Test – Destroy All Humans : En route vers Paname !
Téléphone… maison.
Après quelques épisodes sortis sur les précédentes générations, la série Destroy All Humans ! débarque enfin sur la dernière génération de consoles. Mais l’invasion et le carnage extra-terrestre sont-ils toujours au goût du jour ?
Crypto-Nyte
Dans cet épisode, vous incarnez encore Crypto, un alien qui a débarqué sur terre dans les années 50 et qui, depuis, a fait un bon bout de chemin dans sa quête de collecte d’ADN Furon implanté dans le code génétique des humains. Crypto est du genre sans prise de tête et qui n’aime pas réfléchir. C’est donc à la fin des années 70 que nous retrouvons Crypto qui s’est fait un petit business lucratif pour passer le temps, mais aussi pour ponctionner des cerveaux humains, garants de la survie de son espèce. Mais tout va partir en sucette lorsque les Nexos vont attaquer son casino. Œil pour œil comme on dit, et Crypto aime bien appliquer cette maxime. Au programme, vous aurez la joie de répandre la terreur sur fond disco durant quelques dizaines d’heures.
Avis aux amateurs de beaux jeux, ici vous vomirez vos tripes tellement c’est dépassé : Skins des passants très limités (4 ou 5 par cartes), textures trop peu riches et détaillées, affichage des distances assez limité (avec pas mal de clipping). Les seuls indices nous montrant qu’on est sur 360 restent l’exploitation d’un moteur physique correct sans plus ainsi que quelques effets lumineux plutôt sympas et très peu de ralentissements malgré certains passages affichant beaucoup d’éléments. Seul Crypto est un minimum soigné. Mais si vous êtes intelligent, et vous l’êtes puisque vous êtes ici, vous constaterez que l’habit ne fait pas le moine…
Saturday Night Fever
De toute façon, le moine, il va pas pouvoir faire grand-chose face à votre arsenal avec des armes toutes plus destructrices et débiles les unes que les autres. De même que les mafieux, les yakusas, et tous les gens qui s’interposeront entre votre arme et ses munitions. Vous aurez ainsi le choix entre un classique fusil électrique ou désintégrateur, et des moins classiques dionée géante mangeuse d’hommes, le superballer (un flingue qui lance des balles rebondissantes dans des sillons d’arc en ciel), le pistolet à graviton (qui génère un vortex aspirant), le sondeur anal, et bien d’autres ! Et ce n’est pas tout, puisque vous pourrez monter à bord de votre soucoupe via un des points d’ancrage pour passer à un niveau supérieur de destruction ! C’est donc le rayon de la mort, les drones autoguidés, les mitrailleuses laser, une sorte de rayon atomique et un générateur de tornade qui seront vos plus fidèles alliés. Le vaisseau contient également quelques gadgets comme le camouflage optique, l’aspiro-rayon (pour kidnapper les gens et aspirer l’énergie des véhicules pour les transformer en énergie ou munitions).
Mais il ne faudra pas compter que sur vos armes délirantes, puisque vous êtes également doté de pouvoir surnaturels. En effet, vous avez des aptitudes en télékinésie qui évolueront au fur et à mesure de vos massacres. Vous pourrez ainsi lire dans les pensées des gens (très souvent débiles), prendre possession de corps humains, aimanter vos prises télékinétiques, balancer des gens et objets par la pensée, et enfin, une de vos armes de défense : infliger la fièvre du disco à une personne et celle l’entourant dans un certain rayon (traduction : vous allez les faire danser le disco).
A cela, vous pourrez ajouter après une certaine progression, la possibilité d’arrêter le temps et de manipuler les gens et objets, le temps arrêté, pour vous défaire facilement de vos ennemis, plus coriaces qu’on pourrait le penser…
Un petit être d’1m de haut sème la pagaille en ville
Vous avez sur votre radar, un indicateur de menace divisé en 4 parties. Chacun étant un degré de difficulté supplémentaire qui monte au fur et à mesure de vos destructions et tueries. Vous allez en rencontrer des forces de défense en parcourant le monde ! Mais rassurez-vous, votre degré de recherche diminuera en prenant le corps d’un humain. Mais attention à ne pas être vu durant la capture !
Le jeu vous propose 5 aires de jeu parodiant des lieux célèbres tels que Las Vegas, Los Angeles, Hong Kong et Paris. La dernière étant une communauté alien de votre espèce qui se trouve dans l’espace.Vous croiserez ainsi quelques célébrités, comme les sosies de Sonny & Cher, mais aussi de Jack Nicholson par exemple.
Vous aurez donc à effectuer diverses missions facultatives ou obligatoires afin de progresser dans votre enquête du responsable de vos petits ennuis. Ce sera l’occasion d’entendre des dialogues hilarants par moments et juste drôles par d’autres. On regrettera grandement que des dialogues soient très souvent coupés en plein milieu pour passer aux suivants. Ça sent l’adaptation française jouée et intégrée à la va-vite. C’est bien dommage. D’autant plus que les voix parodiques également sont assez bonnes dans leur genre.
En dehors de la destruction et le meurtre de masse, vous aurez de temps en temps des séquences variées, comme des dialogues à choix multiples ou des mini-jeux. Si on passera rapidement sur les dialogues à choix multiples qui ne servent finalement qu’à rajouter du dialogue sans aucune modification des réactions ; les mini-jeux sont plutôt sympas et drôles. A vous une séquence de Simon musical, à la manière Rencontre du Troisième Type. Vous aurez aussi des jeux plus classiques comme un jeu de fléchettes à base d’humains, un jeu de tomber de bouteilles à base d’humains, un jeu de parcours qui lui n’est curieusement pas à base d’humain. Au programme donc, une huitaine de mini jeux qui viendront casser la monotonie de destruction. Malheureusement, sept d’entre eux ne seront disponibles qu’à partir du dernier niveau. Rajoutez à cela quelques défis sur chaque carte (généralement atteindre un score de dégâts en un temps donné ou une course à base de checkpoints) pour compléter le tout.
Il aurait fallu plus de cerveaux…
La jouabilité bien que classique, est efficace. On remarquera quelques imprécisions dans la visée qui pourront vite être palliées grâce à la saisie des ennemis par télékinésie. La prise en main reste quand même simple et efficace, même en combinant votre jet pack avec plusieurs autres outils et pouvoirs.
On regrettera que la navigation soit un peu plus délicate avec une carte trop minimaliste et trop peu pratique (le zoom de la carte est trop faible et ne fait que se centrer sur la localisation du personnage), surtout pour un jeu de ce type. On regrettera également les temps de chargements assez longs pour passer d’une carte à une autre, mais également un petit temps de chargement entre les phases à pieds et en soucoupe qui vient couper l’intensité de l’action.
Les musiques, quant à elles, sont dans le pur style des 70’s, et vous aurez droit à des morceaux bien connus qui rythment très bien l’ambiance du jeu.
Crypto 2.0
Le jeu propose un mode deux joueurs en écran splitté. Rien de très ambitieux comme de la co-op à la Saints Row 2. Ici vous aurez droit à des petites séquences à 2, au nombre de 3 : un jeu de foot alien, un affrontement pour kidnapper une personne de forte taille, ainsi qu’une chasse aux humains en coopération.
On pensait cela difficile à faire, mais c’est encore moins beau et plus simplet qu’en solo. L’animation reste néanmoins toujours de bonne facture.
Quant au quota d’amusement de ce mode deux joueurs, il est assez mitigé. D’un côté, on a des séquences sympathiques et originales par rapport à ce que propose le reste du jeu, de l’autre, on a un fractionnement de l’écran en deux qui réduit grandement la jouabilité. Un mode online n’aurait pas été de trop avec des affrontements de destruction par exemple…
Bien dommage…
Bilan
On a aimé :
– L’ambiance disco
– L’humour débile
– Les armes originales et destructrices
– La musique
On n’a pas aimé :
– La technique du jeu très minimaliste
– Un mode 2 joueurs peu ambitieux
– L’adaptation française bâclée
Détruisons-les !
Destroy All Humans : En route vers Paname ! est un jeu techniquement à la ramasse, mais qui saura montrer, pour les gens qui passeront outre le cap de la beauté, qu’un jeu se doit d’être amusant. Et de ce point de vue, le pari est réussi, puisque c’est entre 15 et 20 heures d’humour débile, d’ambiance disco et de destruction jouissive que vous aurez l’occasion d’effectuer. Il aurait été préférable que la réalisation de jeu soit bien plus soigné et que le mode deux joueurs soit moins anecdotique pour devenir un indispensable. Là il n’est qu’un bon défouloir.
Le Bilan
On a aimé
– L’ambiance disco
– L’humour débile
– Les armes originales et destructrices
– La musique
On a moins aimé
– La technique du jeu très minimaliste
– Un mode 2 joueurs peu ambitieux
– L’adaptation française bâclée
Conclusion du test de Destroy All Humans : En route vers Paname !
Détruisons-les !
Destroy All Humans : En route vers Paname ! est un jeu techniquement à la ramasse, mais qui saura montrer, pour les gens qui passeront outre le cap de la beauté, qu’un jeu se doit d’être amusant. Et de ce point de vue, le pari est réussi, puisque c’est entre 15 et 20 heures d’humour débile, d’ambiance disco et de destruction jouissive que vous aurez l’occasion d’effectuer. Il aurait été préférable que la réalisation de jeu soit bien plus soigné et que le mode deux joueurs soit moins anecdotique pour devenir un indispensable. Là il n’est qu’un bon défouloir.