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Test – Young Justice : Legacy

Test – Young Justice : Legacy
Le 23 janvier 2014
Le 23 janvier 2014

Veuillez régler les droits de succession.

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Il était une fois, dans un merveilleux univers, très proche du nôtre, un groupe d’individus étranges qui s’adonnaient aux pires bassesses, aux pires horreurs que l’humanité ait connue. Et non, je ne parle pas de Justin Bieber, mes amis. Je parle de Vilains avec un grand V, ceux qui jour après jour menacent l’humanité. Heureusement pour les habitants de cet univers, des énergumènes en costume se sont rassemblés pour faire face à cette menace usant de force, de pouvoirs mystiques ou cosmiques, et parfois de leur cervelle, allant même jusqu’à fonder la Ligue de Justice pour faire face aux Vilains qui se font plus hargneux. L’histoire que je vais vous raconter ne parle pas de leurs exploits, mais de ceux de leurs héritiers, leurs sidekicks, comme on les appelle là-bas. Car eux aussi se sont regroupés, d’abord en comics, pour ensuite faire un passage télévisuel sur deux saisons. Ils vont finalement vivre sur Xbox 360 et Playstation 3 l’aventure la plus difficile que la Young Justice ait jamais connue.

Ceci est leur histoire. Ceci est leur destiné. Ceci est notre héritage.

Titans Go !

Cheshire sera le premier boss

Tout fan de la série animée Young Justice se pose la question : que s’est-il passé durant les 5 ans entre la saison 1 plutôt sage et la saison 2 dépressive ? C’est avec cette interrogation en tête que ce Hack & Slash, dont le scénario a été écrit par l’équipe responsable de l’animé, va tenter de répondre aux questions que tout le monde se posait.

Si l’écriture du titre est plutôt fidèle à la série et dévoile bien des mystères, on ne peut s’empêcher d’être déçu par cet aspect trop peu développé en plein jeu où le silence narratif ne sera dissipé que par les quelques cris des personnages et les bruits des attaques.

Malheureusement pour nous pauvres joueurs, c’est le point fort du titre.

Je déteste dire du mal de ce que j’apprécie, et la licence Young Justice est placée très haut dans mon estime.

Vos yeux vont saigner, tout comme les miens l’ont fait en lançant le jeu sur Playstation 3 (la version Xbox 360 a été confirmée comme étant identique par l’éditeur). Techniquement, vous allez vous prendre des claques en permanence.

Les ennemis seront très souvent mécaniques

D’abord par le tearing, ensuite par les légères baisses de framerate qui seront vos compagnons permanents. Puis le jeu va achever le joueur par une modélisation, des patterns d’animations et un gameplay à peine dignes d’une Playstation 2. J’ai même vérifié que je n’avais pas téléchargé les 2 Go du jeu dans la mauvaise console, au cas où. Mais j’étais malheureusement bien sur la bonne machine…

Les textures datent d’une dizaine, voire une quinzaine d’années, confortant cette impression d’avoir fait un saut dans le passé, et pas dans le bon sens du terme. L’aliasing permanent fait très mal au yeux : c’est tellement marqué, qu’à ce niveau, on a l’impression d’être au Salon Mondial des Escalators.

Et c’est alors que j’ai commencé à jouer, prêt à passer outre l’aspect technique repoussant pour vivre les aventures des super-héros les plus mésestimés, mais pourtant tellement passionnantes sur papier et en dessin animé. Aventures que j’attendais avec impatience, sans même me douter que la torture ludique n’allait pas s’arrêter en si bon chemin.

Go Go Power Rangers !

Superboy pas si super...

La prise en main est classique pour du Hack & Slash. On contrôle un groupe de 3 de nos Super Sidekicks (un chef imposé selon la mission, plus 2 dont le choix est libre parmi une dizaine) qu’on boostera en attribuant des points de compétence selon le niveau du joueur. En solo on peut switcher entre eux via les touches droite et gauche de la croix directionnelle. En multi, chacun choisira son personnage fétiche. Les commandes sont simples : un coup pour les attaques fortes, un pour les faibles, un bouton de saut, un pour l’esquive. Les boutons de tranche servent à déclencher une attaque dévastatrice seul ou en groupe (si les jauges adéquates le permettent), tandis que les gâchettes gauche et droite servent respectivement à bloquer et lancer des attaques spéciales en les combinant avec les boutons de face.

Sur le papier, c’est une recette déjà éprouvée et appréciée de tous. Cependant, Young Justice Legacy crée l’exploit de rater complètement le coche avec cette base solide. La faute à un temps de réaction hallucinant, puisque vous aurez déjà le doigt sur un autre bouton que l’animation liée à la commande pressée précédemment n’aura pas encore commencé. D’autant plus que certaines d’entre elles prennent un temps fou pour s’achever et ainsi lancer la technique.

Le QG de la Young Justice

Sans compter bien évidemment un gameplay encore une fois archaïque, puisque chaque personnage, en plus de ses 4 attaques spéciales (dont au moins une de boost personnel) a le nombre hallucinant de 2 combos de 3 coups. Et je vous rassure, y’aura pas grand-chose à mémoriser, puisque c’est 3 coups faibles, ou 1 coup faible puis 2 coups forts. De quoi louer la diversité d’un Double Dragon à l’époque où les sons se contentaient de Bips et autres bruits totalement incompréhensibles et incohérents.

L’ensemble se fait sur des niveaux qui encore une fois font mal aux yeux et à la tête pour les mêmes raisons évoquées en début de test. Le level design est pauvre et piètrement réalisé (bugs de collision, passage au travers d’éléments du décor, etc.) et bien que les niveaux recèlent de passages secrets pour trouver des bonus spéciaux (pages du journal de Red Arrow, costumes alternatifs, morceaux de dioramas), on ne trouvera de secret que leur nom, puisqu’ils seront aussi évidents que le nez d’un clown sur sa figure.

D’ailleurs, dans ce même esprit, le jeu est extrêmement facile, même en difficulté maximale, et seuls 2 à 3 boss pourront vous embêter un peu le temps que vous pigiez comment le ou les buter, mais une fois compris, ce sera vraiment du gâteau.

Heureusement que pour le couper, j’avais accès à plusieurs personnages avec des techniques spéciales. Mais là, c’est une autre histoire…

Recognized B-01

Black Manta vous veut du mal.

Le jeu n’a pas que des mauvais côtés, puisqu’on peut incarner nos héros préférés.

Sont ainsi de la partie, les 6 fondateurs de la Young Justice League : Nightwing (le premier Robin), Miss Martian “nièce” de Martian Manhunter, Superboy le clône de Superman et Lex Luthor, Kid Flash neveu et protégé de Barry Allen, Artemis archère au passé trouble et prise en main par Green Arrow, et enfin leur Leader : l’excellent Aqualad, apprenti de la poiscaille inutile qu’est Aquaman.

Ces héros seront rejoints au fil de l’aventure par Tempest, Zatana, Batgirl et Robin (le troisième : Tim Drake).

En bouclant le jeu intégralement en normal, aka “C’était pas une vidéo ?”, et difficile aka “Dites, y’aurait pas un mode normal pour mettre un peu de challenge ?” (la difficulté se règle indépendamment pour chaque niveau), vous débloquerez deux autres persos : Beastboy et Rocket.

A ce roster de persos se rajoutent, si vous avez quelques brouzoufs en trop à dépenser, 4 nouveaux personnages : Wonder Girl, Lagoon Boy, Bumblebee et Blue Beetle (personnage très important dans la saison 2).

Chaque personnage propose des coups en rapport à ses pouvoirs et/ou capacités, mais aussi sera interprété par son doubleur d’origine. Quel que soit le choix de son Héros, on a l’impression de jouer avec le même perso lent, lourd et poussif sans aucune distinction de vitesse, de démarche ou d’effets.

Notez les fantastiques effets de lumière... Hem.

Ainsi Kid Flash est aussi lent que les autres pour se déplacer, Miss Martian a une fonction de vol totalement gadget puisqu’elle ne décolle que d’un mètre, reste bloquée par les obstacles et ne peut plus faire grand-chose dans cette position. Superboy ne donne pas l’impression d’être particulièrement plus fort que les autres, et ainsi de suite.

Un beau gâchis des compétences et de l’individualité de chaque personnage qui auraient pu enrichir de beaucoup l’intérêt et le level design du titre de Little Orbit.

Le jeu est relativement long, car pour tout débloquer, il faudra compter deux fois 8 heures – 2 heures environ pour le niveau facile. A cela le jeu ajoute un mode Défi divisé en 3 types, et la possibilité de tout faire en multijoueurs (pas très fréquenté, et donc non testé dans ce test).

La bande son, elle, est plutôt sympathique, avec les voix originales, même si certaines gavent au bout de quelques instants à entendre la même chose, n’est-il pas Wally ? Les musiques sont quant à elles discrètes, mais réussies.

L’histoire n’est pas inintéressante, au contraire, même si la mise en scène durant le jeu et les cinématiques aurait mérité plus de soin. Parce que comble du comble, une même cinématique est découpée sans raison en petits fragments de 30 secondes qui demande entre chacun d’entre eux un chargement (et certains sont très longs) pour connaître la suite de la cut-scène.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le scénario Young Justicien
  • Bonne bande son
  • Durée de vie intéressante
  • Techniquement à la ramasse sur tous les aspects
  • Gameplay poussif
  • Level design simplet

Conclusion du test de Young Justice : Legacy

Avenger’s Assemble !
{{Young Justice est un mauvais jeu. Il n’y a pas d’autres mots. Ce titre sort fin 2013 alors qu’il ressemble plus à une production d’il y a 10 ans, les nombreux bugs et problèmes techniques en plus.

La seule chose qui peut donner de l’intérêt, et c’est ce sur quoi s’est concentrée la communication du soft, est le gap des 5 ans entre la saison 1 et la saison 2. Et là, même si ce n’est pas inintéressant, cela reste quand même assez maigre pour justifier l’investissement dans ce titre alors qu’à côté, à génération identique (Xbox 360 / PS3) on a des jeux bien plus aboutis. Et même le côté fan service ne sauvera pas vos âmes de la catastrophe vidéoludique.

Même en se forçant à l’apprécier, ce sera sans succès : le titre de Little Orbit n’a absolument rien pour lui, et offre encore moins de crédit aux développeurs et à leur catalogue peu glorieux.

C’est bien malheureux, car je voulais l’aimer ce jeu. Il vaut mieux pour tout fan qui se respecte, se rabattre sur l’intégrale en DVD du dessin animé et qui coûtera environ le même prix.}}

S
Grand Testeur devant l'Ethernet. Divinité du Test. Accessoirement en train de conquérir l'univers.
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Young Justice : Legacy

Développeur : Little Orbit
Éditeur : Namco Bandai

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