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Fifa 2009

Fifa 2009
Le 13 octobre 2008
Le 13 octobre 2008

Le retour en force de la série d’EA

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Des arguments, on entend à peu près les mêmes depuis bien 5 ans : Fifa est plus tourné sur le spectacle avec la totale niveau dribbles, licences, stades et des graphismes plutôt poussés, alors que PES s’adresse à un public plus « noble » car beaucoup plus tourné vers les sensations manette en main, aux dépens de la poudre aux yeux, marque de fabrique du concurrent. Et si cette année, un peu comme Sauron, on nous avait pondu un jeu pour les réunir tous ?

Tou sen les sensaziones dedannnn tes mains ?

Entrons directement dans le vif du sujet avec le gameplay, puisque c’est ce qui intéressera la majorité. EA a poussé encore un peu le réalisme avec une physique plus travaillée, des possibilités nombreuses au niveau des phases de jeu et des mouvements plus lents, plus vraisemblables, que ce soit dans les simples courses, les dribbles ou les tacles glissés difficiles à caser correctement. Désormais, il faut batailler pour passer un joueur ou gagner un ballon, et il faudra jouer épaule contre épaule dans les règles pour éviter que l’arbitre, généralement plutôt sec, ne siffle la faute. Celui-ci joue d’ailleurs la règle de l’avantage à merveille, même si on regrettera parfois qu’il intervienne juste pour filer à un carton à un joueur sans qu’on voie la faute qu’il a faite. Oubliez aussi l’idée de tirer du quart de terrain, on ne plante plus des buts comme des choux et il faudra application et patience avant de faire trembler les filets, même si les frappes ont tendance à trop vite attraper les poteaux.

Il sera possible de choisir entre l’assistance pour plusieurs types de passes ou les tirs, histoire que l’exécution de l’un ou l’autre soit plus ou moins « accrochée » à une cible (le but ou un coéquipier) ou pas, pour plus de liberté et de possibilités dans le mouvement. Le gros point noir viendra d’une des richesses du jeu : les dribbles nombreux. Tellement nombreux qu’en réaliser un seul c’est un peu user du pifomètre pour en sortir toute une flopée avant de se casser les dents sur un défenseur pantois de consternation devant un attaquant qui a l’air d’avoir trop bu. D’autant plus que les adversaires pressent vite le porteur du ballon, ce qui met un coup au réalisme du jeu, surtout quand on joue avec l’équipe de France et qu’on veut adopter le même style de jeu lent…

En dehors de ces traits généraux à tous les modes de jeu, on sentira pas mal de différences dans le gameplay selon que l’on incarne un seul joueur dans le mode deviens pro ou toute l’équipe.

Tou sen les sensaziones dedannn ton corr ?

Ce cru de Fifa aura le mérite de tenir en haleine des heures ceux qui accrocheront (a priori ceux qui ne sont pas de mauvaise foi), même en solo, avec de nombreux modes de jeu : compétition, carrière, fiesta ou encore « deviens pro ».

Même si ça fait super bidon dit comme ça, cette redite du mode où l’on incarne un seul joueur est bougrement efficace. Choisissez votre star ou créez votre joueur à votre effigie, choisissez sa position (sauf gardien de buts)et son club puis menez-le vers la gloire au long de 4 saisons. Au fil des matchs, vous engrangez des points d’expérience à distribuer entre les stats pour améliorer votre poulain.

Durant les matchs, vous contrôlez donc votre joueur avec la possibilité de faire des appels de balle (sur le joueur avec A, en profondeur avec Y), de demander à vos coéquipiers de faire le pressing quand ils n’ont pas la balle ou de tirer quand vous jugez qu’ils sont en position favorable. Cela dit, vous pouvez très bien décider d’être un joueur discret et vous contenter de vous placer ; si vous l’êtes correctement vous recevrez quand même quelques ballons. Les matchs sont très prenants et on a tôt fait de se sentir dans la peau de son athlète tout en sueur, bien au chaud dans son canapé. On retrouve le problème des dribbles évoqué plus haut en pire : hé oui, ce coup-ci vous êtes aux premières loges pour voir votre joueur se taper la honte… A l’inverse, quand il réussit un dribble dans un espace étriqué, c’est la fonction ralenti qui va chauffer avant éventuelle publication de la vidéo !

Petits bémols au niveau des indications à l’écran pour vous guider, notamment avec le radar qui cache parfois un peu le jeu, la caméra qui s’affole (même si c’est rare) ou encore l’absence de notification de nouvelle position lors d’un remaniement tactique du coach (après un rouge, en fin de match, …). Comprenez que ce sera à vous de vous fier aux flèches qui vous indiquent où vous devez grosso modo être pour essayer de retrouver votre place.

Au fur et à mesure des bonnes performances, la popularité de votre joueur grimpant, celui-ci montera en grade (de l’équipe réserve au capitanat de l’équipe première) et sera sélectionné en équipe nationale avant d’y devenir indispensable. Un plus intéressant mais néanmoins un peu mal géré, la progression étant un peu trop rapide (surtout en national). D’autant plus que si vous évoluez, vos coéquipiers restent figés au même niveau, pas super quand vous commencez dans un club plutôt faible.

En fin de saison, plusieurs clubs manifesteront leur intérêt pour vous en fonction de vos performances dans la saison, à vous de choisir si vous favoriserez un petit club avec une fonction importante ou un plus grand club pour une situation moins avantageuse. Clou du spectacle, des amis pourront se joindre à vous en cours de saison, pour incarner un joueur pré-existant seulement. En somme un mode vraiment conséquent, même si l’impossibilité de jouer sur la difficulté du jeu (si vous augmentez le niveau de l’IA, vos coéquipiers seront plus forts aussi) rend les matchs un peu monotones par moments, encore plus dans un petit club.

En dehors de ce mode qui pourrait constituer à lui seul l’épine dorsale du jeu, on retrouve un plus classique mode carrière qui vous proposera de choisir une équipe déjà existante, d’y intégrer votre/vos joueur(s) du mode « deviens pro » et de mener cette équipe vers la gloire durant 15 saisons en gérant principalement la presse et le budget (transferts, contrats, sponsors) avant de faire les matchs ou de les simuler (comme dans le mode « deviens pro » en somme). Enchainez les victoires, le public vous aimera, perdez, il vous aimera moins (quelle logique implacable !).

A côté de ces 2 modes, on retrouve l’usuelle compétition qui propose de se lancer dans l’aventure de l’un des nombreux championnats/coupes nationaux avec un club. Et oui, pas de compétitions internationales ou européennes malheureusement ! Du coup, on profitera de la possibilité de créer sa propre compétition pour pallier ce manque tout de même regrettable.

Pour clore ce chapitre du jeu en solo, on abordera le mode fiesta qui permettra à jusqu’à 20 joueurs de s’affronter lors de matchs pour obtenir des badges activables avant le match, des objectifs spécifiques à remplir pour un mode original à plusieurs mais rien de bien extraordinaire.

Et enfin, le dernier mode qui en contient plusieurs : le live. Vous pourrez ainsi faire des parties classées, participer à des ligues (créées par des joueurs) ou des ligues interactives (championnats nationaux), de créer votre club, et même de vous lancer dans l’aventure « deviens pro » de 1 contre 1 à 10 contre 10 joueurs. Seul bémol pour ces 2 dernières options, vous ne pourrez créer qu’un club qui se base sur un vrai club (joueurs, maillots, etc.) et il en sera de même pour le mode deviens pro où vous ne pourrez malheureusement pas incarner votre propre poulain.

Tou sen les sensaziones dedannn ta tete

Vous l’aurez compris, cette édition de Fifa en a dans le ventre. Mais il ne se contente pas de proposer une pléthore de modes de jeu, non mes braves, il le fait au moyen d’un ingrédient qui le différencie depuis des années dans la lutte contre les PES : les licences. Championnats allemands, anglais, espagnols, français, italiens, certes, mais si vous voulez du danois, du belge, du portugais (23 championnats dispos en tout, une catégorie « reste du monde » et les sélections nationales), vous serez servis, maillots officiels à l’appui. D’autant plus que cette année, si vous ne voulez pas passer par le mode de gestion (création/modification) des joueurs, les stats de ceux-ci pourront être remises à jour régulièrement via le mode saison live Adidas qu’EA propose (1 championnat au choix offert avec le jeu, les autres payants).

Tout cela participe grandement à l’ambiance du jeu, qui bénéficie aussi, histoire de pousser cette expérience plus loin encore, d’atouts notables en dehors des plaisirs de jeu. Des graphismes plutôt bons, avec un stade qui bouge et des joueurs généralement ressemblants, une ambiance sonore extrêmement réussie avec des commentaires à la pointe (et des anecdotes bien délirantes), qui rendent vraiment bien et ont l’air vraiment naturels dans l’ensemble, et surtout un très gros effort côté bande son qui est simplement magnifique (avec les Kooks, du Duffy, les Cesars, …).

Pour servir le tout, on a droit à un menu trop complexe mais plutôt original, dont la page d’accueil est en fait un mode arène (entrainement avec un joueur contre un gardien) et où il faudra appuyer sur pause pour avoir la liste des modes disponibles. Original, certes, mais vraiment très peu inspiré : d’une parce que ce retour en jeu oblige à appuyer sur pause pour avoir la liste des modes de jeu, de 2 parce qu’il est source de bugs. Et nous touchons là un point sensible du jeu qui, malgré une mise à jour disponible dès le jour de la sortie, est parsemé de bugs ou erreurs vraiment gênants : écran noir au lieu du mode arène, commentaires inadaptés (en parlant d’un match qui oppose Chelsea a Arsenal, on pourra avoir droit à ce commentaire sur Cech, gardien tchèque de Chelsea, « il vient de sauver la République Tchèque ! » ) ou, tenez-vous bien, des freezes (qui vous font évidemment perdre votre progression juste après un match) !!

Le Bilan

On a aimé 

  • Le gameplay
  • Les graphismes
  • Le nombre de modes de jeu
  • Le nombre d’équipes
  • Le jeu en ligne
  • Des bugs inacceptables
  • Les imperfections sur le Live

Conclusion du test de Fifa 09

D2 ou C1 ?
Fan de PES de la première heure, et même fervent défenseur, impossible de rester insensible à ce cru charnu de Fifa. J’ai pinaillé dans ce test, cherchant les moindres défauts, et il y en avait, avec en tête de liste des bugs inacceptables ou plusieurs petits oublis un poil frustrants, mais il est indéniable que les amoureux du ballon rond trouveront leur compte avec ce jeu, et qu’ils sauront s’en contenter pour un bout de temps. Reste à voir ce que Konami nous propose avec le PES annuel, mais après avoir vu la démo, difficile de croire que le géant nippon puisse proposer un adversaire de poids cette année…

L
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commentaire

1 Commentaire
F
Fansdexbox
5 août 2009 21h18

super j’attend fifa 10 avec grande impatience

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