Publicité

Test – Worms Revolution

Test – Worms Revolution
Le 8 octobre 2012
Le 8 octobre 2012

Le retour du roi

Partager cet article :

Voilà maintenant plus de trois ans que les fans attendent un nouveau Worms. Certes, il y a eu des titres qui sont sortis depuis, mais en 3D. Pour les initiés, Worms se joue avant tout en 2D puisque c’est là que son gameplay reste le plus intéressant et qu’il permet les meilleures subtilités. Cette fois c’est la bonne, le studio Team 17 nous offre un nouvel opus comme on l’attendait, et en a profité pour refondre son moteur graphique par la même occasion.

Le retour du vrai Worms

Une desnouvelles armes du jeu

Histoire de ne pas effrayer les joueurs qui ne connaîtraient pas la série, le jeu se lance et propose de se faire la main avec les actions principales, à savoir se déplacer, choisir une arme et tirer. Pour les habitués, rien de bien nouveau, on retrouve assez vite ses marques même si de subtils éléments de gameplay que nous aborderons plus bas ont changé.

Même si Worms est une série qui se déguste entre amis, il reste possible de jouer en solo en commençant la campagne et sa succession de matchs à mort ou les énigmes dans lesquelles il faudra la plupart du temps jouer avec les obstacles des cartes. Bien sûr, on peut aussi créer ses propres parties et jouer contre l’I.A. (avec jusqu’à 3 amis) en paramétrant le mode de jeu souhaité. Entre deux et quatre équipes peuvent ainsi s’affronter dans des matchs à mort ou en mode Forts. Ce dernier n’est autre qu’un match à mort dans lequel les équipes s’affrontent dans des forteresses situées l’une en face de l’autre, un mode déjà bien connu dans la série.

L'eau est planquée un peu partout

Évidemment, c’est en multijoueurs que la série prend tout son sens, et cet épisode ne déroge pas à la règle. La personnalisation du jeu et les quatre décors possibles restent les mêmes, mais c’est forcément beaucoup plus drôle de voir un pote se faire éclater la tronche par l’une de ses propres grenades qui vient de ricocher contre un objet du décor. Comme toujours, il est possible de jouer jusqu’à 4 en ligne, entre amis, ou en lançant une partie à la recherche d’adversaires à l’autre bout du monde. Il est par contre regrettable que Team 17 n’ait pas pensé encore une fois à inclure un mode sur Xbox Live avec un invité sur la même console ! En revanche, et contrairement à Worms Armageddon, nous n’avons pas noté de souci de connexion particulier ni de temps de latence lorsque c’est le tour d’un autre joueur. Un bon point.

Fondamentalement, les bases de Worms restent les mêmes, mais les développeurs ont quand même revu quelques éléments dans le gameplay, et certains influencent vraiment la façon de jouer.

Des nouveautés qui font la différence

Les nouveaux forts ont de la gueule

Deux grosses nouveautés sont présentes dans Worms Revolution, et la première n’est autre que les classes de personnages. Cette fois, il est possible de se créer une équipe avec des vers aux capacités différentes, vers qu’il faudra acheter avec les pièces collectées dans les niveaux d’ailleurs. En plus du ver classique, nous avons l’éclaireur qui est plus rapide et qui manoeuvre mieux le jet pack et la corde ninja par exemple. En contrepartie, il est plus vulnérable. Le malabar, lui, est plus gros et plus lourd que les autres. Il est plus résistant et plus difficile à éjecter avec une explosion. Par contre, il se déplace plus lentement et ne saute pas haut. Le scientifique, lui, permet à son équipe de gagner 5 points de vie par tour ainsi que des armes défensives comme les tourelles. Il faudra donc jongler avec ces personnages et tirer le meilleur d’entre eux pour rendre les parties plus tactiques. Le scientifique devra plutôt être protégé alors que le malabar pourra plus ou moins être exposé. Mais attention, ses déplacements sont un vrai handicap et sa position sur la carte peut-être déterminante.

La seconde grosse nouveauté est l’apparition de l’eau et de sa physique. Quelques réserves d’eau sont disséminées dans le décor ou dans des objets qui peuvent exploser, et les joueurs peuvent s’en servir pour parfois inonder une petite partie de la carte. Attention puisqu’un ver sous l’eau perd 5 points de vie à chaque tour, mais, à l’instar du feu, ne peut mourir de noyage (hormis s’il est expulsé de la terre ferme dans l’océan qui l’entoure). Libre à chacun de noyer les vers ennemis et de placer une poutre au dessus pour les bloquer quelque temps, même s’il sera possible pour celui-ci de creuser des trous avec une arme de son choix (le chalumeau fonctionne toujours sous l’eau…)… Quelques nouvelles armes présentes permettent aussi d’utiliser l’eau. Un coup de pistolet à eau dans une pente permettra ainsi de faire glisser des vers ennemis le long du décor pour les amener doucement dans un fossé dans lequel se trouve une mine par exemple.

Si avec ça ils ne sont pas noyés...

D’autres nouveautés un peu plus mineures ont été incluses dans cet opus, et on retiendra par exemple la possibilité d’acheter des armes en cours de partie grâce aux pièces collectées dans les niveaux. Du côté du gameplay pur, les initiés seront un peu déstabilisés au début par la nouvelle physique du jeu (peut-être due à l’implémentation de l’eau). Tout semble un peu plus lent, plus lourd, plus pataud. Les purs fans, eux, retiendront également que la corde ninja est moins maniable qu’avant (plus possible de faire des tours dans tous les sens avec), que le feu s’éteint désormais au premier contact d’un ver, que la visée devient rouge si l’on s’apprête à tirer à ses pieds ou devant un obstacle, qu’il est désormais possible d’ajuster la trajectoire d’un saut en l’air ou encore de faire un salto vers l’avant. Autant de subtilités à découvrir manette en main au fil des heures de jeu.

Petite déception en revanche au niveau des fins de partie puisque nous n’avons plus droit aux “récompenses” de type “Micel a été le vers le plus ennuyeux”.

Un moteur tout neuf

Attention à gauche ça peut faire mal

C’est bien sûr la première chose qui frappe quand on lance une partie : le jeu est plus beau. Le nouveau moteur est vraiment réussi, avec une mention spéciale pour l’effet de profondeur des niveaux ainsi que les effets lumineux avec les roquettes qui traversent une caverne sur toute la carte par exemple.

La gestion de la physique de l’eau permet de faire des choses parfois intéressantes, et il en va de même avec les objets disséminés sur la carte. Que ce soit un briquet explosif, une boule de poison qui rend les vers malades ou une bonbonne d’eau prête à exploser, chacun d’eux peut bouger sur la carte si on monte dessus ou s’il subit un petit coup et certaines armes (la télékinésie par exemple) permettent même de déplacer les objets. Utile si l’on veut par exemple bloquer un ennemi ou rendre une zone dangereuse avec une bonbonne d’eau en plein milieu susceptible d’inonder ce qu’il y a aux alentours.

Cette nouvelle version de Worms, plus jolie, se fait néanmoins parfois au détriment de la fluidité du jeu. Lorsqu’on zoom à fond sur le niveau, le jeu saccade parfois et on a également pu être témoin de quelques freezes, notamment à la fin d’un tour. Rien de bien méchant cependant, mais on sent que le moteur en demande plus qu’avant. Côté son, ça reste propre avec une ambiance sonore sobre mais efficace et les sons des armes réussis.

Les nouveautés de ce nouveau Worms influencent assurément les parties, mais nous pouvons nous réjouir que le coeur de ce qui fait le succès de la série reste intact. C’est à dire ces grenades lancées à moitié au hasard qui tombent pile poil au pied d’un ennemi après avoir ricoché 10 fois, l’âne de ciment balancé au dessus d’un groupe de vers qui détruit un tiers de la carte en un seul tour, le suicide d’un ver après un salto arrière raté, la grand-mère qui fait une explosion énorme sur la carte en éclatant au passage une réserve d’eau qui noie la moitié de l’équipe adverse ou les voix décalées des lombrics qui composent notre équipe. Les habitués devront certes reprendre leurs marques, mais l’essentiel est bien là.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’introduction des classes et de l’eau pour plus de stratégie
  • Le nouveau moteur, vraiment joli
  • Le fun et délire propre à la série resté intact
  • Les quelques ralentissements et freezes
  • L’absence des récompenses de fin de partie
  • La corde ninja devenue moins fun à manier

Conclusion du test de Worms Revolution

Le retour du roi
L’essence même de Worms est bien là, avec quelques nouveautés qui peuvent réellement bouleverser le gameplay. L’ajout des classes de personnages, qu’on peut utiliser ou non, ainsi que la gestion de l’eau influencent assurément les parties et ajoutent un peu plus de stratégie que les fans apprécieront. Les autres découvriront un jeu apparemment simple mais qui promet des heures de pratiques pour en découvrir toutes les richesses. Au final, Worms Revolution reste une valeur sûre à partager sans modération entre amis ou sur le Xbox Live pour en tirer toute la quintessence.

L
Partager cet article

Worms Revolution

Développeur : Team 17
Éditeur : Team 17

commentaires

3 Commentaires
K
Kwesi
10 octobre 2012 8h48

Miam ! Est-ce qu’on sait quand il sort ? 😛

K
Kwesi
10 octobre 2012 9h38

Oups je n’avais pas vu qu’il sortait aujourd’hui, désolé ! |-)

M
Mike78
11 octobre 2012 13h46

vraiment tres bon comme jeux !

Accueil » Tests » Test – Worms Revolution