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Test PC – The Next Big Thing

Test PC – The Next Big Thing
Le 30 avril 2011
Le 30 avril 2011

Bon, tu pointes ou tu cliques ?

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A notre époque, et ce malgré l’éclosion des jeux dits « arcade » et/ou indépendants qui remettent au goût du jour des styles de jeux qui avaient disparu des grosses productions, il y a bien un genre qui reste malgré tout plutôt oublié et un tant soit peu délaissé après avoir connu une heure de gloire dans les années 90 : le point’n click. Bien qu’ayant un peu perdu cette dénomination pour le simple terme de « jeu d’aventure », peu nombreux sont ceux qui voient le jour, et encore moins nombreux ceux qui se vendent bien ; citons par exemple les Sam & Max, Tales of Monkey Island et la trilogie Runaway. Le recul du marché des jeux PC en serait-il la cause ? Ou bien faut-il plus se pencher du côté de l’explosion des jeux proposant du multijoueurs en ligne ? On assiste pourtant à un léger retour du genre sur les consoles qui proposent une interaction proche de la souris comme la Wii ou la DS, sans pour autant égaler les licences sus-citées.

Péndulo, te quiero mucho

Pour Dan, les aventures ça creuse

Bref, arrêtons de gamberger et regardons plus en détail le dernier né des jeux d’aventures avec un grand A mais aussi un grand S. Non, parce que les aventures des gars de chez Péndulo ça les connaît. Hein ? Quoi ? Comment ça vous ne connaissez pas Péndulo Studios ? Bon il semblerait qu’il faille revoir votre éducation en matière de jeu d’aventure. Sachez donc que cette petite boîte a créé 6 jeux depuis 1994 et que c’est leur troisième jeu, Runaway : A Road Adventure qui les a fait connaître au grand public. Vite devenu une référence du genre, que ça soit dans le principe du « pointer et cliquer » que dans l’humour efficace en passant par un doublage de très grande qualité, cette série connaîtra 2 suites, Runaway 2: The Dream of the Turtle en 2006 et Runaway 3: A Twist of Fate en 2009. Et vous voulez connaître la meilleure ? Péndulo n’est ni une boîte japonaise, ni américaine… mais espagnole. Est-ce la raison pour que leur excellent humour fasse mouche ? Grande question. En tout cas il est clairement établi que le succès de la série doit beaucoup aux doublages d’une qualité sans faille et bénéficiant d’un travail d’adaptation hors pair où il est très fréquent d’entendre des références à des personnages ou œuvres françaises. Tout est tellement bien intégré que l’on en vient à se demander si les créateurs du jeu ne sont pas français, preuve en est que le niveau d’adaptation est très poussé. Et c’est principalement pour ça qu’il y a de grandes chances que vous rigoliez tout seul devant votre écran, avouez que c’est tout de même assez rare dans les jeux actuels.

Little BIG Adventures

Dégainez pas l'insecticide, c'est normal.

Après cet interlude historique, revenons à nos moutons. Enfin… plutôt à nos monstres. Oui, car là où la série des Runaway se basait dans un monde plus ou moins identique au nôtre (si on fait exception des extraterrestres… oui, c’est une longue histoire), celle de The Next BIG Thing se situe dans une sorte de monde parallèle où les monstres existent vraiment. Là où ça devient génial (ou tordu au choix), c’est que ces monstres ne se planquent pas sous votre lit ou dans votre penderie, mais font du cinéma. Du cinéma d’horreur plus précisément (ça tombe sous le sens). Plus besoin donc de maquillages ou d’effets spéciaux, ce sont de vrais monstres qui font le show et dans ce domaine, c’est le studio de la MKO qui règne en maître incontesté.

Ne vous fiez pas à son air à la Allaire.

Comme si nous coller des monstres qui font des fims ne suffisait pas, Péndulo a décidé de nous mettre dans les mains deux personnages des plus mmm… originaux. A ma gauche nous avons donc Liz Allaire, qui a l’air – c’est le cas de le dire- complètement dingue. Mais pas juste originale, non non carrément barrée dans sa tête blonde. Elle n’a pas volé son surnom de « Lizinzin » et vous pourrez vous en rendre compte dès le début de l’aventure. Phrases hors-contexte, propos incompréhensibles et quiproquos à la pelle forment son quotidien de journaliste au Quill. A ma droite, on retrouve Dan « Pauvre Type » Murray, beau gosse ténébreux à la mâchoire carrée et au buste taillé en V. Les bons côtés s’arrêtent là parce que Dan, c’est un irascible séducteur prétentieux qui se fout à peu près de tout, sauf évidemment de lui-même et du sport. Ce qui tombe plutôt bien pour lui puisqu’il est, ou plutôt était, journaliste sportif. Était, car un événement inconnu lui a fait perdre sa place pour devenir le collègue de Liz Allaire, ce qui évidemment ne l’enchante guère puisqu’il se retrouve à faire des articles mondains à propos du cinéma d’horreur, chose qu’il a… en horreur (aussi bien le cinéma que sa collègue). Et c’est donc lors de la remise des « Poulets d’or » qui récompense le meilleur du cinéma d’épouvante que débute l’aventure ; Big Albert le cerveau de prix Nobel dans un corps recomposé de bodybuilder (je vous avais prévenu) s’introduit par effraction dans le bureau de FitzRandolph, grand manitou de la MKO. Mais pour quelle raison ? C’est ce que veut savoir Liz Allaire, envers et contre tout, ce qui va emmener nos deux héros dans une histoire rocambolesque collant parfaitement à l’ambiance monstres de foire, et ce à travers toute une gamme de décors tous plus beaux les uns que les autres.

Peint à la main

Une pyramide égyptienne. Avec sa vraie momie nympho.

C’est la première chose qui nous vient à l’esprit quand on regarde les somptueux décors de TNBT. Grâce aux angles de caméra fixe, les artistes de Péndulo ont pu s’y donner à cœur joie pour réaliser des décors de toute beauté, avec des couleurs profondes, entières, lumineuses… qui permettent aux décors d’être vivants alors qu’ils sont dans 90% des cas fixes ou presque. Les personnages ne sont pas en reste et sont aussi particulièrement soignés. On sent à ce sujet le bond en avant de Péndulo au niveau de leur modélisation, puisqu’ils s’intègrent parfaitement au décor alors que ce n’était pas forcément le cas dans leurs précédentes réalisations.

Un des premiers et superbes décors du jeu.

Par contre, certains déplacements des personnages donnent toujours cette impression de « moonwalk », particulièrement quand il s’agit de se déplacer en diagonale, mais cela est inhérent au déplacement d’un personnage 2D dans un environnement en volume. Mis à part ce détail, il n’y absolument rien à lui reprocher question technique et on se situe très loin des considérations habituelles sur PC de configuration minimale ou maximale pour y jouer. Il y a peu à craindre de côté là en effet, et vous pourrez sans mal faire tourner le jeu dans votre résolution native même si vous ne possédez pas un PC jacky tuning.

Souvent prises à défaut dans ce genre de jeu, les animations des personnages ne posent ici pas de véritables problèmes et s’enchaînent de manière fluide ; récupération d’objets, interactions avec le décor ou d’autres personnages, tout se fait de manière naturelle, appuyé par des cut-scenes dont le dynamisme se rapproche plus du film d’animation que du jeu vidéo, un bon point.

Fêlure de neurone

Intense réflexion d'une blonde

Soyons clairs : The Next BIG Thing n’est pas un jeu à jouer en dilettante après une journée de travail harassante, au risque de vous faire un claquage de neurone (ce qui n’est je vous le rappelle pas pris en charge par la sécurité sociale). Certaines énigmes s’enchaînent facilement et leur résolution nécessite juste de la logique, d’autres par contre sont particulièrement retorses et fourbes et vicieuse et… enfin vous voyez le tableau.

Il sera donc souvent nécessaire de tester toutes les combinaisons possibles d’objets en votre possession dans l’inventaire, aussi bien entre eux qu’avec les éléments du décor avec lesquels vous pouvez interagir (ce qui fait parfois beaucoup de combinaisons possibles). Il sera également très utile de bien écouter les réactions des personnages lorsque l’on étudie des objets ou le décor, certains indices pouvant aider à résoudre les énigmes s’y cachant ($& »!®† d’extincteur).

Il est cependant dommage que certaines énigmes ne puissent être résolue que par le hasard total ou parce que vous auriez eu soudain un éclair d’illogisme. Ou alors parce que, juste pour le délire, vous aurez essayé d’associer deux objets ensemble qui n’ont rien à voir et qui pourtant marcheront ($& »!®† d’extincteur bis). Pour vous aider, vous aurez droit à 3 niveaux de difficulté à choisir au début du jeu (il n’est pas possible d’en changer ensuite). Le premier vous permet de mettre en surbrillance via un bouton du menu pop-up toutes les zones du décor avec lesquelles vous pouvez interargir. La seconde, toujours via le menu pop-up, vous donne des indices vous aidant à résoudre les énigmes. Le second niveau de difficulté ne propose que la première aide, et évidemment le dernier n’en donne aucune (on appelle aussi ça la difficulté masochiste).

Étant donné que la replay value d’un point’n click est très faible (mis à part les aides, il n’y a aucune différence entre les niveaux de difficulté), le choix est à faire en connaissance de cause. Trop de facilité permet de terminer très facilement le jeu mais très rapidement, et trop de difficulté aurait tendance à décourager. Sachez tout de même que les aides ne sont pas automatiques et qu’il est également possible de terminer le jeu en « facile » sans pour autant les utiliser. Il est donc assez difficile d’estimer la durée de vie du jeu, et tout dépendra de votre aptitude à résoudre plus ou moins vite les nombreuses énigmes qui s’offriront à vous (même si vous n’en voulez pas). Ne vous attendez tout de même pas à y jouer 10h, à moins de bloquer sur toutes les énigmes…

Le Bilan

On a aimé 

  • Un oasis dans le désert du genre
  • Artistiquement irréprochable
  • Localisation française excellente…
  • … en résulte un humour à toute épreuve
  • Quelques énigmes vraiment tordues et retorses…
  • … qui en côtoient d’autres vraiment trop simples
  • Attendre le prochain jeu de Péndulo

Conclusion du test de The Next Big Thing

Un trip monstrueusement bon
The Next Big Thing fait un peu partie de ces ovnis vidéoludiques qui arrivent une fois de temps en temps, sortant un peu de nulle part et qui nous collent une grosse claque. Prouvant une nouvelle fois qu’une VF de qualité n’est pas impossible et qu’elle contribue grandement au plaisir de jouer, le jeu nous offre une histoire originale, un bon bol d’air frais et rigolo au milieu de beaucoup de jeux qui se prennent au sérieux. Et cela fait beaucoup de bien. Avec une démo disponible, vous n’avez aucune raison de ne pas tenter cette superbe aventure !

L
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The Next Big Thing

Développeur : Péndulo Studios
Éditeur : Focus
Date de sortie : 07/04/2011

commentaires

3 Commentaires
B
Membre
Billou
30 avril 2011 4h51

Soupe aux légumes !

S
spydercochon
30 avril 2011 10h18

Merci pour ce test, ça m’a rappelé qu’on me l’a prêté et qu’il traîne dans la voiture, vais m’y mettre maintenant, le test donne bien envie ^^

D
Delauny
5 mai 2011 14h57

Digne successeur de Runaway même si plus simple dans l’ensemble.

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