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Shaun White Snowboarding

Le 23 décembre 2008
Le 23 décembre 2008

Sans rire, ça existe cette coupe ?

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Longtemps boudé dans les jeux, le Snowboard s’est timidement montré avec le funissime Coolboarders et ses rares suites et concurrents plus ou moins réussis. Sur la 360, seul Amped 3 avait tenté l’aventure du snowboard. Désormais, ils sont deux à vivre de leur passion entre amoureux, puisque Shaun White Snowboarding débarque sur la 360, et ça va faire mal aux tibias ! Enfin… Pas si on ne rate pas un saut.

Shaun White Blondie

C’est en tant que newbie le plus total dans l’univers du snowboard que j’insère la galette du jeu dans la console, mon expérience s’étant limitée à Coolboarders 2 et 4. Le jeu se lance, on est bien parti. Équipé de mon casque et de ma coquille, je lance une partie solo. Le jeu demande tout d’abord de choisir la tête, parmi moins d’une dizaine, du petit protégé que l’on va incarner et qui sera sponsorisé par Shaun White himself ! Pour les non-connaisseurs comme moi, il suffit de chercher un truc roux qui ressemble à Carrot Top en bonnet. Vous ne pourrez pas vous tromper. Et si vous ne savez pas qui est Carrot Top, cherchez juste un truc avec une perruque style vieille mémé rouquine.

Une fois la tronche choisie, c’est parti pour s’équiper ! Et là on peut dire que c’est assez complet, puisque que cela va de la planche aux lunettes de protection, en passant par les fixations ou le sac à dos. Mais concentrons-nous sur la planche, qui est le seul élément qui modifiera quoi que ce soit. Vous avez donc le choix entre 3 types de planches : les planches freestyle, les planches freeride et les planches snowpark. Chaque type de planche est subdivisé en planches aux caractéristiques plus ou moins efficaces, qui coïncideront parfaitement avec l’argent qu’on mettra dedans ! Pas de chance, au départ on est pauvre, alors contentons-nous d’objets de pauvres.

Ça y est on est tout équipé, c’est parti pour les pistes !

Gran Theft Snowboard

Le jeu commence réellement avec une séquence cinématique où vous vous la jouez méchant et finissez par vous prendre une gamelle digne de celles de PEF (alias POUF le cascadeur). Gamelle qui est également synonyme de railleries de la part de Shaun et de ses potes. Et les voix françaises étant ce qu’elles sont, c’est-à-dire pas terribles, il va sans dire que dès le départ, on a envie de lui en coller une et de lui faire bouffer de la neige jusqu’à ce qu’il soit congelé. Passé cette petite moquerie, on se retrouve enfin sur les pentes enneigées. Le principe est simple : on fait ce qu’on veut ! On peut suivre la quête de Shaun (récupérer des pièces de monnaie ridiculement énormes pour gagner les techniques et accéder aux compétitions ultimes), rafler toutes les médailles des diverses activités (Freestyle, Freestyle au sol, Freestyle dans les airs, Big Air, Half-pipe…), ou même se moquer de tout ça et descendre les pentes glissantes comme bon nous semble ! Rappelez-vous : z’êtes un killer, et en tant que tel, vous pouvez lancer des boules de neiges sur les riders alentours et fuir votre planche à la main. Méchant !

Mais il sera préférable dans un premier temps d’effectuer la quête de Shaun qui nous permettra d’apprendre quelques techniques spéciales comme défoncer des murs, effectuer une accélération fulgurante, ou carrément faire le grand saut. Ces techniques spéciales consomment une barre spéciale qui se remplit très lentement au fur et à mesure de vos tricks. Trop lentement même, étant donné la consommation relativement rapide de cette jauge. Cela pourrait être carrément la classe si cette jauge n’était pas purement et simplement désactivée lors des épreuves et des activités. Et du coup, on se demande comment réaliser les scores demandés lors des challenges pour avoir le niveau de 4 médailles. Et puis après, on se dit qu’on s’en moque un peu, parce que ces médailles ne servent pas à grand-chose.

Rousse Neige et les sept pins

L’aspect visuel frôle soit le génie, soit ridicule. Qu’en dire ? C’est à des montagnes enneigées que vous aurez affaire (USA, Alaska, Alpes et Japon), donc toutes blanches sur lesquelles il y a quelques objets par-ci par là. Question diversité d’environnements, on pourra repasser. Les personnages ne sont pas super bien modélisés mais ressemblent à peu près a des humains, alors on pardonnera, vu que ce ne sont pas les têtes qui nous intéressent. Cependant, en restant dans l’objectif tout schuss, c’est assez varié, puisque aucune des montages ne ressemble à ses trois consœurs, que ce soit en relief (poudreuse, neige naturelle, boueuse, glace, produisant chacune des réactions différentes), tout comme en équipements (télésièges, portes, rails, gens…), ou en décors (variant selon le pays où se trouve la montagne). Au final, on n’a pas l’impression de surfer sur la même montagne à chaque fois, et c’est un bon point. D’autant plus que pour descendre une montagne de tout en haut jusqu’à tout en bas, il faudra compter en moyenne cinq longues minutes sans s’arrêter. Ça vous laisse une idée de la grandeur des montagnes.

Les animations sont fluides et c’est un bon point pour enchaîner les tricks, qui eux ne sont pas aisés à effectuer. En effet, vous dirigerez votre rider avec le joystick droit et utiliserez la touche de saut avec la gâchette droite. Une fois en l’air, ce sera au tour des deux joysticks de jouer. Le gauche servira pour les spins (tours), le droit servira pour les grabs de planche. Il ne tient qu’à vous de bien étudier votre vitesse, votre rotation, pour vous assurer un atterrissage sans douleur. A cet effet se trouve une jauge de replaquage qui vous indiquera votre équilibre en l’air, mais également sur les rails. Tout est là pour effectuer les tricks les plus impressionnants. Et pourtant… pourtant cela ne fonctionne pas comme sur des roulettes, puisque les spins seront finalement assez aléatoires et la gestion du saut assez capricieuse pour les enchaînements (de rails et de sauts), notamment en ce qui concerne leur fin et pour avancer sans trop de heurts, il faudra jouer la sécurité. De même que la sensation de vitesse est assez réduite, et seule une glisse sur de la glace avec une planche spécialisée dans la vitesse provoquera de réelles sensations de glisse.

On rajoutera à cela un menu intelligent géré à la croix permettant d’accéder à des options comme la musique, le chat pour le online, des actions spéciales comme poser des balises pour y revenir plus rapidement (pratique pour tenter un truc de ouf sans avoir à remonter tout après)… Si l’idée est bonne, la prise en main est assez énervante, puisqu’elle nécessite les deux mains (une pour maintenir la croix et l’autre pour appuyer sur le bouton affilié).

La montagne, ça vous gagne

Et elle va gagner… Ne serait-ce que par son silence, puisque la plupart des musiques proposées par le jeu sont insupportables, tout comme la plupart de la bande sonore. Heureusement que vous pourrez tout bonnement couper la musique ou utiliser vos propres musiques directement via l’interface du jeu ! Mais pour la faire fermer à Shaun et ses potes, c’est une autre paire de manches, puisqu’on a l’impression qu’Ubisoft a engagé tous les doubleurs Disney Channel pour le doublage. On se retrouve donc avec un mix étrange : « gamin wesh wesh qui se fout de ta gueule », et on n’a qu’une envie c’est qu’ils la ferment après s’être pris une avalanche de claques dans la tronche, tellement les voix sont agaçantes. Les bruitages sont somme toute classiques et ne marqueront pas vraiment les esprits.

A noter qu’un mode online est présent et vous permettra de rider avec 15 autres personnes. L’intégration de ce mode est tout simplement géniale, puisque sans bouger d’où vous êtes sur la montagne, ni même un écran transitionnel, mais avec un léger temps de connexion, vous vous retrouverez avec d’autres joueurs. L’idée est bonne et le lag n’est pas de la partie. Dans le mode online vous pourrez effectuer toutes les activités, plus quelques-unes réservées spécialement pour l’occasion. Ce sera l’occasion de parier de l’argent récupéré au fil de vos performances sur les diverses activités existantes pour faire augmenter votre capital. Ou d’en perdre…

Vous pourrez donc faire ce que vous voulez en online, comme en solo.

Bilan

On a aimé…

  • Les montagnes sont grandes et variées
  • Online bien pensé

On n’a pas aimé…

  • C’est tout blanc
  • Les voix françaises totalement nazes
  • Gameplay tellement bien… sur le papier.

On s’fait un rail ?

Shaun White Snowboarding est un jeu bourré de bonnes intentions, mais qui n’arrivera pas forcément à convaincre les puristes du snowboard à cause de détails dans la jouabilité qui gâchent la précision que requiert de ce genre d’activité. Cela étant, le jeu reste plutôt amusant pour le chaland profane et les gens peu exigeants, s’amuseront le temps de quelques heures de glisse, le temps de maîtriser les subtilités et de devenir plus exigeants.

En fait Shaun White Snowboarding, c’est un tutorial pour le snowboard qui surfera sur la vache maigre des jeux de glisse alpins. Alors en attendant qu’un jeu plus fouillé et précis d’un point de vue du gameplay débarque, il devrait faire l’affaire pour caler la dent creuse des plus acharnés de la planche des neiges.

Conclusion du test de Shaun White Snowboarding

L
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Shaun White Snowboarding

Développeur : Ubisoft Montréal
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 13/11/2008

commentaire

1 Commentaire
Z
zx6r4
4 août 2009 0h50

Le jeu est sympa, mais trop lent et avec trop de défaut. Manque d’impression de vitesse et didacticiel pas terrible.

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