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Test – Persona 4 Arena

Test – Persona 4 Arena
Le 21 mai 2013
Le 21 mai 2013

Je vois double !

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Après avoir fait gémir de plaisir la communauté des fans de RPG, la série Persona revient avec, encore une fois, l’opus n°4, mais ce coup-ci on passe dans l’univers du jeu de baston 2D.

Étrange, me direz-vous, de voir une telle licence passer à un style de jeu si radical, si fermé et aux écoles aussi diverses que variées.

Une fois le jeu lancé, on voit que c’est Arc System Works qui s’est occupé du développement, et on peut se sentir ainsi soulagés.

Mais peut-on vraiment l’être pour autant ?

Shadows

Que 13 personnages  (2 sont absents de cet écran)

Qui dit Arc System Works, dit gameplay solide et originalité dans le gameplay, tout en conservant une certaine routine. Rappelez-vous Battle Fantasia, ou les plus connus Guilty Gear ou Blazblue. Ça ce sont des titres de qualité ! Avec ce Persona 4 Arena, on retrouve essentiellement les mêmes points : peu de personnages comparé à la concurrence, fluidité des animations au top, graphismes dans le style Animes, et un mode histoire…

Mais pourquoi un mode histoire ? A chaque fois, toujours les mêmes lacunes, à savoir des longueurs et un ennui profond entre chaque combat. Et comme ici, le jeu se base sur l’univers d’un RPG, les développeurs ont trouvé la bonne idée de nous pondre tout un roman entre chaque affrontement. A la rigueur pourquoi pas, mais la narration est telle que l’ennui est toujours présent devant des écrans fixes et vides, sur lesquels défilent une narration du point de vue du personnage choisi. Parfois, il sera interrompu dans ses pensées par une rencontre qui déclenchera des dialogues, mais généralement ils ne seront pas convaincants, car on s’ennuie profondément dans ces trop longues séquences.

Attention, ça va trancher chérie.

C’est probablement le seul point d’un RPG qu’il ne faut pas prendre pour un jeu de baston, car plus de 10 minutes de blabla entre chaque combat, y’a de quoi perdre l’intérêt du joueur !

Enfin si ce dernier comprend ce qui est écrit et parlé, puisque le jeu est en anglais et japonais (au choix dans les voix et textes, mais on sait tous que les textes seront choisis en anglais pour 99 % des joueurs), et le niveau littéraire d’anglais que propose le jeu est quand même au dessus du niveau scolaire.

Rappel : nous parlons d’un jeu de baston.

Outre le mode Histoire, vous pourrez jouer dans le mode Arcade dont les dialogues, bien que présents, sont plus corrects en termes de longueur. Vous pourrez aussi baffer vos potes en mode versus ou online, ou bien participer à des challenges ou à un score attack. Mais avant cela, il est plus que conseillé de couvrir les bases du gameplay avec un tutorial fortement bien fait.

Persona

L'habillage du jeu est très sympa. Ici l'écran pré-combat

Sur les 4 touches de couleurs, deux sont réservées au personnage, et les deux autres sont réservées aux attaques avec votre Persona.

Vous ne savez pas ce qu’est un Persona ? Disons que c’est grosso modo comme Jojo’s Bizarre Adventure et ses Stands.

Le système reste dans son application semblable à un jeu de baston classique à base de combos et de coups spéciaux, sans oublier les furies. Et bien sûr, Arc System Works oblige, la petite attaque qui bute d’un coup l’adversaire.

Les habitués de jeux de baston ne seront donc pas dépaysés et se feront rapidement à la panoplie de commandes très complète pour s’adapter à toutes les situations.

Cependant, il y a un petit quelque chose qui fait que ce n’est pas aussi parfait que les jeux sortis par le studio précédemment. Et ce petit quelque chose se nomme la manette. MOUHAHAHAHA !

Teddy (Kuma en VO) est le personnage zarb du jeu.

Cette dernière, bien que peu pratique pour les jeux de baston, avait réussi à être plus ou moins domptée dans les dernières productions afin de permettre à tous de jouer convenablement. Mais là, ça ne fonctionne pas vraiment, l’ensemble en devient brouillon, et on s’étonne de ne pas pouvoir sortir les plus simples des commandes, aussi bien avec le joystick qu’avec la croix.

C’est bien dommage, car maîtrisé et sans cette « manetdiction », le jeu offre de beaux combats avec ses 13 protagonistes, tous aussi différents les uns que les autres (sauf deux qui se ressemblent beaucoup), mais qui ont le mérite d’avoir un panel de manipulations relativement similaire d’un personnage à l’autre afin de varier les plaisirs sans se prendre la tête et sur un fond musical et une ambiance vraiment réussis.

Zapping

Ces yeux n'annoncent rien de bon pour l'adversaire.

Ne vous y méprenez pas, car même si la prise en main reste relativement simple d’un personnage à un autre, les réactions de ces derniers ne sont pas similaires pour autant. Certains seront plus rapides, d’autres frapperont plus fort, et ainsi de suite. Univers de RPG oblige, on retrouve certains éléments, comme les jauges (l’écran est un peu trop surchargé, même), mais aussi les états. Selon votre Persona, vous pourrez infliger des attaques élémentaires et d’état. Les grands classiques y passent : figé, gelé, confus, empoisonné… Ce sont autant de choses qui vous aideront à sceller le destin de votre adversaire. Mais souvenez-vous qu’il en aura autant à votre service.

Les furies se font sur fond psychédélique

Il faudra alors user de tous vos atouts offensifs et défensifs pour vous frayer un chemin vers la victoire, car le jeu ne vous fera pas de cadeau passé les premiers combats.

Techniquement, on va pas tourner autour du pot : c’est du Arc System Works, gage de qualité.

Le Online lui est plutôt fluide, et vous permet de toute façon de trier dans les connexions afin de jouer de manière optimale. Cependant, ne soyez pas trop difficiles parce que le jeu n’est pas vraiment fréquenté pour le moment, et vous risquez d’attendre un certain temps avant de trouver un joueur.

Le Bilan

On a aimé 

  • La technique à la Arc System Works
  • L’ambiance musicale éclectique est terrible
  • Gameplay accessible et complet
  • Personnages variés
  • Brouillon à la manette classique
  • Le blabla à la RPG vraiment pesant pour un jeu de baston
  • Peu de personnages

Conclusion du test de Persona 4 Arena

Dédoublement de personnalité
{{Persona 4 Arena est un bon jeu de baston, mais qui s’égare à cause de son origine RPGesque et son manque de maniabilité à la manette classique, contrairement à ce que la tendance concurrentielle propose. Au-delà de cela, ses qualités à la fois techniques, mais aussi de gameplay, font que le jeu est autant accessible que pointu et complet, permettant de satisfaire aussi bien les novices que les joueurs les plus chevronnés, en passant par les borgnes lourdement ralentis par la maladie (dans une certaine mesure, tout de même).

Le jeu étant cependant pour une super niche de joueurs, puisque proposant un titre de baston comme étant une suite d’un RPG, il ne sera pas étonnant de ne pas trouver grand monde à affronter sur les réseaux. Tant pis pour les autres, ils ne savent pas ce qu’ils ratent.}}

L
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Persona 4 Arena

Développeur : Arc System Works
Éditeur : KOCH Media
Date de sortie : 10/05/2013

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