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Test – Binary Domain

Test – Binary Domain
Le 14 mars 2012
Le 14 mars 2012

Il manque que Will Smith

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La robotique à toujours été un domaine de prédilection pour les histoires de science fiction à scénario catastrophe. Que ce soit des films comme iRobot ou Terminator, en passant par de nombreuses séries qui abordent plus rapidement ce sujet telles que Star Trek, ou encore Dr Who, pointant tous à chaque fois du doigt le tabou de la robotique : la vie artificielle qui prend le pas sur la vie naturelle.

C’est donc naturellement que ce sujet en vient à être traité en jeu vidéo avec Binary Domain, dernier rejeton de la firme au hérisson bleu.

Le Survivant

Un Simulacre ne sait pas qu'il est un robot. Je vous dis pas le choc que ça va lui faire au réveil quand il va voir qu'il a cette tronche là !

Vous êtes Dan Marshall, ancien membre des forces spéciales qui a reçu le doux nom de Survivant de par sa capacité à toujours rester le seul en vie sur les champs de batailles et dans les situations les plus inextricables.

Cette “chance du Survivant”, sera appelée par l’IRTA, un bureau spécialisé dans la robotique à Genève qui contrôle et régule les infractions robotiques. Et ce coup-ci, pas question d’y aller seul, puisque c’est un groupe international qui sera dépêché pour résoudre une crise sans précédent. En effet, l’article 21 de la nouvelle convention de Genève à été transgressé : la société Amada a créé des simulacres, des robots totalement humains qui se prennent pour des humains, et qui ne savent pas qu’ils sont des robots.

C’est donc ainsi que vous et Bo, un ancien compagnon, les représentants Américains, vous rendrez à Tokyo pour rejoindre les autres membres du commando : Charlie, ancien du MI6, le commandant de l’opération, accompagné de Rachael, l’autre Anglaise du jeu. La Chine enverra Faye, tandis que Jean et Cain seront des envoyés français.

Vous avancerez avec les coéquipiers que vous jugez aptes à la situation (les autres étant en soutien ou passant par un autre chemin), renforçant ou détériorant les liens avec eux en fonction de vos actions, mais aussi de vos paroles.

Et c’est là que se pose l’originalité de Binary Domain : la reconnaissance vocale. Vous n’avez pas un simple TPS, mais vous entrez dans un TPS où vous pourrez parler, insulter, congratuler, ordonner, interagir avec vos alliés.

Un des boss du jeu. Oui, il est aussi coriace qu'il en a l'air.

Si le nombre d’expressions reconnues par le jeu pulvérise tout ce qu’on avait eu jusqu’à présent en quantité et en qualité, le titre ne s’en sort pas mieux dans le domaine que ce qui avait été fait jusqu’à présent.

En effet, le titre a du mal à reconnaître vos paroles, aussi simples qu’elles soient, les confondant souvent avec autre chose qui n’a absolument rien à voir. Pour dire, seuls les insultes et autres jurons semblent passer du premier coup !

Heureusement que les développeurs ont anticipé un peu le coup en proposant plusieurs variantes d’un ordre ou d’un mot. Ainsi, pour dire oui, vous pourrez dire « OK » (qui ne fonctionne jamais), « oui », « ouais », « d’accord », « bien compris »…

Que ceux qui n’ont pas de micro (Micro casque, Kinect) se rassurent, il est possible de donner des ordres avec la manette, avec les expressions présélectionnées (qui s’affichent en maintenant LB), chaque expression étant affiliée contextuellement à un bouton de couleur, mais en pleine action, la tâche sera beaucoup plus ardue.

Il arrivera cependant qu’à plusieurs moments, vos alliés déraillent alors que vous n’avez rien dit du tout et se répètent tel un disque bien rayé. Il n’est que trop conseillé de régler minutieusement votre micro et tout ce qui a trait à la reconnaissance vocale dans les options du jeu.

Vous pouvez répéter la questioooon ?

Lui va vous embêter durant un bon moment dans le jeu. Il servira également de premier boss.

Ces ordres ne seront pourtant pas là pour faire joli, puisque plus vous progresserez, plus vous aurez d’occasions de nouer des liens avec vos partenaires et d’inspirer la confiance auprès d’eux, tout comme vous pourrez ne pas pouvoir vous encadrer, chaque action et chaque parole pouvant être appréciée ou détestée en fonction des interlocuteurs du moment. Un petit merci lorsqu’un coéquipier vous ranime, ou une petite congratulation en cas de belles actions ne fera pas de mal, même si souvent, ils penseront étrangement le contraire…

En fonction de vos affinités, chaque allié réagira plus promptement et sans rechigner à vos ordres, et cela changera également sensiblement le déroulement du scénario, ce qui ouvrira une certaine replay value au titre qui saura déjà de base vous combler pendant une huitaine d’heures.

Le titre est techniquement bien fichu et n’a pas grand-chose à envier à Gears of War 3 en termes de gameplay.

Chic de la ferraille !

A la fois efficace et aisé à prendre en main, le titre se laissera dresser facilement, même lors d’une des nombreuses phases annexes où il se transformera en course de jet-ski, en Shoot Them Up, ou encore avec quelques rares QTEs de précision qui viendront casser la lassitude qu’aurait pu provoquer ce genre de titre, sans pour autant rompre son dynamisme.

Et ce ne sont pas les boss gigantesques aux points faibles différents qui viendront dire le contraire !

Vous allez en casser de la tôle durant votre mission au point de remporter des points de crédit. Ces crédits vous permettront d’acheter de l’équipement ou d’améliorer vos armes. Parmi cet équipement, vous aurez la possibilité d’acquérir de la nanotechnologie qui permettra de booster les capacités de chaque personnage, permettant de rajouter un aspect fonctionnel à chacun d’entre eux puisqu’il n’y aura pas la possibilité de les incarner, ni même de jeu en coopération locale ou online possible.

Heureusement, le titre fournit un mode multijoueurs à côté de cela avec de nombreux modes de jeu en coopération et en affrontement.

CTRL+A

Dan le Survivant va vous faire une grimace en exclusivité pour Xboxygen si vous regardez l'image pendant 56 heures sans vous arrêter.

Malgré ses bonnes intentions dans le domaine, le multijoueurs n’arrive pas à se hisser au niveau des cadors du genre. La faute en partie à des affrontements mous causés par un lag sanctionneur et des temps de respawn indécents. C’est pour cela qu’il est fortement conseillé d’y jouer avec vos amis habituels pour ne pas voir la partie se vider instantanément, ou pire : se transformer en véritable massacre à sens unique. En effet, à l’instar de nombreux FPS, la partie multijoueurs propose une progression par niveaux avec des mini-challenges qui permettront de booster vos points d’expérience en plus des classiques kills. Malheureusement, le déséquilibre entre un nouveau joueur et quelqu’un de plus expérimenté est flagrant, puisque vous pourrez débloquer des capacités et de l’équipement bien plus perfectionné qui permettra ainsi de remporter plus de points de combat qui pourront être échangés contre de l’équipement temporaire afin de récolter plus rapidement des points d’expérience, et la boucle est bouclée, c’est reparti pour un tour !.

Se faire un trou dans cette communauté restreinte sera difficile, mais si vous y arrivez, seule la diversité des modes de jeu vous encouragera à rester tant la concurrence est rude dans le domaine et parfois bien mieux faite. Finalement, on regrette que les autres n’en prennent pas de la graine en modes de jeu, car un jeu en multi qui frôle les 10 modes différents possède un filon qu’il ne doit pas laisser passer.

La bande son du jeu est très agréable, que ce soit du côté bruitages ou musical, le titre offrira un accompagnement de qualité pour vos oreilles, sans pour autant rester dans les mémoires une fois le jeu arrêté.

Les voix sont dans l’ensemble réussies, bien qu’on regrette quelques traits vocaux trop exagérés qui font limite parodiques, avec par exemple, l’accent de Faye ou encore le conseiller Américain à l’accent marseillais rappelant un vieux mafieux.

Mais en dehors de ces quelques clichés qui font tache, le reste est plutôt réussi.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’aspect vocal
  • L’univers et sa paranoïa qui en découle
  • Phases variées
  • Le système de reconnaissance vocale pas au point
  • Pas de campagne en coopération
  • Un multijoueurs encourageant, mais qui ne fait pas mouche

Conclusion du test de Binary Domain

Primary Domain
Binary Domain est une très bonne surprise, le titre proposant un TPS varié et intéressant. Et malgré un système d’ordres vocaux déficient qui est au centre du gameplay, le titre arrive à tirer son épingle du jeu par son efficacité et son univers attrayant. Il ne délogera pas le légendaire Gears of War 3 de son trône, pour son aspect multijoueurs aux réglages handicapants, mais sa campagne n’a vraiment pas à rougir face au titre d’Epic Games.

L
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Binary Domain

Développeur : SEGA
Éditeur : Sega
Date de sortie : 24/02/2012

commentaires

2 Commentaires
R
Rone
14 mars 2012 18h25

Il faudrait que le jeu soit bien meilleur que la démo, car celle-ci, bien que très sympa, est loin du niveau de la campagne de Gears 3. Que ce soit visuellement, dans la conception du niveau ou dans le rythme, ce n’est pas du même niveau.

P
plisskendogue
14 mars 2012 19h34

le jeu est assez moche graphiquement. Les robots sont insignifiants. La visée est nulle. Bref que du mauvais. J’ai arrêté le jeu au bout de 10 minutes.

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