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Test – Eat Lead : The Return of Matt Hazard

Test – Eat Lead : The Return of Matt Hazard
Le 21 janvier 2010
Le 21 janvier 2010

*Insérer ici blague bidon*

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Véritable égérie des années 80, il revient plus déterminé que jamais pour nous faire vivre de formidables aventures dans son tout dernier jeu. De qui je veux parler ? De Matt Hazard bien sûr !

Comment ? Vous ne savez pas qui est Matt Hazard ? Hahaha ! Bande de nu… Tiens, c’est vrai ça.

C’est qui Matt Hazard ?

Des jeux vidéo

Eat Lead : The Return of Matt Hazard nous propose un scénario original en nous propulsant à l’intérieur d’un jeu vidéo dans la peau d’un acteur pour jeu vidéo : le célèbre Matt Hazard.

Après une dizaine d’années d’inactivité faisant suite à une célébrité sans faille, ce dernier se voit proposé, par le nouveau PDG de son éditeur, un jeu où il incarne un détective. Malheureusement, il va rapidement découvrir que le jeu n’est qu’un immense piège destiné à le tuer afin de mettre fin à son contrat. Grâce à l’aide d’AQ, programmeuse de charme, il aura les moyens de stopper tout ce complot.

Ainsi, il refera face à ses anciens ennemis, à des programmeurs qui lui mettront des bâtons dans les roues en alternant l’environnement du jeu (changement de décor) et en lui envoyant des ennemis.

Y’a pas à dire, ça change des éternels extra-terrestres qui envahissent la Terre.

Le jeu se veut parodique de l’univers du jeu vidéo. Ainsi, de nombreux clins d’œil viendront agrémenter le jeu, comme les affiches d’un clone de Duke Nukem (nommé Nukem Winter), un ersatz bleu de Mario (qui est charpentier) et bien d’autres encore.

On se régale à repérer les nombreuses références proposées par le jeu, avec quelques rires non dissimulés par moments.

Concrètement, Eat Lead est un TPS largement inspiré de Gears of War. Ainsi, vous pourrez et devrez profiter des éléments du décor pour vous mettre à couvert afin de mieux riposter. Et la comparaison s’arrête là. En effet, le système de couverture à été poussé un peu plus en permettant de contourner un objet tout en restant à couvert sur ce dernier, via une simple pression du bouton A associée à la direction désirée.

Vous pourrez aussi vous déplacer de couverture en couverture en appuyant sur Y, et B vous permettra de vous planquer sur une autre couverture latérale proche, comme l’autre côté d’une ouverture de porte par exemple.

Votre armement se limite à deux armes en simultané parmi une dizaine disponible en tout et va du classique pistolet au fusil laser en passant par le pistolet à eau (si si, vous avez bien lu !) ou le double uzi. Une pression sur une direction horizontale de la croix directionnelle permettra ce changement, tandis que les directions verticales vous octroieront une capacité de feu ou de glace qui viendront booster vos tirs temporairement, jusqu’à ce que la jauge associée soit vide. Vous pourrez la remplir à nouveau en éliminant des ennemis ce qui vous permettra d’absorber leur code source.

Et du nanard

Techniquement, le jeu est à la ramasse. Les graphismes sont très inégaux. Ainsi, Matt est largement plus soigné que tous les autres personnages et tous évolueront dans des décors assez vides et pauvres. On se demande des fois si ce ne serait pas fait exprès, tellement le pas mauvais côtoie le très bof sans interruption.

Les animations sont elles aussi un peu bancales. Le personnage se traîne, même en sprint.

Le design du jeu, quant à lui, est plutôt sympa ; ainsi il vous arrivera de vous battre contre des sprites venus tout droit d’une copie de Wolfenstein 3D, des zombies ou même les programmeurs et bêta testeurs du jeu (celui dans lequel se trouve Matt Hazard, pas celui d’Eat Lead) dans des environnements en évolution et destructibles.

La partie sonore du jeu est assez honorable avec des musiques rock qui rythment bien l’action et des dialogues qui pour une fois ne sont vraiment pas mauvais, à l’exception de l’acteur français qui double Matt qui n’est pas vraiment convaincant. Mais on oubliera les défauts dans le jeu d’acteur grâce à la dose d’humour et de parodie concentrée à chaque prise de parole ou à chaque découverte (le passage contre le boss de jeu de type RPG est hilarant).

Le gameplay est, lui, le gros point noir du jeu. En effet, si sur le papier, le système semble déjà vu, de nombreux soucis viennent gâcher le tableau. Le personnage peut, par exemple, sans le lui avoir demandé, ne plus être à couvert. Des balles passent au travers d’objets non destructibles et vous touchent, même si vous êtes planqués, la visée, en dehors des pistolets (où l’on peut aligner les headshots sans soucis), est très imprécise et surtout très lente, les phases de corps à corps, qui pourtant ne sont que matraquage de X, sont lourdes, les phases de QTE (contre certains boss) sont en Pas Quick Time Event tellement elles sont lentes…

Tout cela gâche le petit tableau de nanar vidéoludique sympatoche et sans prétention. On passe souvent du rire à l’énervement, surtout quand on voit que les ennemis sont des acharnés et que vous n’êtes pas super résistant (sauf en facile), la moindre erreur venant du jeu (due aux bugs) peut vous être fatale.

Les ennemis ne sont pas super futés au début mais on sent cependant une légère progression d’intelligence au fur et à mesure de l’avancement dans le jeu, même si cela se limite a essayer de vous contourner de temps en temps ou à tenter d’éviter les balles. En dehors de ces quelques éclairs de lucidité, ils resteront quasiment immobiles ou à découvert pour vous faciliter la tâche.

Ce qui aura pour conclusion que le jeu se boucle en très peu de temps (une huitaine d’heures) en mode normal (le mode difficile est bloqué tant qu’on n’a pas fini la partie), et après ça, malgré les attraits charismatiques du titre, on n’aura pas forcément envie de reprendre le jeu en entier. C’est peut être pour ça que le soft propose de recommencer à partir d’un niveau déjà fait de son choix…

Le Bilan

On a aimé 

  • L’humour
  • La bande son
  • L’originalité du jeu
  • La technique assez pauvre et inégale
  • Les nombreux bugs dans le gameplay
  • Très court

Conclusion du test de Eat Lead : The Return of Matt Hazard

Ah ! C’est donc lui Matt !
{{Eat Lead est un jeu avec de nombreuses faiblesses techniques qui viennent entacher un aspect ludique non contestable. C’est le type même de titre à fond dans un concept parodique et qui finalement ne s’en sort pas comme jeu à part entière.

Il serait cependant totalement injuste de rejeter ce titre en bloc qui propose malgré tout une bonne dose d’humour et de curiosité, qui finalement sauvent les 8 petites heures techniquement catastrophiques du soft.

Si le jeu vidéo avait un genre nanar, ce Eat Lead pourrait bien en être la tête d’affiche et ne plaira certainement pas à tout le monde, et encore moins aux gens techniquement exigeants.}}

L
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Eat Lead : The Return of Matt Hazard

Développeur : Vicious Cycle
Éditeur : D3 Publisher

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