Test – El Shaddai : Ascension of the Metatron

Satanistes s’abstenir
Amateurs d’ovnis vidéoludiques, vous attendiez El Shaddai avec impatience. Le titre est désormais sorti, et le Jugement Dernier va enfin être délivré.
Bah oui, c’est une intro sobre et courte. On a le droit quand même des fois !
Enoch

Vous êtes l’homme aux 72 noms, mais dont le seul et unique qui sera mentionné est Enoch. Simple scribe de Dieu, vous êtes envoyé pour capturer et purifier les anges déchus descendus sur Terre pour influencer et esclavager les Hommes.
A votre avantage, un pouvoir de purification qui vous permettra d’épurer les armes que vous déroberez en plein combat sur vos ennemis. Si l’arme n’est pas purifiée, elle n’aura aucun effet sur ces âmes corrompues. Par ailleurs, plus vous attaquerez des ennemis, plus l’arme se souillera de mal (elle deviendra de plus en plus sombre, pour finir noire).
Il faudra donc jouer avec ce léger aspect stratégique pour survivre aux combat Beat Them Allesques que propose le jeu.
En effet, vous devrez bien analyser les mouvements de l’ennemi pour vous permettre de re-purifier votre arme sans subir ses assauts.

Le gameplay est on ne peut plus simple : un bouton pour les attaques, un pour le saut, un pour purifier, un pour se défendre, le joystick pour se déplacer, et c’est à peu près tout. Rassurez vous, le jeu propose un système de combos tout simple basé sur le timing des coups, mais aussi en combinant le bouton de défense et d’attaque pour sortir des techniques spéciales.
Enfin, la panoplie des coups et les caractéristiques de vos attaques changeront en fonction de l’arme que vous posséderez. Au nombre de trois, plus le combat à mains nues, vous pourrez sortir une vingtaine de coups différents.
On regrettera cependant que le nombre d’armes ne soit que de trois. C’est bien peu, mais le nombre est compensé par leurs grandes différences de portée, de puissance, de vitesse, de style…
Mais alors en quoi ce titre est un ovni ?
Il suffit de se tourner vers l’aspect visuel et l’aspect narratif / scénaristique du titre pour comprendre que les développeurs sont accros à la fumette régulière de drogues hallucinogènes.
Lucifer

Ne cherchez aucune cohérence visuelle puisque seuls ceux qui font tourner le joint avec les développeurs sauront comprendre cette logique pourtant si merveilleusement réalisée et mise en scène. Artistiquement, le titre surprend autant que son résultat est somptueusement magique. Vous côtoierez depuis les niveaux flashys aux niveaux rose bonbon, en passant par des styles aussi divers que variés.
D’autant plus que vous n’aurez aucune indication visuelle pour venir gâcher le tout.

On regrettera simplement que la caméra ne soit pas positionnée de manière optimale, surtout lorsque le jeu ne propose pas de la repositionner, c’est le genre d’erreurs qui font râler lors des nombreuses phases de plate-forme 3D. Heureusement que la mort n’est pas une grosse sanction (messager de Dieu oblige) dans le jeu puisque même KO, vous pourrez vous relever en matraquant les 4 boutons d’action. Bien évidemment, ce n’est pas illimité avant le Game Over, mais vous aurez assez de marge pour surmonter la plupart des obstacles. Par contre, côté combats, ce sera une autre paire de manche puisque les boss vous donneront du fil à retordre, et les nombreuses chances laissées ne seront pas de trop.

L’ambiance sonore se montre très apaisante, tout en sachant rythmer l’action avec efficacité. La localisation française se révèle être assez moyenne, puisque malgré la présence de voix japonaises, les sous-titres français feront regretter le choix si on n’est pas un minimum familier avec la langue, puisque des morceaux de dialogues ne colleront pas avec les paroles, allant même jusqu’à la création ou la disparition de dialogues par rapport à la version audio.
Bien dommage que la localisation n’ait pas eu le même soin que le reste du titre qui vous procurera une dizaine d’heures de jeu pour votre première partie, qui a son final vous ouvrira les portes de niveaux de difficulté supérieur et plusieurs bonus plus ou moins intéressant pour augmenter la replay value.
Le Bilan
On a aimé
- Artistiquement somptueux
- Gameplay simple et intuitif
- Histoire prenante
On a moins aimé
- Caméra tendancieuse
- Localisation bancale
Conclusion du test de El Shaddai : Ascension of the Metatron
El Shaddai
El Shaddai tient bien ses promesses : un jeu artistiquement couillu, au thème osé et au gameplay simple et efficace. Le jeu n’est malheureusement pas exempt de défauts, notamment à cause d’une caméra très mal placée pour la plupart des séquences en 3D. Mais malgré cela, on a droit à un jeu qui marquera tous les esprits qui s’y seront essayés.