Publicité

Test – F1 2010

Test – F1 2010
Le 23 septembre 2010
Le 23 septembre 2010

Des voitures, des vraies

Partager cet article :

Depuis combien de temps n’avons-nous pas eu droit, quel que soit le support, à un jeu de Formule 1 ?

Étonnant qu’un sport mécanique si populaire n’ait pas été plus exploité, et c’est donc les bras ouverts que tous les amateurs de moteurs surpuissants et de vitesse accueillent ce Formula 1 2010, réponse à toutes ces années de manque.

En direct des paddocks

Déjà, pour ceux qui auraient des doutes, le jeu utilise la licence officielle, ce qui signifie que tous les pilotes, toutes les écuries, et tous les circuits sont bien là.

Indispensable pour une véritable immersion.

Au début du jeu, c’est dans le cadre d’une interview donnée à des journalistes avides d’en savoir plus que l’on décline son nom et son pays, et que l’on choisit son écurie de départ (pas parmi les meilleures, comme on peut s’en douter). Ensuite, on navigue dans une interface typique des jeux Codemasters (Dirt, Grid), au milieu du paddock, en dénichant les diverses options sur le macadam ou en explorant sa caravane. On sera accompagné tout le long par un agent dans les phases entre les courses, entre autres pour signer de nouveaux contrats, et par son ingénieur quand on s’approche de la grille.

La progression dans la carrière est légèrement scénarisée, avec notamment des interviews à donner où il faudra faire bien attention à ses réponses pour soigner sa réputation et grimper dans la hiérarchie des écuries les plus fortes.

Avant la course, l’heure est à la concentration. On peut naturellement apporter des réglages à sa voiture pour s’adapter au circuit, choisir ses pneus ou pencher plus ou moins ses ailerons pour plus d’adhérence.

La difficulté, et donc les aides à la conduite, sont totalement ajustables. Un débutant pourra aller jusqu’à sélectionner des aides au freinage, alors que les plus puristes joueront sans aucune aide, avec simulation de l’usure des pneus, de la jauge d’essence, et bien entendu des dégâts.

Ça y est, on est prêt ?

Alors c’est parti pour la première étape avec les essais libres. On parie que vous allez au départ manger du gravier ?

En effet, les F1 sont de véritables bolides qui se conduisent d’une façon bien particulière, bien éloignée des jeux de grand tourisme qu’on fréquente depuis des années !

En un rien de temps elles atteignent des vitesses stupéfiantes, et elles collent à la route : ici on ne dérape pas, ça passe ou ça casse !

De plus, la voiture est au raz du sol, et même la vue éloignée est plus basse que dans les autres jeux de voitures : faire de nombreux tours de circuit s’avère indispensable pour le maîtriser et anticiper les courbes.

Les vues cockpit ou bien juste au-dessus du cockpit (comme les caméras embarquées pendant les retransmissions) sont particulièrement impressionnantes et soulignent le rendu de vitesse.

Pendant les essais, c’est l’occasion d’atteindre des objectifs donnés par l’ingénieur afin de collecter des données pour améliorer la voiture.

Avec un temps correct et une meilleure connaissance du circuit, on peut s’attaquer aux tours de qualifications afin d’obtenir la meilleure place possible sur la grille, puis c’est parti pour la course.

Le départ est très impressionnant, et les luttes pour gagner des places sont stressantes et acharnées…C’est en maîtrisant ses nerfs (et en utilisant le replay en cas d’accident pour les petits joueurs) qu’on devient un grand champion.

Une atmosphère de réalité

En dehors de la carrière évoquée ci-dessus, il y a naturellement des courses rapides ou contre la montre, juste pour des parties immédiates, mais ce serait dommage de passer à côté du cœur du jeu.

En effet, la grande réussite de F1 2010 est d’immerger le joueur dans l’univers de la Formule 1. Avant chaque épreuve, on reste dans son baquet à examiner la progression des autres, l’ingénieur nous tient au courant de nos temps et de l’état de notre voiture, histoire de mettre un peu de pression (« Il y a ton moteur qui chauffe, ne tire pas trop dessus »), et on peut voir tout ce qu’on a l’habitude de regarder lors des grands prix. Chaque voiture est modélisée et reconnaissable en un clin d’oeil, et les circuits sont naturellement fidèlement retranscrits. Quel que soit votre parcours préféré, il est dans le jeu.

Codemasters s’y connaît en jeux de bagnoles, et ça se voit. Ainsi, la réalisation est d’un excellent niveau. Si on veut pinailler, on pourra toujours trouver des détails qui auraient pu être encore mieux : les projections d’eau sous la pluie auraient pu être plus convaincantes, et les textures de la route auraient pu être plus fines et détaillées. Cela étant, à la vitesse où se déroule la course il est bien difficile de percevoir ce qui manque en temps réel. Naturellement, l’animation est (heureusement) parfaite, retranscrivant la vitesse folle des bolides. Si j’ai croisé quelques mini-freeze (par temps de pluie uniquement), cela a été tellement rare que ça reste anecdotique.

C’est peut-être au niveau sonore que l’immersion est la plus poussée. Si l’interface propose une musique cool plutôt apaisante, pendant les courses c’est la furie des moteurs qui s’exprime. Sur la grille de départ c’est une cacophonie de moteurs différents qui se fait entendre et qui exploitera à merveille votre 5.1 pour vous donner l’impression d’être au milieu de ces fous-furieux.

Manette en main, il faut un peu d’entraînement pour s’adapter à ces véhicules nerveux qui doivent être pilotés avec finesse, mais après une dizaine de tours de piste, on arrive à des performances honorables, ou en tout cas qui permettent de prendre du plaisir en jouant. C’est très satisfaisant de réussir un enchaînement de virages serrés, une sortie de courbe parfaite, ou un dépassement imparable en prenant l’aspiration puis l’intérieur. S’inspirant de jeux comme Forza 3, F1 2010 offre un grand panel d’options pour ne laisser aucun joueur sur le bord de la route.

Avec les aides au maximum, n’importe qui peut jouer. Mais que le fan de simulation ne parte pas en courant. Lui pourra s’en passer et même bidouiller sa voiture.

Attention cependant, mieux vaut savoir ce qu’on fait, car les modifications qu’on apporte ont de vrais effets sur la conduite, pour le meilleur ou pour le pire.

Chacun sa façon de jouer. On peut juste chercher à s’amuser sans approfondir, ou bien jouer en vue cockpit et en simulation maximum.

Il faut toutefois noter que la simulation n’est pas absolue, l’IA étant relativement clémente avec les joueurs. En effet, en « forçant » un peu le passage, les adversaires ont tendance à ne pas trop insister et à s’écarter.

Toujours à propos de l’IA, on peut regretter également qu’il n’y ait pas plus de faits de course autres que ceux impliquant directement le joueur. Ils se rentrent rarement dedans, et ne ratent pas grand-chose, alors qu’une partie du suspense des véritables courses est que jusqu’à la fin le classement peu être chamboulé suite à une fausse manoeuvre d’un pilote. Même sous la pluie, tout le monde est à l’arrivée, sans abandons. Enfin, on peut également reprocher à l’ingénieur de donner des instructions parfois déroutantes, réclamant des arrêts aux stands qui semblent peu appropriés.

Quel que soit le type de joueur, la durée de vie est considérable, tant la marge de progression est grande au fil du temps avec une connaissance plus poussée des circuits et de sa voiture.

Et si ce n’est pas suffisant, le jeu en ligne est là pour prendre le relai.

Les meilleurs pilotes…Et les pires

L’expérience en ligne sur F1 2010 peut être très enrichissante, ou au contraire décevante. Tout dépend des gens avec qui vous jouez.

Techniquement, il n’y a rien à redire, c’est fluide, efficace, agréable.

Du fait de la spécificité des courses de F1, cela peut être particulièrement ennuyeux si vous tombez sur des adversaires qui ne cherchent pas à jouer « propre ».

En F1, quand on se fait sortir de la piste, on ne revient plus dans la course, sauf coup du sort peu probable. Si, dès le départ, la course s’apparente à du stock car, les courses vont être longues et sans grand intérêt : la formule 1 n’est juste pas faite pour ça.

Cela dit, contre des joueurs ayant une vraie volonté d’en découdre « dans les règles », la plaisir est intense ! On retrouve alors les sensations des vraies courses, avec des batailles acharnées pour garder la meilleure trajectoire, pour prendre les aspirations et déboîter, ou au contraire pour chercher à protéger sa place en anticipant les déplacements de son poursuivant, ce qui peut le pousser à la faute.

La connaissance du circuit est un plus indiscutable, et la moindre erreur se paie cash. La tension est à son comble, mais quel plaisir de réussir à doubler un adversaire, ou même à franchir la ligne d’arrivée en ayant réussi à garder une cinquième position malgré les assauts d’un poursuivant acharné et persévérant.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le retour de la F1 avec licence officielle
  • L’immersion dans le paddock
  • L’adaptabilité à tous les joueurs
  • La réalisation d’ensemble, en particulier l’environnement sonore
  • L’IA aurait pu être plus poussée
  • Des textures seulement bonnes, pas assez détaillées
  • La jaquette pas terrible du tout

Conclusion du test de F1 2010

Champion du monde
{{La concurrence n’existant pas, il était évident que F1 2010 allait de fait devenir le meilleur jeu de formule 1 disponible sur le marché.

La tentation aurait pu être grande de livrer un produit seulement moyen que les fans sevrés auraient de toute façon acheté.

Bravo à Codemasters d’avoir vu plus loin, en fignolant leur produit pour en faire un jeu jouable par tous, chaque joueur ayant la possibilité d’y trouver son compte, spectaculaire et suivant jouissif.

Si le jeu n’est pas parfait, du fait notamment de quelques faiblesses au niveau de l’intelligence artificielle trop « standard », l’essentiel est là, avec un titre qui transmet le plaisir de s’asseoir dans le baquet, avec une lutte acharnée pour gagner juste quelques places à coups de dixièmes de seconde.

Les fans de formule 1 vont être aux anges, mais pas seulement eux : tous les amateurs de jeux de courses devraient s’y essayer, car ils pourraient bien tomber sous le charme.

Et pour ceux qui vont se plaindre d’un jeu vulgarisé et pas assez axé simulation, qu’ils gagnent le championnat sans aide à la conduite et avec la gestion des dégâts, et on en reparlera…

J’y retourne, il est grand temps que je leur montre qu’on peut gagner une épreuve au volant d’une Renault.}}

L
Partager cet article

F1 2010

Développeur : NC
Éditeur : Codemasters
Date de sortie : 23/09/2010

commentaires

5 Commentaires
L
loxeu
23 septembre 2010 11h14

Excellent jeu de F1… Je l’ai depuis hier soir et jme fais bien plaisir..

D
Darklinoar
23 septembre 2010 12h04

Le jeu est tout simplement énorme, une immersion incroyable… le seul soucis c’est qu’en difficulté pro (légende est le seul mode plus difficile), j’arrive à finir dans les 10 premiers avec une lotus au début de ma carrière… du coup je vais mettre en légende, et je vous le conseille aussi 🙂

J
JCC
23 septembre 2010 18h11

@Nobu : C’est de l’humour, on n’a pas noté le jeu sur la jaquette, voyons…

Accueil » Tests » Test – F1 2010