Test – Hitman Absolution

Y a un type qui monte, un type du genre sérieux
Boosté par le nouveau moteur de jeu Glacier 2 capable de gérer plus de 1000 figurants à l’écran, ce nouveau Hitman jouit évidemment des meilleurs atouts pour conquérir le cœur de nombreux joueurs. Mais un autre défi s’impose pour le cinquième épisode de la série, celui de renouer avec les codes traditionnels de la licence, en deux mots : sa grande difficulté. Car de nombreux fans ont eu à redire avec les épisodes précédents mais soyez sûrs que cette fois, on ne les entendra plus, occupés qu’ils seront à toujours vouloir viser la perfection dans chacune des enivrantes missions du jeu.
Have you seen this man ?

Absolution est un mot qui résume assez bien la trame principale de l’histoire sans trop en dire non plus. Il faut comprendre que notre agent 47 va cette fois tout mettre en œuvre pour s’assurer de rester fidèle au dernier vœu d’une condamnée, quitte à ne plus distinguer alliés et ennemis (on ne vous en dira guère plus).
Ce scénario couvre 20 missions de plus ou moins une heure en fonction de votre style de jeu, au cours desquelles vous serez amené à traverser des environnements et décors toujours différents, qu’ils soient en extérieur ou en intérieur, des sous-sols aux toits d’immeubles : le cadre change régulièrement d’une mission à l’autre et ce n’est pas pour déplaire aux joueurs que nous sommes. Accomplir son objectif n’a jamais été aussi agréable, tant il y a de manières de l’appréhender. Les niveaux sont vastes et vivants : de nombreux objets et armes uniques sont cachés dans les recoins de la carte, certains éléments interactifs constituent des sortes d’énigmes sous forme de puzzle qui seront à résoudre et qui vous permettront à coup sûr d’avancer dans votre mission ou de débloquer certaines scènes. Ces différentes scènes, constituent le côté « vivant » du jeu. Chaque personnage à ses propres occupations, pour résumer la chose, mais leurs nombreuses performances participent à un cadre construit et cohérent, toujours renouvelé d’un univers à un autre, qui permet à notre personnage de s’enquérir du moindre fait et geste de chacun, pouvant ainsi déterminer un plan d’action à partir de n’importe quel événement du jeu, même anecdotique. Une simple diversion peut être faite en trafiquant la boite de fusibles par exemple.
Par ailleurs, le fait de pouvoir accomplir son objectif sur plusieurs étages implique différentes manières d’aborder ces niveaux et d’imposer votre technique au cours de ceux-ci, en passant soit par des fenêtres, plus simplement par les escaliers, ou plus subtilement par les grilles de ventilation…

La difficulté réelle du titre n’est pas tant d’enchaîner ses actions de tueur froid et efficace mais plus simplement de ne jamais se faire prendre ou démasquer en flagrant délit. Il est tout à fait possible de continuer votre mission une fois découvert, il faut seulement se faire oublier le temps de se parer d’un nouveau déguisement. Le réel souci se posera sur votre score, qui diminue bien plus vite lorsque vous bâclez votre travail qu’il n’augmente pour chacune de vos minutieuses actions. L’idée pour obtenir un bon score est de le laisser tendre vers le zéro. Un exemple, éliminer une cible collatérale vous fait perdre des points. Si vous faites vos affaires en silence, vous gagnez des points, et dissimuler le corps vous rapporte les derniers qu’il vous manque pour repasser à zéro. Assassiner un civil pourra parfois vous permettre d’établir de nouvelles stratégies mais n’espérez pas vous rattraper après un tel acte : dans ce cas de figure vous perdez trois fois plus de points que vous n’arriverez à en récupérer. Ratisser de fond en comble les différents niveaux vous permettra aussi d’augmenter votre score, en mettant la main sur de nombreux élément cachés du jeu.
Ni femmes, ni enfants
Pour mener à bien tous vos assassinats, l’instinct pourra vous servir, non pas au sens propre mais plutôt comme une aide de jeu. Activer l’instinct vous dévoilera de nombreux indices, comme les objets interactifs ou cibles à éliminer, et leur chemin de patrouille vous sera même dévoilé.Combiné au système d’instinct, vous pourrez également essayer la fonction de tir réflexe, qui permet d’éliminer rapidement et efficacement tout un groupe d’ennemis de façon spectaculaire. L’utilisation de l’instinct est conçue pour ne jamais vous couper de l’action, il en va de même pour toutes les actions possibles du jeu, mises en avant par de nombreuses touches contextuelles.
Finalement, peu de mouvements sont possibles mais cela nous permet bien évidemment de rester concentré sur notre environnement qui prend une part très importante ici. Les différents personnages évoluant sur chaque niveau vous permettront de récolter des indices sur l’attitude de leur chef qu’il faudra éliminer par exemple, ou du moins permettent de plus facilement appréhender le contexte dans lequel on évolue.On peut tirer d’importantes informations d’une conversation même très banale. Ces personnages, histoire de soulever un aspect négatif du jeu, ne se comportent malheureusement pas toujours de la même façon : lorsque certaines de vos actions grossières peuvent passer inaperçues, à d’autres moments vos actions effectuées tout en finesse vous révéleront à vos ennemis alors très attentifs, au moindre écart de votre part. On ressent évidemment le côté très “scripté” de tous ces personnages, par leur attitude parfois aléatoire ou bien carrément lorsqu’il faut se trouver à un endroit très précis pour déclencher une quelconque scène, au millimètre près, dommage, cela brise un peu l’image d’un monde vivant dans le jeu.
Au début de chaque mission, le meilleur score parmi ceux de vos amis ainsi que la moyenne de votre pays s’affichent et peuvent servir d’indice quant à la durée approximative d’une mission ou des nombreuses actions possible à effectuer au cours de ce niveau. Cette course au score s’avère, en plus de tout ce qui nous est déjà proposé, une bonne excuse à la rejouabilité du titre. Vous aurez accès à tout moment aux défis possibles (sous forme d’énigmes pour certains), en cours de jeu ; et à la fin de chaque mission, vous aurez un aperçu de tous les éléments qu’il y avait à débloquer au cours de cette partie.Si vraiment, ce n’est pas une bonne excuse là !
Dans le même esprit toujours et sûrement en gage de paix envers les puristes, le jeu propose jusqu’à cinq niveaux de difficulté, jouables dès le début de l’aventure. Trois niveaux de difficulté standards plus un niveau expert ainsi qu’un niveau extrême avec uniquement un réticule disponible, autant dire qu’il vous faudra connaître chaque niveau sur le bout des doigts…
Absolu
Des nombreuses qualités évoquées plus haut (esthétiques, techniques…), on en oublierait presque le côté artistique du titre. Tous ces décors et environnements très variés sont appuyés par une imposante réalisation sonore, autant au niveau des sons produits par les actions et contextes diversifiés, que du doublage des voix de grande qualité du côté de la v.o.
On parle précisément de la qualité sonore du titre, qui bénéficie de bruitages de qualité qui permettent à tout instant de resté concentrer sur son environnement et de pouvoir y suivre n’importe quel événement qui s’y passe.Au-delà des bruitages, c’est réellement l’ambiance sonore qui est ici superbement maîtrisée. Cette ambiance qui n’est censée n’avoir qu’un impact relatif sur votre façon de jouer procure assurément ici un confort de jeu non-négligeable. On retiendra tout particulièrement votre arrivée la première fois à Chinatown !
Enfin, en plus du mode solo s’invite le mode contrats, qui permet d’éditer ses propres contrats au sein de l’aventure d’Absolution. Choisissez un niveau, des armes, des cibles et éditez simplement vos propres règles d’assassinats. Créer son propre scénario reste très facile et vous pouvez soit participer à des contrats pré-écrits ou à ceux des joueurs de la communauté. Vous pourrez aussi tenter d’obtenir le meilleur score face à vos amis à tout moment, car le mode contrats reste un mode de jeu asynchrone : vous aurez donc tout le temps de perfectionner votre stratégie.
Le Bilan
On a aimé
- La variété des assassinats
- Les jeux d’ombres et de lumière
- De nombreuses heures de jeu possibles
- Une ambiance sonore
- Des niveaux de difficulté pour tous
On a moins aimé
- Les zones interdites
- L’IA ultra scripté
- Redondance de certaines actions
Conclusion du test de Hitman Absolution
Hitman m’a tué
Ce Hitman est sans conteste un excellent jeu sous tous rapports. Conçu pour toucher un large panel de joueurs, Absolution réunit plusieurs aspects de la série dans une toute nouvelle histoire, qui ne laissera pas les fans les plus ardus de la série en reste. La gestion de la foule est tout simplement impressionnante et le niveau de détail très élevé montre que notre chère boîte n’a pas encore atteint toutes ses limites. Avec un gameplay agréable auquel il faudra tout de même s’habituer, Absolution procure une expérience de jeu étudiée pour ne jamais vous décrocher de l’action, dans un univers vivant où la rejouabilité prend une tout autre dimension lorsqu’il s’agit d’accomplir l’objectif de mission, ou encore lors des différents contrats proposés en ligne par les joueurs de la communauté, qui permettront d’aborder toujours différemment une mission du titre.
Super moteur graphique et gestion de la foule excellente, bande son énorme, addictif et rejouabilité, quasi-parfait hormis peutetre quelques petits bugs d’IA avec les déguisements etc
Franchement je n’ai pas été déçu sur ce jeux je le recommande pour ceux qui attendent le nouveau splinter cell ou ceux qui aiment les jeux d’infiltrations .
Non, justement c’est le maximum que les développeurs se permettront sur la « boite » pour ne pas avoir de problème d’ordre technique. C’est très bien pour une console en fin de vie, mais il ne faut pas se leurrer, on ne peut plus faire mieux sans sacrifier autre chose.
J’aurai bien aimé retrouver certains des niveaux d’antan, dans le même genre plutôt – semi ouverts, mais ça n’a pas été le cas. Même si le jeu reste globalement très satisfaisant, cette sensation d’être en arène est tout de même un peu gênante.
Un excellent jeu mais un peu trop scripter pour ma part, et cette effet couloir ma vite énerver.