Test – Sniper Elite V2

Un spot, un homme, un fusil
Quel jeu de guerre ne propose pas dans l’arsenal à disposition d’un fusil de sniper permettant de shooter tranquillement les ennemis en étant bien abrité ?
Dans tous les FPS, on aura pesté contre les joueurs qui restent cachés en alignant tout ce qui passe (les fameux campeurs) : et bien c’est un véritable hommage qui leur est rendu à travers ce jeu, entièrement basé sur le snipe. Le but du jeu : proposer un titre qui exploite à fond cette technique de combat. Quand un seul homme peut faire toute la différence, perché, l’œil rivé sur la lunette de son fusil.
Fin de guerre
L’histoire prend place à la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que l’Allemagne est en train de se faire battre sur les fronts ouest et est.
Alors qu’il est évident que la victoire est proche pour les alliés, les nazis vont tout miser sur leur dernière chance : l’utilisation de leur armement le plus novateur et destructeur, les fameux missiles V2.

L’objectif est double pour notre héros. Il va devoir empêcher que les missiles soient tirés, mais aussi (et surtout), s’assurer que les savants allemands soient récupérés par les Américains et non par les Russes, déjà identifiés comme les prochains ennemis de la bannière étoilée.
Et oui, le V2 du titre n’est pas là pour signifier que c’est le deuxième épisode de ce jeu (le premier, sorti en 2005, n’est pas disponible sur 360), mais bien pour souligner autour de quoi tourne l’histoire du titre développé par Rebellion. Au passage, il faudra surtout éviter de se poser des questions morales sur les bienfaits de sauver les savants nazis : c’est ce qui s’est passé en réalité, c’est ce que nous allons jouer.

Au début de chaque mission (une douzaine en tout, pour environ autant d’heures de jeu), un briefing exposé par le héros nous expose les enjeux et les grandes lignes des objectifs, et c’est parti pour du dégommage en règle de nazis et de communistes. Dans des environnements plus ou moins ouverts (les chemins ou les moyens de réussir sont multiples, mais il y a des points de passage obligatoires), on cherchera en priorité à trouver le meilleur spot possible pour s’installer et tuer un maximum d’ennemis tout en bénéficiant de la meilleure couverture possible. Il faudra faire preuve d’une grande discrétion pour infiltrer les lieux, notre efficacité au corps à corps étant très inférieure à celle qu’on peut avoir de loin. Même si on a dans notre arsenal des armes de combat rapproché (une mitraillette, un silencieux, des grenades), la tactique payante est de ne déclencher les hostilités qu’après avoir nettoyé au maximum le secteur. On pourra même déposer des pièges pour se couvrir pour le cas ou des ennemis auraient la mauvaise idée d’échapper à nos tirs.
L’infiltration a donc une importance capitale, et s’il faut éviter de se faire voir, il faudra aussi veiller à ne pas se faire entendre. Pour nous aider, les Allemands sont très bavards, afin d’être sûrs de ne pas nous surprendre.
Si les deux premiers niveaux sont simples, histoire qu’on apprenne à bien manier notre personnage, les choses se corsent par la suite et la difficulté devient même très importante dans les derniers niveaux, en particulier quand on joue en mode simulation. Et oui, vous avez bien lu « simulation ». En effet, Sniper Elite V2 a l’ambition de proposer un gameplay qui peut s’adapter au niveau du joueur. Les débutants choisiront de jouer au niveau le plus bas : les balles suivent alors une trajectoire rectiligne facile à maîtriser. Pour les plus ambitieux, tous les paramètres peuvent être pris en compte. Il faudra alors viser en prenant en compte la gravité (il faut tirer un peu plus haut que l’endroit visé, avec comme variable le fait qu’on tire d’une altitude plus ou moins prononcée), le vent, son rythme cardiaque et sa respiration bloquée !
Si réussir un headshot de 100 mètres est particulièrement gratifiant, cela augmente considérablement la difficulté du jeu. Tout est configurable, allant de l’aspect simulation pour les tirs à la précision des adversaires. Une excellente idée car n’importe quel joueur peut ainsi s’amuser. Les néophytes prendront beaucoup de plaisir à faire le jeu au niveau de difficulté le plus bas, et les vrais durs en baveront, mais pour en ressortir une grande satisfaction après chaque succès.
La limite du jeu vient directement de son concept : malgré d’évidents efforts pour tenter de varier les situations et les lieux, le schéma reste le même tout du long. Ce manque de variété n’est que partiellement compensé par la difficulté croissante, et pour préserver intact son intérêt pour le jeu, il est déconseillé d’enquiller plusieurs missions les unes après les autres.
Seul contre tous

Pour que tout cela fonctionne, il faut que la maniabilité soit exemplaire, et c’est presque le cas. Le nombre d’actions qu’on peut réaliser est important, et tous les boutons de la manette sont utilisés, et plutôt bien. Pourtant, les déplacements du personnage manquent un poil de fluidité, et certaines actions ne se font pas aussi vite qu’on le voudrait (sortir d’une couverture, passer d’une position à une autre…). Dans le genre TPS, on a été habitué à la fluidité totale d’un Gears of War, et ici on est loin d’être au même niveau. En même temps, cela souligne d’autant plus la fragilité du personnage dans les combats au contact. A l’inverse, dès qu’on regarde le monde à travers la lunette du fusil, la maniabilité n’est pas loin d’être parfaite. D’une précision redoutable, si on manque sa cible on ne pourra s’en prendre qu’à soi-même. Si on peste après un ennemi qui reste en vie après un tir qu’on pensait parfait, on se rendra compte en regardant les choses de plus près qu’on a probablement tiré dans une rambarde qu’on ne discernait pas. C’est cette précision qui permet de réellement s’amuser avec ce jeu. Rien de plus jouissif que de réussir à descendre un ennemi qui se déplace en prenant en compte sa vitesse, la gravité et le vent. Ainsi, sans même qu’on s’en rende compte, on progresse naturellement jusqu’à réussir des shoots spectaculaires qui ne doivent rien au hasard.
La sensation d’être vraiment l’œil rivé à la lunette est totale et éveille en nous des instincts de tueur qu’on ne soupçonnait pas. Mieux, même les joueurs n’ayant à priori que peu de sympathie pour ce genre de jeux vont se surprendre à avoir du mal à lâcher la manette. Du très bon boulot !
Plusieurs modes de jeu en coopératif (en ligne uniquement) ajoutent un “s” au “seul contre tous”. On retiendra surtout le fait de pouvoir jouer la campagne à deux, ce qui facilite pas mal les choses, puisqu’on peut alors prendre les ennemis en tenaille entre deux feux croisés. En bonus, un mode de jeu où il faudra éviter l’explosion d’une bombe, un autre similaire au mode horde avec des vagues d’adversaires de plus en plus dangereuses, et le mode Overwatch un peu plus original. Dans ce dernier, un des deux joueurs doit atteindre différents objectifs au beau milieu de la zone de combat, pendant que le deuxième, bien planqué, doit utiliser ses talents de sniper pour le couvrir.
Le coopératif est plutôt bien fait, et à condition que vous ayez un partenaire avec qui vous vous entendez bien, il se révèle prenant et agréable à jouer.
Pan dans l’œil

L’autre défi du jeu est de proposer quelque chose de spectaculaire, alors que fondamentalement la majorité de l’action se trouve loin de notre personnage.
La qualité de la réalisation est donc importante dans Sniper Elite V2, un titre trop austère risquant de provoquer le rejet de ceux qui ne sont pas des militaires dans l’âme.
L’objectif est partiellement atteint. Les zooms du fusil et des jumelles sont parfaits (heureusement dans un jeu comme ça !), et globalement les animations sont d’un très bon niveau. On appréciera également l’IA des ennemis, ceux-ci ne faisant pas n’importe quoi, et agissant avec un certain naturel agréable quand ils ne nous ont pas repéré (toujours amusant de surveiller un garde qui s’ennuie et qui se gratte le menton au lieu de surveiller correctement sa zone !). Bonne note également au niveau sonore, la musique faisant sont apparition seulement aux moments les plus tendus. Les tirs résonnent dans les oreilles et l’utilisation du 5.1 des home-cinemas est efficace, si ce n’est un étalonnage des voix des ennemis qui n’est pas très heureux. Leurs dialogues sont beaucoup trop forts par rapport au reste, ce qui ne permet pas de les localiser à l’oreille.
C’est en ce qui concerne les graphismes que la réalisation pèche un peu. Si l’ensemble est propre, le résultat à l’écran est inconstant. Ainsi, les deux premières missions (ce qu’on peut voir dans la démo disponible en téléchargement sur le Live) ne sont pas très engageantes, réduisant les ruines à des textures bien laides. A l’inverse, d’autres niveaux offrent un bien meilleur rendu. Mais globalement, le graphisme est d’une qualité limitée, avec des décors parfois trop vides, et la récurrence des textures trop bas de gamme. Tout n’est pas à jeter pourtant, la gestion de la lumière étant par exemple d’un très bon niveau.
Le spectacle s’invite à la fête avec l’intégration des killcams qui se déclenchent quand vous réussissez un tir particulièrement bon. L’action se ralentit, et on suit la balle jusqu’à la voir traverser nos ennemis, en constatant grâce à une vision X de leur corps quel organe vital a été transpercé. Terriblement fun, et très bien faite, cette killcam dynamise l’action et en impose visuellement !
Un autre très bon point concerne la construction des niveaux, globalement bien étudiés, qui poussent le joueur à bien observer son environnement avant de se décider sur la tactique à suivre. Il y a souvent plusieurs façons d’aborder un combat. On pourra par exemple tenter de s’approcher le plus possible de l’objectif pour atteindre un spot particulièrement bien placé avec le risque d’être surpris en route, ou bien prendre position très loin du lieu d’action pour avoir l’opportunité d’abattre tout le monde avant qu’ils ne s’approchent, avec le risque d’être débordé. Cela met la pression au joueur, qui va bien prendre son temps, et qui ne saura si sa décision est la bonne qu’au moment où il commencera à canarder.
Le Bilan
On a aimé
- Concept très bien exploité
- Le level design
- Peut s’adapter à tous les joueurs
- La Killcam
On a moins aimé
- Une certaine raideur dans la maniabilité
- Des textures moyennes
- Un peu répétitif
Conclusion du test de Sniper Elite V2
Un sniper sachant sniper
{{Sniper Elite V2 exploite parfaitement son concept, en proposant un gameplay qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir dans les jeux de guerre. En proposant un gameplay accessible pour les débutants, et en même temps d’une redoutable précision pour les experts, chacun peut y trouver son compte et se laisser prendre dans l’ambiance très réussie du jeu. La Killcam est là pour assurer le spectacle, et le contraste entre les moments de préparation, calmes et pleins de tension, et l’explosion de violence pendant les affrontements donne une tonalité au jeu qu’on ne croise pas souvent.
Certes, les situations se ressemblent au fil des niveaux, certes les graphismes ne sont pas exceptionnels, mais ce serait dommage de ne pas essayer ce titre qui a une vraie personnalité et qui peut même convaincre ceux qui sont habituellement allergiques aux jeux de guerre. Une réussite.}}
« les fameux campeurs » Techniquement un mec au snipe ne campe pas, le rush n’est pas la fonction première du sniper c’est de couvrir ses potes … Un mec qui bouge pas avec une arme d’assaut, ça c’est un campeur
ça fait plaisir de voir que ce jeu est un succès. je le commencerais en mod « simulation » pour bien être dans l’ambiance. si ce titre dure 12h comme il est dit dans le test c’est une bonne chose.en plus les mods multijoueur en coop seront super. vivement sa sortie !:-P
ps: tu as tout à fais raison chaosnight.
Chaosnight > +1 !
je vois pas pourquoi le testeur dit que c’est un jeu en hommage aux campeurs ?! dans sniper élite , rien que dans la démo il y a pleins de positions pour se planquer et abattre des ennemis en se déplaçant souvent etc.
Chaos, un campeur est quelqu’un qui reste sur place planqué pour aligner les ennemis, peu importe l’arme !
Après, il y a campeurs et campeurs.
C’est une question d’état d’esprit, mais parfois, il n’y a rien de mal à faire griller des knacks tout en jubilant de voir son piège posé très effectif.
je suis content que ce jeu soit enfin à la hauteur des esperances. J’ai bien aimé la démo, surtout en mode « simulation » ou en effet, on ressent vraiment le stress d’un sniper. Je me le prendrai sans hésiter en ce cas. Quant au terme campeur, c’est pour moi non seulement quelqu’un qui reste au même endroit peu importe l’arme mais c’est surtout quelqu’un qui squatte son spot, même si on le fusille, il revient exactement au même endroit, et une fois ces frags réussis, ce naze reste planquer toujours au… Lire la suite »
Bon test pour bon jeu, la démo m’avais plutot plus, je pense me le prendre dés sa sortie en attendant ghost recon 😛
Personnellement j’étais un grand fan du premier volet sur ma bobox, et de voir se titre enfin arrivé sur ma 360 me rend particulièrement joyeux. J’ai fait la démo, et le titre n’a rien perdu de son charme et de son ambiance oppréssante. Pour ma part il est déjà commandé et devrais arriver Samedi à la maison. Pour info il est sur amazon à 44€.
ca me rappel un certain counter strik
« les fameux campeurs » Techniquement un mec au snipe ne campe pas, le rush n’est pas la fonction première du sniper c’est de couvrir ses potes … Un mec qui bouge pas avec une arme d’assaut, ça c’est un campeur
ça fait plaisir de voir que ce jeu est un succès. je le commencerais en mod « simulation » pour bien être dans l’ambiance. si ce titre dure 12h comme il est dit dans le test c’est une bonne chose.en plus les mods multijoueur en coop seront super. vivement sa sortie !:-P
ps: tu as tout à fais raison chaosnight.