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Test – Pneumata – Un survival horror à la croisée d’Outlast et de Resident Evil

Test – Pneumata –  Un survival horror à la croisée d’Outlast et de Resident Evil
KatiePar
Le 1 octobre 2024
Le 1 octobre 2024

Une véritable lettre d’amour au genre !

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Pneumata est un jeu d’horreur psychologique et de survie, dont le trailer sombre et glauque avait suscité notre curiosité lors de sa présentation. Développé par le studio indépendant Deadbolt Interactive et publié par Perp Games, Pneumata dévoile ses atrocités sur Xbox Series X|S, PC et PlayStation 5 depuis le 20 septembre 2024.

Inspiré par les grands classiques du genre, le titre est le tout premier jeu de Deadbolt Interactive, un développeur solo. Il était initialement prévu pour le 20 août dernier et, malgré plusieurs reports, nous étions impatients de le tester manette en main et de découvrir si ce périple cauchemardesque était à la hauteur de nos attentes. Alors, le pire est-il à craindre ou Pneumata parvient-il à se démarquer ?

Mystères et horreurs à Clover Hill : une enquête paranormale

Bienvenue à Milton, Missouri - USA

L’histoire de Pneumata se déroule à Milton, petite bourgade du Missouri en proie à d’étranges phénomènes. Les résidents du complexe immobilier de Clover Hill disparaissent mystérieusement, tandis que des meurtres sordides se multiplient, plongeant la ville dans le chaos. C’est dans ce contexte troublé que l’on incarne David Hernandez, un enquêteur criminel hanté par la perte tragique de son épouse, Jamie. Tentant de surmonter sa douleur en se noyant dans son travail, il souffre néanmoins d’une profonde dépression et de troubles amnésiques.

Une virée en enfer, ça vous tente ?

Un gameplay basique, sans grande surprise

Pneumata se joue à la première personne et met l’accent sur l’exploration pour dénicher des ressources, divers documents, des armes et des indices pour résoudre des énigmes assez simples. L’interaction avec les décors permet de récupérer des objets clés, d’activer ou de désactiver des systèmes verrouillés et d’accéder à des fichiers sur ordinateurs contenant des informations cruciales. De plus, des enregistrements audio peuvent être écoutés grâce à des magnétophones.

Il faut gérer avec minutie chaque emplacement de l'inventaire !

Un inventaire nous permet de stocker, combiner, séparer ou jeter des objets selon nos besoins. Cet inventaire nous rappelle celui de Resident Evil, où la fameuse mallette est ici remplacée par un sac à dos. La gestion des emplacements se fait de manière similaire et nécessite une organisation minutieuse. On peut, par exemple, associer un flacon d’alcool avec des morceaux de tissu pour obtenir des bandages et soigner des blessures mineures. Cet inventaire est accessible à tout moment, tout comme les notes récupérées que l’on peut relire à volonté.

Des créatures démoniaques hantent les lieux

Le titre alterne entre des phases d’infiltration, où il faut fuir ou se cacher, et des séquences de combats intenses contre toutes sortes de créatures. Notre arsenal comprend des armes à feu (pistolet, fusil à pompe, mitraillette) et des armes de corps à corps, trouvées ou fabriquées (bouteilles en verre brisées, pied de biche, tuyaux) qui se cassent à l’usage. On prend plaisir à décapiter, démembrer, trancher et brûler les monstres qui se dressent sur notre route ! Les approches peuvent varier en fonction des types d’ennemis rencontrés, certains étant plus rapides et coriaces que d’autres, tout en tirant le meilleur parti des environnements, ce qui rend la partie dynamique et captivante.

La croix directionnelle de la manette permet de mettre en raccourcis les différentes armes, une fonctionnalité basique, mais pratique. Notre personnage peut s’accroupir pour se cacher, se faufiler dans des passages étroits, escalader des échelles et des véhicules, afin de contourner certains obstacles et d’accéder à de nouveaux lieux. Il peut aussi courir, bien que lentement, pour échapper à ses poursuivants. Lors des combats, on peut bloquer les attaques ennemies, donner des coups de pied pour déstabiliser les adversaires et se frayer un chemin en cassant des planches en bois tout en brisant des caisses pour révéler leur contenu. Un gameplay somme toute classique, mais efficace.

Reviens Léon, j'ai les mêmes à la maison !

Pour sauvegarder la progression, il faut se rendre dans les salles d’enregistrement, réparties dans les différentes zones. Ces salles font évidemment penser, elles aussi, à la saga de Capcom, remplaçant ici la machine à écrire par un magnétophone. Même les célèbres plantes vertes sont intégrées au décor ! Un coffre de stockage y est également disponible pour ne garder que l’essentiel dans notre sac à dos.

Un festin de sang et de terreur !

Du gore et encore du gore !

Ce qui frappe immédiatement, c’est l’inspiration évidente de licences phares comme Outlast et Resident Evil. Tout au long du jeu, de nombreuses références à ces titres emblématiques réveillent notre fibre nostalgique, et cela fonctionne à merveille ! Dès le début, la tension est palpable et ne cesse de s’intensifier. Plus on progresse dans l’histoire, plus les lieux deviennent terrifiants, les ennemis redoutables et l’ambiance glauque et sordide. Tout est pensé pour être angoissant, que ce soit avec la nature même des monstres, mais aussi avec sa dimension psychologique, notamment les hallucinations dont est victime notre héros, ce qui ajoute une bonne dose de stress à une atmosphère déjà bien pesante. Deadbolt Interactive délivre une belle déclaration d’amour qui rend hommage à des classiques du genre, pour notre plus grand plaisir.

Une ambiance qui nous prend aux tripes !

De plus, la qualité des graphismes de Pneumata nous surprend et nous épate, surtout pour un premier opus développé par une seule personne ! Grâce à l’Unreal Engine 5, les effets d’ombres, de lumières et de particules sont particulièrement réussis et créent une ambiance visuelle à la fois réaliste, immersive et addictive. On progresse dans des cadres variés et bien détaillés, allant d’une église sacrée à des égouts sales et infestés de monstres, en passant par un centre de détention sordide et glauque et bien d’autres lieux encore. On prend plaisir à explorer chaque recoin, même les plus sombres, à la lueur d’une lampe torche, à la manière de Condemned, dans des endroits sinistres et malsains.

D’étranges inscriptions sur les murs nous intriguent, tandis que des traces de sang suspectes et des barricades renforcent le sentiment de dangerosité des lieux. L’hémoglobine coule à flots, accompagnée de morceaux de corps et de cadavres qui jonchent le sol, ainsi que de déversements de matières organiques sanguinolentes non identifiées. Le cauchemar s’intensifie quand on est pris en chasse par des hordes de monstres dans des zones labyrinthiques, étroites et mal éclairées, créant une véritable tension et une sensation d’oppression. Certaines séquences, en particulier celles se déroulant dans l’asile, offrent une expérience similaire à Outlast, dont la terreur palpable constitue l’un des points forts du titre.

L'enfer, c'est les autres !

Le fond sonore nous laisse plutôt mitigés, car il n’est pas exempt de défauts, mais nous y reviendrons. Il apporte toutefois sa contribution à l’œuvre et change en fonction des zones visitées et des actions réalisées. Des bruits inquiétants, tels que des cris de bêtes, se font entendre, accompagnés du vacillement de la lueur des ampoules sur notre passage. Une mélodie lancinante nous accueille à chaque point de sauvegarde, tandis que des musiques plus dynamiques soulignent les scènes d’épouvante.

Les failles de Pneumata

Non, ce n'est pas de la magie mais un bug !

Comme mentionné précédemment, les bruitages ne sont pas à la hauteur en raison d’une mauvaise synchronisation. On entend quasi constamment les râles ou beuglements des ennemis, même lorsqu’ils ne sont pas visibles aux alentours ! Ce défaut récurrent devient très pénible à la longue, voire grotesque et néfaste pour l’immersion.

Enfin, le système de sauvegarde de Pneumata est très frustrant. Malgré des points de sauvegarde automatiques, ceux-ci sont limités. En cas de mort, la seule façon de conserver la progression est d’avoir sauvegarder manuellement dans les salles d’enregistrement. Sans cela, il faut parcourir à nouveau toute la zone et répéter les mêmes actions, ce qui peut être décourageant.

Un autre point noir à relever est le problème de la langue. Il n’est actuellement disponible qu’en anglais, sans sous-titres ni traduction française, ce qui peut rebuter un grand nombre de joueurs. On espère que cela sera rapidement corrigé lors d’une prochaine mise à jour.

Enfin, la durée de vie du titre est plutôt courte. Les joueurs les plus aguerris pourront terminer l’aventure en seulement quelques heures. Sachez qu’il est dépourvu de modes de difficulté et que, selon votre capacité à survivre, cela peut vous prendre entre 6 à 8 heures pour en venir à bout.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur

Le Bilan

On a aimé 

  • L’histoire
  • Les jolis graphismes
  • L’ambiance terriblement efficace
  • Les influences d’Outlast, Resident Evil et Condemned
  • Le bel hommage au genre
  • Le gameplay parfois trop rigide
  • Les bugs d’affichage
  • Le système de sauvegarde frustrant
  • Les bruitages mal synchronisés
  • L’absence de traduction française

Conclusion du test de Pneumata

Un survival horror perfectible, mais à l’ambiance envoûtante pour les amateurs de frissons !
Pneumata s’inspire des grands classiques du genre et offre une narration immersive intense grâce à ses graphismes soignés, son atmosphère glauque et oppressante, ainsi qu’à ses combats palpitants. Malheureusement, le gameplay parfois trop rigide et les bugs d’affichage viennent ternir l’ensemble. Même s’il ne révolutionne pas le genre et malgré ces imperfections, Pneumata reste une expérience palpitante pour tout fan de survival horror et on espère malgré tout que le titre trouvera son public.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Pneumata

Éditeur : Perp Games
Date de sortie : 20/09/2024

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