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Test – Alan Wake’s American Nightmare

Test – Alan Wake’s American Nightmare
Le 21 février 2012
Le 21 février 2012

Une écriture au poil

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Alan Wake est un genre à lui tout seul, décrit comme un thriller d’action psychologique, ce n’est pas le type de jeu à tenter les lendemains de cuite. Beaucoup d’entre vous attendent une suite avec grande impatience et il est quasi certain qu’elle verra le jour. Aussi, vous pourrez dès à présent prendre votre mal en patience puisque Remedy nous propose de replonger dans la tête embrumée de notre cher écrivain, Alan Wake, pour 1200 MsP sur le Xbox Live Arcade…

Ce n’est pas une défaillance de votre téléviseur, n’essayez donc pas de régler l’image

Y a quelqu'un ?

Le jeu original avait déjà fait très fort : un monde entier était créé et l’histoire de notre héros s’articulait tout autour de la ville de Bright Falls, avec ses personnages et ses différents environnements. Le must étant de pouvoir directement influer sur le cours de cette aventure, parce que cette histoire que vous vivez, vous l’écrivez, et la subissez ! C’est sûr que cela a l’air assez chaotique dit comme ça mais c’est d’une telle cohérence au bout du compte que l’on peut considérer que c’était là l’une des qualités majeures du titre.

Ainsi, dans ce spin-off qu’est American Nightmare, on ressent dès le début ce que l’on a pu ressentir au début d’Alan Wake, autrement dit : on n’y comprend rien du tout. On retrouve quelques éléments du précédent opus, on a des nouvelles de certains de vos proches… Mais il est vraiment difficile de dire ce qu’on fait là, où on va etc… Notre ami écrivain se retrouve dans une ville d’Arizona, une ville qui pourrait très bien servir de cadre à la Zone X, cette série pour qui notre héros a écrit quelques intrigues. Alan Wake, ici, va devoir affronter son maléfique alter ego, « Mr. Grincement » qui cherche à laisser échapper les ténèbres pour envahir le monde, rien que ça. Enfin pas que, il aimerait aussi prendre votre place dans le monde réel, pendant que vous, vous restez bloqué dans “l’antre noire”. Lorsque vous vous échappez de cette noire dimension, c’est seulement pour repasser derrière votre double, réparer tout le désordre qu’il cause, ou mieux encore, votre mission sera de réécrire la réalité, vous êtes le célèbre écrivain, n’oubliez pas.

Mais il fait quoi lui ?

Et votre mission, cette fois, sera plus intense, surtout en termes de combat. C’est un plaisir de retrouver exactement les mêmes commandes de jeu, qui permettent une action toujours aussi fluide. Quelques détails du jeu ont étés optimisés eux aussi ; par exemple, vous trouverez des compartiments pour récupérer piles et munitions d’un coup quand avant il fallait ramasser les items un par un. C’est une petite innovation mais croyez-le, en pleine action, c’est mieux ainsi, parce qu’en ce qui concerne l’action on est servi et un avantage de rapidité n’est pas à négliger. Un autre truc énervant a été corrigé : le rechargement automatique des armes vides… En somme, on se trouve avec un jeu à l’identique par rapport à son aîné au niveau des mécanismes de jeu, avec quelques corrections, certes mineures, mais qui montrent le réel intérêt porté par les développeurs sur ce titre. Car oui, ce n’est pas toujours le cas et si ces quelques lignes pouvaient en encourager d’autres à prendre exemple… Mais ce ne n’est pas le sujet !

On passera de fait sur le scénario en lui-même, qui reste pour cet épisode l’axe principal du jeu. Vous devez réécrire cette histoire, un conte pas rigolo du tout où votre alter ego, non content de prendre votre place, organise, à ce qu’on dit, des soirées festives à base de sexe, violence et rock’n’roll, et vous devrez pour cela vous y reprendre à plusieurs fois, d’où ces impressions de « déjà-vu ». Un premier bémol : pour les fans de déchirure spatio-temporelle avec incidence directe sur la réalité (dont je ne fais partie) l’idée est plutôt bonne mais il faut l’avouer, on comprend assez vite au premier tiers du jeu qu’il nous reste que deux tiers, en toute logique, puisqu’on rejoue la même histoire… On poursuit avec le deuxième (gros) bémol : les missions sont chiantes. Il s’agit des typiques missions « va rencontrer bidule, va lui chercher ça, ramène le, etc… ». Le cherche et trouve, parfois ça passe, mais quand on revit déjà plusieurs fois la même histoire, pour se refaire les mêmes missions quasiment, ça lasse. Heureusement que l’on ne perd pas la mémoire à chaque fois, on gagne du temps à savoir qu’il manque déjà tel ou tel objet.

Il faut être souple...

On se retrouve au final avec beaucoup de frustration car ce genre d’histoire originale produit toujours son petit effet, à lire ou à voir (pour ceux qui se rappellent les péripéties de Desmond dans la série LOST…), mais à jouer ce n’est pas du tout la même chose ; à la moitié du jeu on fonce, on connaît déjà la route par cœur et il n’y aura que très peu de rebondissements…

C’est bien plus sympa de dézinguer les ennemis à tout va et c’est le parti pris de ce nouvel épisode de toute façon.

On note quelques nouveautés concernant les ennemis, en plus des bûcherons et policiers ; cette fois, des pompiers s’en prennent à vous ! Un autre type d’ennemi, qui jette des sortes de grenades ou bien encore un gros balèze, qui cherche à vous éliminer avec sa toute aussi grosse scie circulaire. Une grave erreur, ils n’ont sûrement pas joué au jeu original, ils sauraient qu’il ne vaut mieux pas vous chercher des noises… Ah, c’est qu’on l’avait presque oublié, il y a maintenant des petites araignées qui vous grimpent le long des bottes… Bon, pour le coté angoisse c’est évident mais c’est souvent plus énervant qu’autre chose, passons.

Je ne vais pas te rater !

Cet épisode est moins effrayant, mais l’ambiance est toujours aussi bien tenue : l’action qui se situe dans le désert d’Arizona accentue encore plus le sentiment de solitude, d’être isolé du monde extérieur, et c’est terriblement efficace ! Il ne serait pas si étonnant de voir débarquer l’agent Mulder pour mener l’enquête, en attendant, vous pourrez vous rincer l’oeil avec la superbe Christine qui est présente dans le jeu, cette célèbre Plymouth, modèle 57, clin d’oeil direct au film de Carpenter tiré du roman de Stephen King du même nom !

La guerre des nerfs

Bon je file !

Les graphismes quant à eux, sont toujours aussi soignés ; certaines cinématiques sont littéralement à couper le souffle (si bien que l’on peut parfois se poser la question de savoir si c’est toujours de l’animation ou des scènes bien réelles). Il y a clairement eu une amélioration des effets visuels, on peut s’en rendre compte notamment lorsque l’on explose les possédés. Le noir se veut encore plus sombre (si, si) et votre lampe torche, malgré une évolution significative de votre arsenal, sera une fois encore votre meilleure alliée. Parlons-en de cet arsenal : quelques nouvelles armes s’ajoutent à ce dernier, fini l’équipement de garde forestier, cette fois c’est la guerre ! Un 9mm, un Uzi, un fusil d’assaut… et même un pistolet à clous ! Cette arme pour le moins originale s’avère parfois très pratique avec sa cadence de tir élevée, puis cela nous change du traditionnel revolver. Notre écrivain est maintenant plus que jamais rompu au combat et ça se voit, cet épisode est décidément beaucoup plus porté action. A savoir, les armes sont à échanger contre des pages de manuscrit, toujours présentes, et apportent encore leur lot de réponses… ou de questions.

On retrouve différentes émissions, qui permettent d’en savoir d’avantage sur la vie d’Alan Wake, à la télévison ou à la radio. Les émission de radio ont un peu perdu en intérêt, alors que celles des télévisions en trouvent un tout autre : Mr. Grincement s’adresse directement à vous par le biais de celles-ci, c’est souvent très long mais force est de constater qu’on reste plantés devant jusqu’à la fin, car ce personnage prend toute son ampleur à ces moments précis, un double mauvais mais qui a toujours le sourire, qui laisse une ambiance pesante sans jamais crier, le genre fou, mais pas con. Le pire puisque c’est vous-même !

Soif de ténèbres

Tiens une grosse araignée, c'est la même que j'ai vu dans ma chambre !

En plus du mode histoire, le titre propose un mode ‘action arcade’. Une carte, des vagues d’ennemis, des armes, une torche. Le mode Horde est à la mode, ce n’était pas indispensable de l’inclure ici mais trêve de plaisanteries, c’est diablement efficace à la sauce Alan Wake ! Le principe se veut un peu plus évolué que pour des FPS forcément, et la prise en main d’Alan est faite de telle façon qu’il est vraiment agréable de renvoyer tous ces possédés ad patres, quitte à se répéter encore une fois. Les cartes proposées sont au nombre de dix mais on y trouve seulement 5 cartes originales, les 5 autres étant les mêmes en version cauchemardesque, d’une difficulté plus élevée donc. Ces différentes cartes sont toutes aussi agréables à arpenter, bien conçues, elles ne sont ni trop petites, ni trop grandes, juste parfaites. Un mode coopératif est toujours le bienvenu pour ce mode de jeu mais notre écrivain lutte désespérément seul… On lui pardonne, avec toute cette flopée d’armes, plus besoin d’alliés et l’arbalète est diablement efficace !

Un grand regret sera l’absence de doublage des voix en français, qui étaient de grande qualité et favorisaient peut-être encore plus l’immersion dans le jeu orignal. Cela sonne faux aux oreilles lorsqu’on est habitué à la voix française de notre écrivain.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un scénario toujours aussi bien écrit et cohérent
  • La beauté de certaines cinématiques
  • Le gameplay terriblement efficace
  • Le pistolet à clous !
  • Court ! On sent trop vite venir la fin
  • Trop peu d’interlocuteurs
  • Un scénario un peu léger
  • En Anglais ?!

Conclusion du test de Alan Wake’s American Nightmare

Je suis de retour, pour vous jouer un mauvais tour…
{{Alan Wake est donc de retour, pour le plus grand plaisir de ses fans. Le jeu propose une histoire honnête, un scénario toujours aussi bien construit et toujours cohérent au final -ce qui excuse des missions un peu banales-, il est visuellement plus abouti, les phases d’action sont toujours aussi fluides et agréables à jouer. Le titre se veut beaucoup plus nerveux et clairement porté sur l’action, moins de suspense pour plus d’armes, l’équilibre est maintenu. Et pour tout ceux qui prendront plaisir à trucider des possédés, le mode arcade est fait pour vous ! De la survie classique appuyée par un gameplay bien pensé.

Sa difficulté toute relative ouvre le jeu à bon nombre de joueurs mais reste malgré tout un jeu adulte et surtout très bien écrit, ou réécrit, vous m’avez compris. Pas de grandes révélations cependant, il faudra attendre Alan Wake 2…}}

L
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Alan Wake’s American Nightmare

Développeur : Remedy
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 22/02/2012

32 commentaires

32 Commentaires
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?e?qu?
22 février 2012 21h18

m’bah justement, vu que c’est 12-15€, même pour 3 heures je trouve ça correct s’il y a le mode Arcade avec.. m’enfin, chacun pense comme il veut, mais quand je vois que pour Halo c’est 800 mp pour 3 cartes(je n’ai acheté des DLCs que sur Halo, c’est pourquoi je me fie là-dessus) … je trouve que 1200 points c’est correct comme prix. 🙂

D
diez979
23 février 2012 11h25

Nan mais 3H de jeu pour un jeu de qualité ou pas et à 15€ ça reste super cher. Fan ou pas fan, ça à plus l’air d’un mode bonus pour un jeu boite.

Il y a des jeux moins cher qui proposent de quoi s’amuser pendant très longtemps.

R
Rushruche
23 février 2012 12h34

Vous voulez pas le jeu gratuit tant qu’à faire ? Toujours à râler sur ce site.

G
GTB-X
23 février 2012 15h00

J’approche de la fin et j’en suis à pas loin de 8h. Je n’ai pas encore touché au mode Fight Till Dawn. La durée de vie de Awan, encore plus que pour la saison 1, dépend de comment vous jouez. Sans HUD, en fouillant, en récoltant tout (pages manus, message tv, radio etc…), en se plongeant bien dans l’ambiance c’est tout de suite pas mal plus long. Côté scénar et ambiance, on est dans du costaud encore une fois. C’est un peu trop centré sur Wake/Scratch mais on a, en… Lire la suite »

D
diez979
23 février 2012 16h46

Vous voulez pas le jeu gratuit tant qu’à faire ? Toujours à râler sur ce site. Exprimer une opinion ? de râler. Je trouve le jeu cher pour ce que c’est et ce qu’il contient. Après s’être fait capturé, Louis XVI a pas beaucoup « râler ». Regarde comment il a fini… Je n’empêche personne de se payer ce jeu, je ne dis à personne que c’est de l’arnaque. Je dis juste que JE trouve ça trop cher pour 3H. De plus, je ne manque jamais de dire quand le prix d’un… Lire la suite »

R
Rushruche
23 février 2012 17h07

Non mais bon sur toute les news tu dis c’est trop chère ect… Si c’est trop cher t’attends une baisse de prix et puis c’est terminé, c’est un spin off ils vont pas te faire un jeu de 15 heures non plus surtout que c’est un jeu arcade. Et pour finir la durée de vie dépend de ta façon de jouer c’est sûr que si t’avances comme un bourrin le jeu tu vas vite le finir… Le jeu vidéo a toujours été un loisir onéreux, si tu veux dépenser moins… Lire la suite »

D
diez979
23 février 2012 18h14

Je vois que tu me connais très mal. Vas faire un tour sur le forum. C’est clairement pas la peine de me donner des leçons. Je ne vais pas me taire sous prétexte que ça t’irrite. C’est dingue. Quand on me propose des jeu avec un bon rapport prix / qualité-durée, je ne manque pas de le souligner. Splosion Man : 8H – 10€ A World of Keflings : 10H – 10€ Comic Jumper : +10H – 15€ Hydro Thunder : +10H – 15€ Switchball : +7H – 10€ Banjo-Kazooie… Lire la suite »

R
Rushruche
23 février 2012 19h40

Tu persistes sur ta lancée de 3 heures alors que 3 coms au dessus GTB dit qu’il est à 8 heures de jeu. Donc ce qui me fâche c’est de lire un mec qui n’a pas le jeu et qui veut donner une morale du style « oui je trouve cela cher » mais on s’en fou enfait, les gens n’ont pas besoin de diez pour trouver un jeu cher ou pas, surtout que 1200 points c’est moins excessif que les pass en ligne sur les jeux. Reste donc sur le forum… Lire la suite »

G
GTB-X
23 février 2012 19h42

diez979> Bah c’est surtout que 3h, non quoi. Ou faut vraiment tracer. Alan Wake reposant pas mal sur l’ambiance, l’immersion, la recherche des pages pour découvrir toutes les facettes du scénar etc…Aller vite c’est un peu passer à côté du jeu. Mode story + Fight Till Dawn, je vois mal comment être en dessous des 8h. Moi j’en suis à 8h pour le solo juste, mais je traine :). Après on peut ne pas être intéressé par le Fight Till Dawn ou ne pas avoir envie de tout savoir de… Lire la suite »

R
Rushruche
23 février 2012 19h55

En tout cas GTB tu m’as bien convaincu je joue comme toi à Alan Wake je vais donc me le prendre prochainement, merci de ton avis !

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