Test – Metal Gear Rising : Revengeance

L’art d’inventer des mots ridicules ne voulant rien dire
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ça, c’est ce qu’on peut voir lorsqu’on est une quiche sur Metal Gear Solid et qu’on se fait repérer par tous les ennemis aux alentours.
Snake… Snake ? SNAAAAAAAAAAKE !
Ça, c’est ce qu’on entend lorsqu’on se fait buter comme une larve parce qu’on s’est fait repérer comme le montre la première partie de ce plaidoyer.
Mais ça, c’était avant…
… Puisque Platinum Games reprend le flambeau Metal Gear avec un spin off plus orienté action portant le doux nom barbare de Metal Gear Rising Revengeance.
Vous allez voir dans ce test, qu’ils n’ont pas qu’inventé un mot chelou, mais également toute une philosophie.
Ginsu 2000 !

MGR Revengeance vous met dans la peau de Raiden, personnage connu de la série, quelques années après la chute des Sons of Patriots. Notre héros, plus machine qu’humain (ce qu’on appelle communément un cyborg), travaille dans une SMP qui se concentre sur la sécurité et la protection plus que sur l’armement et la révolution. Ce qui ne va pas être le cas des méchants qui veulent la guerre pour le profit.
C’est donc un Raiden aux allures de ninja qui va devoir botter les fesses de plein de méchants cyborgs, et accessoirement tenter de sauver le monde de l’ignoble complot qui se profile, dans ce beat them all qui ne manque pas de tranchant.
Les petits gars de chez Platinum Games sont des sentimentaux, puisqu’ils aiment leurs instruments. Ce sont aussi des gourmands. Rien de plus naturel donc de focaliser un jeu sur le formidable, l’irremplaçable, l’inusable Ginsu 2000.
Mais pour des raisons de droit d’utilisation de la marque, ils l’ont habilement camouflé en épée futuriste, et refilé à Raiden, le personnage tant hué, critiqué, trainé dans la boue de Metal Gear Solid 2. Mais ne vous y trompez pas, c’est bien Ginsu 2000, car il peut tout couper.
Tout?
Non. Une partie du jeu résiste encore et toujours à l’envahisseur, car si le leitmotiv du titre est qu’on peut tout découper, comme on le souhaite, en pratique, on peut effectivement découper à peu près comme on veut, mais l’aspect “tout ce qu’on veut” sera a revoir…

En effet, seuls les ennemis et certains éléments du décor peuvent être hachés, émincés, ciselés, ou même, transformés en julienne. A cet effet, Platinum Games a mis en place un système de tranchage nécessitant la pression de la gâchette gauche pour passer en mode de précision (qui consomme de l’énergie spécifique), puis la gâchette droite pour l’orientation de la découpe. La gâchette gauche servira pour régler la position de découpe.
Cela peut paraître complexe comme cela, mais un peu de pratique sur les premières minutes du jeu règleront rapidement cela.
Toutefois, le système de découpe manque un peu d’efficacité, puisque la découpe ne se fait pas au mouvement, mais par rapport à un angle donné, ce qui fait que la moitié de vos tranchages ne s’activent pas à cause de ce manque de naturel dans le gameplay.
Avant de pouvoir transformer vos ennemis en sashimi, il faudra d’abord affaiblir leurs défenses cybernétiques selon 5 points : les deux bras, les deux jambes, et le combo torse/tête. Les morceaux affaiblis seront mis en légère surbrillance bleue. On regrettera cependant que pour que le torse soit endommagé, afin de mettre à mort l’ennemi, il faille d’abord s’occuper des 5 autre. Sauf dans le cas de cut-scenes spécifiques déclenchées par une manipulation spéciale si vous arrivez à exploiter une ouverture, rendant l’ensemble de l’adversaire suffisamment endommagé pour pouvoir le passer à la moulinette et espérer récupérer ses piles d’énergie remontant ainsi votre vie, mais également votre jauge d’énergie.
Rasés de très très très très près

Le cœur du jeu reste néanmoins un Beat Them All, le système de découpe n’étant qu’un système spectaculaire pour révéler le psychopathe qui est en vous, mais aussi glaner quelques points en plus. Points qui serviront pour améliorer Raiden sur de nombreux aspects. Vous avez droit à un coup rapide pour les coups d’épées, un coup fort pour les coups d’épées / arme secondaire, un pour les objets de soutien (grenade, lance roquettes, cartons…). Le jeu ne propose pas de bouton pour la défense, il faudra jouer de timing en combinant le bouton d’attaque rapide (X) avec la direction de l’ennemi pour bloquer l’attaque adverse, voire le déstabiliser pour l’enchaîner.
L’univers se base sur la saga Metal Gear Solid avec toutes les données de background, comme les nanomachines, les Sons of Patriots, le Codec…, mais aussi sur les codes de la série, tels que les boss relativement frustrants si on ne découvre pas le truc pour se les faire, les fameux points d’exclamation et d’interrogation sur les têtes, les thèmes redondants de la guerre, ou encore tout un tas de clins d’œil.
Et c’est en partie la raison pour laquelle vous pouvez avancer en restant discret pour vous infiltrer, mais pas trop, puisque les ennemis sont très à l’affût. Foncer dans le tas pourra tout aussi bien fonctionner, de toute façon, on est là pour buter du méchant d’une manière ou d’une autre.
Techniquement, le jeu est correct, le souci du détail sur les éléments découpés est appréciable : quand on découpe du bois, par exemple, on voit bien que c’est du bois à l’intérieur.
Le visuel reste dans l’ambiance de la série. Le jeu est bien dynamique, mais souffre de ralentissements lorsqu’il doit gérer le calcul de nombreuses découpes à la suite.

On regrettera, comme mentionné en début de test, que l’on ne puisse pas tout découper. On peut comprendre pour des soucis de bugs qu’on ne puisse pas découper les bases du décor (sol, murs fondateurs du niveau…), mais une partie des décors reste insensible aux découpes, et ne se voit même pas gratifé d’éraflures ou autres traces de votre lame, ce qui est quand même bizarre quand vous arrivez à découper un Metal Gear 10 fois plus haut que vous, sans pour autant à rayer la peinture d’un container de transport on ne sait pourquoi…
Le jeu se découpe en 8 chapitres allant d’une durée moyenne (1 heure) à une durée très courte en fin de jeu (1 boss) pour un total de 7 heures environ. Le joueur pourra bien sûr s’atteler aux missions VR que vous récupérerez durant votre quête, ou même recommencer le titre dans des niveaux de difficulté différents ou tenter d’améliorer son score et ainsi débloquer de quoi acheter de nouvelles améliorations. Mais cela ne changera pas le fait que ce soit relativement facile dès le moment où on a compris le fonctionnement de chaque type d’ennemi.
Restent alors les cinématiques qui sont plus courtes, mais surtout plus intéressantes que les palabres de 50 minutes derrickiennes par cinématique des titres principaux de la série de base. Ici ça bouge, ça pète dans tous les sens, c’est rythmé par une musique de type rock. Bref, on ne s’ennuie pas au moins durant ces dernières.
Petite spécificité du gameplay, ayant des attributs de type ninja, vous avez droit à la course ninja. Cette dernière vous permet de courir et de passer automatiquement des obstacles sans stopper votre course. Le souci avec la mise en place de ce système est qu’il ne sert pas à grand-chose à cause d’un level-design pas super évolué pour la chose, ce qui fait qu’il ne sera exploité qu’à de très rares moments. Alors qu’à côté, on voit Raiden dans les cinématiques faire des trucs impensables dans le jeu, et ça c’est vraiment dommage…
Le Bilan
On a aimé
- Mode Ginsu 2000
- Très dynamique
- Léger aspect infiltration
- Des cinématiques pas chiantes pour un Metal Gear !
- Raiden en poncho
On a moins aimé
- Les ralentissements
- On peut pas faire tout ce que Raiden fait en cinématique
- Le système de découpe limité à quelques éléments
- Titre assez court
- Ça manque un peu d’ennemis pour un BTA
Conclusion du test de Metal Gear Rising : Revengeance
Final cut
Metal Gear Rising Revengeance se trouve être un Beat Them All très sympathique à jouer et à manipuler. Malheureusement, on regrette fortement que le système de jeu n’ait pas été poussé plus que cela en offrant par exemple une plus grande durée de vie, un level design plus ambitieux et en bridant un peu moins les capacités de Raiden. Il n’en reste pas moins que si on veut passer une après-midi pleine de frime et de défouloir jouissif, ce MGR Revengeance se pose comme un sérieux partenaire pour vos moments glande.
Avec tout ses défauts et sa durée de vie minable ( entre 5H et 6H en normal ) ses environements vides…etc, et il se prend un » Très Bon » mais WTF!? 😐
petite erreur dans la conclusion:
«
ce MG{{R}} Revengeance se pose comme un sérieux partenaire pour vos moments glande.» C’est MGS 🙂
Non ce n’est pas MGS 😉 Le titre du jeu c’est [->mot450], le mot Solid (S) n’est pas concerné…
exact je suis une buse ^^
C’est peut être à cause de ce R que je n’aime pas ce jeu… ou pas
La démo m’a déçu au niveau de la jouabilité que je trouve un peu rigide surtout dans les parades, ayant fait Vanquish et Bayonetta, je m’attendais a un truc plus speed et fun. Mais bon j’attendrais d’avoir le jeu pour me faire un avis réel.