Test – Fatal Inertia
La F1 de l’avenir
En matière de jeux-vidéo, on a tous des marottes.
On a tous nos petites préférences pour certains styles de jeux pour lesquels on est particulièrement indulgent.
En ce qui me concerne, j’ai toujours aimé les courses de bolides futuristes. Alors quand Fatal Inertia, à l’origine annoncé sur PS3, a débarqué sur 360, je me suis tout de suite dit qu’à un moment donné je l’aurai entre les mains…et bien voilà, c’est fait !
Quantum Wipe Zero Racer
« L’histoire » prend place dans un futur où 4 grandes compagnies se partagent le monde, et organisent des courses extrêmes où tous les coups sont permis.
Le jeu propose une interface aussi simple que cette histoire : course simple, carrière, jeu en ligne. Naturellement, le plus intéressant est le mode carrière, où vous allez au fur et à mesure des (nombreuses) courses débloquer de nouveaux véhicules ainsi que des options pour les customiser.
Seulement 4 véhicules, 1 par compagnie-sponsor. Cela va du gros lourdaud très solide à la coquille de noix agile comme une anguille, et passant par le classique « je suis moyen en tout et donc mauvais en rien ». Très peu de choix, donc, mais par contre des possibilités pour améliorer les vaisseaux, histoire tout de même d’avoir l’impression d’évoluer.
Pas de malentendu, la carrière n’est pas scénarisée, cela reste une succession de courses, de plus en plus difficiles, sur des circuits de plus en plus tortueux.
Visuellement, c’est de Quantum Redshift (sur Xbox) que le jeu se rapproche le plus, alors que pour ce qui est de la maniabilité, c’est un mix entre Quantum Redshift, encore lui, et Wipe out (sur les Sony). On dirige son véhicule de façon classique, avec la possibilité grâce aux gâchettes de prendre des virages serrés ou de faire des tonneaux. Il est également important de chercher à coller au relief pour perdre le moins de vitesse possible.
L’autre aspect du jeu concerne les armes, classiques pour la plupart, avec toutefois une petite originalité particulièrement fun : les aimants. Certains se lancent sur vos adversaires, les alourdissant avant d’exploser, d’autres sont aux extrémités d’un lasso. On accroche alors un adversaire, puis un deuxième pour les rattacher ! A moins qu’on n’attache l’autre extrémité à un élément du décor…pas facile à utiliser, mais très marrant ! C’est par contre la seule originalité du jeu…
Caaa vaaa viiiiiiiiiiiiteuuuuuuuuu
Car il faut bien le dire, Fatal Inertia ne se démarque pas vraiment de ses illustres concurrents. Je dirais même qu’il est battu dans tous les domaines.
Quantum Redshift offre une scénarisation avec des pilotes ayant chacun leur personnalité, WipeOut une ambiance sonore marquée, Star Wars Racer (sur Dreamcast) également, F-Zero sur Gamecube est un concentré d’énergie…mais surtout, tous ces jeux sont speed, ce qu’on attend en premier lieu d’un jeu de course futuriste.
Dans Fatal Inertia, difficile de se sentir grisé par des vitesses improbables ! Au début du jeu, on se traine lamentablement, et si par la suite, au fur et à mesure des customisations, on gagne un peu de vitesse, on reste très loin des standards pour ce type de jeux. Un comble !
Autre scorie du titre : le peu d’environnements différents, et des circuits aux tracés franchement discutables. On passe au début de pistes d’une simplicité consternante (des boucles très courtes) à des tracés qui deviennent tellement alambiqués que cela devient rédhibitoire. Les adversaires, bien faibles au début, deviennent ensuite tellement bons qu’ils ne font jamais d’erreurs, et perdre des courses parce qu’on n’a pas réussi à passer entre deux rochers, se retrouvant de fait dernier sans aucune chance de retour est quelque chose qui arrive souvent…et qui lasse vite ! A moins de chercher à vous accrocher pour faire la course parfaite, c’est à ce moment là que vous abandonnerez le jeu !
Juste avant, vous irez toutefois faire une tour sur le live pour trouver des partenaires de jeu perfectibles.
Plutôt une bonne idée, puisque les parties à 8 sont plaisantes, et permettent de passer agréablement quelques heures sur les circuits les plus simples.
Très vite, par contre, le problème des tracés ressurgit : soit on fait des courses sur des tracés ternes, soit sur des tracés injouables.
Retour vers le futur
Tout cela passerait si la réalisation était aussi futuriste que les véhicules proposés. Malheureusement, elle est juste moyenne.
Le jeu affiche fièrement qu’il a été réalisé en utilisant le moteur d’Unreal, mais le rendu n’est pas à la hauteur des espérances. Le tout reste plutôt agréable à l’œil, ce qui est la moindre des choses étant donné qu’il n’y a pas non plus 50 environnements, mais des bugs d’affichage dans les textures ou bien l’apparition soudaine de petits bouts de décors de temps à autre viennent gâcher tout cela. Objectivement, ce n’est pas du tout gênant, mais cela nuit tout de même à l’ensemble et ternit la réalisation.
L’animation, cœur du jeu, est impeccable, mais si vous avez bien lu, ce n’est pas non plus une performance…
Véritable point noir du jeu : il est dénué de toute ambiance sonore. Les quelques musiques sont sans intérêt, mais surtout, il n’y a pas de bruits de tuyères rugissantes, d’explosions fantastiques ou de crash spectaculaire…ce relatif silence participe à la mollesse de l’ensemble.
Le Bilan
On a aimé
- Premier jeu de course fututriste de la 360
On a moins aimé
On a pas aimé :
- Manque de personnalité
- Réalisation banale
Conclusion du test de Fatal Inertia
Sur la ligne ou au paddock ?
{{Fatal Inertia n’a pas de point faible rédhibitoire…Mais son absence de points forts en fait un jeu terriblement moyen.
La concurrence pour tout ce qui est jeux de course est féroce sur Xbox 360, et Fatal Inertia, sans être vraiment mauvais, ne fait tout simplement pas le poids.}}