Dynasty Warriors Gundam
Transformation ! Ah non zut…
Saga culte parmis les sagas cultes, Gundam aura marqué plusieurs générations japonaises, ainsi qu’une partie du monde.
Grâce à sa longévité exacerbée (plus d’une dizaine de séries différentes étalées sur 25 ans, et sans compter les films et OAVs indépendants), nous avons là un univers aussi riche que celui que nous a proposé Dynasty Warriors tout au long de ses opus.
Et ça tombe bien car ce coup-ci, c’est à la sauce Mobile Suits que l’on va massacrer des hordes d’ennemis.
Le jeu en vaut-il la chandelle ? C’est ce que nous allons voir immédiatement…
Wing Gundam Zero Virgule Cinquante Treize Omega Prime. Ikimasu !
Après avoir passé une séquence cinématique d’intro en image de synthèse très dynamique et explosive, le jeu vous propose pas plus de 5 modes de jeu :
– Le Mode Officiel, vous proposant de suivre seul ou à deux, les batailles importantes des sagas Gundam, Gundam Z et Gundam ZZ. Et ce du point de vue du personnage principal, mais aussi du rival qui se trouve dans le camp opposé.
– Le Mode Original, vous proposant, comme son nom l’indique, un scénario original se déroulant sur une planète inconnue, et regroupant les personnages du mode officiel, ainsi que des Guests venus d’autres séries Gundam. Il est également jouable en coopération.
– Le Mode Duel vous proposant d’affronter un adversaire selon 3 variantes de règles d’affrontement.
– La Galerie vous propose de faire un tour dans l’univers de Gundam en vous présentant les Mobiles Suits et les cuirassés modélisés. Vous pourrez également avoir accès à des mini-biographies des personnages participant au jeu, ainsi que vos statistiques.
Les options vous permettront de paramétrer divers aspects du jeu comme la difficulté, les options sonores, les commandes, mais aussi les voix. Conseil d’ami : préférez les voix japonaises aux voix américaines.
C’est ainsi que vous aurez accès à Amuro Ray (Gundam), Kamille Bidan (Zeta Gundam) et Judau Ashta (Gundam ZZ), les trois protagonistes principaux des trois sagas représentés pour le mode histoire. A ces trois personnages, viendront se greffer trois autres que sont Char Aznable, Paptimus Scirocco et Hamam Karn, proposant quant à eux, les mêmes batailles, mais d’un autre point de vue, pour donner au final, une histoire globale.
Le mode original, rallonge la liste d’une dizaine de personnages en plus dont Heero à bord de son Wing Gundam Zero (Gundam Wing), Milliard Peacecraft alias Zechs Merkis à bord de l’Epyon (Gundam Wing), Domon Kasshu, héros de Mobile Fighter G Gundam, ou même Loran, protagoniste de Turn a Gundam. Au total, une quinzaine de personnages sont jouables pour des missions de folies.
Cependant, on regrettera de ne pouvoir jouer ni avec tous les protagonistes intervenant dans le jeu (comme Ramba Ral…), ni même avec la quantité phénoménale de personnages que propose Gundam, comme Duo Maxwell et son Deathscyte Hell, ou même le Holland Gundam, Wufei et son Altron Gundam, Schwarz, j’en passe et des meilleurs…
Mais connaissant Koei, si le jeu à un minimum de succès, une suite pointera bien vite son nez en beaucoup plus complet.
Faites l’amour, pas la guerre !
Le jeu vous propose donc de parcourir de grandes cartes terrestres, ou dans l’espaces, et de détruire l’ennemi, seul moyen pour diminuer l’énergie d’un secteur afin de s’en approprier. Un secteur d’énergie piqué à l’adversaire, c’est une défense moins robuste sur les secteurs limitrophes.
Les objectifs de mission sont divers : détruire un ou plusieurs adversaires précis, prendre le contrôle d’une zone, empêcher un allié de mourir, ou même prendre le contrôle de tout le territoire.
Toutefois, les objectifs changeront au cours des missions, en fonction de vos agissements.
Ainsi, si vous préférez faire un crochet par quelque endroit au lieu d’aller vers l’objectif prioritaire, vous aurez la possibilité de découvrir de nombreuses intersections scénaristiques qui, bien que n’ayant que peu d’impact sur le résultat final, vous rendront la mission plus facile, ou plus difficile.
Mais vous ne pourrez perdre le fil de l’aventure, grâce au menu de pause, qui, à l’instar des précédent Dynasty Warriors, est très complet. Vous pourrez ainsi choisir des compétences parmi celles gagnées au fil des niveaux de pilote, mais aussi de rajouter des pièces à votre MS parmi celles trouvées sur les débris des boss. Vous pourrez également sauvegarder votre progression en cours de mission et revoir les actions passées depuis le début de la mission. Plutôt pratique, étant donné que chaque mission est assez longue. Gundam oblige, la mission la plus évidente se transformera en champ de bataille avec de nombreux rebondissements, et ces options seront plus que nécessaires.
S’il est une chose indissociable à Gundam, c’est le thème de la guerre pour obtenir la paix. Et ça tombe bien, parce qu’on va en casser du MS ennemi au cours des nombreuses missions.
Et pour ça, la puissance phénoménale de votre Gundam et de vos alliés ne seront pas de trop pour se défaire de vos ennemis. Le jeu est difficile. Très difficile, avec certaines missions qui vous feront perdre quelques nerfs. Et ce n’est pas le mode de difficulté qui va changer grand-chose, vu qu’il n’affecte que la capacité à faire des attaques ultimes ou non pour les ennemis lambda (il n’y a pas de réelle différence entre le mode facile et normal). Les ennemis que nous qualifierons de boss, ou de semi boss sont, quant à eux, plus que coriaces et vous donneront du fil à retordre. Ceci dit, bien que le jeu soit dur, le mode difficile est plus qu’apprécié, ne serait-ce que pour relever le niveau des ennemis de base qui sont eux trop faciles en normal.
Argama, on a un problème !
Le jeu n’est pas exempt de défaut, et bien que le jeu soit bourrin et dynamique, on ne peut que regretter que la jouabilité soit assez délicate. Non pas que la manette n’est pas exploitée correctement, mais plus parce que la caméra est assez capricieuse de par l’absence de lock, qui empêche à la fois de viser correctement les ennemis à distance, mais aussi de suivre ces dits ennemis. Et lorsqu’ils passent hors du champ de vision, on est comme qui dirait perdu…
La caméra placée un peu plus loin du robot aurait pu pallier légèrement ce problème. Le problème n’est pas insurmontable, mais frustrant dans les combats critiques.
Le côté graphique n’est pas non plus à tomber. Le jeu est propre, mais pas exceptionnel. Les robots auraient mérité plus de soins avec quelques effets de reflets et de lumière au moins sur les MS que l’on dirige… De même, les décors sont un peu pauvres. Et si l’on peut excuser ce problème dans l’espace, les environnements planétaires sont plus que vides.
Cependant, l’animation est plus que correcte avec l’affichage de centaines d’ennemis et d’alliés se battant simultanément. Et ce même si le jeu rame plus ou moins méchamment en fonction d’assauts d’envergure (environ 300-400 affichés simultanément), cela ne nuit étonnamment en aucun cas à la jouabilité, jusqu’au rétamage de quelques adversaires.
Le gameplay est plutôt répétitif, mais les capacités et caractéristiques de chaque MS (vitesse, puissance de feu, résistance…), vous permettront de varier légèrement le jeu. Par exemple, le Wing Gundam Zero est un MS très efficace dans l’éradication massive à distance, contrairement au Hyaku Shiki (MS de Char dans la période Gundam Z), plus spécialisé au corps à corps…
L’ambiance sonore est plutôt sympa et les voix japonaises sont assez fidèles aux caractères des personnages, contrairement aux voix américaines.
La traduction française, quant à elle, est plus qu’approximative. D’une part parce que l’éditeur à choisi de faire se vouvoyer tout le monde, ce qui est plutôt bizarre quand on sait que certains sont des amis depuis qu’ils portent des couches, ou que d’autres sont un peu rustres et ne font pas cas de formules de politesses. D’autre part, parce que certains textes ne collent pas vraiment avec le contenu des paroles sonores, ce qui des fois pose quelques problèmes de compréhension.
D’autant plus qu’aucune séquence indiquant ce qu’il se passe avant et après chaque bataille n’est présente. Il y a tout au plus, un briefing par mission. Ce qui ne permet pas l’immersion totale aux joueurs extérieurs à la saga, ce qui est quand même plutôt dommage, étant donné que l’univers complexe est très attrayant.
Oh !!!! Mon rival ! T’es dans quel camp aujourd’hui ?
Comme il est de coutume dans Gundam, les rivaux sont de véritables girouettes et changent de camp à longueur d’histoire…
Et bien là, c’est pareil, vous pourrez jouer à deux en Versus ou en co-opération. Si le versus est plutôt sympa sans pour autant être indispensable, le mode Co-op sera votre meilleur ami pour faire face plus aisément aux missions les plus ardues. (Amis fans de GRYPS-2, souffrez bien en solo sur cette mission, comme je l’ai fait. Et ce, les 4 fois où on joue dessus ! MOUHAHAHAHA !!!)
Cependant, on regrettera que le partage de l’écran ne soit pas sélectionnable, puisque le split vertical proposé par le jeu pose pas mal de problèmes de visibilité…
Bilan :
On a aimé…
- De la baston surboostée dans des gros robots surarmés
- Très long
- Le mode Original et ses nombreux points de vue narratifs
On n’a pas aimé…
- On regrette l’absence de beaucoup de persos connus en France
- Histoire surtout centrée sur les toutes premières saisons
Résumé :
Je vous arrête de suite, ce jeu n’est pas mauvais, bien au contraire… Il est plutôt bon dans l’ensemble. Mais le produit n’est finalement destiné qu’aux fans de Gundam et de Beat Them All. Les autres passeront leur chemin, de par un manque d’immersion narrative, mais surtout une répétitivité et une difficulté assez importante.