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Test – Ride to Hell : Retribution

Test – Ride to Hell : Retribution
Le 24 août 2013
Le 24 août 2013

Fourche non incluse

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Il existe deux catégories de jeux vidéos : Les jeux qui vous transportent dans un univers, une aventure, une histoire et vous font passer un merveilleux moment et de très belles expériences. Et il y a les jeux qui n’ont aucune particularité pour se démarquer des autres et qui vous feront simplement passer le temps.

Les choses étant assez simples, il serait étonnant d’en demander plus.

Et pourtant… Il existe derrière ce tableau bipolaire, une troisième catégorie de jeux dont tout le monde souhaite ignorer l’existence mais que je ne saurais être capable d’oublier tant ces jeux ont à de nombreuses reprises frappé à ma porte. Je veux bien sûr parler de ceux, qui, de part leur qualité, mettent à rude épreuve les pires instincts de l’Homme : ceux qui font ressortir toute une gamme d’émotions aussi primales que dangereuses comme la rage, la colère, ou encore la dépression de voir que de nos jours des jeux mal conçus sont encore produits.

Devinez dans quelle catégorie se trouve Ride to Hell Retribution ?

« AAhhhhh !!!!!!!!!!

Ca va tout défoncer, on va crever tous les ennemis, on va les brûler, les massacrer, les découper, leur rouler sur la gueule…… Infirmière ma piqûre, vite !!!! »

Désolé Zx, membre depuis toujours d’Xboxygen, ton rêve ne se réalisera pas encore. Mais pour te remonter le moral, je te dédie ce test.

J’achète ! – Zx6r4, un jour où le soleil a tapé fort

Le départ d'une course vraiment "pas comme les autres".

Avant de commencer ce test, je me dois d’être franc : c’est un des rares jeux que je n’ai pas terminé pour réaliser le test (j’en suis à peu près à la moitié de l’histoire si je me fie aux stats). Si j’avais su que l’ensemble était aussi régulier dans la médiocrité, je n’aurais pas dépassé le tutorial, car une fois qu’on l’a fait, on a déjà compris tous les problèmes et toutes les tares du jeu. Et pour cause : tout est soit bâclé, soit mal conçu. A une exception près…

Une histoire ? Who cares ?! Copiez et collez celle de n’importe quel mauvais nanar où le protagoniste cherche à se venger de la mort d’un de ses proches.

Une narration ? Oubliée dans le cahier de vacances de l’élève de CP qui a écrit l’histoire.

Une technique de qualité ? On ne demande pas à tous les jeux d’être du calibre d’un futur GTA V, mais y’a quand même un minimum de nos jours, ce qu’ont apparemment oublié les développeurs de Ride to Hell qui semblent être restés sur la génération précédente.

Un gameplay ? Totalement bâclé pour chacune des phases de jeu (mais j’y reviendrai plus bas).

Un univers ? Allez plutôt regarder Sons of Anarchy ou un reportage sur les vieux croulants tout parés de cuir (non, pas des crampes, bande de pervers !) qui rêvent de succès sur leur moto.

De la variété ? Vous avez plus de chances de voir Will Coyote attraper Road Runner que d’en trouver ici.

Une IA honorable ? HAHAHAHAHA !

Ride to Hell, plaisant et à peu près attrayant via ses trailers inflige un terrible soufflet une fois le jeu mis en marche.

Le jeu se veut être un titre dans le monde des bikers. Bon déjà, je ne suis pas super fan de ce culte de la moto et tout ça, mais outre cela, il serait peut être bien pour planter une histoire, des personnages et un univers, de faire un peu de mise en scène. Le jeu balance une cinématique chiante, avec des voix anglaises totalement désynchronisées avec les lèvres qui sont sensées les prononcer, puis coupure pour chargement, et la plupart du temps on se retrouve déjà sur une autre action qui n’a rien à voir avec la scène précédente, ou qui saute de quelques minutes coupant généralement le genre de moment qu’on aurait aimé voir pour donner du peps à l’histoire. Ou encore des scènes totalement inutiles placées ça et là. C’est vraiment exceptionnel de voir comment on peut flinguer un jeu, rien qu’avec ce genre de choses de nos jours, gâchant au passage son budget, bien évidemment…

Tant qu’on peut rouler à bécane, filer des coups de tatanes, …

Ne vous fiez pas à l'image, les combats sont ennuyeux

Mais bon, pour sa défense, le gameplay est vraiment affreux, au point de qu’on peut se demander à quel moment lors de la conception du titre, les développeurs et autres producteurs ont trouvé ça bien. Des jeux à fort potentiel ludique se sont fait annuler pour moins que ça.

Enfin… On peut dire que dans la nazitude (oui, je me sens d’humeur à inventer des mots), c’est plutôt régulier.

Le gameplay, donc. Le jeu se démarque en 3 types de séquences : Moto, Beat Them All et TPS.

Et tel un salopard qui vous spoilerait la fin du film « Le 6ème sens », je n’hésiterai pas à vous dire d’office qu’aucune de ces 3 phases n’est bonne, voire même potable.

Commençons par les phases en moto, ou devrais-je plutôt dire les phases sur rail où la conduite est exécrable, même pour du gameplay arcade.

C’est bien simple, votre moto avance toute seule. Le seul contrôle possible est d’accélérer ou ralentir (impossible de s’arrêter par soi même, ou de faire demi tour), puis de se déplacer latéralement sur la route. Déjà en soi, c’est une hérésie, alors que les bikers originellement prônent la liberté totale.

Mais le pire reste à venir… Vous avez donc des trajets de A vers B, mais vous ne savez rien de A, rien de B, ni même d’où vous êtes sur ce trajet. Bien pratique pour connaître votre position vis à vis de vos adversaires durant les courses, ou encore pour savoir combien de temps ce calvaire va continuer.

Mais encore s’il n’y y avait que ça, ça pourrait passer. Non, il fallait que ces phases soient buguées de la manière la plus absurde possible. Voyez-vous, si le jeu considère que vous êtes à l’arrêt, alors que vous ne l’êtes pas, ou encore qu’il estime que vous n’êtes pas passé sous un obstacle en couchant votre moto sur la route, même si vous l’avez passé avec brio, et bien ce petit taquin de jeu (qui reviendra sur les moments à pieds s’il estime que vous êtes trop éloignés de votre objectif) vous renverra plusieurs dizaines de mètres plus tôt, et cela peut durer longtemps comme ça alors qu’aucune faute n’a été commise par le joueur.

Pire encore : le jeu propose un peu de circulation. Il vous faudra parfois slalomer entre deux véhicules. Mais si vous avez le malheur de percuter une voiture à contre sens (qu’elle le soit, ou que ce soit vous à contresens, certaines réactions des voitures sont assez troublantes), le jeu a l’intelligence comme pour le reste, de vous placer quelques dizaines de mètres plus tôt, juste en face de la même foutue voiture, avec très peu de chances de l’éviter à nouveau. Parce que bien évidemment, les voitures en question viennent de se prendre une moto à fond la caisse (quoique, cela ne doit pas faire bien vite dans le jeu), mais font comme si de rien n’était et ont donc fait la distance en question pour vous rejoindre le temps de votre téléportation forcée. Il faut donc compter 2 chocs pour le prix d’1 minimum.

Surtout que votre engin ne sera pas maniable, et il sera plus efficace de se laisser entraîner par les rails, que de tenter de négocier un virage…

Comment ? Vous êtes toujours intéressés ?

Attends, coco. Il reste encore deux phases de gameplay à regarder.

… tirer sur tout ce qui bouge et fracasser des cranes…. Je prends !!! – Zx6r4, le soleil tapait vraiment fort

Dans RTHR, les couteaux font autant d'effet qu'un modèle farce et attrapes

Les phases de Beat Them All et de TPS sont en fait combinées dans une phase qui est la phase à pieds. Il sera donc aisé de passer du mode baston au mode bastos afin d’aborder les arrivées d’ennemis en fonction de la situation. Quel que soit votre choix, vous ne pourrez que criser. Le système de baston est rigide, a un temps de latence trop perceptible, et offre un nombre de combos hallucinants nécessitant moins de doigts d’une main pour les compter (on peut en acheter en boutique pour compléter cette main, mais je doute que vous irez jusque là). De temps en temps, vous aurez un B qui apparaîtra sur la tête de l’adversaire en face. Ce sera le temps pour Jake (Ah, au fait, votre perso se nomme Jake) de pousser un petit cri de constipation vraiment peu convaincant pour de la rage, avant qu’un QTE spectaculaire se lance. Spectaculaire d’abord parce que je n’ai jamais vu de QTE qui laisse autant de temps pour le choix de la touche. D’ailleurs pour la petite anecdote, le chrono s’arrête à la moitié, et puis d’un coup, pouf ! QTE échoué sans mettre à contribution la seconde moitié du chrono QTE. Et ce sera le seul moyen de faillir sur ces QTEs, puisque appuyer sur une autre touche fera tout simplement que dalle.

Surtout que les séquences QTEs sont extrêmement spectaculaires tant l’action à l’écran donne l’impression de regarder un combat de vieux qui se disputent pour choisir entre Derrick et Plus Belle La Vie. Je veux dire par là : des mecs se font planter dans le buffet à coups de couteaux, se prennent des coups de clé à molette ou de poing américain dans la tronche, voire pour les exécutions environnementales, ils vont même jusqu’à brûler, mais tout cela avec 3 gouttes de sangs et sans aucune énergie dans les mouvements. La chienne de mes parents met plus d’énergie pour caguer normalement que ce qu’ils en mettent dans tout le jeu !

Ce qui nous amène aux phases TPS. Curseur imperceptible, ennemis cons comme des cailloux (même si ça ne change pas des autres phases, ici c’est juste plus perceptible). Et pourtant… Ils sont tellement stupides qu’ils en deviennent parfois imprévisibles. Rassurons-nous, cela n’ira pas plus loin que de se déplacer planqué sur 10 cm pour vous tirer ensuite dessus. Ou encore de sortir de son abri et de courir comme une gonzesse devant vos balles pour tenter d’atteindre une planque sur laquelle il a 100% de chances de crever les 3 secondes (le temps de distinguer votre viseur sur l’écran) qui suivent tant il se retrouvera à découvert et juste à côté de vous.

Vous pourrez faire comme eux : vous mettre à couvert. Mais ne vous attendez à rien d’autre : ni progression de couverture en couverture, ni même passer au dessus d’une couverture. Déjà que le jeu nous sort la possibilité, planqué, de tirer à l’aveuglette sur la planque dont vous vous servez (certaines sont pathétiquement destructibles), faudrait pas trop en demander non plus !

Aurais-je oublié quelque chose ? Ah oui ! Le truc pas trop mal du jeu !

Mais d’abord : parlons caméra. Elle est tellement exécrable qu’il est impossible que ce jeu ait eu droit à des phases de beta test. La caméra se place où elle veut, comme elle veut. Généralement pas sur l’action en cours.

Rajoutons à cela que sa position fait qu’en visant, on se retrouve généralement avec la tête de Jake en énorme sur l’écran qui cache ce qu’on vise (la transparence des éléments qui gênent la visibilité du joueur ? Pour quoi faire ?). Ah oui, on peut changer la caméra d’épaule et essayer d’y aller au coup de bol, mais elle revient rapidement en place une fois qu’on ne vise plus (de gré, ou de force à cause de la proximité d’éléments du décor). Ou encore qu’on soit trop près d’un rebord (pratique quand on se fait canarder et qu’on ne peut pas riposter).

Avec tout ceci, vous avez un tableau non exhaustif de ce qui va vous faire piquer de crise de nerfs en agacement, tant ce jeu est mal foutu. Pour achever la rage que provoque ce jeu, je pourrais vous citer les ennemis qui semblent être des clones de Mister Fantastic (ou des héritiers de Néro de Matrix, allez savoir), tant ils se tordent de manière irréelle pour esquiver les balles, les chapeaux de cowboy pare-balle (viser dans le visage sur un type en chapeau fera voler son chapeau, mais le mec sera indemne, même si vous avez tiré en plein milieu du visage, endroit où il n’y a pas de chapeau), le faux monde ouvert, les scènes de mauvais porno soft (oui faut bien racoler un peu pour chercher deux ou trois acheteurs) sur une musique digne de ces derniers, etc.

Non, au lieu de cela, si vous aimez la musique années 60-70 avec un mix de rock et de disco par moments, le titre est pas trop mal de ce côté (même s’il n’y a rien d’exceptionnel), même si de temps en temps l’action et la musique ne collent pas vraiment ensemble…

Le Bilan

On a aimé 

  • Absolument rien (bon peut être les scènes de softcore porno habillé)
  • Absolument tout (surtout que les filles restent habillées, même durant la partouze)

Conclusion du test de Ride to Hell : Retribution

Excellent, hâte de le recevoir. – Zx6r4, victime d’insolation et de brûlure au 3ème degré
{{Si vous vous lancez dans le développement de jeu vidéo, Ride to Hell est exactement ce qu’il ne faut pas faire pour sortir un produit avec un minimum de qualité. Le gameplay à la fois mal pensé et mal réalisé, une histoire inintéressante, des personnages au charisme du niveau de celui d’Aquaman, une technique honteuse et des problèmes de conception à tous les niveaux.

Si comme Zx, vous souhaitez acheter ce jeu parce qu’il se situe dans un univers de bikers, voici une liste non exhaustive de palliatifs pour que vous repreniez vos esprits et ne fassiez pas cette erreur : faire pétarader votre mobylette pour embêter le voisinage, porter la veste en cuir de votre maman, attacher le Yorkshire de Mémé derrière une voiture, mettre vos testicules dans un mixer, …

En tout cas, je vous aurai prévenu : ce jeu est totalement mauvais (au point de faire sortir sur ce test, toute la nullité assimilée durant le gameplay, dans l’espoir de l’oublier. Et y’en avait un paquet. Sinon le test aurait fait 15 lignes.) et nuit gravement à la santé mentale des sujets qui oseraient le manipuler.}}

S
Grand Testeur devant l'Ethernet. Divinité du Test. Accessoirement en train de conquérir l'univers.
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Ride to Hell : Retribution

Développeur : Eutechnyx
Éditeur : Deep Silver
Date de sortie : 28/06/2013

commentaires

6 Commentaires
M
mickael6015
24 août 2013 19h09

Pour ceux que ça intéressent le masque en a fait une critique : http://www.youtube.com/watch?v=cfW099Otgug

En tout cas grosse bouse ce jeu !!

T
TheBitMapBrother
24 août 2013 19h20

Zx6r4, c’est un copain à R2D2??? Je dois être aussi bien atteint d’avoir lu ce test en entier :-))

W
work44
24 août 2013 20h28

Petite faute d’orthographe dans le premier intertitre: « un jour où le soleil {{a}} tapé fort »
J’avais vu un vidéotest du jeu sur YT. C’était hilarant de nullité, notamment avec le séquençage à chier du jeu.
A la manière des coups de coeur, vous devriez sortir une belle bouse en logo pour ce genre de jeu :-))

Z
zx6r4
24 août 2013 23h46

Les trailers qui présentaient ce jeu ne montraient pas de game-play. Le jour ou j’ai mis la galette dans la console j’ai compris pourquoi !! Car, oui, j’ai le jeu à la maison. En fait, j’ai eu connaissance de la vidéo du test de ce jeu, pile poil 2 heures après avoir eu la notification de l’envoie du jeu que j’avais préco. Je suis donc l’heureux possesseur d’un futur disque pour les journées de Balle-trappes ! Stéphan a raison sur tout, concernant ce jeu (faut pas déconner non plus hein^^).… Lire la suite »

D
desertdoll
25 août 2013 0h42

Un jour peut être nous aurons une suite de Road Rash

AMEN

G
Guimo
25 août 2013 1h25

Ce jeu, la premiere fois que j’ai vu la video je me suis dit que c’etait une blague… Je veux dire, c’est impossible de sortir un jeu pas fini à ce point, enfin, c’est pas normal quoi !! Ils n’avaient que 10 balles pour le faire ou quoi ?
Ou alors c’est un vieu bug de programmation et ils se sont dit « tien on va sortir ca en jeu si ca se vend tant mieu » XD
C’est triste quand meme… :’-(

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