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Test – Dragon’s Dogma

Test – Dragon’s Dogma
Le 15 juin 2012
Le 15 juin 2012

Le test sans comparaison foireuse

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Dans le petit microcosme des testeurs de jeu vidéo, il existe un jargon bien spécifique que seuls les initiés peuvent décrypter. Un jargon qui nous permet, lorsqu’on se retrouve entre testeurs, de cataloguer un jeu très rapidement. Une bonne partie de ce jargon est utilisé pour spécifier le genre du jeu à tester comme Beat Them All, GTA-like, RPG, simulation pour les plus connus. Dans les moins connus on trouve l’obscur jeu, dit “Canada Dry”. Le jeu qui a tout l’air d’appartenir à un genre bien défini, qui semble respecter les codes de celui-ci, dont même le design pourrait prêter à confusion alors qu’en fait pas du tout, et ce n’est qu’en grattant bien, qu’après plusieurs heures de jeu on se rend compte qu’il boxe dans une autre catégorie. Tout simplement. Et aujourd’hui nous allons voir pourquoi Dragon’s Dogma fait partie de ces jeux Canada Dry.

Le Dragon se lève avec panache !

Voici Gabrielle mon personnage principal et Chabal son pion...

Dragon’s Dogma commence avec un préambule -disponible dans la démo du jeu- assez court mais qui a le mérite de mettre le joueur directement dans son ambiance. On dirige un homme arpentant les sombres tunnels d’une montagne plongée dans la pénombre. Au détour d’un couloir, on ressort sur les flancs de la montagne et un immense dragon nous toise du regard avant d’embraser la nuit d’un souffle mortel. Ce n’est qu’après un combat contre une chimère que le joueur, appâté par ce bref aperçu de ce qui l’attend, se retrouve devant l’outil de création de personnage de Dragon’s Dogma.

Chérie ca va couper...

Autant dire que celui-ci est des plus performants et qu’il sera très facile d’obtenir un avatar charismatique tant l’outil est simple, profond et riche. On lui reprochera juste un certain manque de variété et surtout de folie dans les coiffures, tatouages et les diverses pilosités faciales. Dans le royaume de Dragon’s Dogma l’imberbe est roi, ou du moins le mieux loti. Vous ne choisirez pas seulement l’apparence de votre personnage mais aussi sa classe. Trois sont disponibles au départ de l’aventure, Guerrier, Mage et Archer, chaque classe aura ses propres techniques et ses propres talents. Plus tard dans le jeu vous aurez la possibilité de changer de classe moyennant finances pour un total de 9 disponibles.

L'environnement peut être assez buccolique...

Une fois son personnage créé, l’histoire ne perd pas de temps en conjectures car le sympathique village de pêcheur, Cassardis, dont vous êtes l’un des habitants, est violemment attaqué par un gigantesque dragon. N’écoutant que votre courage et votre bêtise vous vous armez de votre bouclier de bois et de votre couteau de cuisine pour chasser le monstre. Malgré tous vos efforts et vos tentatives désespérées pour égorger la bête, celle-ci vous rosse et repart avec votre coeur. Une violente blessure qui pourtant ne signe pas votre arrêt de mort mais qui vous mènera sur les routes d’une incroyable odyssée.

Le Dragon a des copains et une belle maison

Point de vue aérien sur la capitale Gran Soren.

C’est donc sans votre coeur que vous allez partir découvrir Gransys, le monde ouvert de Dragon’s Dogma. Bien qu’avare en villages et en villes (seuls Cassardis et la capitale Gran Soren rempliront respectivement ces rôles), le monde s’avère particulièrement agréable à arpenter. Sans proposer des lieux réellement différents, Gransys se limitant à des plaines immenses, des bois, des rivages et des ruines, l’exploration est sans cesse motivée par des donjons et des lieux spécifiques dotés d’une véritable âme et d’une ambiance tout particulièrement travaillée. Même si l’on peut regretter l’apparition soudaine d’éléments du décor et la faiblesse de certaines textures, la distance d’affichage offre des points de vue impressionnants et la gestion de la lumière est absolument superbe. Le point d’orgue de cette gestion se trouve dans nos voyages nocturnes éclairés à la lanterne, où chaque ombre, chaque arbre semble être une menace potentielle. Cet éclairage renforce grandement l’ambiance des différents donjons du jeu donnant à l’ensemble un charme indéniable et augmente le stress d’une rencontre inopportune.

Petite ballade tranquille dans une forêt avec nos amis les daims.

L’explorateur assidu est à chaque fois récompensé, le personnage se manie avec souplesse et le jeu se permet de proposer quelques phases de plate-forme permettant d’atteindre des surplombs, des hauteurs, les toits des bâtisses où l’on trouvera toujours un coffre renfermant objets ou armes. Notre avatar grimpe avec facilité, se rattrape aux bords des parois et dispose même d’un double saut à débloquer dans ses capacités.

L'équipement de notre pion fait toute la différence.

Mais, la force de Gransys réside tout particulièrement dans sa faune. Le bestiaire jouit d’une direction artistique classique mais sans faille, les traditionnels gobelins se partagent la vedette avec des créatures mythologiques telles que le cyclope, le griffon, la chimère et autres harpies. L’animation et le soin apportés aux détails de chaque créature, leur technique d’attaque donne l’essentiel de l’âme de Gransys. Voir un griffon foncer en piqué sur votre groupe puis revenir à la charge avec fracas pour prendre dans ses serres un simple boeuf qui paissait dans la plaine est particulièrement impressionnant. Le pas lourd des cyclopes, l’attaque en meute des loups, le ballet des fantômes sur un lac, les torches de gobelins dans la nuit, l’apparition soudaine d’un ogre à la lueur de notre lanterne, tout cela, et bien d’autres choses encore, voilà ce qu’est Gransys, voilà ce que vous réserve Gransys. On pourra juste regretter le manque d’interactivité de la faune entre elle et certaines maladresses comme le fait de cantonner les animaux inoffensifs comme les lapins, les cerfs, les sangliers dans des zones sans oser le mélange de ces espèces, ce qui aurait apporté une plus grande cohérence.

Le Dragon ne se déplace jamais seul

Les voyages de nuits disposent d'une ambiance opressante et de très beaux effets de lumière.

C’est donc sans votre cœur que vous allez partir découvrir Gransys mais pas sans compagnons. Votre départ de Cassardis sera motivé par votre nouveau statut de sauveur -on vous appellera maintenant “l’Insurgé” – et par l’apparition d’un étrange compagnon et de son statut de “pion”.

Les pions seront vos compagnons de route, vous aurez la possibilité d’être accompagné par trois d’entre eux, deux créés par d’autres joueurs et un qui vous sera propre et qui vous accompagnera durant toute l’aventure. Choisissez bien, prenez votre temps car vous ne pourrez créer qu’un seul pion pour votre partie et mieux vaut en choisir un qui soit le plus complémentaire possible avec la classe de votre personnage principal. Vous allez pouvoir le faire évoluer comme bon vous semble et il gagnera de l’expérience et montera de niveau comme vous. Il restera sous le contrôle de sa très correcte IA durant tout le jeu, une IA qui pourra être influencée pour voir son pion plutôt vous protéger, ramasser des objets, être plus ou moins loquace, attaquer les adversaires puissants en priorité, etc. Il y a de quoi faire et, le cas échéant, on pourra toujours lancer des ordres à ses pions durant les combats comme “à l’aide”, “par ici” ou “en avant”, simple mais efficace.

Les cyclopes sont impressionnants !

Mais le coeur de ce système de pion réside dans son mode en ligne, accessible quel que soit votre abonnement. Le jeu en ligne permet l’échange des pions créés entre les joueurs. Votre pion pourra être utilisé par d’autres joueurs et vous utiliserez les pions d’amis ou d’inconnus pour vous aider durant votre périple. Le système de recherche de pions, disponible auprès d’une pierre de faille, est très complet et permet de trouver le pion idéal très rapidement. On pourra aussi rencontrer des pions au gré de nos voyages et les recruter sur le tas. Ces pions étrangers n’augmentent pas de niveau avec vous et vous serez dans l’incapacité de récupérer leur équipement. Il sera donc nécessaire de changer de compagnons régulièrement pour garder une équipe compétitive. Les pions de niveau équivalent ne coûtent rien à enrôler ce qui ne sera pas le cas avec les pions de niveaux supérieurs, bien utiles mais assez onéreux en cristaux de faille.

L’aspect le plus intéressant de ces échanges reste toutefois le partage d’expérience. En effet, chaque pion gagne les connaissances acquises dans sa partie principale et dans les autres parties. Vos pions pourront donc vous renseigner sur certaines quêtes qu’ils auront déjà faites au cours d’une autre partie, vous prévenir de certains danger, vous indiquer un lieu, vous mener vers l’un des personnages de quête etc. Ils gagneront aussi de l’expérience dans les combats et seront plus efficaces contre certains types de créatures.

Une petite ballade sur les toits permet de découvrir des coffres inaccessibles.

Lorsque vous vous séparez d’un pion, vous aurez le loisir de lui offrir un présent et de le noter voire de le placer dans vos favoris pour pouvoir le reprendre plus tard lorsqu’il aura monté de niveau dans sa partie principale. Les autres joueurs feront de même avec votre pion. Lorsque votre pion part dans la partie d’un autre joueur il ne le fait pas vraiment, vous le gardez avec vous et n’aurez le résultat de sa virée après chaque nuit passée à l’auberge.

Le principe des pions et l’échange entre joueurs marche très bien et s’avère très rapidement agréable à utiliser de par la véritable communauté que l’on croise indirectement. C’est un peu une sorte de mode coopératif de substitution qui n’aura malheureusement jamais la chaleur de celui-ci. Et c’est justement de là que vient la faiblesse de ce système de pions. Il est certes intéressant, bourré de qualités mais le manque de charisme et de caractère des pions qui nous accompagnent est préjudiciable. Dans un RPG, les personnages non-joueurs servent aussi à asseoir l’univers du jeu, à rendre la quête du personnage principal épique car partagée avec des personnages charismatiques auxquels on s’attache tout au long de l’aventure. A contrario, une aventure solo ne devient passionnante et homérique qu’avec un personnage principal fort au caractère bien trempé. Ce qui ne sera jamais le cas dans Dragon’s Dogma avec son personnage principal muet et ses pions assignés au rôle de simples pantins…

Mais cela tombe bien car Dragon’s Dogma n’est pas un RPG.

Le Dragon ne sait pas raconter d’histoire

Chabal version 2.0, vive le coiffeur !

En introduction de ce test, je vous parlais de ces jeux Canada Dry, ces jeux qui semblent posséder tous les éléments d’un genre bien défini mais qui en fait tordent les archétypes, prennent les joueurs à contre-pied pour leur proposer une expérience radicalement différente et totalement déroutante. Ce contre-pied peut aussi bien trouver grâce aux yeux des joueurs ou alors être totalement rejeté. Avouons-le, Dragon’s Dogma n’a pas été aidé par toute la communication et la publicité qui a été faite autour de ce jeu, le mettant même aux côtés d’un jeu comme Skyrim, ce qui, avec le recul, est totalement incohérent. Dragon’s Dogma n’a aucun rapport, mais vraiment aucun avec Skyrim, mis à part le monde ouvert et les dragons.

Pris pour un RPG, Dragon’s Dogma fait pâle figure avec son histoire peu passionnante, mal écrite, ses deux tristes villes, ses dialogues creux et sans choix et son système de quête préhistorique. C’est bien simple il n’y a rien à sauver au niveau jeu de rôle à proprement parler. Les quêtes de l’histoire principale sont rapidement perdues dans le flot des autres quêtes -insipides- du jeu. Il sera impossible de distinguer celles-ci des quêtes secondaires qui consisteront pour la plupart à tuer X créatures, récupérer tel ou tel objet ou accompagner un personnage à l’autre bout de la carte lors de voyages éreintants et éprouvant vu l’étendue de Gransys et l’absence de voyages rapides. Ces voyages ne sont pas aidés par un système de sauvegarde aberrant constitué de deux emplacements seulement, l’un réservé aux sauvegardes automatiques et manuelles et l’autre à la sauvegarde effectuée automatiquement lors des repos à l’auberge. Les échecs de quêtes impromptus et les morts soudaines peuvent être particulièrement frustrants.

Les effets pyrotehcniques des sortilèges sont impressionnants.

Il échoue aussi maladroitement dans ses à-côtés avec l’artisanat et l’affinité que l’on peut développer avec les PNJs. Le nombre d’objets à amasser est très important : plantes, minerais, restes de monstres, détritus tout y passe et tout peut servir. Parfois, on a la désagréable impression que Gransys est une véritable décharge à ciel ouvert vu le nombre de caisses et de chariots cassés que l’on croise au gré de nos aventures. Les restes de monstres serviront avant tout à améliorer votre équipement et vu que la dépouille d’un monstre ne donne qu’un seul élément, le génocide de certaines créatures reste le meilleur moyen d’augmenter nos meilleures armes et armures.

L’artisanat consiste à associer deux éléments entre eux pour en fabriquer un troisième mais l’interface est totalement loupée, ne permettant pas de partir des produits créés mais seulement des réactifs utilisés. On est obligé de repasser en revue tout les éléments de notre inventaire pour voir si on a la possibilité de créer des nouveaux éléments et de trouver rapidement ce que l’on souhaite fabriquer. Rien n’est fait pour faciliter l’artisanat et sa grande richesse se perd dans l’étendue et le chaos de son interface. Heureusement que tout ce que l’on peut ramasser trouvera sa place dans notre coffre personnel que l’on pourra consulter dans chaque auberge ou lieu de repos, le poids des objets amassés influant grandement sur le déplacement et les capacités de combat de notre personnage.

Comment déplumer une harpie en 10 leçons...

Un autre élément présent mais mal exploité est l’affinité avec les PNJs. Ceux-ci n’ont aucun charisme, pas vraiment de personnalité attachante mais il nous sera toujours possible de leur offrir des cadeaux ou de remplir des quêtes d’escorte afin d’augmenter notre amitié avec eux. Outre la possibilité de débuter une -prude- histoire d’amour, ceci nous permettra de faire baisser les prix des marchands, voire débloquer des quêtes et obtenir des objets dans le lieu où se trouve ce PNJ. Par exemple, établir un lien avec un bandit nous permettra d’obtenir un insigne pour rendre les hors-la-loi de la région amicaux. Cette possibilité est malheureusement assez contraignante (un PNJ ne réagissant qu’à un seul type d’objet en particulier) et les bénéfices éventuels inconnus.

Malgré ce tableau un peu noir que je vous ai brossé, gardez à l’esprit que Dragon’s Dogma n’est pas un RPG et que donc, ces défauts, même si ils sont frustrants, contraignants, voir éreintants, peuvent facilement être mis de côté, en toute connaissance de cause, si l’on prend Dragon’s Dogma pour ce qu’il est : un beat them all saupoudré d’un zeste de hack and slash dans un monde ouvert particulièrement plaisant.

Le Dragon aime surtout combattre !!

Dans les donjons certains éléments du décors peuvent être détruits...

Le gameplay est très simple et pourtant très riche. Votre personnage dispose d’une attaque faible et d’une attaque forte de base ; suivant sa classe il a aussi accès à trois techniques spéciales pour son arme principale et son arme secondaire. Ces techniques se débloquent au fur et à mesure de la progression de votre personnage et ne peuvent être achetées et équipées qu’à l’auberge. Ne cherchez pas d’arbre de compétences ou de points à attribuer à telle ou telle caractéristique, ici tout se fait automatiquement et les seules caractéristiques de votre personnage sont l’endurance (utilisée pour le sprint et les attaques spéciales), sa vie et les capacités de son armes et de son armure.

Toutefois, l’éventail est riche et il faudra jongler avec ces capacités débloquées afin de vous débarrasser de vos adversaires. Les combats sont très dynamiques et la survie de votre groupe passe par sa cohésion et par le mouvement. Il faudra en effet trouver une ouverture, privilégier les attaques dans le dos, immobiliser un adversaire pour permettre à vos compagnons de s’en débarrasser et éviter de se faire prendre à revers car certaines classes ne disposent pas de parade et la mort sanctionne irrémédiablement le joueur imprudent. La sauvegarde unique et la fragilité de votre personnage au début de l’aventure peuvent faire craindre le pire quant à la difficulté du jeu. Soyez rassuré, après quelques heures de jeu on prend le rythme et les désagréments liés à la difficulté s’estompent. Dragon’s Dogma est bien plus accessible qu’il n’y parait.

Les ogres sont particulièrements dangereux...

La grande force de Dragon’s Dogma est de proposer des combats titanesques dans des environnements ouverts contre des créatures gigantesques. Les combats prennent alors des allures de Shadow of the Colossus où votre personnage, pour abréger un duel qui peut durer de longues minutes, montera sur le dos de la créature pour atteindre son point faible : tête, dos ou ailes. Ces joutes sont particulièrement grandioses, monumentales par moments tant l’animation des cyclopes et autres griffons est particulièrement soignée. Il faut voir le griffon plonger sur votre groupe serres ouvertes, tenter de profiter d’une ouverture pour vite grimper sur son dos avant son envol, essayer de meurtrir ses ailes afin de le faire tomber et voir sa tentative échouer après la disparition de sa barre d’endurance.

Les pions sont très réactifs et participent pleinement à l’action. Suivant leur affinité avec tel ou tel adversaire, ils grimperont eux-mêmes sur le dos des colosses, maintiendront les adversaires plus petits, vous propulseront dans les airs pour vous agripper aux créatures volantes, vous récupéreront au vol si vous tombez d’un griffon ou d’une harpie, vous soigneront, etc. On est sans cesse surpris par la cohésion qui peut résulter d’une bataille et par son dynamisme rehaussé superbement par une mise en scène travaillée incluant parfois une destruction partielle des décors. C’est bien simple, on ne s’en lasse pas !

Il faut éviter les cimetières la nuit...

L’arsenal mis à disposition de votre avatar et de son pion est très riche, chaque exploration, chaque quête pouvant vous récompenser par un élément d’armure (casque, armure, veste, jambières, chausses, gants, cape !) ou une arme (arc, masse, épée, épée à deux mains, dagues, bâtons de magie) dotées d’une direction artistique séduisante qui vous donnera l’impression d’habiller sa poupée. Le look de votre personnage et surtout de votre pion étant essentiel pour attirer les autres joueurs, on sera surpris de privilégier son aspect à l’efficience de sa protection.

L’ambiance sonore est aux petits oignons, alternant rock progressif et chants religieux (la chanson qui habille le menu du jeu est surprenante !), sachant laisser place au silence quand il le faut, elle accompagne notre voyage de fort belle manière. La possibilité de partager à tout moment via une capture d’écran les grands moments de votre périple sur Facebook est une option très utile que l’on aimerait voir plus souvent dans le jeu vidéo sur console. Cela nous permet de partager cette aventure solo et ses paysages parfois somptueux.

Le Bilan

On a aimé 

  • La direction artistique dans son ensemble
  • La fureur des combats
  • L’exploration la nuit
  • Le système des pions
  • Les quêtes préhistoriques
  • Une quête principale inintéressante
  • La gestion de l’inventaire lourdingue
  • La sauvegarde unique

Conclusion du test de Dragon’s Dogma

Prendre le dragon par le bon bout
Dragon’s Dogma est un beat them all/hack and slash passionnant, doté de combats épiques, d’un système de pions intéressant et innovant, d’une direction artistique réussie et cohérente et se déroulant dans un monde ouvert. On est réellement happé par le jeu et on peut arriver à mettre de côté ses nombreux défauts pour se concentrer sur son action frénétique et ses combats contre des créatures mythologiques. On peut les mettre de côté mais pas les oublier, son histoire principale pèche par sa platitude, son système de sauvegarde est une aberration, ses quêtes sont inintéressantes et mal écrites, son inventaire est chaotique. Mais on arrive à faire abstraction de ceux-ci si l’on prend Dragon’s Dogma pour ce qu’il est : un concentré d’action dans un monde ouvert avec un bestiaire formidable. Ce n’est qu’après de nombreuses heures de jeu que la machine commence à tourner à vide et que le soufflet retombe irrémédiablement. Mais qu’importe car ces heures auront été mémorables et passionnantes…

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Dragon’s Dogma

Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 25/05/2012

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