Test – Saints Row 4

Third Street, mother fucker !
L’été, moment de solitude vidéoludique où peu de titres sortent alors que le temps de loisir est le plus long. Je ne comprendrai jamais ce paradoxe. Cependant, certains ont bien compris qu’il fallait éviter le rush de fin d’année et se positionner tranquillement un peu avant cette période pour parler de leur jeu.
Pourtant, lui n’a pas besoin de ce genre d’artifices pour faire parler de lui, tant son parcours aussi indécent que provocateur l’a placé immédiatement dans la cour des grands aux côtés de GTA. Mais bon, avec le champ libre, c’est encore mieux, non ?
I’m no Superman…

Après avoir redoré le blason de leur gang dans le premier, conquis Steelwater dans le deuxième, puis envahi Steelport en guise de représailles suite à la mort de Johnny Gat dans le 3ème, les Saints de Third Street passent à la vitesse supérieure en prenant la tête de la présidence des États-Unis.
Malheureusement, les ennuis reviennent même lorsqu’on est le Président du pays le plus influent du monde, puisque ce coup-ci, ce sont des aliens qui vont envahir la Terre, kidnapper les personnes les plus influentes, et les plus intéressantes aux yeux de l’empereur Zinyak, le vil et raffiné leader du terrible Empire Zin aux divagations les plus narcissiques possibles, et instigateur d’un terrible complot menant à la conquête de l’Univers.
Chacune de ces personnes est enfermée dans une simulation indépendante des autres, qui, tel un Purgatoire, exploite le pire cauchemar de l’individu emprisonné.
Mais le Leader des Saints, désormais Président des États-Unis n’est pas du genre à se laisser faire gentiment, et grâce à l’aide de Kinzie qui a échappé à la capture, il va réussir à se libérer de sa simulation, et par la même occasion, du pod de stase dans lequel il était retenu.
Malheureusement, une bourde va causer un petit incident qui va forcer les Saints à se battre contre le tyran, dans une nouvelle version de Steelport que Zinyak a réservé à ce leader turbulent.
Et qui dit simulation, dit nouveaux horizons, puisque vous aurez l’opportunité de pirater et transformer le code de la simulation pour vous octroyer des super pouvoirs.

Au nombre de 8, ces derniers vont permettre de nombreux délires, notamment avec la télékinésie, mais seront surtout efficaces en termes de déplacement (supervitesse et super-saut), sans oublier les pouvoirs offensifs qui viendront compléter une panoplie d’armes extraterrestres déjà fort impressionnante (et bien débiles pour la plupart, comme le fusil qui grossit jusqu’à faire éclater, le pistolet qui force les victimes à danser sur du Dubstep, etc.).
En tant que joueur, on peut être interrogatif concernant l’intégration de ces pouvoirs dans le gameplay, voire même, l’influence sur tout l’équilibre du jeu.
Rassurons-nous, l’ensemble est bien intégré, même si on ressent quelques manques, notamment en termes de puissance de feu aérienne ou de délire dans les pouvoirs en eux-mêmes, qui sont finalement bien classiques. Un peu à l’instar de la bande musicale qui n’est pas aussi percutante que dans les épisodes précédents, même si elle a ses qualités.
Quant à l’équilibre, tout dépendra de comment on joue. On peut jouer à l’ancienne, piquer des bagnoles, ou on peut courir en super vitesse, bien plus vite, escalader des immeubles, sauter d’endroit en endroit avec une précision redoutable. La jouabilité à été soignée au point de pouvoir manier l’avatar du Président à grande vitesse avec une indécence rarement vue dans les jeux dans lesquels on contrôle des personnages affublés de tels pouvoirs.
Si on mène les investigations plus loin, on constate la relative facilité du titre, malgré la forte résistance alien qui n’aime pas les renégats qui mettent le bazar dans les simulations. Comme dirait l’autre : “C’est du gâteau !”
… but I’m still President Awesome !

Mais malgré ce point légèrement négatif, le fun est bien là seul ou en coop. Que l’on se fasse faire une gâterie par nos potes Saints dans la réalité, où que l’on fasse du dégât dans la simulation, l’irrévérence et le délire sont présents par le biais des activités, qui prennent en compte vos nouvelles facultés. Mais le délire sera aussi présent avec les missions principales et les missions de loyauté qui sont bien barrées avec des passages à pleurer de rire. Il est cependant dommage que les nombreuses missions secondaires n’aient pas ce génie et cette inspiration, puisqu’elles ne consistent qu’à effectuer deux ou trois activités pour un personnage préalablement sauvé des griffes de Zinyak, et basta. Et lorsque vous les avez déjà faites en dehors des missions secondaires, elles sont considérées comme faites au moment où vous les abordez. Imaginez comme cela peut être frustrant d’avoir un contenu secondaire qui est en fait illusoire car à double emploi, et qui ne porte la durée de vie du titre qu’à d’une vingtaine d’heures pour quasiment tout boucler et récupérer, contre bien plus dans les précédents.
Le reste ne change pas trop vis à vis de Saints Row 3. Vous pourrez toujours customiser vos véhicules, personnages ou votre gang avec un éditeur encore plus complet. Et si votre personnage de Saints Row 3 était parfait à vos yeux, vous pourrez via une manipulation un peu fastidieuse, le récupérer pour jouer avec dans ce 4ème opus.
Un 4ème opus que je n’aurais personnellement pas appelé Saints Row 4, mais plutôt Saints Row Trilogy, Best Of Saints Row, ou un truc du genre, tant le titre sent plus l’hommage envers Saints Row, 1, 2 et 3 (et par extension, envers THQ qui a supporté cette licence jusqu’à sa fermeture), qu’un épisode à part entière.

Alors attention, je ne dis pas que cet épisode en devient inférieur, je dis juste que l’inspiration narrative et scénaristique n’est pas aussi forte que précédemment, mais reste toutefois aussi irrévérencieux (par exemple, la mission Loyauté de Asha va faire mal aux fans de jeux d’infiltration, en taclant sur tous les aspects incohérents de ce genre de jeux). Pourtant, les parties narrées sont relativement puissantes en termes d’humour, de dialogues, il est dommage que la paresse avec laquelle ont été traitées les nombreuses missions secondaires ait pris un peu le dessus en la matière.
Il y a cependant de bonnes idées, et de bons délires (Zinyak est exceptionnel quand il s’incruste dans les conversations), comme les bugs. Le titre en est truffé. Certains sont totalement volontaires et ont donc droit à une dérogation pour passer au travers des mailles du filet anti-bug (déformations de personnages IA, changements de skins, brouillage des textures des bâtiments et véhicules, etc) car dans le contexte de l’histoire et bien souvent hilarants. D’autres sont plus problématiques et montrent que le titre aurait mérité un peu plus de temps pour être peaufiné, notamment les nombreux freezes (généralement temporaires, parfois demandant de redémarrer la console, mais c’est sauvegardé ! Ironie, quand tu nous tiens…) causés par les sauvegardes automatiques, ou encore le pouvoir la mort venue d’en haut qui, à son apogée, créé une explosion nucléaire. Quatre fois sur 5, la réaliser virera le HUD de l’écran et bloquera votre personnage sur place (vous pourrez cependant toujours tirer, ouaiiiis !) requérant un reboot de la partie (qui a été sauvegardée juste avant le précédent freeze, rappelez-vous !).
C’est un peu dommage, car on prend vraiment du plaisir sur ce Saints Row 4, mais il manque un quelque chose qui fait que le Gat… euh pardon, le gap entre le 3ème et cet opus n’est pas aussi majeur que ce qu’on était en droit d’attendre pour un Saints Row 4.
Le Bilan
On a aimé
- Zinyak est absolument formidable
- Les super pouvoirs ouvrent une nouvelle dimension au titre
- Les missions principales et de loyauté bien débiles
- L’armement débile
- Les personnages
On a moins aimé
- Les vrais bugs relous
- Manque d’inspiration narrative
- La bande son un peu faiblarde comparée aux précédents opus
Conclusion du test de Saints Row 4
Sociopathes et compagnie
{{Saints Row 4 est dans la continuité de la série, mais avec un angle plus nostalgique qu’original, contrairement à ce qu’on avait l’habitude d’avoir avec cette licence. Il n’en reste pas moins un titre délirant, mais qui sous cet angle, semble se reposer légèrement sur ses lauriers. Personnellement, j’aurais bien aimé jouer sur la période des élections pour arriver au poste de Président des Etats-Unis. Mais là avec les aliens, Saints Row s’ouvre d’autres horizons pour un éventuel Saints Row 5 qui peut s’annoncer absolument énorme (vous comprendrez quand vous aurez fini le jeu).
Quoi qu’il en soit, si vous aimez la série, il va sans dire que ce 4ème se doit de figurer dans votre ludothèque. Pour les autres, l’apparition des super pouvoirs pourrait peut-être vous convaincre d’entrer avec abnégation dans l’univers délirant de Saints Row.
Ah, j’oubliais. Le slogan de cet opus est caché en 15 morceaux dans ce test. Bon courage pour tous les trouver, et chanter l’hymne que cela forme.}}
Bon test, la seule chose à laquelle je ne suis pas en accord c’est sur la bande-son : elle m’a tout simplement émerveillée tant les sons électro-dubstep sont bons et que les créations de Volition sont de sombre tueries …
perso j ai trouver que c etais plutot une pale copie du 3 sur pompage de crackdown apres le jeu n est pas si mauvais mais c est quand meme une grosse blague de sortir sa c est clairement pour la tune.
pour j ai trouver que c etais plutot une pale copie du 3 sur pompage de crackdown apres le jeu n est pas si mauvais mais c est quand meme une grosse blague de sortir sa c est clairement pour la tune.
Saint Row 4 est le meilleur de la série, à mon avis. Ils ont intégré des pouvoirs, à la Crackdown (qui a mal vieilli), mais en mieux, et plus poussés. L’histoire, l’écriture, certaines armes sont délirants et plaisant à jouer. J’adore jouer les super héros. La jouabilité est superbe. C’est un gros 5, coté fun, dans mon livre… En 15 heures de jeux, je n’ai pas eu de problème de freeze, contrairement à plusieurs. Mais quand ça sauve automatiquement, j’arrête, et j’attends, avant de repartir, car la console semble avoir… Lire la suite »