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Test – Kane & Lynch : Dead Men

Le 12 décembre 2007
Le 12 décembre 2007

Un background intéréssant mais…

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Avec ses personnages charismatiques, des séquences de jeu intéressantes et un mode multijoueur qui sort de l’ordinaire, Kane & Lynch : Dead Men dispose d’atouts non négligeables pour être sous les feux des projecteurs. Quand on sait en plus que Io Interactive est aux commandes et que ce studio est responsable de la série des Hitman, il y avait de quoi être curieux et suivre le titre d’Eidos avec intérêt. Voyons donc si tout cela a été mérité ou non.

Un jeu mature

Kane & Lynch : Dead Men n’est pas vraiment un jeu à placer entre toutes les mains, et on s’en rend bien compte dès les premières minutes du jeu. Les deux principaux personnages, Kane et Lynch se retrouvent à bord d’un fourgon qui les amène vers une mort certaine mais un accident préparé surviendra et ils pourront ainsi s’enfuir. Très vite, on apprend que Kane, membre du clan des 7 avant qu’il n’aille en prison, ne pourra pas s’en sortir aussi facilement et qu’il devra retrouver une somme d’argent pour se racheter et sauver sa femme et sa fille, toutes deux prises en otage. Accompagné de Lynch, un dangereux psychopathe, Kane devra tout faire pour trouver ce qu’on lui demande et retrouver sa famille.

Après leur petit accident, Kane et Lynch devront commencer par se connaître mutuellement. Puisqu’on joue Kane dans le mode solo (il est possible d’incarner Lynch dans le mode coopératif), on découvre alors un Lynch complètement barré, qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge quand bon lui semble et bien vulgaire comme il faut. Ce dernier point fait d’ailleurs partie intégrante du jeu, et si le nombre de gros mots énoncés est parfois un peu élevé, il faut avouer que les dialogues entre les deux personnages s’écoutent avec plaisir. Tout au long de leur périple, les deux compères seront exposés à des situations plutôt variées, ce qui compensera un peu la faible durée de vie du jeu puisque le titre d’Io Interactive se terminera en effet sans problème en une bonne demi-douzaine d’heures.

On voit du pays

De Tokyo à la jungle d’Amérique Latine en passant par une prison américaine ou encore une descente en rappel du haut d’un building, le jeu se veut varié et c’est avec plaisir qu’on suit l’aventure des deux protagonistes à travers la quinzaine de chapitres qu’il propose. Certains passages seront certes plus corsés que d’autres mais en règle générale, les grosses fusillades suffiront pour avancer comme il faut dans l’histoire jusqu’à son dénouement. En ce qui concerne le gameplay, Kane & Lynch : Dead Men ne fait pas vraiment dans l’originalité. Nous avons affaire à un TPS, autrement dit un jeu de tir à la troisième personne. A l’instar d’un Gears of War, il est possible de se mettre à couvert derrière presque tous les éléments du décor (mur, voiture, bloc de béton etc) mais cette fonctionnalité se révèlera vite approximative. Même à couvert, les ennemis arrivent parfois à vous toucher et lorsque vous visez tout en étant caché, il ne sera pas rare de trouver l’angle de visée trop étroit. Le mieux à faire est donc de rester derrière un mur mais de ne pas s’y coller. Il suffira ensuite de se déplacer rapidement et de viser précisément en zoomant avec la vue par dessus l’épaule.

L’une des forces du jeu réside sans aucun doute dans ses phases de fusillades. Nombreuses et souvent pas mauvaises puisque bénéficiant d’un level-design étudié et d’une mise en scène généralement à la hauteur, elles sont plutôt intéressantes à vivre. Le joueur tombe rarement dans la lassitude et certains gunfights sont vraiment plaisants. Je pense par exemple au passage dans la boîte de nuit surchargée où Kane et Lynch sont chargés de retrouver une fille à l’étage. La musique colle parfaitement à l’endroit, la foule est présente, même si les visages se ressemblent, et l’ambiance est là. Il est en revanche dommage d’avoir à refaire le niveau une deuxième fois par la suite, lorsque la boîte sera vidée de ses convives.

Des défauts un peu trop évidents

Mis en scène à la manière d’un polar, Kane & Lynch : Dead Men aurait pu tout de même en proposer davantage. Le jeu n’apporte rien de bien nouveau au genre et même si la diversité est au rendez-vous, le joueur a quand même l’impression d’être dirigé tout au long de l’histoire. Si certains environnements sont assez grands, il ne sera malgré tout pas possible de s’écarter de beaucoup du chemin prédéfini. Vous aurez souvent un objectif à atteindre, puis un suivant et ainsi de suite. Il faudra le plus souvent éradiquer les adversaires présents sur l’aire de combat et passer à la suivante. Au rayon des déceptions, il faut aussi souligner l’intelligence artificielle des ennemis qui est loin d’être à la hauteur. Il m’est arrivé plusieurs fois de contourner un groupe de mercenaires pour les prendre par surprise et de me retrouver à côté d’eux sans qu’ils ne bougent. Aussi, ils se contenteront la plupart du temps de rester cacher derrière le décor et de tirer dans votre direction de temps à autre. Vos coéquipiers, eux, sont en règle générale un peu plus stratégiques et vous n’aurez pas vraiment à vous soucier d’eux. Ils se planquent dans les coins tout en tirant sur les ennemis et n’hésitent pas à vous parler lorsque c’est nécessaire. A noter qu’ils peuvent, comme vous, se faire toucher gravement. Il faudra dans ce cas leur venir en aide pour les réanimer puisque leur mort sera souvent synonyme d’échec de la mission. Dans ce cas, vous reviendrez au point de sauvegarde précédent. Ce système de secours est également possible pour vous, si vous êtes à terre, vos coéquipiers n’hésiteront pas à courir vers vous pour vous injecter le précieux liquide et vous remettre d’aplomb. Attention toutefois, vous pourrez mourir d’overdose si l’action se répète un peu trop.

Dernier point négatif qui saute aux yeux dès les premières minutes de jeu, Kane & Lynch ne bénéficie pas vraiment d’une réalisation à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre sur la console. Si certaines scènes sont plaisantes (la boîte de nuit, le rappel sur le building ou encore les poursuites en véhicules), la réalisation globale tient tout juste la route. Les décors sont ternes, parfois un peu trop vides et pas assez détaillés. Je pense surtout aux textures très pauvres parfois, même si les personnages principaux sont eux, plutôt réussis.

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé…

  • L’histoire pas trop mauvaise
  • L’ambiance
  • Quelques phases de jeu sympas

On n’a pas aimé…

  • Trop classique
  • La réalisation pas toujours au top

Conclusion du test de Kane & Lynch : Dead Men

Classique
Classique, c’est le mot qui pourrait résumer Kane & Lynch. Un gameplay vu et revu, une réalisation qui laisse clairement à désirer, heureusement que les fusillades sont sympas et que l’histoire n’est pas vraiment mauvaise.

L
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Kane & Lynch : Dead Men

Développeur : Io Interactive
Éditeur : Eidos
Date de sortie : 23/11/2007

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