Publicité

Test – Forza Motorsport 5

Test – Forza Motorsport 5
R
Par
Le 28 novembre 2013
Le 28 novembre 2013

Forza 5 point One

Partager cet article :

Au fil du temps, l’évocation de ce simple mot est devenu synonyme pour les amateurs de jeux de bagnoles d’excellence. A chaque épisode, le jeu a progressé, jusqu’à un Forza Motorsport 4 ayant atteint un niveau inégalé en termes de contrôle des voitures. C’est le jeu qui a prouvé qu’on pouvait avoir l’impression d’être au volant d’une voiture en appuyant sur des gâchettes et en poussant un stick.

Les plus pointilleux peuvent toujours affirmer que ce n’est pas une simulation, mais en attendant c’est ce qui s’en approche le plus.

Chaque nouveau Forza est un évènement pour les amateurs, et cette fois, coup de chance (ou pas, c’est ce que nous allons voir), c’est au lancement de la Xbox One que le nouvel opus fait son arrivée dans le paddock.

Pas sur la grille

Lunettes obligatoires

Sur cet épisode, avant même que le jeu ne soit disponible, on aura entendu beaucoup de plaintes et de critiques. Suffisamment pour que je commence par ça.

Peut-être par manque de temps, histoire d’être là pour le lancement de la Xbox One, il manque des éléments réclamés par bien des joueurs. Non, il n’y a pas d’arrêts au stand avec des mécaniciens qui s’affairent sur le véhicule. Non, il n’y a pas de gestion dynamique de la météo, alors que d’autres jeux le font pourtant. Non, il n’y a pas de gestion du temps qui s’écoule, et qui aurait pu donner des courses longues intéressantes avec une luminosité changeante.

Est-ce regrettable ? Oui, absolument. Cela traduit une certaine stagnation dans le contenu du jeu, et on enlèvera de l’idée de personne qu’au moins une partie de ces éléments auraient pu être dans le jeu final avec un temps de développement un peu plus long.

Pire, il y a moins de circuits dans Forza 5 que dans le 4. Avec 14 environnements (dont 2 nouveaux qui sont, il est vrai, superbes), c’est presque moitié moins. Environ moitié moins de voitures disponibles “de série sans passer par la case DLC payant” également. Si au milieu des 200 véhicules, on trouve un peu tous les styles de conduites, il manque clairement des “voitures de caractère” qui auraient apporté une plus grande diversité.

On ne peut plus vendre ses créations, ni les offrir… Si certains choix on été faits et sont assumés, on aura tout de même l’impression que le jeu est sorti sans être véritablement terminé, et il faut digérer le fait que le contenu est en nette régression par rapport à l’aboutissement de Forza 4.

Quand on liste tout ça, il est bien évident que le jeu part d’un bien mauvais pied, le droit, appuyé sur la pédale de frein. Le plus dommageable étant sans doute le relativement faible nombre de circuits qui nous garantit qu’au bout d’un moment on tournera en rond (en même temps, sur un circuit…).

On va même continuer les mauvaises nouvelles au moment de l’installation du jeu, puisque celle-ci commence par une mise à jour géante de 6 Go. On évitera de se demander ce qu’il y a dans cette mise à jour, car ce n’est aucun des éléments manquants mentionnés. Quand on a une grosse connexion, cette mise à jour n’est pas un problème, mais pour ceux qui ne sont pas correctement pourvus (non, je vous assure qu’il n’y a aucune allusion graveleuse) il va falloir être très patient. Pendant l’installation en tant que telle, cependant, on pourra vite commencer à jouer, après quelques minutes seulement, en attaquant un long tutoriel.

Que de mauvaises nouvelles…Et pourtant…

Forza, comme d’hab

Une fois sur la piste, on oublie tout ça (en tout cas une partie de tout ça !) en un rien de temps. On y repensera plus tard, quand après 70 heures de jeu on commencera à se lasser des circuits, et qu’on aura envie de nouvelles voitures.

Le rond point de l'étoile un samedi

Quand on commence à jouer, on va juste remettre sa mâchoire en place pour bien assimiler la formidable progression graphique du jeu. On ne peut pas que parler de ce qu’il n’y a pas, il faut également, et surtout, parler de ce qu’il y a. On voulait des circuits plus vivants ? Ils le sont, avec des environnements plus remplis, des animations, des détails en course qui donnent l’impression d’y être (retours de flammes, effets de fumée, lumières…). On voulait être impressionnés par cette nouvelle génération de consoles ? Un simple tour sur le circuit des Alpes calmera les plus critiques. On pensait qu’il était magnifique sur Xbox 360, on a la preuve qu’on se trompait. La modélisation des voitures impressionne également, d’une précision redoutable, qui donne envie de jouer en vue arrière pour mieux voir sa voiture… Ou bien dans une vue intérieure toujours aussi agréable, histoire de coller à l’arrière des adversaires tout en observant les reflets du volant sur la pare-brise. Les reflets sur les carrosseries ont un rendu bien meilleur qu’avant, donnant une impression de réalité accrue. Seule la représentation des dégâts reste en retrait, et se positionne comme un axe de progression pour un prochain épisode. Dommage également que Turn 10 n’ait toujours pas résolu totalement un souci d’aliasing, non perceptible en course sur la plupart des télévisions, mais plus visible dans le mode Forza Vista (le nouveau nom de l’Auto vista), quand on examine sa voiture sous toutes les coutures.

Bien entendu, tout cela tourne avec une fluidité sans reproche, que je n’hésiterais pas à qualifier de parfaite. C’est en jouant à Forza 5 qu’on se rend compte que ce qu’on trouvait très bien dans d’autres jeux de voitures ne l’était pas tant que ça.

Tu me la ramènes, hin ?

On pourra également apprécier les bruits des moteurs, même si on n’a pas vraiment l’impression qu’il y ait eu de progrès à ce niveau par rapport au précédent opus. Peut-être pour Forza 6 ?

Vous l’aurez compris, techniquement, Forza fait très fort, et toutes ces améliorations apportent un véritable confort qui donne envie de jouer.

L’atout majeur de la série a toujours été sa jouabilité, et Forza 5 réussit la performance d’encore progresser sur ce point. La conduite est encore plus précise, plus pointilleuse, plus sensible…et donc un peu plus délicate. Il faut doser avec beaucoup de précision ses freinages et accélérations pour trouver la trajectoire idéale sans partir en dérapage. Comme d’habitude, c’est de là que vient le plaisir, et on prend son pied dès qu’on arrive à bien maîtriser sa voiture et qu’on arrive à enchaîner les “virages parfaits”. Turn 10 connaît bien la recette, il n’y a pas de doutes. Les débutants joueront avec des aides à la conduite, puis progressivement les retireront pour profiter du véritable potentiel du gameplay, à la fois exigeant mais tellement satisfaisant. Ce point, capital, permet à Forza de rester le top de sa catégorie quoiqu’on puisse lui reprocher par ailleurs.

On retrouve également ce qui fait le bonheur des mécaniciens en herbe, avec la possibilité d’effectuer de multiples réglages sur sa voiture. Comme dans Forza 4 on pourra ainsi changer chaque pièce contre les crédits durement gagnés. N’étant pas un spécialiste de la question, j’avoue ne pas trop y toucher, mais les essais que j’ai pu faire sont probants, chaque modification sur la voiture influant sur la conduite, et les acharnés pourront trouver l’équilibre idéal pour exploser les chronos.

Au niveau de la progression, les courses simples ne donnent accès qu’à un nombre réduit de véhicules en dehors de ceux achetés, mais permettent de courir en écran splitté, une option qui est la bienvenue pour s’amuser entre amis offline. Les défis de rivaux sont toujours là, accessibles sur des épreuves spécifiques (à condition d’avoir la bonne voiture… nous y reviendrons plus loin), mais aussi sur chaque course de la carrière : une simple pression sur un bouton permet de recommencer n’importe quelle course pour obtenir le chrono qui fera rager vos amis.

Bien entendu, la carrière est la pierre angulaire du jeu, et malheureusement, elle est toujours aussi impersonnelle. Gargantuesque, elle est constituée de séries de courses variées pour une catégorie de voitures bien définie. Les passionnés se moquent d’avoir un habillage spécifique, mais il n’y a pas que des passionnés qui jouent aux jeux vidéo, et une petite scénarisation ne ferait pas de mal à la série.

Pfff...C'te frime...

Pendant les courses, on ressentira l’apport évident au niveau de l’IA du fameux Drivatar. En effet, le jeu analyse la façon de jouer des joueurs, et c’est leur “drivatar” qu’on affronte en course. Le résultat est en demi-teinte. Le côté très positif est que les adversaires ne sont plus sur un rail, obéissant à des scripts, mais ont des comportements bien distincts, donnant une belle impression de vie dans les courses. Mais pour ressentir ça, il faut sélectionner un niveau de difficulté élevé de l’IA. Dans les plus bas niveaux, si on arrive bien plus facilement à prendre la tête de la course, on n’est pas à l’abri de comportements absurdes qui amènent à des sorties de route dommageables. Certains freinent vraiment trop tôt ou sans raison, d’autres s’engagent alors qu’il est évident qu’ils ne peuvent pas passer… Mais quand on monte la difficulté, les adversaires font moins d’erreurs, et tout en gardant leurs particularités, deviennent redoutables.

En course, j’ai ainsi affronté plusieurs membres de l’équipe du site : Davidkenobi m’a fait l’intérieur, JCC m’a coiffé au poteau pour la victoire, et Zx m’a défoncé l’arrière…Comme quoi c’est plutôt réaliste !

Moteurs en ligne

Dans un jeu de courses, le jeu en ligne est bien entendu capital. Drivatar ou pas, rien ne remplacera jamais les affrontements contre de bons vieux humains, sans compter le potentiel de fun évident qu’il y a à s’amuser entre amis.

Forza 5 est sans surprise à ce niveau, délivrant un contenu classique et habituel pour la série. On retrouve donc les mêmes types de courses et les mêmes options, et une fois en course la fluidité est de mise. Bref, c’est toujours aussi efficace, toujours d’un aussi bon niveau.

C’est plus dans l’interface que les choses ont changé, et plutôt en bien. Quand on crée une course, la multitude de menus de Forza 4 est avantageusement remplacée par un seul menu, synthétique, à partir duquel on peut tout configurer très vite et inviter ses amis.

Si on veut rejoindre une partie, celles-ci sont classées par catégories ou types de véhicules. Très simple, très rapide, et très efficace.

Un jeu en ligne parfait, donc ?

Pas encore…En effet, on ne pourra participer qu’avec les voitures qu’on a dans notre garage, ce qui limite fortement les possibilités. D’autant plus que tout le monde débutant dans le jeu alors qu’il est sorti il y a peu, peu de courses sont créées dans beaucoup de catégories. Il est bien évident qu’à chaque jour qui passe la variété des parties créées augmente, mais quand on commence à jouer on ne pourra pas se lancer dans le jeu en ligne immédiatement, il faudra d’abord avancer dans la carrière pour avoir les moyens de s’acheter des voitures variées.

Le mode Rivaux, grand succès de la série, est également de retour. Il est d’une certaine façon bien plus étendu, puisque pour n’importe quelle course du mode carrière on aura toujours les temps de ses amis d’affichés.

Par contre, pour les épreuves dédiées, on retombe dans cette limitation des voitures disponibles dans le garage. Pas question qu’on nous prête une caisse pour taquiner les temps de ses amis, il faudra l’acheter… Là aussi, au fil du temps et au gré des achats, les choses vont forcément s’améliorer, mais en attendant, le passage par le mode carrière pour acheter des véhicules est là aussi indispensable. Pour le mode rivaux, c’est une véritable contradiction avec le principe même d’épreuves limitées, puisque de ce fait on ne peut en fin de compte pas avoir accès à tout ce que le jeu est censé offrir…

Monez, money, money

Vous l’aurez compris, Forza 5 est plutôt pingre avec le joueur, et après un quatrième épisode qui distribuait les voitures à chaque passage de niveau, c’est un changement de philosophie important.

De ce fait, le joueur est poussé à la chasse aux crédits, en augmentant la difficulté, en supprimant les aides à la conduite, et se pose des questions cornéliennes pour économiser son pécule. J’améliore ma voiture, ou bien je garde mes crédits pour en acheter une autre ?

C’est clairement une limitation, mais par contre cela introduit un mécanisme de jeu qui motive beaucoup plus à enchaîner les courses, et on retire une vraie satisfaction de l’achat de la voiture de nos rêves. Le système reste toutefois précaire, car mal équilibré.

On gagne des crédits pour tout, même le Drivatar en récupère pendant que vous dormez, mais il en faut vraiment énormément pour s’offrir les plus belles voitures. Ce n’est pas tout de suite, et peut-être même jamais, que vous piloterez la magnifique Lotus F1 montrée dans les vidéos du jeu. Turn 10 a annoncé des ajustements suite aux plaintes des joueurs, avec des récompenses accrues… Peut-être qu’ainsi la progression sera mieux équilibrée.

A moins, de toute façon, d’être riche dans la vraie vie.

Merci de considérer ce qui va suivre, cher Microsoft, comme un véritable coup de gueule, une déception, et aussi une mise en garde.

Ca fout les jetons

Je suis un véritable fan de la série Forza, et j’ai été très déçu par l’inclusion intrusive de micro-paiements dans le jeu. Pas si « micro » d’ailleurs, les montants demandés étant souvent invraisemblables. Cela existait déjà dans le 4, mais de façon discrète, et était avant tout un bonus pour ceux ne sachant pas quoi faire de leurs économies.

Là, le jeu semble construit pour pousser à l’achat. Pour tout et n’importe quoi, on peut utiliser de bons vieux euros. La liste des voitures accessibles ? Sont présentées certaines qu’on ne peut s’offrir qu’avec des DLC. Le mode rivaux avec des voitures que vous n’avez pas ? Pas grave, vous pouvez les acheter. Et le prix en crédit des voitures est tel que si on veut vraiment exploiter tout ce qui est sur le disque, soit on y passe des dizaines et des dizaines d’heures, soit on paie encore.

Cerise sur le gâteau, des écrans proposant l’achat s’invitent régulièrement, comme dans un vulgaire free to play.

Cher Microsoft, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais ce Forza 5 n’est pas vendu 15€, mais plus de 60. Quand on joue à Candy Crush sur son portable, on ne paie pas, et on accepte donc les invitations à dépenser. Forza 5, lui, n’est pas gratuit.

Cette démarche est d’autant plus malvenue quand cet opus présente un contenu déjà nettement plus restreint que ses prédécesseurs. Si encore on avait d’accessibles 8 circuits et 150 voitures de plus, la pilule pourrait passer. En l’état, le joueur a l’impression d’être pris pour une vache à lait.

Oui, le jeu est superbe, oui, c’est ce qui se fait de mieux dans sa catégorie, et oui, on peut y jouer des heures sans voir le temps passer. Pourtant, si une partie des joueurs ne retiendra que cet aspect mercantile, cher Microsoft, il ne faudra pas s’étonner, car le bouchon a été poussé un peu trop loin.

Le Bilan

On a aimé 

  • La conduite des véhicules, toujours plus pointue et jouissive
  • Techniquement magnifique
  • Le Drivatar
  • Les nouveaux circuits
  • L’arrivée des F1
  • Trop peu de circuits
  • Trop peu de voitures
  • Pas de voitures prêtées en Rivaux ou en ligne
  • Des micro-transactions indignes d’un jeu payant

Conclusion du test de Forza Motorsport 5

Un must have de milieu de grille
{{Forza Motorsport 5 est un superbe jeu. C’est, et de loin, le meilleur de sa catégorie, et c’est une belle illustration de ce que peut faire une Xbox One. Magnifique, avec une animation sans faille, et un niveau de contrôle des véhicules encore plus poussé que pour Forza 4, pour un plaisir total manette en main tant il est jouissif de réussir à maîtriser les bêtes de compétions proposées.

Pourtant, malgré toutes ces qualités, impossible de ne pas ressentir une certaine déception. L’absence de gestion de météo, du temps qui s’écoule, ou de stands dignes de ce nom, alors que les joueurs réclamaient ces éléments, démontre une stagnation de la série. Pire, le contenu est nettement en retrait de ce dont nous avons l’habitude, et de très désagréables incitations aux micro-paiements font leur apparition. On prend son pied en jouant, mais le plaisir est en partie gâché par ce qui manque. En fait, Forza 5 est un net progrès par rapport à son prédécesseur, mais un progrès sur les points qui étaient déjà la force de la série.

Cet épisode montrant de l’inédit sur l’écran, ça passe pour cette fois, mais pour Forza 6, dans 2 ans, il faudra un produit bien plus complet pour que les joueurs (joueurs, pas juste des acheteurs) soient convaincus. D’ici là, ce qui pourrait arriver de mieux à la série serait l’arrivée d’un concurrent sérieux qui obligerait Turn 10 et Microsoft à se remettre en question pour nous donner beaucoup plus. En attendant, le plaisir de jouer ayant le dernier mot, je retourne quand même à mes voitures pour enchaîner les courses.}}

R
Je suis le doyen des jeux vidéo d'internet ! Mon boulot pour Xboxygen, c'est me prendre la tête tous les mois sur un sujet tordu dans mes éditos, et tester tous les jeux qui me passent entre les mains.
Partager cet article

Forza Motorsport 5

Développeur : Turn10
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 22/11/2013

13 commentaires

13 Commentaires
N
nightloveart
6 décembre 2013 16h11

je suis un grand fan de forza et de jeux de courses en général mais je m’avoue déçu de ce nouveau forza que j ai pourtant tant attendu ! les points noirs cité au niveaux de la météo des stands et des changement nuits et jours sont inacceptable ! ces choses là sont demandés depuis le 3éme opus. tout les jeux même les plus médiocre le propose. du temps supplémentaire ? faut pas abuser ils avaient mille fois le temps de payer un ou deux mec supplémentaire pour bosser sur… Lire la suite »

K
kamil
23 avril 2014 3h36

merveilleux jeu de course mais trop répétitif campagne très longue sa fait deux mois que j’ai le jeu et je l’est toujours pas fini

S
stephaneBallo225
17 janvier 2014 11h35

Salut, je suis en quête de nouveaux défis ajouter moi sur xbox 360 : stephaneBalo225

Accueil » Tests » Test – Forza Motorsport 5