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Test – Omerta City of Gangsters

Test – Omerta City of Gangsters
Le 26 février 2013
Le 26 février 2013

On va se les faire boss

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Omerta City of Gangsters est un jeu de gestion/stratégie sur fond de prohibition en pleine Amérique des années 20, dans la fameuse ville d’Atlantic City. Le titre vous propose d’incarner un jeune immigré sicilien, qui rêve de s’offrir une vie meilleure, quitte à pour cela participer à toute sorte de trafics et autres actions illégales, histoire de gravir les échelons de la mafia locale. Aidé par plusieurs membres de gang, votre héros devra maintenir l’ordre et la paix à l’aide de constructions qui influenceront votre niveau de peur ou de respect dans la ville, tout en gardant à l’esprit qu’il faudra parfois se salir les mains et participer à des affrontements au tour par tour. Les studios Kalypso et Haemimont, habitués aux jeux du genre, nous proposent ici un titre qui ne pourra laisser de marbre les amateurs de scénarios mafieux et qui séduira inévitablement les amoureux du genre.

J’ai besoin d’un verre

La carte, vue de haut, pour le côté gestion du titre

Au lancement d’une nouvelle partie, après avoir choisi le portrait de votre personnage vous devrez répondre à quelques questions censées éclaircir un peu la jeunesse de ce dernier. A vrai dire, chaque réponse ajoute et enlève différents points de compétence, à la manière d’un RPG, l’idée étant toujours de trouver le meilleur équilibre pour votre personnage en fonction de votre style de jeu. On pourrait regretter de ne pas avoir une brève introduction sur ces différentes compétences avant de les choisir, ou au moins avoir une idée de leur impact dans les combats du jeu. Mais ce n’est qu’un moindre mal car vous serez guidé au début de l’aventure pas à pas, survolant à peu près tous les cas de figure possibles dès les premières missions. Attention d’ailleurs à ne pas vouloir brûler les étapes car il ne s’agit pas ici que d’un simple jeu de stratégie : lors d’un affrontement direct contre les forces de l’ordre par exemple, si vos personnages sont trop faibles, la partie se finit automatiquement ! Gare donc à bien suivre les instructions et le déroulement des missions,

avant de vouloir voler de vos propres ailes…

Le scénario ne suit pas d’ordre précis : vous aurez parfois le choix entre plusieurs missions et cela n’influera jamais sur le déroulement de votre aventure. Vous pourrez consulter un bref aperçu pour chacune d’entre elles, avec surtout les bonus à acquérir au cours de celles-ci, comme des membres à débloquer pour votre gang ou un niveau supplémentaire à gagner.

Comme dans tout bon jeu de stratégie, la ville est vue de haut, avec une caméra rotative à 360° et bien sûr un zoom qui permettra d’apprécier le niveau de détail de ces villes très bien représentées, avec les passants et surtout un bon nombre de voitures d’époque. Il est d’ailleurs dommage qu’un zoom minimum s’impose pour effectuer plusieurs actions à la fois sur la carte. Elles proposent également un cycle jour/nuit des plus réussis, notamment lorsqu’une ville s’illumine au coucher du soleil. La météo est également là pour apporter une dynamique supplémentaire et offre entre autres, de temps en temps, de tristes journées de pluie… idéales pour effectuer quelques petits boulots.

Tout cela vous sera très rapidement expliqué au début du jeu mais il faudra dans un premier temps récolter des informations pour découvrir les lieux où vous pourrez mener vos petites affaires, auprès d’un indic par exemple ou bien d’un barman auquel il faudra payer quelques bières avant de pouvoir lui délier la langue…

La prise en main du titre n’est pas réellement intuitive et il faudra bien un petit temps d’adaptation mais étrangement (et on ne va pas s’en plaindre) elle rentre très vite en tête et se trouve au final assez agréable même si en allant un peu vite, on risque toujours de s’emmêler les pinceaux.

J’ai besoin d’un flingue

La partie gestion repose sur trois types de bâtiments : en plus de votre repaire, il faudra compter sur les locaux commerciaux, fournis par vos différents locaux ajoutés aux terrains constructibles qui permettent de générer de l’argent blanchi.

Il faudra parfois agir en conséquence pour sortir vos alliés de prison

Les locaux commerciaux proposent plusieurs types d’entreprises permettant de récolter de l’argent sale, il peut s’agir de bars clandestins vendant bière ou alcool, ou encore de preneurs de paris, qui génèrent de l’argent avec le temps. Grâce aux locaux, vous pourrez choisir de construire des bâtiments qui pourront fournir vos petites entreprises, comme la distillerie qui produira son propre alcool ou bien la contrebande, qui importe chaque jour des ressources parmi les trois possibles, bière, alcool ou armes à feu. Enfin les terrains, qui avec de l’argent blanchi permettent d’ériger des édifices plus imposants comme des hôtels ou des casinos, si chers à la ville d’Atlantic City et aux réseaux mafieux.

A ce stade, il convient de faire le point sur les données de jeu : vous avez trois types de ressources à gérer, en plus de votre trésorerie qui se divise en deux, les $ pour l’argent sale et les $$ pour l’argent blanchi, et chacun a son utilité propre. L’écran situé en haut à droite permet de toujours garder un œil sur vos comptes et s’insère parfaitement à la carte, si bien qu’il est facile de gérer cette petite ville. Attention à veiller également sur votre niveau de tension, symbolisé par des étoiles. La tension s’accumule en fonction des jours qui passent, en fonction de vos agissements, et augmente plus ou moins, souvent aussi en fonction de la mission en cours. Au bout de cinq étoiles, une enquête de police sera menée à votre encontre et plusieurs moyens s’offriront à vous pour vous y soustraire. Les pots de vins sont bien sûr de la partie mais vous faire bien voir par un personnage politique aura tout autant son intérêt… Certains édifices comme les banques ou les postes de police proposent des missions qui, en cas de succès, peuvent rapporter gros, mais qui restent facultatives si votre technique est assez bonne pour ne jamais sombrer à ce point dans le besoin.

Observez bien les couvertures que proposent le terrain

Il sera en plus possible d’effectuer des petits boulots pour des proches, des actions non disponibles sur la carte directement et qui vous permettront d’écouler un stock trop important ou à l’inverse, de ravitailler vos hommes en armes à feu par exemple, afin d’attaquer un commerçant pour le faire fuir et récupérer ses locaux, une idée parmi tant d’autres.

J’ai besoin d’un docteur

Certaines situations ou moments clés de l’histoire déclencheront un affrontement au tour par tour, où vous pourrez diriger vos propres personnages contre des ennemis inhérents à l’histoire. C’est pour ce qui concerne ces missions particulières que l’on peut donner un aspect RPG au titre, car il faudra vous constituer la meilleure équipe parmi vos membres de gang disponibles pour participer à ces défis. Chaque personnage a plusieurs points pour différentes compétences, qui peuvent influer sur le statut de celui-ci. A sa disposition, des points de mouvement (PM), qui permettent au personnage de se déplacer, et des points d’action (PA), qui permettent d’attaquer l’ennemi. Chacun de vos équipiers possède sa propre liste de coups, en fonction de ses attributs, et vous devrez donc les choisir avec parcimonie ou bien le combat se soldera par un échec et vous repartirez avec vos membres blessés, voire directement en prison…

Allier les poings et les flingues pourra s’avérer une bonne stratégie mais c’est finalement « l’expérience du terrain » qui permettra de se faire aux commandes particulières de ces missions, où chaque personnage joue au tour par tour dans un ordre défini affiché en haut de l’écran. La touche RB, qui met fin au tour, aurait plus judicieusement été placée ailleurs, plus loin, genre la touche X. Mais la patience est l’apanage de tout joueur habitué aux jeux de stratégie, alors on va passer l’éponge, pour cette fois…

Votre repaire amélioré permet de nouvelles constructions

Le plus triste finalement, c’est qu’une fois toutes les commandes enregistrées, une fois que l’on ressent une réelle aisance à jouer à Omerta, on se lasse de faire toujours la même chose car il n’y a somme toute que très peu d’actions disponibles !! Une fois le titre en main (et cela vient relativement vite) on s’étonne de ne pouvoir accélérer le temps, tout simplement. On reste devant l’écran, à attendre, et l’on se met à contempler les petits bugs, glissés par-ci, par-là, ce qui devient presqu’énervant à la longue. Même la musique s’y met de temps en temps, en prenant l’air « disque rayé », c’est dire ! Le bug le plus énervant restera ce bug de positionnement, qui rend votre curseur assez imprécis et qui fait surtout sentir qu’avec une manette, ce n’est pas la même précision qu’une souris et on aurait aimé que des personnes plus qualifiées y pensent avant nous, oui oui…

Le Bilan

On a aimé 

  • L’univers de la mafia
  • La bande sonore, les voix
  • La dynamique des villes
  • Les chargements sont longs
  • Quelques bugs énervants
  • La répétitivité qui s’installe très vite
  • Rester bloqué, à attendre…

Conclusion du test de Omerta City of Gangsters

Mafia blues
Omerta City of Gangster est un jeu de gestion très complet, qui parvient même à inclure un aspect RPG qui apporte une diversité au titre, en proposant quelques missions d’affrontements vraiment réussies. L’univers de la mafia est porté avec brio par une musique et un décor qui transporteront les amateurs du genre, grâce aussi à un scénario cohérent prétexte à effectuer de nombreuses missions. La difficulté relative d’Omerta rend le titre abordable mais les nombreux petits bugs disséminés un peu partout et les chargements nombreux et très longs viendront à bout des joueurs simplement curieux.

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Omerta City of Gangsters

Développeur : Haemimont Games
Éditeur : Kalypso Media
Date de sortie : 31/01/2013

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