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Prince of Persia

Le 31 décembre 2008
Le 31 décembre 2008

Comment percer en Perse ?

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Note au lecteur : dans ce test je laisse volontairement de côté l’histoire du jeu (relativement légère) afin de vous laisser la découvrir par vous-même.

Il y a 19 ans naquit le premier épisode de Prince of Persia sur Apple II. Nous découvrions alors un jeu en 2D avec des phases de combats à l’arme blanche, des énigmes mais aussi des « cinématiques », nouveauté à l’époque. Mais le temps était aussi de la partie, vous n’aviez alors qu’une heure pour parcourir les multiples tableaux, résoudre les énigmes, castagner l’infâme Vizir et sauver votre princesse.

Où en sommes-nous en 2008 ?

Le Prince et son cimeterre sont toujours présents mais bien des points ont évolué ou simplement disparu : exit le Vizir, le nouvel ennemi n’est rien de moins qu’Ahriman, dieu du mal dans le zoroastrisme et ses 4 minions principaux appelés Corrompus, qu’il vous faudra défaire à maintes reprises, aidé par une princesse au caractère bien trempé, Elika. Pourtant, les combats en un contre un sont toujours à l’ordre du jour, même si votre alliée du moment sera toujours là pour vous tirer du pétrin par une attaque magique voire vous sauver de la mort…

Immortel ?

La mort, voilà encore un élément disparu de cet opus. Il vous est impossible de mourir car Elika arrivera toujours à vous sauver d’une mauvaise chute ; amusant au début cela réduit pas mal la difficulté. A ce titre, l’ensemble du jeu tends vers le simple : cette immortalité, le peu d’énigme ainsi qu’une linéarité totale quand il s’agit de relier deux zones font de ce Prince of Persia un non-challenge.

Il faut l’avouer cet aspect peut énormément déplaire. Prince of Persia restait une référence en matière de progression casse-tête et offrait un vrai défi pour le joueur, tant dans le level-design que dans ses énigmes. Heureusement que ce nouveau titre offre un graphisme très travaillé en cel-shading donnant au Prince une grande classe, un bon point pour Ubisoft, ainsi que de très beaux environnements et des arrière-plans impressionnants, même si l’on est souvent frustré de ne pouvoir visiter nous-mêmes ces derniers.

Un kilomètre à pied ça use, alors cent…

Un autre bon point du jeu tient aussi dans son nouveau level-design découpé en zones (21 au total), vous laissant libre de choisir votre prochaine destination à rejoindre : dans un premier temps à pied (sans temps de chargement) puis par téléportation par la suite. La prise en main est quasi parfaite car très peu de touches sont nécessaires pour effectuer l’ensemble des actions possibles : on enchaine alors rapidement plate-formes, poutres, barres suspendues et autres joyeusetés dans une fluidité quasi-parfaite juste en appuyant au bon moment sur A ou Y. Pourtant, on sera toujours contraint d’employer une unique voie pour aller de A à B, pas question de sortir des sentiers battus, ce qui frustrera certain joueurs en quête de liberté d’exploration…

Ce Prince of Persia est relativement vaste : comptez une quinzaine d’heures pour tout visiter et quelques heures en plus pour collecter les perles de lumières. D’abord obligatoire, cette collecte deviendra après quelque temps l’unique quête annexe du jeu. Mais bien-sûr, cela ne tient pas compte du temps que vous passerez a simplement observer la beauté des décors.

Dis tu l’as vu mon cimeterre ?

Dans chaque zone du jeu vous aurez affaire au moins une fois à un serviteur d’Ahriman, qui prendra la poudre d’escampette après avoir croisé le fer avec vous ; il vous faudra alors compléter 4 zones pour accéder à sa tanière et lui botter définitivement ses fesses de corrompu. Bien sûr, quelques acolytes tenteront bien de vous barrer la route mais ils n’opposeront jamais une vraie résistance et finiront en purée de vilain. Il faut souligner ici que ces combats, en plus d’être très secondaires, sont aussi optionnels : un coup rapide avant l’apparition des ennemis les renverra directement chez Ahriman, trop simple. On ne peut alors que vous conseiller d’éviter cette facilité à chaque fois car, dans ce cas, ce serait se priver d’un des bons côtés du jeu : les duels !

Chacun de ces combats vous opposera donc à un seul ennemi, Elika à vos côtés, avec une palette de coups à enchaîner comme vous le souhaitez. Coups de lame, choppe avec le gant ou attaque à distance par Elika : c’est à vous de composer vos combos pour varier le plaisir mais il faudra aussi faire preuve d’adaptation face à votre opposant qui ne sera peut-être pas sensible à toutes les attaques. Ainsi, il vous faudra trouver la faille dans la défense de chacun des suppôts d’Ahriman et l’exploiter pour mettre fin à leur dévastation.

Toutefois, le divertissement offert par les combats a ses limites, et après quelques affrontements, la sensation de répétitivité s’installe car les simples ennemis sont toujours les mêmes et l’aspect scripté finit par ressortir, même si l’opposition offerte grandira au fur et à mesure de votre progression. Quelques armes en plus auraient été profitables pour renouveler l’intérêt.

Mais le Prince a bel air

Malgré ces quelques points noirs, il est un domaine qui ne souffre point ici : l’ambiance. D’abord une musique, le thème principal qui est juste magnifique, puis la relation entre le Prince et Elika qu’il vous faudra creuser par vous-même (en appuyant souvent sur la touche LT). On a affaire ici à un prince plein d’humour, taquin, charismatique et plein d’ego. Ce qui lui attirera les railleries d’Elika qui est quant à elle toujours orientée vers son objectif et peu disposée à l’amusement. Le tout servi dans des décors cyclopéens soignés, aux arrière-plans superbes.

Mis bout à bout, ces éléments nous transportent dans ce monde imaginaire, dans lequel on se laisse porter par l’ambiance pleine de charme et la facilité du jeu.

Ce Prince of Persia n’est pas un défi, c’est un voyage.

Bilan :

On a aimé :

  • L’univers et l’ambiance
  • Les personnages
  • Le design du jeu

On n’a pas aimé :

  • Peu de combats
  • Très court et trop facile
  • Combats scriptés

Résumé :

Le nouveau Prince of Persia avait de quoi séduire les fans: un bel emballage, ses premiers pas sur console new-gen et un background bien connu. Hélas, la volonté d’Ubisoft de toucher un large public en fait un jeu sans défi mais heureusement pas sans saveur, il fait tout de même parti des must-have de toute bonne ludothèque.

Conclusion du test de Prince of Persia

L
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Prince of Persia

Développeur : Ubisoft Montréal
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 04/12/2008

commentaires

2 Commentaires
F
fred3j77
24 février 2010 20h29

ce jeu est d’un ennui…; joueurs des anciens prince of persia, passez votre chemin.

F
fred3j77
24 février 2010 20h29

ce jeu est d’un ennui…

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