Publicité

Test – F1 2012

Test – F1 2012
Le 27 septembre 2012
Le 27 septembre 2012

Tut-Tut-Vroum-Vroum 2012

Partager cet article :

On devrait créer une catégorie de jeux à part entière, qu’on appellerait « les mises à jour annuelles ».

D’une année sur l’autre ils garderaient le même nom, agrémenté d’un numéro (l’année en cours ou bien l’épisode) et parfois d’un sous-titre. Sur une période de temps très courte, disons sur deux mois, tous les jeux de cette catégorie sortiraient.

Ah bon ? Vous êtes sûrs que ça existe déjà ?

En tout cas ce dont on peut être sûr, c’est que F1 2012 ferait partie de cette catégorie de jeux.

Nouvelle saison

Le stress du départ

A force de nouveautés et de changements dans les réglementations, la Formule 1 n’est plus ce rendez-vous dominical devant lequel il était si agréable de s’endormir au deuxième tour, juste après le carambolage du premier virage, pour se réveiller mollement au passage de la ligne d’arrivée.

Maintenant, entre le Kers et le DRS qui font office de boost, l’interdiction de zigzaguer sur la piste et des pneus aux caractéristiques tellement différentes que tout peut arriver, on a des dépassements de partout, des bagarres à chaque étage, et des surprises potentielles à chaque course.

Cerise sur le gâteau, il n’y a pas une monoplace qui se dégage loin devant les autres, ce qui donne à tous les pilotes des top team la possibilité de viser la victoire, ou au moins les points.

Une fois le jeu lancé, c’est directement avec le nouveau mode de jeu « jeune pilote » que l’on commence. Des épreuves très simples agrémentées de conseils pour apprendre à piloter une Formule 1. Plutôt une bonne idée pour les tout nouveaux joueurs, mais sans grand intérêt pour toute personne ayant déjà une expérience d’un jeu de voitures. Le principe de donner des conseils pour que le joueur s’améliore est intéressant, mais tout cela reste beaucoup trop basique pour être réellement utile.

Une fois cela fait, on détaillera les menus dans une interface plus sobre que pour les éditions précédentes. On retrouve globalement les mêmes choses que d’habitude, avec les courses rapides, la carrière et les petites demi-nouveautés. On pourra ainsi participer à un championnat de durée réduite si on n’a pas la patience de poursuivre la carrière, ou bien réussir des défis qui sont des scénarios mettant en scène de grands champions. Il faudra ainsi résister à Alonso ou bien réussir à rattraper Schumacher.

Doubler Alonso...Pas gagné !

Ce n’est pas là qu’il faut aller tout de suite, car la difficulté est vraiment corsée !

Pendant la carrière, on enchaînera les 20 courses, et on pourra se distraire avec quelques défis en passant. Il n’y a toujours pas de podiums, et les interviews, pas vraiment passionnantes, ne sont plus de la partie. On commencera avec une petite écurie, et petit à petit on grimpera dans la hiérarchie des pilotes pour avoir accès aux meilleurs volants. Autant dire qu’au début, il faut vraiment lutter pour s’en sortir, et terminer quinzième n’est pas forcément une mauvaise performance : pas la peine de penser une seule seconde lutter avec les voitures les plus rapides.

En s’appliquant on progresse relativement vite, et l’envie d’aller botter les fesses d’Hamilton et autres s’invite à la fête.

S’il n’y a pas grand-chose à reprocher au contenu de la carrière, qui est le reflet du vrai championnat, on regrettera toutefois qu’elle soit si peu agrémentée, ce qui en fait un enchainement de courses sans beaucoup de passion. On découvrira tout de même avec plaisir le nouveau circuit de cette saison, le circuit d’Austin aux USA.

La carrière peut se jouer en coop, ce qui est toujours plus sympa, mais seulement en ligne, comme pour le précédent opus.

En ligne justement, après avoir religieusement saisi le code fourni avec le jeu neuf, on retrouvera exactement la même chose que pour l’édition 2011, avec des modes de jeu très classiques. Cela étant ce n’est pas vraiment une critique, puisque le résultat s’avère toujours aussi jouissif, avec de vraies batailles sur la piste, grisantes quand tous les joueurs essaient de conduire « propre », nettement moins intéressantes quand les fans de stock-car s’invitent dans la partie.

Une ligne germanique

Au global, cela donne un contenu conséquent, mais peu varié : une petite mise à jour qui ne change pas grand-chose par rapport à l’année dernière. Pour l’année prochaine, suggestion d’Xboxygen : pourquoi pas des courses de légende sur des circuits qui ne sont plus aujourd’hui dans le championnat, et avec des voitures de différentes époques ?

Y’en a un peu plus, j’vous le mets quand même ?

On ne peut pas dire que cette version 2012 croule sous les nouveautés, mais il y en a tout de même quelques unes, et cela mérite qu’on s’y arrête.

Au niveau de la réalisation du jeu, la mise à jour graphique est discrète, mais bien réelle, avec une impression d’ensemble légèrement plus nette et détaillée. Vous avez bien noté le « légèrement », il ne faut pas s’attendre non plus à un bond en avant. En même temps, le premier jeu, en 2010, était déjà d’un excellent niveau : cette version 2012 l’est donc tout autant, compensant les années qui passent par des détails graphiques ajustés.Pour le reste, aucune différence, et donc une animation superbe retranscrivant très bien la sensation de vitesse (avec des baisses de frame-rate tellement rares qu’on ne les mentionne que par soucis d’exhaustivité), et surtout un environnement sonore assez génial qui donne l’impression de réellement se trouver au milieu des bolides en furie.

La seule véritable avancée visible vient d’une nouvelle gestion des changements climatiques, plus précise, et avec des effets qui peuvent varier d’une portion du circuit à l’autre. Le résultat est plutôt probant.

Pour le reste, les améliorations sont malheureusement trop mineures pour être vraiment significatives. Ainsi, l’IA se comporte mieux en course, étant compétitive sans pour autant tenter des manœuvres suicidaires, et faisant enfin des erreurs sous la pression. Mais dans le même temps, quand la pluie s’invite, cela n’influe pratiquement pas sur sa performance en course ! Et comme il pleut souvent, c’est un élément loin d’être négligeable.

Le redoutable parcours de Monaco

D’autres défauts ont été un peu corrigés, mais pas jusqu’au bout. Si les pénalités semblent distribuées de façon un peu plus justifiée qu’avant, on continue d’avoir de nombreux cas où on se demande bien pourquoi on est invité à faire un tour aux stands. C’est d’autant plus compliqué avec cette nouvelle règle qui interdit de trop zigzaguer pour ne pas laisser passer un concurrent. On se retrouvera pénalisé parce qu’on se rabat trop vite, fermant la porte, ou parce qu’on change de trajectoire de façon trop brusque…Il faut un moment avant de prendre le coup pour éviter les pénalités.

Par contre, si un accident survient, pas la peine d’attendre la Safety Car, elle reste bien au chaud.

Gameplay 2012

C’est plus du côté du gameplay qu’il faut chercher les différences avec la version 2011.

Et encore, pas pour les « petits joueurs » qui laissent activées des aides à la conduite. Pour eux, ce sera exactement pareil que dans les épisodes précédents.

Par contre, une fois les aides désactivées, on pourra profiter d’un contrôle encore meilleur que l’année passée. Les appuis sont remarquablement rendus, et on « sent » parfaitement sa voiture. Les passages sur les vibreurs ont encore été améliorés, et les conséquences sur la voiture sont plus importantes. Les rendus du Kers et du DRS sont également très réalistes, scotchant le joueur au fond du siège. Déjà très fun à la manette, c’est avec un volant qu’on en profitera le mieux.

Globalement d’excellentes sensations, à peine ternies par un rayon de braquage sans doute un peu léger et par des freins qui gagneraient à être un peu plus efficaces (on n’arrive pas à faire les énormes freinages qu’on peut voir dans les Grands Prix).

Tenter l'intérieur ?

Du bon boulot, mais qui ne va pas jusqu’au bout. On continue donc de ne pas être convaincu par la gestion des dégâts, ni par les effets de l’usure des pneus, bien peu marqués, et encore moins par la conduite sous la pluie. Les pertes d’adhérence sont telles que cela est très largement exagéré : même en pneus pluie sur piste seulement légèrement mouillée, il faut prendre mille précautions à chaque virage et réduire sa vitesse de façon drastique. A quoi servent les pneus pluie ? Heureusement que dans la réalité les pilotes ne ralentissent pas autant que le joueur, on s’ennuierait ferme.

Il y a plein de bonne volonté chez les développeurs, des choses très biens, mais on regrette forcément qu’ils ne soient pas allés jusqu’au bout.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le meilleur jeu de F1 disponible
  • A gardé toutes les qualités de la série
  • A légèrement corrigé plusieurs faiblesses
  • Un nouveau circuit
  • Quel pied d’y jouer avec un volant
  • A trop légèrement corrigé plusieurs faiblesses
  • En a laissé d’autres, pourtant connues
  • Le minimum de la mise à jour

Conclusion du test de F1 2012

Le meilleur v1.2
{{F1 2010 était le meilleur jeu de Formule 1 à sa sortie, F1 2011 aussi, et F1 2012 ne déroge pas à cette tradition. Que ce soit techniquement ou au niveau du gameplay, quelques légères améliorations agrémentent le titre. Des améliorations bienvenues, mais qui semblent être le minimum pour justifier l’achat d’un jeu complet qui n’offre en fin de compte qu’un nouveau circuit.

Par rapport à F1 2010, ça vaut sans problème la peine de craquer, mais par rapport à F1 2011 les différences sont trop légères pour changer le chiffre dans le titre du jeu.

Pour un vrai nouveau jeu qui impressionnera techniquement et corrigera enfin les lacunes identifiées depuis le premier opus, il faudra sans doute attendre la prochaine génération de consoles.

Cela étant, ne nous y trompons pas, on a bien là un excellent jeu, techniquement très au point, agréable à jouer, et proposant un contenu complet.}}

L
Partager cet article

F1 2012

Développeur : Codemasters
Éditeur : Codemasters
Date de sortie : 20/09/2012

commentaires

2 Commentaires
M
Mighty
27 septembre 2012 22h16

je suis tout a fait d’accord en ce qui concerne l’usage du volant pour ce jeu, c’est ultra immercif!, on peu enfin voir les retros, j’ai l’impression qu’il faut battailler plus pour prendre la pole, j’ai deux volant j’ai fait une course en duo et pas de soucis, je vai commencer une carriere en duo je le sens! 😉 ps: pourquoi ne pas integrer kinect au prochain opus? qui suivrai le mouvement de la tete et on pourrai directement commander le type de pneu qu’on veu avant de rentrer dans… Lire la suite »

Snoopy92
Snoopy92
28 septembre 2012 10h03

Mighty, ce serai une connerie d’intégrer kinect a un jeu pareil, surtout pour ce genre d’utilisation.

Sinon dans l’ensemble c’est pas pal mais encore une fois c’est un jeux qui n’a pas était tester avant sa commercialisation (le nombres de bug et juste hallucinant !)

Moi je regrette que les volant PC du style G25 ou G27 ne sois pas reconnu par la Xbox (par contre les volant sont reconnu sur PS3 oO)

Accueil » Tests » Test – F1 2012