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Test – Rainbow Six Vegas 2

Le 27 avril 2008
Le 27 avril 2008

Bouffer du terroriste à tout les étages

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L’autre jour, j’étais en train de faire tranquillement mes courses quand tout d’un coup, une bande de terroristes a pris tout l’hypermarché en otage afin de faire céder le gouvernement pour qu’ils accèdent à leurs exigences.

Bien sûr, j’aurais pu tous les péter en un clin d’œil, mais comme je venais juste de jouer à Rainbow Six Vegas 2 et que j’étais encore dans le bain, je me suis mis à me demander jusqu’à quel point le jeu est criant de vérité.

C’est donc sans aucune hésitation que j’ai troqué mes capacités hors normes contre un arsenal à faire pâlir de jalousie John. Et comme dirait Chuck : “Indien vaut mieux que deux Chihuahua” ou un truc du genre…

C’est pas ma putain de guerre ! (John, pendant ses vacances en Irak)

Et qui dit section anti-terroriste, dit équipement à gogo. C’est ainsi que j’ai profité de la proximité des cabines d’essayages pour me changer et mater les cabines voisines. C’est alors que l’on m’a proposé, entre autres, de changer de visage, de vêtements et d’armures. Il n’y a pas à dire, j’étais devenu quelqu’un d’autre : un vrai caméléon !

Vint ensuite le passage au rayon chasse et pêche. Rien à faire des hameçons ! J’allais pas pêcher à la ligne, mais buter du méchant terroriste. Et pour ça, on a le choix. Mais malheureusement, je n’avais pas ma carte de fidélité A.C.E.S. sur moi, et je fus obligé de me rabattre sur les armes de base après avoir préalablement récupéré une carte toute neuve, me permettant de gagner des points de fidélité : plus j’alignais les méchants de certaines manières, et plus ces points se répartissaient en bonus dans une des 3 catégories A.C.E.S. me permettant de gagner des points d’expériences, ou même des armes plus efficaces. Au programme : FAMAS, SPAS 12, Desert Eagle, C-4, Grenades fumigènes, et bien d’autres. Y’a pas à dire, la fidélité, y’a que ça de vrai ! Certes, ils n’avaient que peu de choix supplémentaire par rapport à l’année précédente, mais l’efficacité et le service étaient au rendez-vous.

J’étais enfin prêt à dégommer du Tango.

Maintenant, ça va chier ! (Jésus, juste après être sorti de son tombeau)

Je me trouvais donc en plein cœur de cet endroit truffé de terroristes et d’otages. Enfin, il n’y avait pas tant d’otages que ça, vu que c’était l’heure de la fermeture. Par contre, du terro, y’en avait par paquets !

C’est ainsi que j’entrepris d’avancer de rayon en rayon pour pacifier les zones et libérer les otages. Et là quelle ne fut pas la surprise : autant, par de nombreux moments, les ennemis pouvaient être stupides, autant à de rares autres, ils pouvaient être trop intelligents, rendant temporairement le challenge bien trop ardu et provoquant quelques crises de nerfs. On a même l’impression que les ennemis ont régressé par rapport aux précédentes séances de shopping, les ramenant à une forme préhistorique de bourrins sans cervelle. Et ce n’est pas le semblant de liberté donnée dans les environnements et dans le parcours qui va changer quoi que ce soit.

Non pas que ce soit vraiment mauvais, mais plutôt parce qu’aucun ennemi n’exploite réellement le terrain, donnant l’impression d’un énorme scriptage. Scriptage qui est encore plus marqué en mode Chasse aux terroristes, qui est limite sans intérêt avec des ennemis qui apparaissent d’on ne sait où, rendant ainsi impossible toute phase d’infiltration, dénaturant ainsi l’essence même de tout cela. Même si ce phénomène est largement moins perceptible en mode scénario, il est quand même présent et agaçant.

Si tu te fais toucher, t’es qu’une merde ! (Steven à ses WC)

Ainsi plus j’avançais, et plus mon expérience au combat montait, me permettant de remplir ma carte de fidélité du magasin et de remporter de nouvelles armes, protections, vêtements et autres camouflages. Mais de toute façon, comme je venais de trouver des alliés qui m’obéissaient au doigt et à l’œil, je ne lésinais pas à leur ordonner de faire les tâches ingrates, comme se mettre à découvert pour jouer les leurres, d’aller chercher les tampons hygiéniques pour ma femme, ou même d’aller faire le rayon des vêtements en solde. De toute façon, ils sont solides ces gaillards et peuvent, si je le souhaite, tirer à vue. Pratique pour avoir ce fichu chandail. Et s’ils se font blesser, y’aura toujours moyen de passer par le rayon pharmacie pour leur mettre un pansement de nounours. Et cela va arriver fréquemment. Mes alliés sont presque aussi stupides que les ennemis, au détail près, qu’ils tirent mieux qu’eux, et curieusement font plus aisément les choses en mode agressif tout seuls comme des grands, me laissant ainsi le loisir d’aller faire le rayon lingerie fine en toute sécurité pendant qu’ils bossent. A défaut d’être tendu comme un string à avancer prudemment, je pourrais en essayer.

Le maniement des armes et de mon équipe n’a pas vraiment bougé depuis ma précédente liste de courses. Seule la capacité de sprint apporte son grain de sel. Et elle servira pour esquiver les balles et se mettre rapidement à couvert. C’est la seule réelle nouveauté du gameplay, mais on peut dire qu’elle apporte vraiment un plus, bien qu’on aurait aimé davatange.

Une noisette, j’la casse entre mes fesses ! (J-C, après Oui-Oui)

On regrettera également que le système d’ordre vocal ne soit pas plus réactif, laissant ainsi un énorme temps de latence entre l’ordre et la réaction des alliés. Et encore faut-il qu’ils aient bien compris l’ordre, ce qui n’est pas forcément évident, même en articulant correctement. Bref, j’ai préféré privilégier la manette, bien plus instinctive et pratique en situation de combat réel. Il faudra les emmener chez l’ORL en rentrant pour vérifier leurs oreilles.

De même que tout le long du scénario, il y aura un je ne sais quoi qui cloche, comme si c’était du papier toilette bas de gamme qui laisse quand même des traces sur le slip. Vous aurez compris, le scénario entier n’est qu’un prétexte mal mis en scène et mal écrit pour buter du terroriste non américain. Certains diront que le scénario n’est qu’un complément au premier opus, d’autres diront que c’est digne d’un élève de CP. Et ils auront bien raison. Tout est fouilli, on ne comprend pas vraiment ce qu’on vient foutre dans tout ce bordel, si ce n’est que c’est pour buter du vilain.

Dans l’absolu, ce n’est pas un mal, mais pour la suite d’un jeu inspiré de romans, c’est réellement du foutage de gueule, tellement la narration est plate. Le premier faisait mieux en tous points.

Plus on est de Fu, Mois y’aura de riz. (Chuck, pendant sa pédicure)

On s’attaque à la partie névralgique du jeu. Si dans le premier Vegas, le mode multi était un ajout à la durée de vie, là il devient le réel atout du jeu, proposant pas moins de 5 modes d’affrontements sur 14 maps au level design plutôt bien étudié. Vous pourrez ainsi vous entretuer, vous entretuer par équipe, maintenir votre leader en vie tout en éliminant celui de l’équipe adverse, activer des satellites, et faire des parties d’attaque et défense (possédant plusieurs déclinaisons en fonction des cartes jouées, comme escorte d’otages, pose de bombes…). Ajoutons à cela la possibilité de faire les modes de jeux à plusieurs contre la console (scénario et chasse aux terroristes), et vous obtiendrez un mode multijoueurs complet.

Vous pourrez également monter vos caractéristiques dans le mode multijoueurs, et de toute façon, c’est là où cela rapporte le plus. Et tout ça, sans réel lag ! (A l’exception d’un mauvais hébergeur de partie, vous n’en croiserez pas souvent, du lag.)

Que dire de plus ? Pas grand-chose en fait. Le jeu au final ressemble trop au premier opus, et en moins bien réalisé, pour réellement se démarquer et justifier son achat. Par contre, si vous n’avez pas touché au premier et/ou que vous kiffez trop les FPS ayant un très grand intérêt en multijoueurs, n’hésitez pas, c’est de la bonne. Par contre, si vous voulez un jeu du genre intéressant en solo, je vous conseille d’aller jouer au premier épisode, ou de sortir faire les courses.

Sur ce, je retourne à mon rayon lingerie fine…

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé…

  • Mettez la galette pour du online, et ça tournera comme en 40 !
  • On peut enfin sprinter un peu !
  • Le système d’A.C.E.S. donnant un léger côté RPG au titre.

On n’a pas aimé…

  • La fin minable du jeu
  • L’IA adverse un peu merdique
  • Trop peu d’ajouts au gameplay

Conclusion du test de Rainbow Six Vegas 2

Résumé
Rainbow Six Vegas 2 est un bon jeu. Pas le jeu de l’année certes, puisqu’il est trop proche de son prédécesseur sans réelle nouveauté. Cependant, il trouvera son public parmi ceux qui ont adoré le premier, et ceux qui n’ont jamais touché au premier. Mais ne vous méprenez pas : Rainbow Six Vegas 2 ne vous emmènera pas au ciel avec son mode scénario. Mais le Nirvana ne sera pas si loin que ça en multi.

L
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Rainbow Six Vegas 2

Développeur : Ubisoft Montréal
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 20/03/2008

commentaire

1 Commentaire
L
le raja
10 juillet 2010 20h38

J’adore ce jeux! Le système d’armements et d’équipements par caisse de ravitaillement au fil des missions est très utile. Le système d’ordres par micro est fun.

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