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Test – Atomfall – Rebellion surprend avec un FPS intrigant et immersif

Test – Atomfall – Rebellion surprend avec un FPS intrigant et immersif
KatiePar
Le 29 mars 2025
Le 29 mars 2025

Keep calm and carry on

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Quelques mois après la sortie de Sniper Elite Resistance, dont notre test est d’ailleurs toujours disponible ici Test – Sniper Elite: Resistance – Un nouvel opus aux allures de dlc ? pour les retardataires, le studio Rebellion, également connu pour sa célèbre série Zombie Army, change de registre avec Atomfall, sa dernière création. Il s’agit d’un jeu solo d’action et de survie, qui nous transporte au nord de l’Angleterre dans un monde post-apocalyptique, ravagé à la suite d’un accident nucléaire.

Après avoir revisité les drames liés à Tchernobyl dans Chornobyl Liquidators,Test – Chornobyl Liquidators – Revivez l’une des pires tragédies de l’histoire nous poursuivons notre incursion au cœur de l’énergie atomique avec Atomfall. Développé et édité par Rebellion, le titre nous plonge dans une vision sombre et dystopique, à travers une société dévastée et empreinte d’incertitudes. Ce nouvel opus marque une démarche audacieuse de la part du studio pour se réinventer et pourrait annoncer les prémices d’un nouveau chapitre prometteur. Mais reste à voir si le succès sera au rendez-vous.

Bienvenue dans la zone de quarantaine

Aux origines de l'atome : la centrale de Windscale

L’intrigue débute cinq ans plus tard, alors que notre protagoniste se réveille amnésique dans un bunker. Comment est-il arrivé là ? Où se trouve-t-il exactement ? Très vite, un technicien blessé sollicite son aide pour être soigné, tout en lui exposant brièvement la situation : le bunker est situé dans une zone de quarantaine à la suite d’une catastrophe survenue à la centrale de Windscale et il est nécessaire de se rendre à un énigmatique “échangeur”. C’est ainsi que débute notre périple sur les terres d’Atomfall, empreintes de mystères à reconstituer, façon puzzle.

Quand action, survie et exploration s’entremêlent

Speak English or die !

On dispose, bien sûr, d’une carte sur laquelle quelques points d’intérêts sont notés et d’une boussole pour nous orienter, rien de plus ! Bien que cela puisse s’avérer déroutant de prime abord, on se prend vite au jeu et chaque découverte nous immerge davantage dans une ambiance intrigante, ce qui rend l’expérience aussi attrayante qu’addictive. L’univers du jeu se compose de cinq régions distinctes. On ne peut pas parler d’un véritable monde ouvert, mais plutôt de zones semi-ouvertes et interconnectées, que nous allons devoir parcourir de nombreuses fois.

La liste des recettes, à nous les décoctions  !

La survie repose sur deux piliers essentiels : la collecte de ressources et l’artisanat, tous deux occupant une place centrale. Chaque fouille se transforme en une véritable chasse au trésor et certains outils vont bien nous aider, comme le détecteur de métaux qui permet de mettre la main sur d’autres ressources. On doit aussi faire attention à ses barres de santé et de stamina ainsi qu’à sa fréquence cardiaque. Cette dernière varie en fonction de nos activités physiques et, en conséquence, sur notre vitesse de déplacement. Quand elle est trop élevée, la visée avec une arme à feu devient instable, il faut donc la gérer avec soin.

Le fameux sac à dos

L’inventaire prend la forme d’un sac à dos dans lequel on conserve nos trouvailles récupérées en cours de route. Il nous permet aussi d’équiper et d’assigner les armes et les outils de notre choix, de manière rapide et intuitive. Cependant, la capacité de stockage du sac est limitée et on manque vite de place. Heureusement, des tubes de distribution pneumatiques sont présents à des endroits stratégiques et font office de coffres pour déposer tout le matériel inutilisé, une fonctionnalité toujours bien pratique.

Filer à l’anglaise … ou pas !

Comme dans tout bon jeu de survie, le danger rôde à chaque tournant et il faut avancer prudemment. Ainsi, on croise des soldats armés, des camps dominés par des hors-la-loi qui nous attaquent à vue ou d’étranges druides, membres d’un culte aux intentions obscures. Mais, les menaces ne s’arrêtent pas là ! Des créatures mutantes, des robots tueurs impitoyables et même la faune et la flore sont loin d’être inoffensifs, réservant leurs lots de surprises, ce qui rend l’aventure intense et imprévisible.

Hors-la-loi ... mais avec du style !

Pour se défendre, le combat au corps à corps reste la base. On peut, de manière classique, attaquer à coups de poings, donner des coups de pied pour déstabiliser les ennemis, ainsi qu’effectuer des offensives lourdes, infligeant plus de dégâts, mais demandant plus d’endurance. On peut aussi dégainer la grosse artillerie et opter pour une approche plus bourrine. Le jeu propose en effet un vaste panel d’armement, allant des armes à feu (pistolet, fusil de chasse ou de sniper) aux armes de lancer (grenades, cocktails molotovs), sans oublier les armes de mêlée (couteau, hache, batte en bois). Mais attention, parfois, se battre n’est pas la meilleure solution et la discrétion peut être la seule manière de survivre. En adoptant une approche furtive, on peut éliminer l’ennemi par derrière, ou bien tout simplement passer son chemin en se dissimulant dans les décors, selon sa façon de jouer. Le titre propose donc un gameplay résolument classique, mais efficace, avec la possibilité de tenter diverses approches, laissant ainsi au joueur la liberté d’adopter le style de jeu qui lui convient le mieux.

Dans certaines situations, la fuite est préférable, notamment dans les lieux infestés d’ennemis très agressifs, car, même en jouant en mode normal, le challenge est présent. Mais, pas de panique ! Le titre propose cinq niveaux de difficulté qui rendent l’expérience accessible à tous les types de joueurs. De plus, dans les options, on peut aussi ajuster indépendamment la difficulté des uns et des autres, à savoir : la survie, les combats et l’exploration.

Des talents cachés à débloquer

Pour faire évoluer notre héros, Atomfall propose quatre arbres de compétences : le combat au corps à corps, le combat à distance, la survie et le conditionnement. Chaque aptitude peut être débloquée en collectant un certain nombre de doses de stimulants d’entraînement, mais certaines capacités, plus spécifiques, sont soumises à la récupération de manuels d’apprentissage qu’il faut apprendre, ce qui renforce l’importance accordée à l’exploration.

Comme déjà évoqué, l’artisanat est au cœur du titre, la fabrication de consommables, pièges et armes étant essentielle. Cependant, on doit trouver non seulement les ressources nécessaires, mais aussi dénicher les recettes correspondantes. Ainsi, la confection de divers antidotes octroie des bonus non négligeables en améliorant, par exemple, la résistance aux radiations, aux brûlures, etc. Enfin, un clin d’œil amusant et typiquement britannique nous a fait sourire : le fait de boire une tasse de thé pour réduire la fréquence cardiaque.

L’interaction humaine joue également un rôle important dans l’aventure. En effet, dialoguer avec certains PNJ permet d’obtenir des indications précieuses sur notre environnement. Pour ce faire, le studio nous laisse, une fois de plus, le choix des réponses de diverses natures : on peut faire preuve de discrétion, d’amabilité, de curiosité (histoire de glaner quelques renseignements) ou, au contraire, d’hostilité, voire même les tuer, ce qui va influencer le déroulement des évènements, mais aussi l’accès à certaines informations clés.

Le troc, une histoire de partage

Un univers captivant et immersif

Atomfall se distingue d’emblée par ses décors et le charme pittoresque de la campagne anglaise. Les paysages, soigneusement détaillés et immersifs, mettent en valeur la nature avec de jolies cascades, des falaises verdoyantes, des maisons de pierres en ruine et les célèbres cabines téléphoniques rouges. Cette toile de fond procure une agréable sensation de dépaysement, subtilement mêlée à une esthétique rétro-futuriste dans laquelle des robots, bien qu’impressionnants, s’intègrent à merveille. Le titre nous surprend par cette fraîcheur visuelle, inattendue et rare dans un univers post-apocalyptique.

Un horizon baigné de fraîcheur végétale

Le titre se démarque aussi par sa trame narrative, bien construite et, à l’image d’un bon roman, il nous a tenus en haleine, suscitant notre besoin de percer les nombreuses intrigues qui jalonnent l’œuvre. Tout cela, associé à une ambiance minutieusement travaillée, fait que nous avons eu, au final, bien du mal à lâcher la manette !

De plus, les conversations aux réponses multiples et les quêtes optionnelles offrent une certaine rejouabilité. En effet, certains choix ont un impact décisif sur le destin de certains personnages et, dans le même temps, sur les divers embranchements scénaristiques qui débloquent des fins variées.

D’autre part, le commerce basé sur le système de troc, peu utilisé dans l’univers des jeux vidéos, est une bonne idée et apporte une touche d’originalité. Il ajoute aussi une dimension stratégique à la gestion des ressources. Cette mécanique astucieuse est en parfaite cohérence avec l’univers dépeint, ce qui enrichit l’expérience et s’intègre de façon harmonieuse à la dynamique du titre.

Une détonation pas toujours maîtrisée

Cependant, notre première déception concerne la qualité des graphismes. Bien que ceux-ci ne soient pas moches, ils ne sont pas non plus impressionnants, se situant plutôt dans une moyenne correcte. C’est regrettable car nous nous attendions à une réalisation visuelle plus ambitieuse pour ce titre classé AA. De même, la modélisation des PNJ, d’aspect rigide, surtout au niveau de leurs visages, est très basique.

Nous avons également rencontré plusieurs soucis techniques avec de fréquentes interruptions sonores, principalement durant les scènes de combat. Ces soucis se sont accompagnés de freezes d’images et même de la fermeture inopinée du jeu, nous ramenant au menu d’accueil et nous obligeant donc à le relancer. A noter que, lors de ce test, le titre n’avait pas encore bénéficié du patch day one. Espérons donc que ces problèmes seront rapidement corrigés.

Made in Great-Britain

Enfin, malgré des bruitages réalistes et la présence d’une VOSTFR, Atomfall souffre d’un manque de séquences musicales véritablement épiques aux moments clés. On aurait aimé une bande originale plus magistrale pour intensifier l’immersion, idéale lors des affrontements ou des poursuites effrénées, par exemple. Or, elle reste trop discrète à notre goût et ne parvient pas à soutenir l’ambiance générale.

Comptez environ 25 heures pour terminer l’histoire principale, mais cela peut s’étendre à une trentaine d’heures si vous souhaitez accomplir toutes les quêtes secondaires. Voilà qui offre une durée de vie satisfaisante, à la fois ni trop longue, ni trop courte.

Atomfall est disponible depuis le 27 mars dans le Xbox Game Pass, sur Xbox Series X|S, Xbox One, PlayStation 5, PlayStation 4 et PC Windows.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur

Le Bilan

On a aimé 

  • L’univers post-apocalyptique
  • L’histoire intrigante et immersive
  • L’exploration libre
  • Le système de troc
  • La difficulté personnalisable
  • La durée de vie satisfaisante
  • Les graphismes pas exceptionnels
  • Les bugs de son et les freezes d’images
  • La modélisation des PNJ
  • Le manque de musiques épiques

Conclusion du test de Atomfall

Un périple qui ne manque pas d’atouts, malgré quelques fausses notes
Atomfall offre une aventure immersive dans un univers post-apocalyptique teinté du charme britannique. Même s’il ne révolutionne pas le genre, nous avons apprécié l’intrigue, la narration et l’exploration libre, qui procure un sentiment de liberté. Le système de troc apporte une touche d’originalité, tandis que le gameplay, classique mais efficace, et la difficulté personnalisable le rendent accessible à tous les types de joueurs. Cependant, il n’est pas exempt de défauts, avec des graphismes en demi-teintes, des bugs de son et d’image, des PNJ pas toujours bien modélisés et une bande sonore qui manque d’envergure. Enfin, le titre s’affirme davantage comme un FPS narratif avec quelques éléments de survie, mais il ne constitue pas une expérience de survie authentique pure et dure.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Atomfall

Développeur : Rebellion
Éditeur : Rebellion
Date de sortie : 27/03/2025

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