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Test – South Park Tenorman’s Revenge

Test – South Park Tenorman’s Revenge
Le 8 avril 2012
Le 8 avril 2012

Dude !

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Entamant leur seizième saison, les 4 enfants de South Park ne comptent plus le nombre de leurs apparitions vidéoludiques. Entre les sombres opus de l’ère Playstation ou encore le mauvais souvenir du titre sur Nintendo 64, la série s’était fait oublier sur nos consoles.

Jusqu’au jour où ces chers anges au langage châtié propre à leurs auteurs friands de satire ont décidé de retenter l’aventure de nos consoles de salon. Il y a d’abord eu un South Park Tower Defense sur le XLA, et un RPG développé par Obsidian qui se dévoile petit à petit. Mais qu’allons nous avoir entre nos petites mimines de joueurs le temps de voir ce RPG arriver ?

Et pourquoi pas la suite d’une histoire laissée de côté bien longtemps pour être évoquée quelques saisons plus tard pendant 5 minutes pour ne plus en parler pour le moment ?

C’est ainsi que South Park Tenorman’s Revenge commence.

Ca troue l’cul !

C'est Al Gore qui va être content !

Petit cours de rattrapage. Aux débuts de la série, Eric Cartman, 9 ans, avait été victime de l’escroquerie de Scott Tenorman, un élève de seconde qui lui avait vendu ses poils de pubis pour une vingtaine de dollars, en lui faisant croire qu’avec il serait enfin pubère.

S’en suit une série de vaines tentatives pour se venger de Scott, qui ne feront qu’enfoncer Cartman dans sa quête de justice, voyant l’addition s’alourdir d’essai en essai.

Malheureusement pour ce pauvre Scott, Cartman n’aime pas qu’on le cherche et en vient au plan ultime : lors d’un festival de chili qu’il a organisé de toutes pièces, un concours de chili à lieu pour lequel Cartman a fait tuer les parents de son ennemi juré et les a cuisinés en chili pour le faire manger par Scott qui, ne se doutant de rien, va déguster ses géniteurs et apprécier. Une fois le voile levé sur cette douce vengeance, et devant une grande partie des habitants de la ville horrifiés, notre cher Eric va déguster les larmes de tristesse de Scott directement sur le visage de ce dernier !

Un grand moment de la série.

C’est une dizaine de saisons plus tard, lors de la numéro 14, que nous croisons à nouveau Scott pour le final de l’épisode double fêtant sa 200ème. Ce dernier dévoile sa découverte durant ce laps de temps : lui et Eric sont en fait demi-frères, le père de Scott ayant eu une aventure avec la nymphomane et légèrement prostituée sur les bords, madame Cartman, laissant Eric souffrir du fait qu’il soit à moitié roux (l’une des hérésies de ce monde selon notre bambin) et jurant de se venger.

Et voilà sa vengeance en jeu vidéo ! (ouf !)

The Cooooooon !

Le jeu débute ainsi par une histoire contée par les loutres athées du futur (référence à l’épisode sur la sortie de la Wii), mettant en scène Eric Cartman et ses amis. Ces derniers surprennent Scott Tenorman réalisant sa vengeance : voler le disque dur de la Xbox 360 de son demi-frère.

Damned ! Toutes les sauvegardes de ses parties avec ses camarades y étaient et ils ne comptent pas se laisser faire ! Malheureusement, cela ne sera pas si simple, puisque ce n’est qu’un piège qui les envoie droit vers le futur dans lequel les attendent des robots roux, et ils traverseront plusieurs époques comme le futur ainsi que divers lieux inspirés d’épisodes ou de lieux récurrents : les enfers, le paradis, la décharge de Butters, l’usine où a été créée Towelie (Servietsky en français).

C’est donc sous forme de jeu de plateformes/action que le titre se dévoile.

Vous pourrez incarner un de nos 4 héros (Stan, Kyle, Cartman et Kenny), et en attrappant le bonus adéquat, leur alter ego qui fait référence à l’épisode sur les super héros (Boite à outils, L’homme Cerf-Volant, The Coon et Mysterion). Chaque personnage peut sauter, ramper, attraper des armes ou des caisses, grimper, bousculer, interagir avec des leviers…

En plus de cela, ils possèdent une capacité personnelle. Ainsi, Stan pourra envoyer des ballons de football américain, Kyle pourra ouvrir des portails réservés aux roux (c’est un roux qui ne craint pas la lumière !), Cartman peux défoncer certains murs avec son ventre et Kenny peut sauter bien plus haut que ses camarades.

Il faut stopper la menace des rouquins Kenny ! Même si tu dois en mourir !

Concrètement, chacune de ces spécialités permettra d’explorer les niveaux de fond en comble. Il sera donc nécessaire de parcourir chaque niveau pour débloquer de nouveaux passages ou atteindre certains lieux secrets et récupérer ainsi de nouveaux circuits temporels qui donneront accès à de nouveaux niveaux, ou encore les 3 figurines Megaman (un sentai à la Power Rangers dans le monde de South Park) disséminés sur chaque level. C’est un bon point pour la rejouabilité et la durée de vie déjà bien fournie avec sa presque trentaine de niveaux ! Même si, dans l’absolu, une approche à la The Lost Vikings aurait été plus intéressante en solo en permettant de changer de personnage en cours de niveau.

Comme évoqué plus haut, vous pourrez obtenir des capacités temporaires en trouvant un jeton de votre alter ego. Disséminés un peu partout dans le jeu, ils seront toutefois placés de manière relativement proche des obstacles concernés (durée limitée du bonus oblige). Ils obtiennent alors une nouvelle capacité : Eric / The Coon peut escalader les murs grâce à ses griffes, Boite à Outils pourra percer des trous dans le sol peu solide, L’Homme Cerf-volant pourra planer tandis que Mysterion, une fois mort, deviendra un fantôme invincible qui ne pourra plus mourir avant de ressusciter à la fin du compte à rebours.

You want to get hiiiiigh ?

Un des passages à s'arracher les cheveux, non seulement à cause du parcours tortueux, mais en plus, ce passage est contre une bombe temporelle qui vous renvoie au début de la séquence si vous ne la détruisez pas avant le compte à rebours.

Manette en main, c’est moins évident que la théorie. Les personnages répondent correctement, mais la gestion des sauts demandera un poil de pratique pour ce qui est de la précision de ces derniers.

Le jeu ne compte pas trop de déboires si ce n’est une caméra très hésitante à garder votre personnage centré lorsque vous évoluez verticalement, limitant ainsi votre champ de vision vers votre destination.

Cette caméra posera un plus gros souci en multijoueurs online ; vos trois autres compagnons vous rejoindront dans un mode identique au solo, mais en un peu plus problématique, puisqu’elle restera centrée sur l’action (comprenez qu’elle restera au milieu de tous en dézoomant), avec des indicateurs de personnages hors champ au lieu de se centrer sur votre personnage et d’indiquer les autres joueurs hors champ. Je vous laisse imaginer le souci pour vous diriger lorsque vous êtes hors champ par rapport à l’action. En local, le souci est toujours présent, mais déjà bien plus compréhensible !

Vous pourrez d’ailleurs, en plus de mettre à mal les robots roux et autres ennemis que propose le jeu (démons, diablotins, différents types de robots, les bombes temporelles…), chahuter entre vous et ce jusqu’à carrément aider au « suicide » de vos petits camarades, laissant un arrière-goût de Super Smash Bros pas dégoûtant, mais un peu trop simpliste sur les bords.

Mais allez-y avec modération, puisque vos vies sont comptées et les checkpoints ne rendent pas de vies à vos allié, juste un poil d’énergie pour leur redonner espoir..

Visuellement, le jeu en gameplay et réalisation 2D est extrêmement proche de la série, ce qui ne fait pas cracher les tripes de la console, loin de là, mais reste tout de même appréciable, la patte graphique étant vraiment saisissante de ressemblance.

Mr Hankey sera de la partie avec ses passages secrets, pour peu que vous trouviez les clés faites de caca

Les animations aussi sont similaires également au dessin animé avec des personnages qui « sautillent » en guise de marche (le tout reste très toonesque) soutenues par un level design sans grand challenge de manière générale, mais avec certains passages toutefois particulièrement retors.

Le jeu est en anglais sous-titré français, ce qui plaira sans détour aux fans les plus fervents, mais fera hésiter un peu les non-anglophones. Les dialogues avec les voix originales de la série sont en effet assez rares, mais assez bien mis en évidence dans leur forme écrite et surtout seulement sous forme de cinématiques, ne gênant pas l’action.

Et c’est peut-être ce point qui fera tiquer un peu les fans, puisque en dehors des cinématiques, nos oreilles ne sont chouchoutées que par les bruitages de tirs, frappes et autres onomatopées sonores et des thèmes inspirés des moments de la série dont chaque niveau à été inspiré.

On regrettera ainsi que nos 4 loustics restent relativement sages durant les moments où on les contrôle là où, dans la série, les vannes et gros mots fusent toutes les 5 secondes.

Le jeu est rythmé au fil de rencontres plus ou moins directes de personnages légendaires (Leopold Stoch, Satan, Saint Pierre, Towelie…), mais surtout d’évènements légèrement modifiés que les fans reconnaîtront aisément, tels que la tentative de résurrection de l’Antéchrist par les créatures de la forêt, le raz-de-marée de pisse dans le parc aquatique de Pi Pi (non ça ne s’invente pas), le train de Mr Hankey entièrement en caca. Le rythme sera encore plus intense dès le moment où vous aurez compris le vice du challenge proposé par ce titre.

Hooowdy Hoooooow !

On reconnaîtra sans difficulté la patte graphique de la série.

Dans chaque niveau, vous trouverez nombre d’orbes en plus de ceux laissés par les ennemis tombés sous vos coups. Ce sont des bonus à ramasser absolument, mais seulement si le jeu en vaut la chandelle. Effectivement, chaque orbe récupéré vous fera gagner une seconde. Ainsi, sans pour autant être éliminatoire, il faudra faire le temps le plus négatif possible pour peut-être remporter une médaille et faire grimper votre score de niveau qui sera le résultat du nombre d’orbes combiné avec les objets bonus récupérés, les ennemis détruits, et ainsi de suite, pour finir par frimer sur le tableau de scores qui sera disponible à la vue de tous dans les classements du jeu.

Vous comprendrez ainsi que le but de tout explorer le plus vite possible demandera des sacrifices, mais aussi des risques à prendre pour tenter le coup de prendre un passage secret et récupérer les orbes qui y sont dedans, même si cela veut dire devoir reculer un peu.

Scott en profite pour altérer le futur à son image, mais il y a pus important : il faut récupérer ce disque dur avec les sauvegardes de jeu !

Le jeu du scoring vous montera à la tête tant que vous ne vous lasserez pas de refaire les niveaux encore et encore pour atteindre cet objectif.

Le côté online, en rajoutant l’aspect coopératif et rivalité -non obligatoire pour ce dernier (chacun a son compteur d’orbes, ses vies, son énergie, mais le temps est commun)- comporte également un peu de lag, certes pas très dérangeant, mais un peu quand même lorsqu’on ne maîtrise pas bien ces sauts légèrement imprécis.

Il n’en reste pas moins une convivialité au potentiel énorme qui se dévoilera réellement entre potes, puisque le jeu se joue aussi bien online que sur la même console avec 4 manettes, éliminant de ce fait ce léger lag permanent plus ou moins encombrant.

Alors quid de la nécessité de ce titre ?

Matt Stone et Trey Parker pourront-ils se vanter de la qualité de ce titre en attendant le futur RPG South Park attendu par tous pour dans quelques mois ?

Vous le saurez en lisant la conclusion. Ça s’appelle du suspense, coco.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’univers visuel du jeu (et donc de la série)
  • La durée de vie et la rejouabilité
  • Le mode 4 joueurs qui apporte de la rivalité
  • Les voix originales ! …
  • … mais trop peu exploitées durant les phases de gameplay.
  • Une caméra 2D mal calibrée pour les phases verticales et pour le multijoueurs online
  • Un très léger lag en online
  • Précision des sauts un peu retord à maîtriser

Conclusion du test de South Park: Tenorman’s Revenge

Oh my God, they killed Kenny ! You bastards !
South Park Tenorman’s Revenge nous propose un titre de plateformes pas trop mauvais, mais pas excellent non plus qui contentera parfaitement les fans tout en laissant de côté ceux qui ont déserté cette petite ville du Colorado. Malgré ses quelques tares, son plus gros handicap sera de ne pas fournir une ambiance parlée digne de la série, offrant au joueur une certaine lassitude car moins représentatif de ce qu’est South Park : une satire vulgaire et acerbe. Les fans de South Park et de challenge, eux, seront cependant aux anges, car le système de score les forcera à se dépasser et à dévoiler des facettes du jeu qu’on ne peut apercevoir en une seule partie.

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South Park: Tenorman’s Revenge

Développeur : Other Ocean Interactive
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 30/03/2012

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