Test – Happy Action Theater

Happy Kinect !
De nos jours, de plus en plus d’hommes et de femmes, voire même d’enfants, subissent le stress quotidien de la vie moderne. Transports surchargés, supérieur au boulot lourd de chez lourd, hausse des impôts, des taxes, baisse de la température et du salaire, et les gosses qui sautent partout, voilà, en gros, tout ce qui peut stresser un adulte. Pour les enfants on peut citer à la louche, les devoirs à la maison qui ne cessent de croître, les légumes verts à manger cinq fois par jour, les fruits à manger cinq fois par jour aussi, les dessins animés assez nuls qui passent à la télé et les parents qui les empêchent de sauter partout. Du stress donc et ce pour toute la famille. Heureusement, il existe des sortes de soupapes de sécurité capables de nous décharger rapidement en une grosse séance de n’importe quoi et de fous rires familiaux…
Tu t’es vu quand tu kinectes ?

Happy Action Theater marque les premiers pas dans le « motion gaming » de l’équipe du fou génial Tim Schafer (Monkey Island, Brütal Legend, Stacking), et lorsqu’un fou touche pour la première fois à du Kinect, cela donne du n’importe quoi. Happy Action Theater n’est pas, à proprement parler, un jeu vidéo. Il se place plus dans la case des expériences dégrisantes, ces petits moments de détente familiale où l’on met de côté notre statut d’adulte et où l’on régresse suffisamment pour s’amuser avec nos enfants. Vous aimez jouer aux monstres avec vos rejetons ? Vous aimez participer à leur imaginaire en vous jetant à corps perdu dans une bataille de chatouilles ? Vous n’avez pas peur de vous ridiculiser entre amis ? Alors Happy Action Theater est fait pour vous.

Happy Action Theater vous propose de vous abandonner et de faire les idiots devant votre télé, en toute simplicité et avec toute votre famille. Gardez l’adage « plus on est de fous, plus on rit » en mémoire, car ici il n’est question que de s’amuser. Qui dit théâtre dit performance d’acteur et c’est vous qui serez les acteurs, bien visibles à l’écran, de la petite vingtaine (18 en tout pour être exact) de mises en situation proposées. Ici vous transformerez votre salon en lac de lave, là vous serez tels des poissons dans l’eau, et là encore vous aurez à exploser tout un tas de ballons, les mises en situation sont nombreuses, s’enchaînent assez rapidement et permettent de passer un agréable moment tout en promettant de multiples fous rires. Ce qui étonne vis à vis de la relative simplicité de la réalisation de ce jeu est le soin apporté par Double Fine aux petits détails rigolos qui émaillent les scènes.

L’attaque des monstres par exemple, vous fera écraser en famille une petite ville qui ne cesse de se construire sous vos pas. Par ailleurs, hélicoptères, biplans, avions de chasse viendront vous harceler. Un simple coup de poing ou coup de tête dans ces avions les fera exploser. Rester immobile dans la scène de neige vous glacera sur place. Si vous écartez les bras, sans bouger là aussi au niveau des pigeons ils viendront se poser sur vous. Le niveau de la lave vous permettra de vous battre à coups de boules de feu, jusqu’à faire disparaître littéralement à l’écran votre infortunée victime. Les possibilités sont plus importantes qu’il n’y parait et on s’amuse vraiment beaucoup.
Happy Action apéritif entre amis

Happy Action Theater est un passe temps formidable pour s’amuser en famille avec nos petits monstres devant la télé. Faire les idiots simplement et sans retenue. Le jeu marche à merveille sur les petits bouts de 3 ans jusqu’à 8-9 ans, il ne nécessite aucune action spécifique, il suffit juste de bouger devant sa télé. Même entre amis, il permet de passer un agréable petit moment de détente, aperçu rapide et sympathique des capacités de Kinect. La profondeur est bien gérée, on peut faire les imbéciles jusqu’à 6 devant sa télé (plus c’est possible mais c’est moins évident de tenir les uns à côté des autres) et les activités s’enchaînent comme les cacahuètes de l’apéritif.

Et c’est là que se trouve le principal et seul gros défaut de Happy Action Theater. Il s’agit d’un excellent divertissement qui fonctionnera le temps de la découverte, un certains temps auprès de nos tout petits mais dont les sessions n’excéderont jamais la dizaine de minutes. Ce serait presque un Kinect Fun Labs beaucoup plus rigolo, plus rapide mieux fait mais vendu à 800 Mpts. Et à vrai dire, même avec l’énorme capital sympathie que le titre nous inspire, même avec ces grands moments de n’importe quoi passés dans ce théâtre avec nos enfants, on ne peut s’empêcher de trouver le prix un poil exagéré pour ce qu’il propose. Moins cher il passerait directement dans la case « achat obligatoire pour la déconne avec les potes et les enfants », mais à ce prix il nous sera difficile de le conseiller.
Le Bilan
On a aimé
- Faire les idiots devant Kinect
- Voir nos enfants s’amuser comme des petits fous
- Voir nos amis s’amuser comme des enfants
- L’humour
On a moins aimé
- Pas vraiment un jeu
- Le prix
Conclusion du test de Happy Action Theater
Faire les kinectbéciles a un prix !
Happy Action Theater n’est pas un jeu. Juste une série de mises en situation où l’on pourra se voir interagir avec des environnements et des effets différents sur notre télé. Par contre, il s’agit d’un divertissement familial tout à fait surprenant où nos enfants, notre conjoint et nos amis partageront un moment assez exceptionnel de bêtise et de laisser-aller. Un moment de détente fabuleux dans lequel on se serait bien perdu s’il n’était pas proposé à un prix aussi cher (pour ce qu’il propose). On suggérera par contre à tout le monde de récupérer la démo qui saura sûrement rester longtemps, très longtemps sur votre disque dur et se voir régulièrement sortie pour des petits moments de bêtise fort appréciables…
je vous trouve sévère dans la note. Il n’y a pas vraiment de défaut et vous mettez 3/5…En plus, le prix est plus raisonnable de beaucoup de titres kinect…
Oui un peu sévère, mais on en fait vite le tour et le jeu est avant tout une sorte d’apéritif que l’on sort de temps en temps. 800 Mpts je trouve cela un peu cher (je me demande si la démo ne suffit pas en fait en tant que petit moment de détente sans prétention) même si je me suis régalé dessus et me régale encore. Le test met tout de même ses qualités en exergue.
Puis il a un coup de coeur.
Ce n’est pas rien. ^^
Oui j’imagine mal ce titre expérimental avec 4 manettes + 1 cœur.
Le cœur est un gage suffisant de qualité.
800 MSP je trouve ça également cher pour un « jeu » qui est du niveau des applications du « fun lab kinect », applications peu nombreuses mais gratuites, sur lesquelles on ne revient rarement plus de 2 fois.
Ça ressemble au final plus à une démo technique de réalité augmentée, qu’à un vrai jeu :/
J’espère en tout cas que cette appli permettra à double fine de montrer son savoir faire et d’avoir du budget sur un prochain vrai jeu kinect ^_^ »
oliv > Il faut lire le test. ^^
Dans l’ensemble il est beaucoup plus facile d’accès et ergonomique que FunLabs et il est surtout nettement plus amusant. Essayez la démo avec des amis ou avec des enfants c’est l’éclate assurée !!!
Je l’ai acheté, et On s’eclate bien en famille! vraiment tres Fun. Rien que le fait de voir nos tetes dans l’ecran est drole. Puis le jeu n’est pas prise de tete: -On rentre et sort quand on veut. -Il n’y a pas de tutorial relou ou de « guide » qui gache l’experience -On y joue a 6 maxi et l’espace est vraiment bien exploité, (avec la profondeur on peut meme se permettre d’etre a l’autre bout d’une piece face au kinect, ou de tenter un saut perieux sur canapé:-)) mais… Lire la suite »
En parlant de Double Fine, j’en profite pour parler de l’initiative que Tim Schafer a lancé : il propose aux gens de financer (via le site Kickstarter) son prochain jeu qui sera un Point&Click conçu en collaboration avec Ron Gilbert, avec qui Schafer a bossé à l’époque chez Lucasarts (Monkey Island, Day Of The Tentacle, Full Throttle, Grim Fandango). Il a donc créé un compte Kickstarter dans l’intention de récolter 400 000$ en 33 jours. En 72h, on en est à 1,6 millions de Dollars récoltés (l’argent supplémentaire permettra de… Lire la suite »