Test – Resident Evil 6

Qui a éteint la lumière ?!
Le tant attendu Resident Evil 6 arrive enfin dans nos obscures chaumières pour notre dose d’épouvante alors que les jours eux-mêmes s’assombrissent… La faute à l’hiver et non pas à une attaque biochimique bien heureusement ! Car cet épisode apporte une toute nouvelle histoire inédite, à l’inverse du précédent titre de la série, qui revenait justement sur l’attaque du fameux virus C sur la ville de Raccoon City. Les scénarios de films à sensations agrémentés de zombies étant ce qu’ils sont, ils laissent tout de même peu de place à l’imagination, et c’est ici encore de l’attaque d’une grande ville revendiquée par la toute nouvelle organisation Neo-Umbrella dont il est question. Heureusement pour le salut de l’humanité, toutes les grandes figures de la licence se sont donné rendez-vous dans ce Resident Evil 6, de quoi commencer l’aventure l’esprit serein… ou pas.
Devine qui vient dîner

Au menu de cette aventure : 3 campagnes distinctes, celle de Léon, celle de Chris ou encore celle de Jake. Et avec le système de jeu en coopération, on pourrait presque compter 6 campagnes, car vous pourrez bien évidemment choisir d’incarner chacun des acolytes qui accompagnent les personnages listés plus haut au cours de chacune de leur histoire, en solo ou multijoueur, mais divers éléments à débloquer au fur et à mesure de votre progression pourront encore augmenter la durée de jeu. Le scénario de la série des Resident Evil est toujours resté simple, avec un maximum de rebondissements et d’actions improbables mais après tout, c’est bien ce qui a fait la force des jeux jusque-là. Pour ce titre, la trame scénaristique gagne encore en force et se trouve cette fois construite autour de ces trois personnages, qui viendront même à se croiser au cours de leur aventure propre, tout en gardant une mission indépendante directement liée aux récentes attaques bio-terroristes.
Le personnage de Léon aura par exemple à parcourir une aventure plus classique, traditionnelle : vous devrez vous enfuir de la ville tout juste contaminée et aurez à affronter des hordes de zombies fraîchement morts, tout juste vivants, tout en poursuivant une quête de vérité très fidèle au caractère du personnage.
La campagne de Chris se veut plus musclée évidemment : accompagné des membres du BSAA, vous serez chargé de rétablir l’ordre dans les rues d’une ville chinoise aux prises des J’avo, fanatiques vouant un culte à la Neo-Umbrella, qui leur a sûrement fourni de quoi produire leurs affreuses mutations. La vengeance demeurera pour Chris le motif de la poursuite d’Ada Wong, ayant des liens obscurs avec ces nouveaux laboratoires d’Umbrella et vous entraînera dans une campagne bourrée d’action à la sauce forces spéciales.

De son côté, la campagne de Jake, fils d’une vieille connaissance, et Sherry se situe à mi-chemin entre celle de Léon et de Chris en termes d’expérience de jeu : Sherry est un agent qui tente de protéger Jake, le dernier espoir de réaliser un vaccin pour sauver le Monde, rien que ça.
Bien entendu, l’armement varie en fonction des personnages. Ainsi, Léon trouvera sûrement au fil de son aventure le fusil à lunette d’abord lorsque Chris trouvera le fusil mitrailleur en premier au cours de la sienne. Et bien qu’au final, chaque personnage bouclera sa campagne avec une gamme d’armes quasiment identiques pour chacun, on appréciera les légères variances entre elles, avec des pistolets différents par exemple. En tous les cas, les munitions restent, elles, identiques au fil des épisodes et c’est tant mieux, le code couleur permet d’identifier rapidement quel type de munitions est obtenu, avec un petit bémol cependant pour les cartouches de fusil de sniper devenues bleues, qui se confondent facilement avec les violettes pour fusils mitrailleurs du coup… Par ailleurs, vous aurez la possibilité pour certaines de vos armes de personnaliser vos munitions, permettant à Léon de se servir de deux pistolets à la fois, à Chris d’utiliser des munitions différentes pour le lance-grenade ou de passer du simple tir au tir en rafale pour Sherry.
Les quatre niveaux de difficulté proposés promettent un réel défi au joueur qui voudrait s’essayer aux deux niveaux de difficulté les plus durs, alors que le niveau normal propose déjà un défi très correct en termes de difficulté pour un joueur occasionnel.
Enfin, les modes Mercenaires et Chasse à l’Homme seront toujours de la partie, et promettent de nombreuses heures de jeu à celui qui n’aura de cesse que d’atteindre le score maximum de zombies éliminés en une partie !
A court de munitions

Pour ce nouvel opus, Resident Evil renoue clairement avec l’angoisse, après l’échec qu’était sur ce point précis Operation Raccoon City. Mieux encore, le pari osé de la franchise de s’orienter vers un jeu d’action est réussi. Car ici, c’est bien l’angoisse qui est au service de l’action, et c’est pour le plaisir de vos yeux. Les environnements sont très variés avec bien entendu une préférence pour les décors de nuit, certaines actions se dérouleront quand même le jour, les éclairages et la balance des couleurs est parfaitement maîtrisée avec des personnages qui brillent peut-être encore un peu trop, si l’on est là pour chipoter. Le scénario bourré de rebondissements et la variété d’ennemis à l’écran procure assurément des frissons ainsi que les différents bruitages de respirations lentes, qui font toujours leur petit effet. Gore à souhait, le jeu mettra vos tripes à rude épreuve, dans le teint rouge/vert/noir/qui fondent avec des bulles… Et les armes gardent toujours leur puissance de feu impressionnante, avec le fusil à pompe qui fait place nette autour de vous d’un tir ou bien le magnum, capable de percer plusieurs zombies d’une balle, que du bonheur !
On pourrait regretter le manque de nouveautés pour cet épisode, pas vraiment de nouvelles armes, de nouveaux ennemis certes, mais qui laisseront sur sa faim un habitué de la série malgré quelques bonnes trouvailles. L’agréable nouveauté reste peut-être les actions de mêlée, avec pour certaines des allures de catch, beaucoup plus efficaces et accompagnées de mouvements d’exécution assez jouissifs. Les différents niveaux, bien que très détaillés et vastes, n’offrent qu’un champ d’action limité avec bien souvent un effet couloir, et ce ressenti est bien plus fort à comparer avec la gigantesque forêt qu’offrait Resident Evil 4 ou encore les grands espaces aérés du 5.

Inédit dans les épisodes clés de la série du moins, les habilités font ici leur apparition, et apportent un degré de stratégie supplémentaire. Les points d’habilité laissés par vos ennemis envoyés ad patres ou cachés çà et là dans les niveaux vous permettront de débloquer les habilités pour vos personnages, au nombre de trois capacités maximum équipées, et permettent d’augmenter la précision ou le nombre de munitions, de réduire le recul ou bien d’augmenter la santé, par exemple. Ces habilités remplacent l’ancien système d’améliorations d’armes original, qui se trouvait finalement bien plus pratique.
Fraîchement émoulu
Resident Evil 6 inclut un contenu riche en supplément d’une aventure déjà bien remplie. La traditionnelle chasse aux emblèmes disséminés à travers les niveaux vous forcera à parcourir plusieurs fois les chapitres du jeu et recueillera dans votre collection toutes les informations inhérentes à la compréhension précise des évènements actuels, ainsi que des figurines des différents protagonistes du jeu, auxquels vous pourrez faire essayer de nouvelles tenues. La tenue de statistiques complètes vous permet de toujours garder un œil sur votre progression dans le jeu et sera très précieuse à n’importe chasseur de succès ou de titres, qui s’obtiennent dans le jeu à l’occasion d’action particulières ou au fur et à mesure de votre progression dans le jeu. Ces titres peuvent s’afficher sur votre emblème, autre nouveauté du jeu, qui permet de vous démarquer de vos partenaires lors des parties en ligne. Outre de prolonger l’expérience de jeu, ce contenu très complet offerts aux joueurs révèle un ‘fan-service’ remarquable, comme toujours en ce qui concerne cette série. Les cinématiques bénéficient d’un soin tout particulier et les voix sont toujours de grande qualité, avec des répliques assez redondantes tout de même, de ce côté-là, rien ne change !
Le Bilan
On a aimé
- Les campagnes explosives
- Les couleurs toujours dans le ton
- Paramétrable à souhait
- Les environnements angoissants
- Une IA au poil
On a moins aimé
- Certains ennemis très puissants
- Une musique sans grande émotion
- Gestion de l’inventaire un peu lourdingue
Conclusion du test de Resident Evil 6
I Will Survive
Resident Evil 6 tente clairement de renouer avec la perfection, et si l’on insiste sur le fait que la perfection n’existe pas, le titre s’en approche tout nettement. L’ambiance culte de la série est présente intensément dans une aventure inédite, menée par des personnages clés de la saga, joués avec angoisse dans les meilleurs épisodes de la série. Les clins d’œil sont nombreux mais ne laissent toutefois pas un néophyte au second plan de l’histoire, tant cette aventure vous propulse dans l’action. La jouabilité diablement efficace implique un jeu porté bien plus vers l’action, mais l’ambiance oppressante de la saga fait très bien son travail et l’angoisse est bien présente. Plus impressionnant qu’effrayant, Resident Evil 6 et procure au joueur une expérience haletante du début à la fin et n’en déplaise aux puristes de la série, Resident Evil devient clairement un jeu d’action/survie, délaissant le genre survival-horror des premiers épisodes de la série.
Tres bon test, pour la « pause », ca peut pas etre un moins etant donné qu’elle y est, sauf quand on lance un partie en local en laissant le mode « liaison multiconsole » juste avant de lancer la partie. Il faut mettre en mode « hors ligne » pour avoir la pause
Tu as raison, je le retire des points négatifs 😉
5/5 ?! Coup de coeur ?! Faut arrêter de déconner, le jeu est bon mais est vite répétitif (la campagne d’Ada m’a beaucoup lâssé), le gameplay est assez brouillon et bordélique, les graphismes sont crados bien que les personnages soient super bien faits. En plus, il y a pas mal de bugs, et le contrôle des ennemis en chasse à l’homme est raté. Le jeu mixe du très bon comme du mauvais. A savoir que j’ai vraiment adoré RE5 sans avoir fait les premiers, et bien j’ai trouvé le 5… Lire la suite »
Le 5 meilleur que le 6, c’est peut-être une question de goûts, mais… pour l’avoir retourné à l’époque dans tous les sens, c’est le pire des RE que j’aie fait. Lassant et ultra répétitif, un scénario mauvais, on enchaine les phases de jeu chiantes, graphiquement juste correct, pour dire, c’est l’épisode qui a failli me faire abandonner la série ! Cela étant, le système d’amélioration d’armes était plutôt intéressant. Pourtant avec le 6, en coop je m’amuse vraiment. Graphiquement je ne vois pas trop les soucis dont tu fais part,… Lire la suite »
Ouah quel choque ! Je m’explique : (mode je raconte ma vie ON) Un amis m’appelle et me dit qu’il est allé acheter resident evil 6, et le vendeur lui a dit » je vous le déconseille, le jeu est mauvais. » Mon amis lui répond alors « Monsieur je suis fan de resident evil depuis très longtemps » Le vendeur lui répond « Justement c’est une raison de plus pour ne surtout pas l’acheter, tenez vous savez quoi ? On va enlever la demo de dishonored et mettre celle de resident evil… Lire la suite »
« A qui profite… ce business ? » :-))
Ce serait plus pratique d’en parler sur le forum, il y a un sujet concernant le jeu, déjà : http://www.xboxygen.com/forum-xbox-360/viewtopic.php?f=13&t=2328 Mais pour tenter de te répondre, même si je n’ai pas joué au jeu (et même pas encore fait la démo téléchargée depuis un moment, mais le manque de temps faisant que…) Tout dépend de ce que tu attends d’un RE. Si tu es un puriste qui t’attends à trouver du RE1 ou 2, voire 3, laisses tomber car le jeu est dans la continuité de la série depuis le… Lire la suite »
Ce serait plus pratique d’en parler sur le forum, il y a un sujet concernant le jeu, déjà : http://www.xboxygen.com/forum-xbox-360/viewtopic.php?f=13&t=2328 Mais pour tenter de te répondre, même si je n’ai pas joué au jeu (et même pas encore fait la démo téléchargée depuis un moment, mais le manque de temps faisant que…) Tout dépend de ce que tu attends d’un RE. Si tu es un puriste qui t’attends à trouver du RE1 ou 2, voire 3, laisses tomber car le jeu est dans la continuité de la série depuis le… Lire la suite »
Les gens sont toujours a se plaindre,pour une fois qu’on nous fait un jeu avec pas moins de 3 campagnes,mème si il y en a une moins bonne que les 2 autres je suis ravis de la durée de vie du jeu franchement merci capcom.;-)
Gamekult a déçendu le jeu c’est vraiment des c*ns!!!!:-((
Metacritic, presse : 67/100, user score 4.5/10
Votre test est clairement à la rue, ou pas assez objectif, j’sais pas ce qui s’est passé mais le testeur semble avoir craqué. Déjà que le 17 de Jv.com est juste hilarant, là avec votre « coup de coeur », on atteint tout simplement le grand n’importe quoi.
Ça va être marrant l’avenir du jeu vidéo si vous continuez à encenser des jeux aussi linéaires, scriptés, et au gameplay pauvrissime.
Votre site vient de perdre toute crédibilité imo.