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Test – Clavier ROG Azoth 96 HE Gaming – Ultime même dans son prix

Test – Clavier ROG Azoth 96 HE Gaming – Ultime même dans son prix
Le 26 février 2026
Le 26 février 2026
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La gamme Azoth n’est pas nouvelle chez Asus. Elle a toujours été synonyme de qualité et s’est distinguée par sa volonté d’offrir une expérience proche du clavier custom haut de gamme, tout en restant sous le pavillon d’une marque grand public. En théorie, on a donc le meilleur des deux mondes.  Aujourd’hui, Asus propose une nouvelle itération de cette série… Ses arguments techniques sont solides (switchs magnétiques nouvelle génération pré-lubrifiés et à effet Hall, disposition du clavier au format 96 %, écran OLED,  architecture gasket, fonctionnalités gaming…  tout ça et plus encore), oui, mais son tarif est particulièrement salé : 379,99 €. Oui, vous avez bien lu. L’expérience est-elle suffisamment premium et justifie-t-elle de craquer une partie de son compte en banque ?

Une dotation premium ?

Pour ce tarif, on s’attend évidemment à un packaging soigné, et c’est bien le cas ici. Après une succession de boîtes, on découvre enfin le clavier ainsi que les accessoires fournis. L’ensemble comprend, entre autres, un câble USB‑C gainé, un dongle pour la connexion sans fil, un repose‑poignet, les outils pour extraire les keycaps et les commutateurs, et un set de keycaps supplémentaires translucides (trois exactement, ce qui est trop peu). Ces touches additionnelles, frappées du logo ROG, sont transparentes, histoire de mettre en avant le rétroéclairage dont bénéficie le clavier. C’est peut-être un péché de gourmandise, mais nous aurions aimé  trouver un ensemble de keycaps complémentaires, par exemple adapté à différents layouts européens ou offrant davantage d’options de personnalisation. Une housse de transport aurait également été bienvenue, afin de souligner le positionnement sans fil du clavier et son potentiel nomade.

Le périphérique se dévoile avec son cadre en métal brossé où logent les touches en plastique, dans un duo de teintes noires/grises. Loin de paraître bas de gamme, ce contraste de matériaux renforce au contraire la sensation de qualité, ce sentiment étant renforcé par le poids de la bête qui avoisine les 1,4 kg . Par ailleurs, l’Azoth 96 He Gaming se décline en deux coloris (une version blanche/grise et celle testée qui est sombre). Avec la présence de rétroéclairage, les effets lumineux sont visibles et mettent particulièrement en valeur le clavier, l’éclairage est uniforme, toutes les zones du clavier bénéficiant du RGB.

En termes d’encombrement, il reste relativement compact puisqu’il fait un peu plus de 38 centimètres de longueur. Pour situer, il est grosso modo un peu plus grand qu’un clavier TenKeyLess 80 %, qui tourne autour des 35 cm, et nettement plus petit qu’un clavier plein format atteignant environ 45 cm.  Malgré cette compacité, le clavier adopte une disposition à 96 %, ce qui signifie qu’il conserve presque toutes les fonctionnalités d’un piano classique. Un pavé numérique est donc bel et bien présent ! En revanche, des concessions ont été faites concernant le réagencement des touches afin de tout loger, même si l’usage reste très familier en comparaison de formats plus réduits.  Les lois de la proportion et des produits en croix étant ce qu’elles sont, une disposition de 96 % devrait théoriquement mener à une longueur d’environ 42 à 43 cm, et non aux 38 cm annoncés.. Pour les bureaux encombrés, c’est donc un bon point puisque le sacrifice reste relativement faible. En profondeur,  l’ensemble occupe un peu plus d’une vingtaine de centimètres, en prenant en compte le repose-poignet.

Le côté droit de l’appareil se voit garni d’un écran OLED de 1,47 pouces (tactile qui plus est), soit presque la dimension d’un peu plus de deux touches, ainsi que d’une commande multimédia. Son positionnement est plutôt judicieux, puisqu’il est situé sur le haut de l’appareil et donc plus facilement consultable. Diverses informations y sont délivrées : l’état de la batterie, les paramètres du système, le verrouillage des majuscules… Il est également possible d’y afficher des images. Enfin, et surtout, il donne accès à une partie des réglages de l’appareil : le son (bien sûr), le RGB ou encore des paramètres plus techniques, comme le rapid trigger ou le point d’actionnement via une molette de commande.  


Le repose-poignets est conçu dans un matériau type caoutchouc/silicone et ne peut, en conséquence, pas se clipser au clavier. Il reprend également le logo ROG sous forme de nervures, un choix esthétique réussi, mais qui risque, pensions-nous, de retenir facilement la poussière et les saletés. Crainte complémentaire de notre côté, on imagine sans peine qu’à l’usage, ce revêtement marquera assez vite.

Une technique irréprochable ? 

L’Azoth présente une architecture gasket, composée d’un mille-feuille de matériaux destinés à amortir les vibrations, améliorer le confort de frappe et optimiser l’acoustique générale. En y regardant de plus près, nous regrettons toutefois l’utilisation de keycaps en ABS plutôt qu’en PBT, le premier étant connu pour s’user plus rapidement et pour marquer davantage. Un traitement UV a bien été appliqué pour limiter ce phénomène, mais seul le temps confirmera son efficacité. À noter que le site d’Asus mentionne des keycaps différents (notamment en PBT double ‏shot) selon les régions, sans fournir davantage de précisions. Dommage…

Les switchs sont ici des commutateurs magnétiques, ce que l’on est en droit d’attendre pour le côté premium. Pour être plus précis, ceux-ci sont pré-lubrifiés, à effet Hall et compatibles hot-swap, ce qui permet de remplacer directement le mécanisme sans soudure. Cette fonction permet de customiser selon ses desiderata, plus que pour un éventuel défaut, les switchs étant garantis pour 100 millions de frappes…

 La proposition d’Asus est équipée du nouveau type de switchs magnétiques de la marque, les ROG HFX V2, évolution logique d’une première itération dont nous passerons les détails, mais qui se caractérise par une précision et une réactivité accrues ainsi que par une souplesse dans la sensation de frappe. Le point d’actionnement peut être réglé par pas de 0,01 mm, dans une plage de 0,1 à 3,5 mm. Le tout est géré par une application web ou directement via l’écran et le bouton dédié, mais cette fois par incrément de 0,1 mm, soit une précision moindre.

Côté connectivité, le clavier est pourvu de la sainte trinité : liaison sans fil propriétaire 2,4 GHz, Bluetooth 5 et connexion filaire. Le commutateur qui permet de choisir la connexion se situe à l’arrière du châssis, aux côtés du port USB-C utilisé pour la connexion filaire et la recharge. On y trouve également un emplacement dédié pour ranger le dongle. Le clavier peut atteindre un taux d’interrogation allant jusqu’à 8 000 Hz, ce qui promet une belle réactivité. Classiquement, un clavier orienté gaming a une fréquence de réactivité d’environ 1 000 Hz (soit 1 ms), celui-ci est donc huit fois plus rapide. 

À l’usage, c’est surtout l’expérience de frappe fluide, souple, confortable et réactive qui mérite d’être soulignée. Le châssis reste parfaitement stable et le travail réalisé sur les switchs mécaniques se ressent immédiatement. On peut d’ailleurs ajuster la sensibilité des mécanismes en fonction de ses usages, ce qui renforce encore la polyvalence du clavier. L’écran OLED fait également partie des très bons points. Il est suffisamment grand pour que les informations soient lisibles d’un coup d’œil et la molette de contrôle lui donne un véritable intérêt, là où ce type d’élément pourrait facilement passer pour un simple gadget.

Le repose‑poignet, malgré l’absence d’un système d’arrimage au châssis, se révèle suffisamment lourd pour rester en place. Cela compense largement notre première inquiétude quant au fait qu’il ne soit pas fixable. Enfin, au fil de l’utilisation, on constate que la zone où se trouve le logo ROG ne retient finalement pas tant que ça la poussière ou les traces, contrairement à ce que nous pouvions craindre de prime abord.

Le paramétrage, lui, passe par Gear Link, une application web qui évite d’avoir à installer un énième logiciel, ce qui est une très bonne chose. Côté prérequis, il faut disposer d’une connexion Internet (même si Asus précise qu’une fois l’appareil configuré une première fois, il suffit de garder le navigateur ouvert pour modifier les paramètres sans connexion) et utiliser soit le câble USB soit le dongle 2,4 GHz. Pour l’instant, la configuration via Bluetooth n’est pas prise en charge.

Première bonne nouvelle, l’ergonomie générale est réussie. L’interface est claire, lisible et surtout dépourvue de ces applications satellites que l’on installe souvent par défaut, de peur de passer à côté d’une fonctionnalité cachée dans un autre logiciel de l’écosystème du constructeur. L’interface se découpe en grandes catégories : gestion du RGB (qui bénéficie d’options de personnalisation, mais pas touche par touche à stade), point d’actionnement, gestion de l’écran OLED…  Les fonctionnalités gaming sont au menu, telles le rapid trigger, le DKS, le speed tap ou le mod tap…  On peut enregistrer jusqu’à cinq profils en fonction de ses usages.

Gearlink est, par contre, toujours en cours de développement et il reste un peu de travail pour que l’ensemble des fonctionnalités soit directement accessible en son sein. En effet, des extensions de l’application sont disponibles, mais nécessitent une installation locale, et Asus renvoie vers Armoury Crate (qui n’a rien d’un modèle d’ergonomie) pour les éventuelles fonctionnalités manquantes. Le site Gearlink et sa FAQ détaille tout cela de manière très claire. 

Concernant la batterie, nous n’avons pas d’indications concernant sa capacité. Nous ne pouvons fournir que des affirmations par rapport à notre usage lors de ce test. Comptez donc environ une bonne quarantaine d’heures d’autonomie en usage normal, ce qui est très correct. À noter que le clavier bénéficie d’options d’économie d’énergie pour augmenter sans mal ce score.

Mise à jour du 08/03/26 : Asus nous a indiqué qu’une version du ROG Azoth 96 HE équipée de touches en PBT est en préparation. Celle-ci devrait être disponible prochainement, peu avant l’été.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’expérience de frappe souple, réactive, précise et surtout personnalisable en fonction de l’usage, 
  • La présence de switchs magnétiques avec Hall Effect et compatibles hot swap,
  • L’écran OLED et la commande associée
  • Les fonctionnalités gaming 
  • L’application web Gear LInk qui n’impose pas de téléchargement d’une application dédiée, 
  • La triple connectivité
  • La finition générale qui est vraiment quali, mais dont… 
  • … les keycaps sont en ABS et non en PBT
  • Son prix qui le cantonne aux bourses les plus garnies
  • L’application web encore en cours de mise à jour

Conclusion du test de Test – Clavier ROG Azoth 96 HE Gaming – Ultime même dans son prix

Pour un produit vendu à un tarif premium (pour rappel pas loin des 400 euros), on est en droit d’être tatillon et exigeant. Sur la partie finition, le clavier est de très bonne facture et  frôle le quasi sans‑faute. Notre seul vrai reproche concerne le choix des keycaps en ABS, un matériau moins durable et moins qualitatif que le PBT, surtout à ce niveau de prix. La dotation, elle, pourrait également être un peu plus généreuse. Quelques keycaps supplémentaires ou une housse de transport n’auraient pas été de trop. Enfin, côté logiciel, Gear Link est clair et agréable à utiliser, même si l’on sent qu’il est encore en cours de finalisation. Malgré ces réserves, l’expérience de frappe et les options proposées sont tout simplement excellentes. Le seul véritable obstacle reste ce prix, vraiment trop élevé.

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
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