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Test – Deep Black

Test – Deep Black
Le 9 mai 2012
Le 9 mai 2012

Sous l’eau personne ne vous entendra hurler

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Élément trop peu exploité dans les jeux, l’eau tente de s’infiltrer sur nos consoles avec notamment Hydrophobia sorti il y a quelques temps maintenant dans lequel l’eau était un élément important.

C’est donc naturellement encore une fois sur le Xbox live Arcade que cet élément naturel sera exploité, non pas dans une suite à Hydrophobia, mais dans un titre développé par Biart Studio, au doux nom de Deep Black. Il aurait pu s’appeler Deep Brown, ça aurait été plus réaliste. Et oui, point de suspense, le jeu va mourir noyé, suivez le guide pour comprendre pourquoi.

Bienvenue en 1980 !

Contrairement à l'image, le boss ennemi ne vous ratera pas.

Deep Black est un TPS qui vous met dans la peau d’un gars dont on conservera l’anonymat, non pas pour sa sécurité, mais plutôt parce que son charisme et sa personnalité sont moins marquants que du plancton. L’histoire vous enverra dans un conflit futuriste pour lequel le joueur n’aura aucune empathie, de toute façon, le scénario ne vous entraînera pas dans l’originalité, loin de là. Pourtant, l’intro de l’histoire avait de la gueule avec son petit effet comics. Mais pour le reste, faudra repasser.

Après tout, on pourrait passer l’éponge sur ces points artistiques si le reste tenait la route, mais même pas.

Visuellement, le jeu, bien que proposant quelques points sympatoches et un certain soin sur le perso principal, est totalement bâclé. Il n’y a que des clones des 3 mêmes types d’ennemis humains, les robots sont aussi banals, mais partagent cependant le point commun avec leurs homologues humains d’être cons comme des huîtres : ils font leur truc sans se soucier de ce qui se passe autour, et tant pis s’ils se font tirer dessus ou je ne sais quoi d’autre !

Techniquement, le jeu ne vaut pas tripette, l’ensemble reste bien simpliste et redondant forçant une impression de déjà vu d’un chargement à un autre. Le level design est extrêmement pauvre et linéaire, n’arrivant même pas à faire honneur à son gameplay bancal.

Premier boss du jeu, ou comment prouver que le lance roquettes est moins efficace que les armes de base

En effet, en prononçant TPS, des titres viennent naturellement à l’esprit de chaque joueur tels que Gears of War, Uncharted, Binary Domain… Or là, la comparaison fait plus que pâle figure, on aurait honte de nommer Deep Black et les jeux suscités dans la même phrase tellement le titre paresse dans un gameplay qui pourtant à déjà fait ses preuves chez les concurrents, et le fait que cela se passe sur le XLA n’est pas une excuse.

Le jeu est à base d’évolution dans des niveaux avec plein de couvertures. Cependant, il sera impossible d’évoluer de couverture en couverture afin d’optimiser votre progression face au feu ennemi. Bien ennuyeux, étant donné que le personnage se traîne et qu’il n’y a pas de bouton de sprint. Ce qui est encore plus dommageable dès lors qu’il faudra éviter des tirs à peine entré dans une salle ou un couloir, sans planque à proximité. Les ennemis n’ont eux pas de mal à réagir ou à se déplacer deux voire trois fois plus vite que vous.

Il faudra alors y aller à l’ancienne, bien bourrin en espérant que ça passe.

Bloubloubloub !

Même le jeu le dit : c'est du n'importe quoi.

Et c’est là que ça fait encore plus mal puisque vos victoires seront un petit peu au bonheur la chance tellement la gestion des dégâts semble venue tout droit d’un tirage du loto. Par exemple, tirer à bout portant dans la tête d’un gars au fusil à pompe, pourra soit le tuer, soit lui faire autant d’effet que s’il s’était égratigné l’ongle du petit orteil.

A l’inverse, on cherchera comment on réussit à headshooter un ennemi planqué à 3 kilomètres de là au fusil à pompe alors qu’avec une tourelle mitrailleuse, les balles ne feront pas un grand effet aux ennemis à découvert. Et cela n’est pas propre à l’arme, malheureusement, puisque les autres armes agissent de la même manière. Toute la gestion des dégâts est aléatoire, même la vôtre. Ainsi, vous pourrez non seulement résister à de nombreuses rafales venant de nombreux alliés (mais pas trop quand même), mais également crever comme une merde pour on ne sait quelle raison.

Même à cette distance, si vous êtes au pompe, ça passe sans problèmes.

Les passages sous-marins ne valent pas plus puisque même s’il est plus agréable d’évoluer sous l’eau que sur terre, c’est toujours pas ça. Par contre, on a droit à un propulseur qui remplacera la roulade au sol totalement inutile, permettant d’accélérer le rythme du personnage très lent.

Mais voilà, les phases sous l’eau ne sont pas bien passionnantes : décors vides, vision buguée lors du passage sous l’eau empêchant de voir quoi que ce soit, ennemis toujours aussi cons et systématiques.

C’est bien simple, sous l’eau on ne vous entendra pas crier, mais en même temps pour crier faudrait être un minimum réveillé, Or c’est l’ennui total qu’inspire ce titre.

Il n’y a pas grand-chose de positif à dire sur ce jeu malheureusement. Peut-être les musiques du jeu qui, lorsqu’elles se font moins discrètes, ont un peu de gueule. On ne parle même pas des dialogues tellement on ressent le manque d’ambition des acteurs.

On se rassurera sur le fait que le jeu sauvegarde à chaque point de, au cas où vous auriez furieusement envie de l’arrêter et où la folie vous ferait le relancer.

Les dents de sa mère

si vous ne les tuez pas avant qu'ils s'approchent, ils vous trancheront légèrement. Il suffit d'appuyer B pour lancer une cinématique mal faite pour les éliminer

Ah si, peut-être la durée de vie, on n’en sait rien, tellement chaque seconde de jeu donne l’impression d’années tant le jeu se caractérise par des lourdeurs impensables. Impensables au point de ne même pas arriver à encourager le joueur de prolonger l’aventure jusqu’à sa fin.

Non, ce titre est épuisant moralement pour le joueur et ce n’est pas le multijoueurs qui va le sauver.

En effet, et même probablement malheureusement, le titre propose du jeu à plusieurs. En deathmatch seul ou en équipe, vous devrez vaincre les autres joueurs. Youpiiiii ! Sauf que le gameplay ne change pas, que le personnage est aussi lourd et qu’on s’y fait chier grave dans un level design là encore très peu inspiré dans lequel on remerciera la symétrie. De toute façon vous n’y trouverez pas grand monde et ne voudrez pas y rester tant les ajouts liés au multijoueurs sont mal fichus à commencer par la distinction des joueurs. Généralement, dans un jeu, on distingue alliés et ennemis par un costume différent ou une couleur au-dessus du personnage. Ici point de costume, mais la couleur sur le pseudo est bien présente pour le jeu en équipe. Cependant, ce dernier, et donc sa couleur (bleu pour allié, rouge pour ennemi) n’apparaît que lorsque vous avez votre réticule de visée bien centré sur l’ennemi. Ce qui lui laisse la possibilité de vous aligner avant même que vous ayez pu vérifier son identité. Cela vous offrira également la possibilité de tirer sur vos alliés, faute de vouloir crever dans le doute. Heureusement qu’il n’y a pas de tir allié sur tous les jeux, j’vous dis qu’ça (mais les munitions sont limitées elles…), sinon ça finirait sur des scores négatifs après ces affrontements tellement longs qu’on les quittera avant qu’ils soient terminés (on parle de plusieurs dizaines de minutes le match ici).

Les armes restent les mêmes que dans le solo, mais vous aurez droit à quelques bonus ici pour vous renforcer ou améliorer temporairement votre vitesse de nage. Toutefois, vous n’aurez probablement pas le courage de patienter jusqu’à la fin de leurs effets avant d’appuyer sur le bouton off de votre console.

Le Bilan

On a aimé 

  • C’te bonne blague !
  • Gameplay bancal
  • On a l’impression de s’être fait aspiré de sa vie en jouant à Deep Black
  • Qu’est-ce que c’est mou !
  • Le multijoueur qui n’est qu’une vaste blague

Conclusion du test de Deep Black

Supplice de la planche !
Il est bien difficile d’être indulgent et de s’efforcer à trouver des points positifs, aussi minimes soient-ils lorsqu’on nous sort des titres tels que Deep Black. Le gameplay venu de temps reculés, -et encore, en ce temps là, ils ne proposaient que rarement des choses à moitié pensées- ainsi que l’intérêt et la pauvreté aussi bien visuelle qu’en termes d’amusement que provoque le titre en font un titre auquel il serait bon de ne jamais penser jouer. Enfin, si vous avez vraiment envie de savoir ce qui se produit lorsqu’on aspire votre vitalité comme par magie, n’hésitez pas plutôt à faire du bouche à bouche à un aspirateur en fonctionnement, je vous aurai prévenu. Encore une fois, un jeu aqueux est tombé à l’eau, espérons qu’ils n’y aura pas d’épisode 2.

L
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Deep Black

Développeur : 505 Games
Éditeur : 505 Games
Date de sortie : 25/04/2012

commentaires

2 Commentaires
D
Deimos
9 mai 2012 23h19

Déjà le personnage qu’on joue travail pour une société privé spécialisé dans les interventions en milieu aquatique ….. Mdr !
Sa commence bien ^^

-De plus on dirait qu’il a piqué la combi de Dead space , mais en faite c’est une mauvaise copie !

-La manière de tiré , visé me rappel GOW !

-Jeux plein de bug

-L’escalier dans l’eau pour pouvoir remonté sa ma fait rire sa quand même ^^

Enfin voila jetez vous dessus , excellent jeu ^^

K
kereros
10 mai 2012 12h50

Les dents de sa mère :o)

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