Test – Disney Universe

Petit avec de grandes oreilles
Cela fait quelques heures que vous ne décollez pas de la console. Vous avez passé un temps considérable à tronçonner d’affreux extra-terrestres munis de fusils à pompe, puis vous avez décidé d’améliorer tous vos chronos sur tous les circuits de Forza.
Pour ce faire, vous avez été obligé d’envoyer vos deux enfants dans leur chambre, puisque cela n’est pas pour eux. En partant, ils vous ont dit “que c’est pas juste du tout que ce sont que les grands qui s’amusent, normalement les enfants aussi ils ont le droit de s’amuser, on va le dire à Maman”.
C’est peut-être la fin de leur tirade qui vous a convaincu de vous pencher sur le disque de Disney Universe qui traînait par là.
Allez les enfants, revenez, vous allez jouer avec Papa.
La féerie de Disney
L’univers de Disney est rempli de gentils robots qui ne peuvent pas faire mal aux visiteurs d’un parc d’attraction virtuel. C’est la vraie féerie de la marque aux grandes oreilles. Jusqu’à ce que le programme ne soit corrompu et que tout se détraque, sous l’impulsion de Hex, un cube virtuel vicieux et très méchant, encore plus que les frères Rapetou.

Heureusement que vous êtes là, accompagné de vos amis, pour rétablir la situation !
Le scénario, très (très) light sert de prétexte pour visiter six mondes de Disney : Pirates des Caraïbes, Le Roi Lion, Alice, Wall-E, Aladdin et Monstres & Cie.
Chacun de ces mondes est divisé en trois niveaux qui sont eux-mêmes divisés en trois petites sections.
Le but est de réussir à traverser les niveaux en libérant au passage nos amis capturés par le méchant virtuel. C’est du bon vieux action/plate-forme qui nous est proposé, avec des énigmes plus ou moins (plutôt moins que plus) difficiles à résoudre pour progresser, et avec plein de choses à collecter pour débloquer des bonus (costumes à acheter, artworks, etc…). Bref, c’est un peu comme les jeux de la série Lego, mais sans les Legos !
Pour toute la famille

La maniabilité est naturellement des plus accessibles. Un bouton pour sauter, un autre pour frapper ou tirer, un autre pour attraper les objets. Il y a bien quelques combos qui sortiront avec des combinaisons de touches particulièrement simples, et voilà, on a fait le tour. Simple, direct, efficace, à la portée d’un enfant de 7 ans.
Le plus compliqué qu’on pourra trouver consistera à maintenir une touche appuyée pour transporter un objet.
On peut toutefois y jouer de plusieurs façons, soit en suivant les flèches qui soulignent l’objectif pour avancer au plus vite, soit en essayant de ramasser la totalité des objets présents dans les niveaux. C’est alors un tout petit peu plus compliqué, et quand bien même on en raterait un ou deux, on peut toujours refaire les niveaux plus tard.
Chaque stage est très ramassé, seulement sur quelques écrans, mais exploité au maximum : débloquer un passage pour aller chercher un objet qu’on devra ramener pour débloquer un autre passage, etc…Aucune originalité, mais du travail propre. A nouveau simple, direct et efficace. L’air de rien, arriver au bout du jeu demande une douzaine d’heures, une durée de vie tout à fait convenable pour un jeu qui s’adresse en premier lieu à nos chers petits.
Le point faible du gameplay se situe au niveau des sauts, qui manquent cruellement de précision. Un inconvénient réel, d’autant plus que la perspective n’est pas toujours évidente à appréhender : il sera donc fréquent de sauter dans le vide. Pas bien grave en soi, puisqu’on ne meurt jamais, réapparaissant de suite. La seule conséquence est un score un peu moins élevé.
Disneyland avec Papa et Maman
On ne dirige jamais un personnage connu de chez Disney : pas de Mickey, de Picsou ou de Pluto, mais des visiteurs affublés de costumes divers rappelant tout ce qui représente la marque.
L’objectif avoué clairement est ici d’exploiter les décors des films, que ce soient les classiques de l’animation, les films “live” ou ceux de Pixar, comme dans les parcs d’attractions.
Le résultat est graphiquement en demi-teinte. S’il est évident que techniquement le jeu ne fatigue pas la Xbox, même le niveau artistique peut être remis en cause, car les univers présentés sont d’un niveau disparate. Alors que Pirate des Caraïbes ou Aladdin proposent des niveaux colorés et chargés, on peut se demander pourquoi Wall-E a été choisi, ne permettant que du gris froid et sans grand intérêt. En moyenne cela reste toutefois acceptable, et surtout bien fidèle aux différents films. Bref, simple, direct et efficace !
Je ne peux pas vraiment vous dire si les musiques des films sont correctement exploitées, car pour être honnête, cela ne m’a laissé aucun souvenir. Les musiques made in Disney étant en général franchement fatigantes (tous ceux qui ont fait la queue à Euro Disney voient forcément de quoi je parle), c’est un moindre mal !
Pas grand-chose à dire sur l’animation du jeu, tellement il aurait été scandaleux qu’elle ne soit pas bonne. Il y a des petits personnages partout, ça explose, ça cogne, c’est un joyeux foutoir.
D’autant plus joyeux quand on joue à plusieurs (jusqu’à 4).
C’est d’ailleurs pour ça que le jeu a été conçu. Sans intérêt seul, sauf peut-être pour les enfants les plus tolérants, les parties deviennent assez amusantes à plusieurs. Les combats deviennent alors non pas un joyeux foutoir, mais un bordel total ! Ça tape de partout, des bombes sont lancées provoquant moult dommages collatéraux et on discerne à peine notre personnage ! Alors oui, en termes de gameplay c’est vraiment faible, mais par contre c’est plutôt drôle.
D’autant plus qu’à plusieurs le but est de s’aider, mais aussi de réaliser le meilleur score final : c’est donc une bataille permanente pour ramasser les bonus en premier. Comme pour tout le reste, c’est simple, direct, efficace.
Le Bilan
On a aimé
- Le jeu à plusieurs
- Durée de vie correcte
- Respecte bien l’univers des films
On a moins aimé
- Aucune originalité
- Réalisation tout juste correcte
- Interdit aux plus de 12 ans
Conclusion du test de Disney Universe
Seulement pour les enfants
{{Disney Universe est un jeu pour les enfants, et pour eux seuls. Le jeu manque de profondeur, est bien peu ambitieux, pas du tout original, et sans vraiment d’intérêt quand on y joue seul.
Pourtant, il atteint son objectif dès que plusieurs enfants jouent ensemble, accompagnés ou non d’un adulte. Là, la simplicité du jeu devient un atout, et les gamins retrouvent avec plaisir les univers des films qu’ils adorent. Disney Universe est un petit jeu (vendu un peu moins cher), qui cible exactement le même public que les films. En tant que tel, c’est un divertissement honnête.}}