Test – Forza Motorsport 2
Pour les pilotes, les vrais.
Testeur : Boboxgamer
Voilà maintenant 2 ans que Forza Motorsport est né. Rapidement repéré comme un hit en puissance, le titre de Turn 10 a su repousser les limites de la Xbox première du nom et au passage s’inscrire comme la nouvelle référence du genre sur console. Ce n’est donc pas sans une certaine pression que sa suite débarque sur la petite nouvelle de Microsoft. Forza Motorsport 2 est-il celui que nous attendions tous ?
Le pied sur la pédale
On insère la galette dans le lecteur et c’est parti ! Jusque là pas de dépaysement, on choisit notre région de prédilection, la voiture qui nous convient et roulez jeunesse. Commençons par le mode Arcade, assez gros, contenant 3 types d’épreuves. Les courses d’exhibitions, on ne peut plus classiques, vous proposant de vous mesurer à d’autres pilotes sur un circuit donné en vous laissant le choix de votre voiture parmi celles débloquées. Les courses chrono vous obligeront à finir la course en un temps donné, circuit et voiture imposés. Les courses libres pour leur part ne vous donnent que l’embarras du choix et ne fixent aucun but, idéales pour s’entraîner.
Jusque là rien de nouveau, mais c’est sans compter le mode carrière, plat de résistance du jeu. Très proche de Forza premier du nom, la carrière débute avec notre voiture choisie ultérieurement. Première impression plutôt négative : c’est chiant… Les premières courses et bolides proposés se révèlent en effet loin d’être excitants. Heureusement une fois les 3 premières heures passées, on commence à prendre son pied et notre plaisir augmentera au fur et à mesure des niveaux. Tout comme dans le premier opus, chaque course nous fera gagner des crédits, contribuant à augmenter notre niveau. Ce dernier aura pour but de développer des partenariats avec les constructeurs et ainsi avoir accès à des rabais ou débloquer des bolides. On aura même droit à des jolies voitures offertes tous les 5 niveaux. Petite nouveauté, ces dernières profitent maintenant elles aussi d’un niveau, vous baissant le prix de certaines pièces détachées.
ABS, TCS, ESP et la fameuse trajectoire suggérée, sont bien sûr toujours de mise et les désactiver fera augmenter vos gains. Et des gains vous en aurez besoin ! Tout coûte bien plus cher et n’espérez plus revendre vos voitures durement gagnées, maintenant bradées d’origine à 100 insignifiants crédits… Un mal pour un bien, ce choix pouvant paraître dur au départ se trouve être un formidable moyen de ne pas vous faire décrocher de votre pad. Vous enchaînerez alors course sur course dans le seul but d’amasser plus, simplement addictif. Et heureusement car venir à bout du mode carrière vous demandera du temps. 9 types de courses, que vous débloquerez au fil de votre niveau, sont à votre disposition, chacun composé de 10 épreuves contenants elles-mêmes un certain nombre de courses. Autant dire que la durée de vie n’est pas un problème.
Améliorations et customisations, l’un des gros atouts de Forza Motorsport, étaient attendus au tournant. Toutes les voitures exceptés les classes R sont modifiables et profitent d’un grand nombre d’améliorations de toute marque. Du moteur, à la tenue de route en passant par les pneus et jantes, le tout s’y trouve en impressionnante profusion. Quant aux carrosseries, passage obligé du Tuning, un effort a été fait et un large panel s’offre à nous. De quoi rendre heureux tout un troupeau de Jackys. Dommage que certaines voitures se voient délaissées… Les plus expérimentés toucheront à la partie réglages, encore une fois très complète, permettant de régler son véhicule à souhait pour ensuite en analyser les résultats et finir par enregistrer le tout. Passons maintenant au point le plus réussi, je veux bien évidemment parler du coin peinture, là où votre âme d’artiste peut s’exprimer en toute liberté. Outre un nombre de couleurs proposées tout simplement énorme pour votre voiture, jantes ou même freins, le plus intéressant reste la pose de décalcos et vinyles. On a pu le voir dans le précédent opus, les possibilités n’ont de limites que votre imagination. Préparez vous alors à être imaginatif car les outils sont donnés : des centaines de motifs et décalcos constructeur, possibilité d’en poser 1000 sur la partie droite, gauche et tout le dessus, 500 pour les pares-chocs avant et arrière, on a de quoi faire.
Outre tout cela, on prend un réel plaisir à jouer, chaque voiture étant différente à conduire, la physique et leurs comportements fidèlement reproduits, sans compter la précision de la direction. Ajoutons à cela une très bonne IA, qui sait se montrer agressive sans pour autant nous gêner dans nos déplacements. Le titre est une vraie simulation sans se vouloir inaccessible au grand public. À ce propos, le Drivatar, qui aurait pu aider les plus démunis, laisse sa place au recrutement de pilotes, bien plus utile. Le principe est simple, une liste de pilotes pouvant courir à votre place vous est proposée et plus celui-ci aura d’expérience, plus sa prime déduite sur vos gains sera importante. En ce qui concerne les stands, ils ne seront pas plus utiles que dans le précédent opus et vous y ferez un tour le plus souvent lors de courses d’endurance lorsque vous manquerez d’essence et que vos pneus seront usés. Parlons de la télémétrie toujours présente et bien plus complète, maintenant accessible en pleine partie, elle vous permettra d’avoir toute sorte d’informations sur le comportement de votre voiture en course.
Coup d’oeil dans le rétro
C’est dès les menus que Forza 2 surprend de beauté. Votre voiture y prenant une place centrale, sa magnifique modélisation à laquelle s’ajoute un gros travail sur les textures doit y être pour quelque chose. Dommage qu’on ne puisse pas en dire autant de certains décalcos souvent flous lorsqu’on zoom ainsi qu’un léger aliasing accompagnant les véhicules lors de vos parties. Côté effets visuels convaincants on peut citer les reflets sur la carrosserie qui ne manqueront pas d’en impressionner plus d’un, ainsi que des dégâts visuellement au top. La tôle se froisse, la peinture s’effrite, la carrosserie se salie, dommage que tout cela n’aille pas plus loin lors de très gros crashs. Un petit mot sur les voitures gagnées qui laissent place à une animation du plus bel effet. Une esquisse au crayon vient en effet dessiner leurs contours avant de nous les révéler, un détail comme on aimerait en voir plus souvent.
Côté circuits c’est du tout bon. Aucun ne se ressemble, les décors sont variés et chacun propose un éclairage différent et souvent convaincant. On peut juste regretter de ne trouver qu’une seule ville et manquant légèrement d’attrait, celle de New York. La belle Tokyo, qui nous avait pourtant fait si bonne impression 2 ans auparavant, passe malheureusement à la trappe. Mention spéciale à la distance d’affichage tout bonnement énorme qui frappe d’autant plus sur un circuit comme le Nürburgring.
Vous l’attendiez comme le Messie, ou pas… je veux bien sûr parler de la fameuse herbe tout en 3D next-gen. Peu présente sur certains circuits, comme Mugello que l’on a pu tester dans la démo, elle s’y trouve néanmoins en quantité sur d’autres. Même le bitume et les arbres n’ont jamais aussi bien été représentés, à tel point qu’on préférerait passer notre temps dans la forêt à cueillir des champignons plutôt qu’à conduire nos bolides…
Pour ceux que la balade en forêt ne tenterait pas, il y a toujours l’appareil photo. On a déjà pu le tester dans PGR 3, la foule d’options en moins. Bien sûr la mise au point et le zoom sont présents, mais la vitesse d’obturation, l’ouverture, l’exposition, le contraste, la couleur, la luminosité et l’effet sépia vous permettront également de prendre des clichés réussis. Même système que dans le titre de Bizarre, une fois votre photo enregistrée, vous aurez la possibilité de l’envoyer sur le site officiel du jeu pour en faire profiter à vos amis.
Qu’on se le dise, Forza 2 n’est pas la claque graphique que certains auraient pu attendre, ce qui ne l’empêche pas d’être techniquement impressionnant. Une modélisation hors pair de nos bolides, des circuits pour la plupart très beaux, mais surtout 60 images par seconde loin d’être un prétexte tant la fluidité se ressent et le jeu tourne sans problème quelles que soient les situations.
Plus on est de fous du volant…
Le multijoueur sur le Xbox Live offre 2 choix de jeu. Les courses d’exhibition et les courses de carrière, toutes deux identiques mise à part la dernière qui vous fera gagner en crédit et en niveau TrueSkill. Pour ceux qui désireraient trouver le plus précisément possible une partie, sachez que les options de recherche sont nombreuses : sélection du circuit, classe de voiture et langue, avec bien sûr le français, l’anglais, le tchèque, le chinois traditionnel et j’en passe… Deux types de partie sont également disponibles avec la classique course sur circuit et les courses de série vous proposant d’en enchaîner jusque 7. Mais le meilleur reste à venir avec la création de parties qui recèlent un grand nombre de possibilités. Impossible de toutes les citer mais les « exceptions » vous permettront de ne pas autoriser certaines aides et les « restrictions » d’imposer un certain type de véhicule. Tout cela se révèle donc on ne peut plus complet sans même être déroutant et le Lobby est tout ce qu’il y a de plus convivial. Voilà qui devrait nous permettre d’éviter les courses « c’est moi qui a la plus grosse ». Tout comme son homologue PGR 3, le titre inclut des tournois. Ceux-ci sont en grand nombre et proposent toutes classes de voitures. Sachez également que le jeu en écran splitté se trouve être tout aussi beau et fluide, de quoi organiser de belles parties entre amis.
Mais l’un des points les plus réussis de ce multi se cache bien loin de tout ça.
La salle des ventes se veut être mise en valeur par une conception franchement réussie. Ebay n’a qu’a bien se tenir, ici vous pourrez acheter, vendre et tout cela le plus simplement du monde. Vous recherchez une voiture à bas prix ? Rien de plus simple, spécifiez la région, la classe, la marque ou encore le modèle, enchérissez et il ne vous reste plus qu’à prier pour qu’elle n’intéresse personne. Vendre se révèle encore mieux pensé, il vous faut choisir la voiture dont vous souhaitez vous séparer, fixer un prix de départ démarrant à 5000 crédits, choisir ou non un prix d’achat immédiat pour lequel vous êtes prêt à vendre sans plus attendre, la durée de vente, l’afficher comme spécial, ce qui vous permet d’être situé plus haut sur la liste, et verrouiller votre livrée, ce qui bloque votre travail sur la peinture. Un nombre de crédits variant selons la durée ou l’attribution comme « spéciale », vous est soustrait sur chacune de vos ventes. Malheureusement le prix déduit sur une vente spéciale est si faible qu’elles le sont alors toutes, réduisant grandement son utilité… À signaler que vous pourrez par générosité offrir un de vos bolides à un amis.
Pour finir, après la Gotham TV c’est au tour de la Forza Motorsport TV de faire son apparition. Pas de nouveauté, vous aurez la possibilité de visualiser les courses spéciales ou les meilleures du moment.
On le voit, le multijoueur n’a pas été mis de côté et se trouve être, comme le reste du jeu, très fourni. De quoi y passer de nombreuses heures.
Le Bilan
On a aimé
- Très complet
- Animation toujours fluide
- Environnement sonore au top
- Grande durée de vie
- Le jeu en ligne
On a moins aimé
On a pas aimé :
- Le jeu n’est pas une claque visuelle
Conclusion du test de Forza Motorsport 2
Forza est bien là !
Si un mot devait qualifier le titre de Turn 10, ce serait complet. Le jeu est, sans surprise, la simulation du moment et pour autant qu’on aime le genre, il se révèle être un très bon investissement. De plus si vous comptiez rentabiliser votre volant Microsoft, Forza Motorsport 2 est idéal et tout à fait adapté pour. Un excellent titre de plus pour la Xbox 360.