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Test – Puddle

Test – Puddle
Le 31 janvier 2012
Le 31 janvier 2012

Et glou, et glou

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Remarqué lors de ses précédentes apparitions sur les salons, Puddle, édité par Konami, fait son entrée sur le XLA. Un concept simple, direct, tout à fait adapté au format des jeux téléchargeables.

Et si vous vous posez la question, Puddle, en Français, cela veut dire « flaque » : le jeu est presque résumé dans son titre.

Goutte à goutte

Glisser pour prendre son élan

En peu de temps, après Mercury Hg, voilà le deuxième jeu dont le but est de contrôler du liquide à travers des niveaux plus ou moins tordus. Enfin, plutôt plus que moins, on peut s’en douter. Si dans Mercury Hg la représentation est en 3D et que le décor peut être bougé dans tous les sens, ici ce sera une jolie 2D sur laquelle on pourra agir, en inclinant l’écran à gauche ou à droite, la gravité faisant le reste.

Histoire de ne pas provoquer d’accidents, quand je parle de bouger l’écran, c’est juste en appuyant sur les gâchettes, pas en penchant dangereusement votre belle télé LCD.

A travers huit environnements différents pour une petite cinquantaine de niveaux, il faudra éviter les pièges, les flammes, les trous et autres dangers, en faisant preuve de rapidité ou de précision, voire des deux en même temps. La difficulté augmente assez rapidement, et il devient vite rare de réussir le niveau du premier coup. En d’autres termes, on en prend pour un moment, d’autant plus si on veut décrocher la médaille d’or à chaque fois.

Le gameplay fait quelque part penser à celui du classique Trials HD, si ce n’est que c’est l’écran sur lequel on agit, et non pas un véhicule : extrêmement simple, mais redoutablement précis et laissant la place à de nombreuses possibilités, avec la gravité comme acteur majeur du jeu.

Itinéraire d’une flaque

Un niveau très original

Si les premiers niveaux sont un peu tristounets, les suivants offrent des environnements originaux et franchement jolis. Mention spéciale pour le passage où on dirige un liquide dans un corps humain vu en rayons X, en évitant les retours gastriques !

C’est toute la réalisation qui est très soignée, avec des musiques zen, et surtout une physique des liquides absolument parfaite. Et oui, des liquides, car ce n’est pas seulement de l’eau qu’on va devoir guider. Le liquide vert accroche à certaines parois, la nitroglycérine doit évoluer sans heurts, et la lave durcit quand elle est éloignée d’une source de chaleur.

L’équilibre entre les environnements est bien étudié (avec une cinématique entre chaque servant de lien entre eux), tout comme le level design, puisque de petites nouveautés ou changements s’invitent à chaque fois que la lassitude risque de s’installer.

On regrettera juste que le jeu n’utilise pas Kinect, qui se serait prêté à merveille à un titre avec ce type de maniabilité.

Ce Puddle n’aurait donc pas de défauts ? Nous allons voir qu’il a surtout une grosse limite.

Pour nerfs d’acier

Sa limite se trouve dans sa difficulté. Puddle est dur. Très dur. Trop dur pour beaucoup.

Ca chauffe !

Le gameplay étant sans accroc, on ne pourra jamais accuser le jeu après un échec : si on échoue, ce sera entièrement de notre faute. La difficulté augmente graduellement, et à partir de la moitié du jeu, chaque niveau devient un défi, un véritable challenge qui motivera les plus acharnés, mais qui risque de décourager bien des joueurs. Il y a bien deux jokers pour passer au niveau suivant (appelés « Ouin-ouin », ce qui est plutôt drôle !), mais comme chaque nouveau niveau est plus difficile que le précédent, ce n’est que reculer pour mieux sauter (ou plutôt pour mieux couler).

Aucun check point pour valider les efforts faits, c’est à la dure qu’on progresse, en apprenant des nombreux échecs qui parsèment la progression. L’apprentissage par l’échec est un classique, mais peut être frustrant, surtout que le seul vrai défaut technique du jeu se trouve dans les temps de chargement des niveaux. Ils ne sont pas catastrophiques en soi, mais comme le niveau se recharge à chaque essai, cette attente devient assez pénible, pour rester gentil, quand on en est au douzième essai. Je n’exagère pas, quand on avance dans le jeu, devoir essayer plus de douze fois n’a rien d’extraordinaire pour franchir un niveau.

La difficulté est recherchée par certains joueurs, et Puddle offre un véritable challenge, pas de doute là-dessus, mais en perdant dans le même temps en accessibilité pour la majorité. Il y avait sans doute un équilibre à trouver pour que l’expérience de jeu ne transforme pas le challenge en une épreuve. Il aurait par exemple été tout à fait possible de laisser un choix du niveau de difficulté pour donner satisfaction à tous.

Ce n’est pas forcément un défaut, mais cela mérite d’être souligné, car autant cette difficulté attirera des joueurs, autant elle en rebutera d’autres.

Le Bilan

On a aimé 

  • Belle réalisation d’ensemble
  • Pas mal d’idées
  • Un concept bien exploité
  • Du challenge
  • Trop dur
  • Les chargements
  • Pas de Kinect qui pourtant aurait été adapté au jeu

Conclusion du test de Puddle

Une boisson pour les durs
{{Fondamentalement, Puddle ne mérite que des éloges. La réalisation est excellente, le gameplay parfait, et le concept est bon, bien servi par de nombreuses bonnes idées. Sa limite sera considérée comme une qualité par certains : la difficulté du jeu, intransigeant et demandant une précision redoutable, rebutera ceux qui attendent avant tout d’un jeu XLA du fun immédiat sans prise de tête. Ceux-là laisseront tomber au bout d’une vingtaine de niveaux, ne s’amusant plus. Pour les amateurs de challenge, par contre, ce sera un vrai bonheur que d’affronter le jeu pour tenter d’en voir le bout.

Un jeu de niche, excellent pour la cible qu’il vise, mais laissant de côté les petits joueurs.}}

L
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Puddle

Développeur : NC
Éditeur : Konami
Date de sortie : 25/01/2012

commentaire

1 Commentaire
R
Raster
31 janvier 2012 18h05

… Il est des nÔôôtres, mais il n’a pas l’coup d’coeur comme les aÛûûtres !!!

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