Test – NBA 2K10

Daffy Dunk & Co
Un jeu de sport, c’est un jeu qui est destiné à être ressorti de nombreuses fois de sa boite durant toute l’année ; plus on approche de la fin de saison, plus les matchs réels sont tendus et de haut niveau, et plus les fans sont excités et heureux. Cela ce voit dans le basket, notamment grâce à la NBA avec les play-offs et la grande finale : énorme phénomène aux USA qui fait néanmoins des émules dans le reste du monde. Que vaut donc ce Nba 2k10, arrivera t-il à se qualifier pour les play-offs ou finira t-il poussiéreux dans une boite destinée à ne plus être ouverte ?
Nba 2K9.2 ?

Disque inséré, à peine l’introduction passée et quelques chargements + mises à jour des équipes, nous voilà plongé dans un menu qui nous offre un large panel de modes de jeu. Radicalement différent du 2k9, le menu semble être plus minimaliste et sobre, mais le nombre de sous-menus étant assez conséquent, en quelques secondes vous pourrez donc être perdu parmi tous ces choix et différents modes. De plus, le curseur se met automatiquement sur le menu du centre, il vous faudra donc rester appuyer sur la direction que vous souhaitez et sélectionner votre mode : pas commode du tout !

Outre bien entendu le mode match rapide qui vous permet de sélectionner deux équipes NBA afin de lancer directement un match, c’est une petite dizaine de pages de menus et de modes auxquels vous allez pouvoir jouer. Pour les connaisseurs, les modes de jeu d’Nba 2k9 sont toujours présents, vous pourrez donc jouer la totalité d’une saison avec une ou plusieurs équipes. Vous pourrez aussi commencer directement à partir des playoffs et aller jusqu’à la grande finale ; un mode vous permettra de jouer au 21 seul ou avec des amis (un jeu joué par de nombreux basketteurs qui consiste à marquer 21 points le premier sur un seul panier), mais vous pourrez aussi chauffer vos mollets avec le fameux concours de dunks toujours aussi impressionnant. Il ne faudra pas non plus oublier votre agilité avec le concours à 3pts qui se révèle particulièrement corsé par rapport aux versions précédentes. Vous pourrez aussi dans un autre mode faire des 1 contre 1, 2 contre 2 etc. et, chose fort sympathique, vous pourrez jouer avec des stars de hip-hop comme par exemple Twista, Kanye West, The Game etc., le plus étant qu’ils sont très ressemblants (et bien plus forts qu’en réalité !).
La NBA c’est pas pour tout de suite !

Au rang des nouveautés vous l’aurez donc bien compris, les modes sont identiques à l’ancien NBA 2K9 ; néanmoins, quelques réglages ont été apportés, ce qui permet d’apprécier un peu plus les différents concours ou les saisons. D’un côté, en restant fidèle au basket-ball et à la NBA, on ne voit pas trop quels modes les développeurs pourraient rajouter ! Nous non, eux le savent très bien et c’est pour ça qu’ils sont payés. Faites donc place au mode de jeu attendu et acclamé par tous, celui qui manquait à NBA 2k9 et que tous ont réclamé, j’ai nommé le mode Mon Joueur. Grace à ce dernier, vous allez pouvoir créer votre propre joueur et tenter (je dis bien tenter) de lancer sa carrière pour au final jouer en NBA et pourquoi pas devenir une star reconnue au même titre que Lebron James ou encore Michael Jordan. Tout d’abord, la création de votre personnage commence par ses nom, prénom, numéro de joueur, etc., mais aussi par une étape de création physique fort complète. Ainsi, une fois votre joueur physiquement terminé (ajout de tatouage, choix des chaussures et toutes les customisations que l’on pourrait imaginer), il ne vous reste plus qu’à choisir votre poste de prédilection (évitons les meneurs de 2m ou les intérieurs de la taille de Mimi Mathy ! Quoique, si elle dunk, ça pourrait être impressionnant…) et c’est parti pour la D-League ! “Mais qu’est ce donc que la D-League ?”, me direz-vous. Revenons un chouilla en arrière voulez vous : vous avez donc créé votre joueur et vous pensez directement l’envoyer jouer à Boston à côté de Garnet ? Que nenni mes amis ! Il faudra d’abord faire vos preuves en D-League (aka NBA Development League) ! C’est une division mineure où les jeunes joueurs peuvent prouver leur valeur afin de se faire repérer pour jouer en NBA. Une sorte de petit bassin avant de plonger dans le grand !

Afin de vous aider dans votre longue tâche, un coach personnel vous suivra à chaque instant ; bien que très sévère (il n’hésitera pas après un mauvais match à vous dire que vous n’irez jamais en NBA !), il vous indiquera les bonnes choses que vous faîtes durant les matchs et vos points à améliorer. Pour cela, vous pourrez participer à des séances d’entraînement qui vous permettront d’améliorer la défense, les shoot, la rapidité, les rebonds etc. Chaque entraînement vous rapporte des points que vous pourrez par la suite attribuer dans les statistiques de votre joueur afin d’améliorer par exemple ses layups, mais aussi son jeu physique, ses shoots mi-distance et autres. La marge de progression étant lente vous allez rapidement vous rendre compte qu’il vous faudra beaucoup de matchs en D-League avant d’espérer être repérer pour participer à un summer camp d’une équipe NBA qui, s’il se déroule bien, débouchera par un contrat dans une équipe NBA. Vous l’avez compris, le chemin qui mène à la NBA n’est pas facile, mais il faudra s’accrocher pour y parvenir ! De plus, la D-League est bien retranscrite et chacune des équipes est fidèle à la réalité ; il en est de même pour les stades ainsi que les mascottes et cheerleaders. Vous passerez donc un bon moment à participer aux matchs, tout en vous appliquant pour effectuer le moins de bêtises possible. Pour pimenter le tout et animer chaque match, il vous faudra remplir divers objectifs : scorer 2 layups, faire 2 jump shots, empêcher votre adversaire de faire plus de 2 rebonds offensifs, de marquer plus de 4 points etc. Chaque match propose 3 objectifs différents, et selon vos statistiques de la partie et de la réalisation ou non de ces objectifs, vous recevrez une note de type B, A+, C- etc. pour chaque match. Plus vous avancerez en D-League, plus on vous demandera d’obtenir de meilleures notes afin d’être invité en summer camp.
Encore plus !

2K Sports ne s’est pas contenté de reprendre 2K9, de rajouter un mode de jeu et de lancer les ventes. Non, non, NBA 2k10 c’est plus : les graphismes ont été revus à la hausse encore une fois, et bien que la différence ne soit pas aussi grande qu’entre un 2K8 et un 2K9, de grands efforts ont été apportés au visage des joueurs qui sont plus vrais que nature. De plus, on retrouve les mouvements et actions des joueurs les plus marquants de la NBA, comme par exemple le fameux lay-up mi-distance de Tony Parker, le dunk une main en passant sous le panier de Kobe Bryant ou encore les dunks ravageurs de Lebron James 15m au dessus de tout le monde dans n’importe quelle position ! C’est donc un réel plaisir pour tous fans et connaisseurs de la NBA. Au niveau du gameplay, le jeu reste fidèle au précédent opus. La fluidité des animations a une fois de plus été améliorée, et la jauge d’énergie est différente : désormais, sur pression de la gâchette, une première barre qui correspond à la stamina directe du joueur se vide et quand elle est à 0, il suffit simplement de relâcher la pression pour qu’elle remonte. Si jamais on reste appuyé alors que cette dernière est terminée, c’est alors une nouvelle barre qui se vide et qui elle correspond à l’endurance globale du joueur. Attention, car contrairement à la première, celle-ci ne se recharge pas ! C’est le principal changement à prendre en compte dans le gameplay de ce NBA 2k10, ce qui permet de plus jouer en équipe et de ne pas se reposer uniquement sur un joueur star pour faire tout le boulot, tant mieux ! Malheureusement, quelques bugs viennent gâcher certaines actions : par exemple, à la suite d’un rebond totalement légitime, l’arbitre sifflera un contre illégal et donnera les points à l’adversaire. Ou encore, il arrivera à l’arbitre d’avoir du mal à récupérer le ballon pour faire la remise en jeu et de prendre 5 minutes montre en main pour pouvoir relancer le match ! Des petits bugs qui devraient normalement être corrigés par la suite par le staff 2K Sports.

Niveau online, vous pourrez, à chaque lancement du jeu sur votre console, télécharger les résultats des derniers matchs NBA avec des tableaux complets sur les statistiques de chaque équipe, mais vous pourrez aussi bénéficier des derniers transferts de joueurs pour avoir des équipes NBA le plus proche possible du réel : blessures des joueurs, statistiques de ces derniers selon leurs feuilles de matchs etc. ; un effort quotidien de la part de 2K Sports qui ne peut que faire plaisir aux joueurs. De plus, niveau multijoueurs, vous avez la possibilité de faire intégrer le joueur que vous avez créé dans une équipe inventée qui sera uniquement composée de joueurs comme vous. Un mode intéressant si vous avez 4 amis qui jouent comme vous, sinon l’intérêt est très vite limité. Et enfin pour les classiques matchs rien n’est à signaler si ce n’est que comme dans la majorité des jeux, parfois un peu de lag est présent ce qui vient gâcher le plaisir.
Le Bilan
On a aimé
- Un mode mon joueur complet
- Maj gratuites des transferts NBA
- Une peuplade de modes de jeu !
On a moins aimé
- De légers bugs qui gâchent certaines actions
- Les menus pas très classe…
- Des chargements à la pelle
Conclusion du test de NBA 2K10
Aynebiaye Toukaytayne ?
Vous aimez la NBA et vous cherchez le jeu qui vous désocialisera à coup sûr ? NBA 2K10 se fera un plaisir de vous faire comprendre que vos amis ne vous servent à rien ! Des graphismes soignés, une multitudes de modes de jeu, la possibilité d’avoir des mises à jour online pour coller au jour le jour à la réelle ligue NBA, la création d’un joueur qui nous ressemble et que l’on peut faire évoluer en NBA, que demander de plus ? Malgré certains bugs qui parfois gâchent quelques actions de matchs, le bilan final de ce NBA 2K10 reste très positif et le jeu se place comme un must have pour tous basketteurs ! Reste à ne pas oublier de s’entraîner sur un vrai terrain !