offrent alors à nous : la construction d’un igloo au Groenland ou d’une cabane en bois et en argile en Centrafrique. Réaliser ces deux objectifs déverrouille quelques niveaux supplémentaires, pour un total de sept environnements à visiter.

L’igloo étant considéré comme une structure facile, nous décidons de partir pour ce territoire gelé. Quelques bulles de tutoriel et d’informations nous apprennent alors les rudiments de la construction. Nous sommes également informés qu’il va falloir entretenir le feu de camp régulièrement en y ajoutant du bois sous peine d’avoir la vision troublée par un froid violent. Aucune autre conséquence n’est à prévoir, pas de Game Over au programme, nous avons juste l’image qui devient aussi lisible que Canal+ en crypté. Pourquoi pas !

Certaines phases demandent précision et doigté.

Une fois le couteau à glace en notre main, nous partons à la recherche de spots d’eau gelée dans lequel nous allons forger nos premières briques. La découpe pose parfois problème à cause d’une sensibilité trop élevée et requiert donc un petit peu de précision de notre part. La première brique en main, nous nous dirigeons à l’endroit désigné afin de débuter la structure et plaçons le bloc de glace. Nous allons ainsi multiplier les allers-retours afin de monter les fondations, et nous ressentons déjà le côté pénible et répétitif de la tâche.

L'arbre de talent est sommaire et le choix d'attribution des points est inexistant.

Mais, et c’est une bonne surprise, lorsque nous arrivons à notre dixième ou quinzième morceau découpé, nous débloquons alors un point de talent, tiens donc ! Sans avoir réellement le choix de le dépenser comme nous le souhaitons, nous obtenons la capacité de créer deux briques simultanément, au lieu d’une. C’est intéressant, le travail va durer deux fois moins longtemps. Nous reprenons alors nos va-et-vient, désormais l’igloo commence à prendre forme. Une petite bûche dans le feu, et un autre point de compétence qui pop alors, permettant cette fois-ci de multiplier par 5 le nombre de briques obtenues. Un coup de couteau dans la glace équivaut désormais à dix parpaings de matière gelée.

Chaque objet posé rapporte de l'argent, que l'on peut dépenser en décorations.

Ce système étant en place pour l’intégralité des matériaux et des ressources du titre, nous comprenons vite que ce que nous allions prendre pour une tâche rébarbative, car à première vue trop réaliste, devient en fait un plaisir insoupçonné. Nous enchaînons alors les différentes étapes en imbriquant chacune des pièces comme des Lego, à une vitesse folle. L’igloo terminé, le titre nous propose de passer à l’environnement suivant, ou de rester sur place et de meubler et décorer la structure, sympa ! En revanche, ajouter une luge, un bonhomme de neige, ou un siège ne nous octroie qu’une satisfaction visuelle, il n’y a absolument aucune autre récompense à cette initiative.

Nous n’allons pas vous détailler le déroulement de l’ensemble des niveaux pour ne pas gâcher la surprise. Les structures se complexifient à chaque fois ajoutant suffisamment de variété et de nouvelles ressources à utiliser pour que la lassitude ne se pointe pas de suite. Nous pouvons juste vous préciser que parmi les bâtiments à construire, nous avons été l’architecte d’une maison typique japonaise avec ses murs en papier, ou encore d’une cabane de trappeur dans la forêt canadienne. Chaque logement ayant ses particularités, nous découvrons sans arrêt de nouvelles normes architecturales, de la plus commune à la plus typique, renouvelant ainsi l’intérêt de se lancer sur un nouveau chantier. Nous n’allons pas vous cacher avoir éprouvé un certain plaisir et une très agréable satisfaction à admirer notre œuvre une fois celle-ci terminée.

Quelques petits soucis présents qui ne nuisent pas au fun

Concernant la durée de vie, si le premier niveau se termine en environ 30 minutes, il faudra compter environ une dizaine d’heures pour voir l’intégralité du jeu. L’OST du titre, la variété des situations et des outils utilisés participent grandement à l’appréciation. Chaque destination possède sa propre ambiance musicale, alternant instruments traditionnels, et d’autres plus classiques. Nous n’allons pas vous cacher avoir particulièrement apprécié les quelques notes de harpe japonaise lors de notre chantier en Asie.

Tout raser pour mieux reconstruire, telle est notre devise.

Nous avons eu l’étrange et agréable surprise, lors d’un séjour en Europe, de devoir raser une maison vétuste à coup de tractopelle avant d’envisager la création d’une nouvelle construction. Passer un coup de tondeuse sur un terrain défraîchi, mouler des tuiles avec de l’argile ou poser un sol chauffant paraît tellement facile que nous ne serions même pas surpris si cela développait des vocations chez les plus jeunes. Les allergiques au bricolage (comme votre serviteur) en apprendront peut-être quelques notions, simplifiées bien évidemment, en parcourant House Builder.

Nous avons tout de même noté une ombre au tableau : la technique. Graphiquement c’est assez mitigé. Concernant les textures notamment, ça souffle le chaud et le froid. Rien n’est vraiment détaillé ni très fin, rien n’est non plus ultra baveux ou flou. Le framerate hoquète par moment, même sur Xbox Series X, sans que cela ne nous ait perturbé, bizarrement. La physique est elle aussi assez moyenne, nous éprouvons autant de difficultés à soulever un sac de sable de 10 kg qu’un tronc d’arbre de 10 m de long. Certes le titre se veut accessible, mais nul doute qu’un petit peu plus de réalisme à ce niveau aurait pu bonifier l’ensemble.

Mon petit doigt me dit qu'il aurait mieux fallu charger ça à plat.

Sur les dernières architectures, la maniabilité de la grue pour gérer les murs préfabriqués nous a posé des soucis pour la pose, le treuil de levage semblant être plus élastique qu’autre chose. Heureusement, le chef de chantier brillait par son absence lors de ces manœuvres.

Malgré une bonne partie de la végétation en grossière 2D, quelques bugs de collision ou murs invisibles, les environnements que nous avons pu traverser nous ont charmés au point d’éprouver une légère déception lorsque l’aventure fut terminée. Certains trouveront le jeu sans doute trop court, d’autres peut-être pas assez. De notre côté nous n’aurions pas été contre quelques heures de plus.

L'architecture traditionnelle nippone nous dévoile ses secrets.

D’autant qu’il reste la possibilité d’ajouter quelques structures absentes : nous pensons par exemple à la fabrication d’une maison sur pilotis, d’un immeuble en ville ou d’une yourte en Mongolie. Nous avons également éprouvé un certain manque de vie sur les différents chantiers, malgré l’exceptionnelle présence d’un renard au sein de la forêt canadienne. Il reste néanmoins la sensation que House Builder fait partie de ces expériences procurant une certaine satisfaction au joueur, par sa simplicité, son accessibilité et les quelques informations pédagogiques qu’il fournit.

Testé sur Xbox Series X (optimisé)

Le Bilan

On a aimé 

  • Le sentiment d’apprendre quelque chose en s’amusant
  • La variété des situations
  • L’évolution de nos capacités
  • Le fun se dégageant du titre
  • L’OST géniale
  • Quelques imprécisions dans le gameplay et la physique
  • Pas de mode libre
  • C’est un peu court
  • Quelques bugs mineurs

Conclusion du test de House Builder

Le bonheur en loi Carrez
House Builder est une excellente surprise. Sous ses airs un peu simplistes, le titre cache un fun présent à tout instant et une évolution de nos capacités très bien amenée. La variété des lieux, des situations et des types de bâtiments à construire participe énormément au plaisir de jeu. On se retrouve ici assez loin des simulations classiques au réalisme à outrance pouvant dérouter rapidement le joueur non habitué au genre. Pour les profanes du bricolage, House Builder permet même d’en apprendre quelques notions, le tout avec plaisir. L’OST est guillerette et entraînante à souhait. On ne serait même pas étonné si le titre développait quelques vocations chez les plus jeunes. Aucun gros bémol ne vient gâcher l’expérience, si ce n’est peut-être l’absence d’un mode libre pour laisser fonctionner notre imagination. Hormis ce point, House Builder est sans conteste une pépite dans la petite sphère des jeux de simulation, à essayer de toute urgence !

T
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House Builder

Éditeur : PlayWay S.A.
Date de sortie : 24/06/2022

commentaires

3 Commentaires
L
leGoupil
15 juillet 2022 19h44

Trop cool !

S
spmatt89
15 juillet 2022 18h18

@aloulou, ça tombe bien c’est pas un jeu du GP 😉

A
aloulou
15 juillet 2022 17h41

Construire des maison, nettoyer des camions, rénover des bâtiments, le GP est en mode chantier ou quoi :’-( c est le néant cet été

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