Test – Ninja Gaiden 2
trancher dans le vif !
Testeur : Boboxgamer
C’est après 4 longues années que notre ninja préféré nous revient. Même si il n’a pas chômé entre temps avec deux remakes, Black et Sigma, ainsi qu’un très bon opus DS pour Dragon Sword, l’attente aura été longue. Connue pour son côté old-school et son orientation hardcore gamer, la série des Ninja Gaiden reprend de plus belle avec un numéro 2 tout en amour et en finesse.
La vengeance du Dragon
Tout commence lorsque Sonia, jeune femme aux faux airs de Rachel, souhaite rencontrer Ryu pour lui révéler des informations sur les démons. Ces êtres, enfouis sous terre depuis leur défaite contre les dragons, projettent en effet de faire leur grand retour aidé du clan de l’araignée noire.
Scénario certes un peu plus travaillé qu’à l’habitude, bien que toujours aussi prétexte à trancher tout ce qui bouge. Mais avouons-le, Ninja Gaiden n’a jamais été un jeu se prêtant aux longs bavardages. Ici la trame n’a d’autre utilité que de nous faire voir du pays et elle remplit parfaitement son rôle.
L’œil du Dragon
Ninja Gaiden 2 aurait pu se placer dans ce qui se fait de mieux techniquement sur Xbox 360. Mais même si les intérieurs vont du beau au très très beau, avec quelques passages mémorables que les fans ne seront pas près d’oublier, les extérieurs sont pour la plupart ratés. Textures d’une génération de retard, manque flagrant de détails…
Heureusement, Ninja Gaiden oblige, tout est très fluide. Oui, mais pas tout le temps… Dans les moments les plus mouvementés, le jeu se permet en effet de grosses chutes de framerate. Un comble pour une série modèle de rapidité. Pire encore, quelques brefs freezes ou même chargements viennent littéralement entrecouper vos combats, déjà bien assez handicapés par une caméra toujours aussi capricieuse.
C’est d’autant plus frustrant qu’on ne voit pas bien ce qu’il y a à charger. Couloir après couloir, les niveaux sont aussi linéaires que répétitifs. Et même si on ne se lasse jamais de combattre, on ne peut que regretter l’once de liberté offerte par l’empire de Vigoor dans le premier épisode. Le côté recherche est heureusement toujours aussi présent, avec entre autres des crânes de cristal à dénicher, successeurs des scarabées d’or.
La claque viendra d’ailleurs. Les personnages, au design caractéristique de la Team Ninja et à l’aspect toujours aussi plastique, vont en rebuter plus d’un. Mais passé ce côté un brin kitch que les joueurs du premier opus n’auront aucun mal à apprécier, les boss se révèlent être tous très travaillés. Impressionnants et même charismatiques pour certains, ils se suivent mais ne se ressemblent pas.
L’atmosphère musicale léchée et se mêlant parfaitement à l’action ne pourra d’ailleurs qu’aider à vous mettre dans le bain.
Enfin, il semblerait qu’Halo 3 ait fait des émules. A l’instar de son mode cinéma, le cinéma ninja vous permettra de regarder les films de vos parties. Mais ici pas de pause, retour en arrière, changement d’angle ou encore moins de possibilité de prendre des screenshots. Vous pourrez tout juste mettre en ligne vos plus belles séquences, tout comme il sera possible de regarder celles des autres par le biais du tableau des scores.
L’épée du Dragon
Pas le temps de souffler, les problèmes commencent dès les premières secondes de jeu et c’est armé de nos boutons « X » et « Y » qu’il faudra y faire face. Pas de changement majeur, le gameplay reste conforme à la série. Gâchette gauche pour bloquer et mieux riposter, « A » pour exécuter nos acrobaties (saltos, courir ou sauter de mur en mur, tout y passe) et se battre toujours plus efficacement. Un fonctionnement à l’apparence simple, que l’on met toute une vie à maîtriser.
Car qu’on se le dise, tous les défauts évoqués précédemment n’arrivent pas à entacher le plaisir ressenti en dirigeant Ryu et jamais un jeu n’aura aussi bien parvenu à nous donner l’impression de faire corps avec un ninja surhumain.
Marque de fabrique du titre, les combats se retrouvent être on ne peut plus dynamiques grâce à des combos toujours plus surprenants, épaulés par des exécutions radicalement différentes des planters de sabre habituels. Ne parlons même pas des fameux coups ultimes, maintenant également disponibles pour certaines armes de lancer; un cran plus frénétiques ils vous procureront une énorme satisfaction à chaque réalisation. Ces coups seront réalisables, tout comme dans Black et Sigma, avec ou sans l’aide des orbes en chargeant longuement son attaque. Orbes qui rappelons-le, vous donnera selon la couleur, de la vie, du Ki (utiles à vos Ninpo) ou de l’argent à aller dépenser chez Muramasa.
Après tout cela il paraît évident que des bras, jambes et têtes tombent, avec leurs petites répercussions sur le déroulement des affrontements. Un ninja sans son bras gauche n’aura pas grand mal à continuer de se battre, mais coupez lui ses jambes et le bougre rampera jusqu’à vous pour tenter de se faire exploser. Les récalcitrants au sang pour le sang ne pourrons que regretter cette boucherie et ceux se posant des questions au sujet de l’IA devraient être convaincus de sa sournoiserie.
L’arsenal, pour sa part, a bien sûr été agrandi pour autant de nouveaux mouvements disponibles. On retrouve ainsi notre fidèle épée du Dragon ou encore le bâton Lunaire, avec en renfort pour ne citer qu’eux, une imposante faux et des griffes de ninja. Les Ninpo, ou pouvoirs que possède Ryu, profitent également de nouveautés comme un ouragan de lames ou une boule d’énergie noire.
D’ailleurs, les armes et ninpo, comme la quasi totalité de notre inventaire, sont désormais utilisables par le biais de la croix directionnelle. Un raccourci bien pratique pour s’adapter rapidement au bestiaire très divers.
Pour permettre aux moins bons d’entre nous d’avoir une chance d’arriver au bout de l’aventure, la difficulté, mieux que d’être revue à la baisse, a été savamment équilibrée. Pour cela la barre de vie a fait l’objet d’un nouveau système. Inauguré dans l’opus DS, celui-ci vous permettra de récupérer lors des temps morts une partie de votre vie, plus ou moins grande selon les dégâts subis. A cela s’ajoutent des points de sauvegarde, un poil plus nombreux mais surtout beaucoup mieux placés, vous régénérant totalement lors de votre premier passage. On entend déjà les mauvaises langues : « Trop facile… ». Si les premiers chapitres ne poseront pas vraiment de problèmes et seront plus matière à initier le joueur, les suivants eux, tout en restant accessibles vous demanderont de vous accrocher. Soulignons de plus que pour contrebalancer un besoin en vie se faisant rare, les potions ou plutôt herbes de santé sont limitées à 3 exemplaires de chaque dans votre inventaire.
Les boss pour leur part peuvent se révéler terriblement frustrants. Si certains d’entre eux sont réellement difficiles, les autres, dès l’instant où vous tapez là ou ça fait mal, ne tiendront pas plus de 2 minutes. Heureusement qu’il va souvent nous arriver de devoir en enchaîner plusieurs.
Pour finir, sachez que le côté hardcore a été préservé. Vous pensiez pouvoir souffler après avoir fièrement terminé votre jeu en mode Guerrier ? Sachez que 2 autres modes, Mentor et Maître Ninja, devraient repousser encore un peu plus les limites de vos nerfs…
Le Bilan
On a aimé
- Un gameplay au poil
- Identité forte de la série
- Action non-stop
On a moins aimé
On a pas aimé :
- Des choix artistiques discutables
- La caméra bien capricieuse
Conclusion du test de Ninja Gaiden 2
Coupé en deux
Même si les fans n’auront pas besoin de note pour apprécier cet opus magistral. Les autres seront plus tatillons et ne verront que ses nombreux défauts. Cependant, une fois la bête domptée c’est un plaisir sans égal tant les affrontements sont jouissifs. Plus les chapitres passent et plus Ninja Gaiden 2 nous prouve qu’il en a dans le ventre, jusqu’à une fin qui pourrait justifier à elle seule son achat pour les plus mordus d’entre vous. Assurément un titre qu’on n’est pas forcé d’aimer, mais qu’il serait dommage de ne pas essayer.
Pour ma part un régal malgré ses défauts de caméra et la répétition des boss!
Faut le prendre pour un bon défouloir tout en étant technique ^^
Rien que pour la beauté et la variété de combo avec chaque armes ainsi que sa sauvagerie extrême 😉 je le kiff !!!
Mon seul regret c’est de ne pas affronter assez de ninja et les projectiles abusif en difficile
A faire pour le fun , ça détends :->
Voila la donc la plus belle imposture de cette génération de consoles à mes yeux ! Vendu et vanté comme étant LE titre d’action japonais ultime … tout les test disaient que ce jeu était purement génial ! A se demander si les gens y ont vraiment joué … ou alors juste fait la démo ! Démo reprenant le premier niveau du jeu … niveau qui est tout simplement le plus beau et le mieux fait de tout le titre ! Oui oui ! Vraiment ! Vous avez fait la… Lire la suite »