Test – Terminator Renaissance

Mais sans Christian Bale
Premier représentant de la vague de blockbuster estivaux qui va s’abattre sur nos écrans cet été, « Terminator renaissance » dernier né de la saga créée par James Cameron en 1984 vient tout juste de débarquer dans nos salles obscures. Très attendu par une horde de fans mourant d’envie d’enfin voir le conflit opposant les hommes et les machines de Skynet suite au jugement dernier, le film ne pouvait pas sortir sans avoir sa version vidéoludique. Les possibilités sont énormes, le background est riche, enfin bref, tout était là pour permettre aux suédois de chez GRIN de faire plonger le joueur au cœur de la bataille… et pourtant.
Hasta la vista Baby…

L’idée de départ est bonne, nous faire vivre une aventure qui se passe avant celle racontée par le film de McG afin de savoir comment John Connor arrive à la tête de la résistance. On évite ici tout spoiler et on en apprend un peu plus sur l’univers déjà riche de la série. La démarche est vraiment bienvenue, permettant d’installer le jeu comme un élément important de la saga.
Le jeu nous met donc dans la peau du célèbre John Connor (Bale n’est pas représenté) qui, suite à un appel à l’aide, décide de porter secours à une escouade coincée dans un bâtiment stratégique pour Skynet. Au cours de son périple, il fera la connaissance de certains personnages clés du film du même nom. Programme alléchant mais qui montrera ses limites une fois la manette en main même si l’illusion tiendra quand même 5 minutes pour les fans de la saga, seulement grâce aux deux seuls éléments intéressants du soft.

Déjà, la (très bonne) musique de Danny Elfman installe une petite ambiance, chose importante vous en conviendrez surtout quand on possède un thème aussi bon que celui de Terminator. Ensuite, il y a le système de couverture plutôt bien pensé qui permet d’aller d’une cachette à une autre sans le moindre problème juste en appuyant sur la touche A après avoir choisi l’endroit désiré avec le stick droit. Deux éléments qui vous tiendront donc en haleine 5 minutes maximum avant que vous ne vous rendiez compte que ce qui est en mouvement devant vous n’est en fait rien d’autre que :
– un third person shooter de troisième zone réalisé dans le seul but de soutirer le maximum d’argent aux pauvres joueurs que nous sommes en profitant d’une franchise juteuse ;
-un élément de propagande mis en place par Skynet afin de nous endormir pour mieux nous détruire durant le jugement dernier…
Pas vraiment de réponse meilleure qu’une autre au final mais une chose est sûre, ce qui bouge devant nous n’est digne ni de la saga mis en place par James Cameron ni de plus d’attention qu’un épisode des meilleurs de plus belle la vie…quoique.
You’ll be back ? Non merci…

Durant 4 h de jeu (défaut qui devient une qualité ici) rien ne viendra vous sortir de votre torpeur. Tout ici sent le déjà joué 1000 fois et à aucun moment les développeurs ne parviendront à sortir des carcans du genre. On aligne donc les couloirs censés représenter la ville de L.A. en ruines, tirant sur 4 styles différents de machines en tout et pour tout sur les 9 chapitres qui ponctuent le jeu. On aligne des T-600 à l’animation archaïque comme d’autres les perles en utilisant un arsenal se limitant au strict minimum. Le tout se passe dans des décors d’une pauvreté qui n’a d’égal que le level design aussi inspiré qu’une chanson de Tragédie (et oui on a les références qu’on mérite).Car oui, vous l’aurez compris, le jeu est moche, ses textures sont floues, son aliasing omniprésent et ses cut scenes sûrement mises en scène par Max Pecas. On pourrait à la limite sauver la modélisation des personnages principaux qui sont les seuls éléments qui viennent nous rappeler que le jeu avant d’être prévu sur PSP devait sortir vraiment sur xbox 360.

Rien dans l’enchaînement des séquences ne parvient à effacer le sentiment de gâchis ressenti face à ce qu’est devenu le potentiel de départ. On espérait des fusillades intensives contre une armée de robots surpuissants dans des décors apocalyptiques, on se retrouve devant un jeu sans intérêt, techniquement en retard qui n’apportera au joueur que 1000G facilement acquis après quelques heures d’ennui alignées. Maigre comme consolation, vous en conviendrez, mais sachez que si une personne vous a fait un jour du mal vous pourrez la punir en lui demandant de jouer avec vous grâce au formidable mode coopération du jeu qui bien entendu n’est disponible qu’en jouant sur la même console… Franchement vous n’espériez quand même pas pouvoir jouer en ligne non ? Il ne faut pas non plus trop en demander.
Le Bilan
On a aimé
- L’ambiance musicale
- Le système de couverture
- Que 4 h de jeu
- 1000G faciles ?
On a moins aimé
- Classique de bout en bout
- Techniquement en retard
- Ennuyeux au possible
- Background gâché
Conclusion du test de Terminator : Renaissance
Le jugement dernier :
Au final qu’y a-t-il à retenir de l’aventure ? La sentence est sans appel, RIEN. Le dernier né du studio GRIN est juste insipide, sans génie et ne repose que sur des éléments déjà vus des centaines de fois dans n’importe quel jeu d’action à la troisième personne. Que l’on soit fan ou pas de cette saga culte, mieux vaut ne pas investir dans cette entreprise mercantile qui ne vous apportera qu’ennui, ou au mieux 1000 points de succès facilement gagnés… Des points qui resteront, vu le prix du jeu, très durs à digérer.
euh…Très bon test!!
J’attendais ce jeu avec impatience, je me disais… »tiens enfin une adaptation ciné qui tient la route… » et M***E!
Tant pis, je vais me rematter la saga en DVD, au moins là je vais jubiler!
Merci pour le test, je viens d’economiser 70€ 🙂
Bon, bah comme ça on est fixé^^
J’suis déçu,déçu,déçu……..
J’ai eu la même chose que SHZ Goon Divo sauf que moi comme un con je me suis fais avoir et je l’ai acheté , à éviter absolument !