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Test – FIFA Street

Test – FIFA Street
Le 17 mars 2012
Le 17 mars 2012

Zidane, j’l’explose quand je veux

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Après SSX, EA continue de rebooter ses licences (espérons qu’ils penseront à de plus vieux titre, comme par exemple Road Rash), et c’est maintenant au tour de FIFA Street de repartir de zéro, avec un titre vierge de numéro (la série en était au 3). Une bonne occasion de revoir le concept et de repartir sur de nouvelles bases pour inciter les joueurs à suivre le mouvement.

Du quartier à la télé

Un menu un peu light

Après un petit tour par le menu, on aura envie de tout de suite essayer une partie rapide pour voir à quoi cela ressemble…Et on la quittera rapidement car on ne sait pas faire grand-chose de propre avec le ballon. En cherchant un tutoriel étrangement absent, on n’aura pas d’autre alternative que de se rabattre sur une arène où on essaiera un peu au hasard de tester des combinaisons pour en constater les résultats. Étrange idée de ne pas avoir prévu un mode de jeu pour au minimum apprendre les bases du jeu ballon au pied, alors que l’essentiel du gameplay est basé là-dessus. On ne pourra même pas se rabattre sur la notice, EA ayant pris la désagréable habitude de ne plus en mettre autrement qu’en lecture sur écran.

C’est donc en quasi puceau du foot de rue qu’on s’attaque au gros morceau : le World Tour. Après avoir choisi un pays et une région, et après un petit match d’introduction, on constitue entièrement son équipe. Bonne surprise, le jeu détecte automatiquement la présence d’un footballeur déjà créé sur la série FIFA ! On pourra donc retrouver avec plaisir notre footeux préféré qu’on a mis tant de temps à créer, même si ses stats repartent du début.

S’en suivent les premiers matchs qui donneront la tonalité de l’ensemble de la carrière : divers affrontements sur des terrains de plus en plus réputés, pour monter de division et côtoyer les plus grands joueurs de foot de rue. La progression est vraiment intéressante et variée, avec des matchs aux règles multiples (de 2 contre 2 jusqu’à 6 contre 6, des actions particulières à accomplir pour scorer, ou même un joueur en moins à chaque but marqué), sur des terrains allant du petit parking minable à la salle rutilante. Cette variété fait qu’on sent vraiment la progression, et surtout qu’on n’a pas l’impression de toujours faire la même chose. Après une douzaine d’heures, vous serez enfin le champion !

Aussi intéressant que soit le World Tour, on regrettera tout de même des options un peu maigres. En plus du tutoriel, on aurait pu par exemple imaginer des matchs de rêve contre les plus grands techniciens du foot (un p’tit match contre Pelé, Maradona, Zidane et Platoche, ça aurait de la gueule, non ?).

Il est dommage qu’on ne croise pas que des joueurs connus pendant ce World Tour, mais on pourra bien profiter des vrais joueurs, un grand nombre ayant été modélisé, en sélectionnant des équipes réelles de nombreux championnats. Par contre, il ne faut pas compter retrouver les gestes qui les caractérisent le plus, mais cela seuls les vrais passionnés s’en rendront compte.

Le style avant tout

Les grands squattent le parc

La variété des affrontements s’accompagne d’une progression bien étudiée des joueurs. Au fur et à mesure des matchs, on gagne des points de style en effectuant des dribbles spectaculaires, ce qui permet de monter de niveau, d’augmenter ses stats comme on le souhaite, et bien entendu de débloquer de nouvelles possibilités. C’est toute son équipe qu’on gère de cette façon, la façonnant exactement comme on le veut pour en faire un groupe hétérogène capable de remporter la victoire dans tous les types de matchs. Le fait qu’on soit capable de réaliser des tricks de plus en plus élaborés pousse clairement à faire évoluer ses persos, et scotche à la manette le joueur ambitieux. Bien vu de la part d’EA.

Pour les habitués des épisodes précédents, il faudra toutefois se remettre à la page. Terminé les coups dignes d’Olive et Tom, on reste dans le « réaliste », ce qui ne veut en aucun cas dire que ce n’est pas spectaculaire. En utilisant le stick droit, on arrive à déjà beaucoup de choses intéressantes en mouvement (petits ponts, louches, roulettes, double contact), mais le cœur du gameplay se trouve dans les affrontements en position arrêtée (en appuyant sur la gâchette gauche). C’est là qu’on pourra sortir les tricks les plus impressionnants, en jonglant avec le ballon ou en multipliant les feintes et les conduites de balle qui font passer Messi pour un débutant. Les possibilités sont multiples, et quand on commence a bien maîtriser ses joueurs, c’est vraiment grisant de réussir les meilleurs coups.

Ce sont bien les duels qui sont la chose la plus importante dans FIFA Street, et le jeu collectif, basiquement le même que dans FIFA, est lui bien plus simplifié. On pourra également regretter que le défenseur n’ait pas plus d’actions possibles. On peut mettre la pression, tacler ou serrer les jambes pour éviter le petit pont, mais il n’y a pas de trick défensif, et pour ne pas se faire passer on doit surtout compter sur un bon placement et sur la précision du timing pour se retourner ou pour couper une trajectoire. Ce petit manque est cependant insuffisant pour ternir l’excellent travail fourni.

Un petit air de famille

Un max de style

Visuellement, c’est FIFA que nous avons sous les yeux. C’est le même niveau de graphismes qui est proposé, ce qui est tout à fait correct en ce qui concerne les joueurs, mais un peu léger pour les environnements qui auraient gagné à être plus riches. On retrouve également le même moteur physique, ce qui n’est pas un mal. En effet, les animations sont tout simplement splendides, avec des enchaînements balle au pied d’une fluidité assez géniale, rendant limpides les tricks les plus tordus. Du côté du son, pas de commentateurs, mais des joueurs et des spectateurs très bavards, dans la langue de leur pays. Cela donne une animation sonore réussie, un peu bordélique, rendant très bien l’ambiance d’un bord de terrain, même si les interjections lancées n’ont parfois que peu de rapport avec l’action (on entendra un type s’obstiner à parler de goal volant en 2 contre 2 par exemple).

L’IA n’est par contre pas exempte de tout reproche ; si les adversaires jouent bien, et de mieux en mieux au cours de la progression, nos partenaires ont parfois des absences coupables dans le replacement défensif, et quand on a un goal, il se troue de façon surprenante un peu trop souvent. C’est bien simple, on dirait un goal du championnat d’Angleterre.

Les rues du monde entier

Une fois le pass en ligne made in EA activé, c’est la porte vers des affrontements contre des joueurs déjà très forts qui s’ouvre. EA a de l’expérience avec le jeu en ligne, et ça se voit. Véritable prolongement du jeu offline, jusqu’à 8 joueurs peuvent jouer ensemble (en 4 contre 4). Pas de loupés rencontrés pendant ce test, le jeu en ligne fonctionne très bien, avec une belle fluidité.

On y retrouve tous les modes de jeu possibles, et on aura vite à cœur de pousser son équipe vers le haut des classements dans des compétitions en ligne au niveau très relevé. Aucun doute n’est permis, le jeu en ligne est très fun, en particulier dans des configurations avec au moins deux joueurs dans chaque équipe. On arrive alors à un mix entre le solo basé sur les duels et le FIFA classique où on cherche plus des actions construites, pour des matchs disputés sur un rythme soutenu et presque forcément spectaculaires. Ça va vite, les scores évoluent rapidement, et le suspense est présent jusqu’à la fin du match, à moins de tomber contre des brutes qui connaissent déjà le jeu sur le bout des doigts et qui enquillent les buts sans qu’on arrive à y faire grand-chose.

Offline, jusqu’à 4 joueurs peuvent s’affronter ou jouer ensemble, pour un résultat tout aussi fun. Sans s’en rendre compte, on lance match sur match, et même ceux qui n’ont pas un grand intérêt pour le Football avec un grand F se prennent au jeu de cette ambiance de cours de récré pour les grands.

Le Bilan

On a aimé 

  • Varié dans le type de matchs à jouer
  • La gestion complète de l’équipe
  • Une progression bien pensée
  • Superbe animation
  • Modes de jeu un peu light
  • Pas de tutoriel
  • L’IA des partenaires un peu en retrait

Conclusion du test de Fifa Street

Foot pour tous
FIFA Street est l’exemple du reboot réussi. Le jeu se démarque de son grand frère avec une approche plus directe, immédiatement fun, pour un résultat qui ne s’adresse pas qu’aux amateurs purs et durs de football. EA évite le piège de la lassitude avec des règles et des terrains variés, et avec une progression bien étudiée qui donne envie de se plonger dans le jeu. A plusieurs, le titre est un régal, générant une bonne dose de fun. Dommage que Fifa Street se révèle un peu chiche en modes de jeu, et qu’il subisse quelques limites de gameplay en défense ou bien dues à une IA parfois perfectible, ce sont les seules choses qui lui empêchent d’obtenir la cinquième manette Xboxygen.

L
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Fifa Street

Développeur : EA Sports
Éditeur : Electronic Arts
Date de sortie : 15/03/2012

commentaires

2 Commentaires
T
Tompouss
17 mars 2012 18h51

C’est pas la démo qui faisait office de tutoriel ?

D
diez979
18 mars 2012 9h16

Rone, je crois que Zidane pourrait te coller un procès pour diffamation rapport à ton sous titre. C’est une seconde passion chez lui !

Sinon, jeu à prendre pour pas cher.

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