Publicité

Test – Fable 2

Le 23 octobre 2008
Le 23 octobre 2008

Retour en Albion

Partager cet article :

Fable est la suite d’un des jeux les plus vendus sur la première Xbox, mais aussi d’un de ceux les plus décriés tant les promesses faites par Peter Molyneux n’ont pas été tenues au final. Le premier Fable a néanmoins réussi à combler un bon nombre d’amateurs du genre puisque même si tous les éléments prévus n’y étaient pas, les différentes possibilités offertes étaient suffisamment nombreuses pour qu’on puisse y prendre du bon temps. Fable 2 prend place dans le même univers, mais 500 ans après les événements du premier Fable…

Fais ton choix

Dès le début du jeu, nous avons la possibilité de choisir un personnage féminin ou masculin. Une fois cela fait, on peut alors entrer dans l’aventure et on fait doucement la connaissance de l’univers dans lequel on va évoluer. On commence avec l’enfance, qui sert en fait de mini tutoriel. Notre personnage est naïf, attachant, et un événement va bouleverser sa vie, et donc la notre, tant on s’identifie très vite à notre avatar. Une cinématique et quelques années après, on entre véritablement au cœur de l’histoire et c’est là que tout débute réellement. On fait ainsi la connaissance d’un personnage qui nous suivra tout au long de l’aventure, et on peut commencer à faire un petit tour dans le monde enchanteur et chatoyant qu’est Albion. Car oui, la découverte de la capitale d’Albion, Bowerstone, montre clairement le ton dès le début. La ville est assez imposante, mais surtout, elle vit. Et c’est comme ça également dans les autres villes du jeu : les habitants s’occupent, parlent entre eux, parfois travaillent, viendront tantôt s’émerveiller devant un trophée qu’on a fraîchement gagné, et certains même, nous demanderont des autographes, demande qu’on choisira d’honorer ou pas. Des répliques souvent amusantes fusent, et plein de détails nous confortent dans l’impression que tout ce petit monde continue son petit bonhomme de chemin une fois la console éteinte.

Bienvenue dans Albion

Dans Fable 2, nos choix ont des conséquences, et ces choix influenceront plus ou moins notre personnage. La façon dont il est perçu par les autres, et même son apparence. Si on choisit de devenir une terreur, des cornes pousseront sur notre crâne et la population aura peur de nous. Mais on n’est pas obligé d’aller aussi loin que ça non plus. On peut aussi simplement être un petit méchant qui s’introduit de temps à autre chez les autres pour y dérober quelques objets ou qui tente d’intimider les marchands afin d’avoir des prix plus intéressants par exemple. A l’inverse, on peut aussi bénéficier de prix avantageux en charmant son interlocuteur. Les conséquences de nos acts peuvent même avoir une portée insoupçonnée, et l’ambiance d’un quartier entier peut se transformer sous votre influence! Bon ou mauvais, ce seront nos actions qui détermineront la façon dont on peut être perçu par les autres. Et ça pourra même être variable selon les individus. Péter en public en fera rire certains, mais d’autres apprécieront beaucoup moins. Il est d’ailleurs possible de connaître les meurs d’un habitant à l’aide de sa petite fiche descriptive. On peut alors savoir l’opinion qu’il a de nous, de quel bord sexuel il est, les endroits qu’il aime fréquenter, etc.

En usant des expressions dont on dispose (qu’on acquiert au fil du temps ou qu’on apprend dans les livres, et il y en a un paquet plus ou moins anecdotiques, drôles ou utiles), on pourra même draguer et séduire notre futur(e) conjoint(e) pour tenter de fonder une famille. Mais avant tout, il faudra d’abord trouver un logement décent, et ça dépendra justement de la personne qu’on a choisie. Une fille faisant partie d’un camp de gitans sera par exemple bien moins exigeante que la commerçante qu’on a draguée à Bowerstone et qui voudra une maison à 9000 pièces d’or (et oui, le charme de la Bourgeoisie, ça se paie!). Une fois que la maison familiale sera trouvée, on pourra ensuite définir un budget quotidien et pourquoi pas, fonder une famille. Là encore, on ne pourra que s’amuser à interagir avec notre enfant qui pourra par exemple être content de nous voir quand on reviendra d’une longue quête.

Au niveau des expressions d’ailleurs, celles-ci ne serviront pas seulement à influencer les personnes qu’on a devant nous mais elles pourront aussi nous faire gagner du renom, ce qui pourra nous faire connaître en bien ou en mal dans tout Albion, même si la meilleure façon d’y arriver est de réaliser les quêtes annexes et avancer dans la trame principale.

Un jeu riche en possibilités

Les amateurs du premier Fable ne seront d’ailleurs peut-être pas surpris de voir que certains éléments ont été ici conservés pour la quête principale de Fable 2. Un peu dommage, d’autant plus que certains passages de l’histoire auraient pu être plus intéressants à jouer, l’un d’entre eux étant particulièrement rébarbatif (mais ne durant pas plus d’une heure sur la douzaine qu’il nous faudra afin de venir à bout de l’histoire de Fable 2). C’est assez peu, mais jouer à Fable 2, c’est aussi découvrir tout doucement la richesse du monde qui nous est présenté en interagissant avec les nombreux éléments proposés et tout les petits détails qu’on trouvera petit à petit. C’est aussi refaire le jeu en choisissant d’adopter un comportement différent, pour une nouvelle expérience. On pourra par exemple rechercher les gargouilles éparpillées un peu partout dans Albion, trouver les 9 portes démoniaques qui demandent certaines conditions pour pouvoir y entrer, réaliser quelques quêtes annexes qui nous feront parfois découvrir des endroits bien cachés, fonder une famille et s’en occuper à 100% ou encore se lancer dans l’immobilier.

Des problèmes d’argent ? Pas de soucis, pour tenter de gagner un peu de monnaie, on peut par exemple acheter une maison, la louer, et avec l’argent récolté en acheter une plus grosse et ainsi de suite. Tous les bâtiments sont à acheter dans Albion (même le château) et il y en a un gros paquet ! On peut aussi choisir de devenir forgeron d’un jour, barman ou encore bûcheron. Ces petits boulots se matérialisent en fait par des jeux de réflexe dans lesquels on gagne petit à petit de plus en plus d’argent au fur et à mesure qu’on progresse. Pratique et efficace quand on manque de liquidité. On commence ensuite rapidement à devenir riche, et on pourra s’acheter de meilleures armes au marchand du coin, quelques potions, des vêtements, tatouages ou encore des livres à la bibliothèque de Bowerstone afin d’apprendre quelques nouvelles expressions ou de nouveaux tours à son chien par exemple. Quoi ? Un chien ? Mais oui, c’est le compagnon qui nous suit dès le début de l’aventure !

Un compagnon agréable

On fait la connaissance du chien très tôt dans le jeu et très vite, cette petite boule de poil deviendra notre meilleur ami. Non seulement on se sentira moins seul quand on parcourra des kilomètres à pied mais on bénéficiera aussi du flair très utile de ce chien. Il a en fait la capacité de dénicher des trésors parfois bien cachés, mais aussi de trouver des endroits où creuser. Dans ce cas, on sort donc sa pelle et on trouvera un objet plus ou moins intéressant selon le flair du chien. Histoire d’être sympa, on le remerciera par la suite avec un petit gâteau par exemple ou on jouera à la balle avec lui quelques fois. En général, le comportement du chien est naturel et amusant. Il grogne quand des ennemis ne sont pas loin, il pleure la queue entre les jambes quand on se trouve dans un épais brouillard au milieu des marécages et tout ça est cohérent. Petit à petit, il faut avouer qu’on s’attache à l’animal et que sa compagnie est vraiment agréable. On regrettera peut-être qu’il ne soit pas vraiment efficace lors des combats, mais après tout, ça c’est notre rôle.

Le système de combat de Fable 2 est vraiment très simple. Le bouton X pour le corps à corps, le bouton Y pour les attaques à distance avec armes à feu ou non et le bouton B pour la magie. Tout ça se prend en main très rapidement et on commence à enchaîner les coups en quelques minutes à peine, même si les combats au corps à corps se résumeront souvent par un matraquage du bouton X, ce qui ne rendra pas le tout très subtil. Si on est touché, on pourra bien sûr utiliser des potions ou de la nourriture mais il est dommage qu’il faille obligatoirement passer par le menu (pas très pratique) du jeu pour trouver ce qu’on cherche exactement. Il est impossible d’assigner un objet particulier à la croix multi-directionnelle et de l’utiliser ensuite facilement avec ce raccourci, il faudra se contenter sinon de ce qu’elle nous propose comme objet par défaut.

Comme dans tout jeu de rôle, les combats rapportent des points d’expérience qui nous permettront par la suite d’acquérir de nouvelles compétences, capacités ou de nouveaux sorts qu’on pourra aussi faire évoluer avec un système de grades afin de devenir de plus en plus puissant.

Qui dit combat, dit armes et bestiaire et à ce niveau là, la diversité n’est hélas pas vraiment au rendez-vous. On a quatre classes d’armes, des plus fragiles aux plus puissantes mais pas énormément de choix dans chacune d’elles puisque ce sera du classique avec des épées, marteaux etc. Au niveau des monstres c’est un peu la même chose, on reste quand même sur notre faim au niveau de la diversité et des nouveautés par rapport au premier Fable mais chacun des ennemis aura au moins le mérite d’être étudié et plutôt fun à combattre. Il est aussi dommage de voir que l’idée d’utiliser le décor pour combattre ait été abandonnée en cours de développement alors que Peter Molyneux présentait tout ça en vidéo lorsque le jeu était annoncé. En règle générale, les combats ne sont pas un problème dans Fable 2. La simplicité du système et le niveau de difficulté qui n’est pas très élevé font qu’on s’en sort toujours plus ou moins. Si jamais on venait à faillir, on recommencera très certainement le jeu avec une horrible cicatrice qui nous remémorera ce moment de notre vie. Et en parlant de vie, il faut savoir qu’une seule sauvegarde est acceptée par partie (le jeu sauvegarde automatiquement ou on choisit de sauvegarder), on ne pourra donc pas recommencer toute une partie de l’histoire à un moment donné et changer complètement d’approche pour voir les nouvelles incidence que ça produirait. On est obligé d’assumer les conséquences de nos acts! Le seul moyen sera de recommencer une autre partie et de changer ses choix pour voir ce qui se passera.

Une épopée travaillée

Malgré ses quelques défauts, Fable 2 est assurément un titre très plaisant à jouer, et on prend une claque visuelle dès les premières heures de jeu. Ce n’est pas tellement techniquement que Fable 2 impressionnera puisqu’à ce niveau ce n’est pas non plus ce qui se fait de mieux, mais c’est surtout artistiquement qu’un gros travail a été fait. L’univers visuel est cohérent, riche, florissant, vivant, et ce tout au long de l’aventure. Les quelques vraies villes qui parsèment Albion sont toutes réussies sans exception et chacune d’elle dispose de sa propre empreinte. On pourra ainsi se balader dans les rues de Bowerstone à la recherche d’une jolie maison, gambader dans les champs d’Oakfield et ses paysages magnifiques ou encore flâner sur le port de Bloodstone et y faire son point de départ pour partir à la recherche d’un trésor. On regrettera juste les temps de chargement un peu longs et l’absence totale de carte du monde détaillée.

Tout ça est non seulement très joli, mais aussi accompagné d’une ambiance sonore des plus réussies. Le doublage français est correct, et ce sont les musiques envoûtantes du jeu qui marqueront le plus le joueur avec des thèmes musicaux parfaitement adaptés aux différentes situations. Du grand art made in Danny Elfman (L’Etrange Noël de Mr Jack, Les Noces funèbres, Spiderman 2/3…)

Le bon et le méchant flic

Le coopératif mis en avant pendant le développement de Fable 2 aura donc eu juste quelques heures de retard : parfait, cela nous permet de fournir un test complet de bout en bout!

Quand on s’y essaie, soyons francs, cela commence par de belles déceptions. Aussi regrettable que ce soit, on ne peut pas importer son personnage dans la partie de l’hôte, ce qui fait qu’on ne pourra pas frimer avec ses cicatrices et sa belle armure. A la place, on a le choix entre six personnages d’alignement divers, et on pourra (légèrement) configurer leur armement. Une fois en jeu, deuxième déception avec une caméra qu’on ne peut pas contrôler, ce qui est perturbant quand on a déjà pas mal d’heures de jeu derrière soit, et ce qui nuit clairement à la lisibilité de ce qui se passe sur l’écran.

C’est donc un peu renfrogné qu’on commence à jouer…et malgré ces limites, cela reste très sympa ! Entrer en ville accompagné d’un salopard flippant quand on est un gentil chevalier a quelque chose d’amusant, quand les passants ne savent plus trop comment réagir entre un charmeur et une menace ! On déambulera ainsi avec plaisir, partageant un bout de chemin, comme deux voyageurs qui allieraient provisoirement leurs forces, puis se sépareraient quand leurs chemins ne sont plus les mêmes.

Pas dit que vous y jouerez souvent, mais accompagné d’un ami, c’est une façon agréable de passer une heure devant la console.

Bilan :

On a aimé…

  • Le design général enchanteur et très réussi
  • Les possibilités et la liberté offertes
  • Un mode coop bienvenu…

On n’a pas aimé…

  • Mais pas assez exploité
  • Les temps de chargement entre les zones

Toujours aussi riche

Fable 2 est tout simplement l’un des meilleurs RPG sortis à ce jour sur Xbox 360. Le monde dans lequel on évolue en émerveillera plus d’un et malgré ses défauts, on ne peut que s’attacher au monde qui nous entoure et découvrir toute la richesse qu’il propose. On reste dans la même ambiance qui a fait le succès du premier Fable et même si Peter Molyneux n’a pas tenu toutes ses promesses, l’ensemble du jeu reste clairement suffisant compte tenu de tout ce qu’il y a déjà à découvrir.

On recommencera d’ailleurs une partie avec enthousiasme afin de découvrir les subtilités du jeu en changeant les choix qu’on a faits dans la partie précédente. Pour profiter de Fable 2, il faut être curieux ; par conséquent, ceux qui fonceront tête baissée dans la quête principale seront certainement déçus et passeront à côté de l’essentiel du jeu, qui est basé sur la découverte de toutes ses subtilités et des échanges avec les autres.

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé…

  • Le design général enchanteur et très réussi
  • Les possibilités et la liberté offertes
  • Un mode coop bienvenu…

On n’a pas aimé…

  • Mais pas assez exploité
  • Les temps de chargement entre les zones

Conclusion du test de Fable 2

Toujours aussi riche
{{Fable 2 est tout simplement l’un des meilleurs RPG sortis à ce jour sur Xbox 360. Le monde dans lequel on évolue en émerveillera plus d’un et malgré ses défauts, on ne peut que s’attacher au monde qui nous entoure et découvrir toute la richesse qu’il propose. On reste dans la même ambiance qui a fait le succès du premier Fable et même si Peter Molyneux n’a pas tenu toutes ses promesses, l’ensemble du jeu reste clairement suffisant compte tenu de tout ce qu’il y a déjà à découvrir.

On recommencera d’ailleurs une partie avec enthousiasme afin de découvrir les subtilités du jeu en changeant les choix qu’on a faits dans la partie précédente. Pour profiter de Fable 2, il faut être curieux ; par conséquent, ceux qui fonceront tête baissée dans la quête principale seront certainement déçus et passeront à côté de l’essentiel du jeu, qui est basé sur la découverte de toutes ses subtilités et des échanges avec les autres.}}

L
Partager cet article

Fable 2

Développeur : Lionhead
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 24/10/2008

commentaire

1 Commentaire
L
le raja
10 juillet 2010 20h33

Enorme, beaucoup de nouveautés bien que je préfère le I.

Accueil » Tests » Test – Fable 2