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Test – Rayman Origins

Test – Rayman Origins
Le 26 novembre 2011
Le 26 novembre 2011

Un dessin animé vivant

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Relégué au rang de guest star avec les lapins crétins, Rayman revient enfin sur le devant de la scène !

Il était au départ question d’un jeu en épisodes téléchargeables, mais il faut croire que le projet a pris de l’ampleur, car c’est bien un jeu vendu en boîte qui pointe le bout de son nez.

Si Rayman est bien ancré dans la mémoire des vieux joueurs, qui l’ont découvert il y a bien longtemps de cela, pour les plus jeunes ce sera peut-être un premier contact. Espérons qu’il sera probant !

T’empêche tout le monde de dormir

Le joyeux foutoir du multi

Il y a une chose que Rayman et ses amis aiment faire, c’est la sieste. Et une sieste bruyante qui se transforme en une cacophonie de ronflements et autres bruits insupportables pour les habitants des sous-sols caverneux de cet univers.

Puisque personne ne semble réagir quand la mégère locale tape de son balai les racines de l’arbre ronfleur, c’est décidé, ce sera une invasion !

Les gentilles fées sont capturées, et les ténèbres vont s’abattre sur le monde de Rayman !

Sauf que bien entendu, Rayman et ses amis ne sont pas du genre à se laisser faire, et ils vont baffer tous ces méchants pas beaux jusqu’à les repousser dans leur glauque sous-sol…

Si ça c’est pas du scénario ! La cinématique de départ est hilarante, colorée, dynamique, et est l’exact illustration du contenu du jeu.

Ici, on ne se prend pas la tête avec une histoire compliquée, avec des explications tordues : il faut franchir tous les niveaux, ramasser des bonus brillants (les lums) et puis…Et puis c’est tout. Et ça va très bien comme ça. Le jeu ne s’embarrasse pas de détails et impose avec une facilité déconcertante un univers chatoyant et plein de vie, traversant diverses thématiques (jungle, musique, chaud-froid, eau…) découpées chacune en une petite dizaine de niveaux, eux-mêmes proposant des lieux variés. Non seulement le voyage est long, mais on ne s’y ennuie pas une seule seconde. S’il faut compter une grosse douzaine d’heures pour arriver au bout, c’est bien plus de temps qu’il faudra pour ramasser tous les bonus et pour accéder au niveau final (ce que le rédacteur de ce test n’a pas encore réussi à faire).

Si la majeure partie du temps c’est la plate-forme qui est mise à l’honneur, des séances de shoot’m up dignes de Parodius ou des courses contre le scrolling viendront s’inviter pour éviter toute chance à la monotonie de s’installer.

Il n’y a pas de multiples options dans le menu, juste le mode histoire et tous les niveaux débloqués accessibles, avec la possibilité pour trois autres joueurs de rejoindre la partie quand ils le veulent. A plusieurs, la caméra s’éloignera quand les joueurs ne sont pas assez proches, et on pourra s’entraider pour atteindre des lieux difficilement accessibles. On pourra même (et surtout) se sauver les uns les autres en cas de problème.

Le jeu à plusieurs devient vite un vrai bazar, hyper énergique et franchement drôle. Si à deux on peut encore jouer sérieusement, à quatre c’est le délire et les crises de rire qui s’invitent plus que les objectifs à remplir.

Il est juste dommage que le jeu à plusieurs soit forcément offline : une petite option pour jouer en ligne aurait été un plus.

Parfait pour tout le monde

Phase de shoot à dos de moustique

La progression dans le jeu a été étudiée avec un talent qu’on aimerait voir plus souvent dans les jeux vidéo.

Notre personnage n’a pas de vies limitées, ce qui n’empêche pas le challenge d’être bien présent. Le jeu reste toujours accessible, et le joueur « moyen » arrivera toujours après plusieurs essais à passer au niveau suivant. Par contre, celui qui veut vraiment nettoyer le jeu et attraper tous les bonus nécessaires pour terminer 100% des niveaux devra faire preuve d’une sacrée dextérité. Les pièces de la mort à attraper portent ainsi bien leur nom, tellement il sera fréquent de passer de vie à trépas en tentant de les atteindre.

On ne peut pas choisir de niveau de difficulté, et ce n’est pas grave du tout : c’est le joueur, par la façon dont il jouera, qui le déterminera lui-même.

Le game design est d’une intelligence redoutable : non seulement les niveaux sont étudiés dans leurs moindres détails pour offrir un plaisir maximum, mais leur succession s’accompagnera d’une progression du personnage gagnant de nouvelles capacités, et ouvrant ainsi la porte à de nouvelles épreuves et difficultés.

La maîtrise du vol plané

Pratiquement à chaque niveau, il y a une petite nouveauté, un nouvel élément qui renouvelle l’attention du joueur…Et cela jusqu’à la fin du jeu !

Au départ Rayman sait juste sauter, puis il apprend à mettre des baffes, à planer, ou à nager…Refaire les premiers niveaux devient naturellement intéressant !

Salade de fruits ?

La maniabilité de notre petit personnage n’est pas loin d’être parfaite. On pourra toujours chipoter sur quelques difficultés, comme pour donner des coups en courant, mais en général quand le résultat n’est pas celui qu’on attend, c’est dans des niveaux très speed. Comment savoir si cela vient du jeu ou d’une fausse manip de la part du joueur ? La réponse est probablement entre les deux ! Manier Rayman devient de plus en plus complexe au fil des niveaux, alors qu’il sait faire de plus en plus de choses, et l’erreur peut venir assez facilement quand on est sous pression. Mais à l’inverse, quand on est bien concentré sur ce qu’on fait, on peut faire exactement ce qu’on veut de notre personnage ! Je résumerais donc tout ça en disant que la maniabilité est excellente, mais pas si simple que ça à prendre en main. Rien d’inquiétant toutefois, c’est très vite qu’on arrive à nos fins, et comme toutes les maniabilités un peu complexes, celle-ci offre du coup de nombreuses possibilités de jeu et laisse une grande satisfaction au joueur qui franchit les épreuves les plus ardues.

Réalisation magnifique !

On a déjà parlé de la richesse de la maniabilité et de l’excellence du level design.

Et bien techniquement le jeu est là encore d’un niveau exceptionnel !

Précisons-le si vous ne l’aviez pas encore deviné en regardant les screens de cette page : Rayman Origins porte bien son nom, et la totalité du jeu est en 2D. Quelle bonne idée que de refuser totalement la dictature de la 3D qui sévit depuis trop longtemps !

Si le XBLA reçoit régulièrement des représentants de la 2D, c’est souvent dans un style épuré qu’on pourrait presque qualifier de « vintage », ou bien en y intégrant des éléments de 3D.

Rien de tout ça ici. Aucun élément 3D, mais une 2D qui n’a jamais de mémoire de joueur été aussi magnifique. Le niveau de détail est fantastique, l’action peut se dérouler sur plusieurs plans et les couleurs éclatent de partout. Comme esthétiquement le jeu est une tuerie, s’inspirant parfois de classiques du genre mais pour en faire quelque chose de nouveau et d’une personnalité dingue, on peut tout simplement résumer cela en disant que ce qui est à l’écran est magnifique.

On en prend encore plus conscience quand on y ajoute le mouvement. Les scrollings sont sur plusieurs plans, et donnent avec naturel une belle impression de profondeur, mais c’est surtout l’animation de tous les sprites qui est formidable. Que ce soient les personnages, les ennemis, ou bien le décor (qui donne parfois l’impression d’être vivant !). L’impression de vie est remarquablement rendu, et on a souvent l’impression d’avoir sous les yeux un véritable dessin animé, et pas un dessin animé à deux euros.

Histoire d’en rajouter une couche au niveau de la perfection de la réalisation, les musiques et bruitages sont géniaux. Il y a bien entendu le célèbre langage inventé qu’utilise tout le monde, sorte de mélange de plusieurs langues et d’intonations, et des bruitages appropriés et efficaces (comme le bruit quand on marche sur des instruments de musique, créant une mélodie). Mais il y a surtout une partition musicale exceptionnelle ! Des instruments peu habituels, et un mélange d’influences qui semblent éloignées (du film d’espionnage au carnaval !) et qui pourtant fusionnent pour un résultat étonnant. Les mélodies sont entraînantes, festives, et reflètent ce qui est sur l’écran : on entend les couleurs, et surtout le joie qui se dégage de ce jeu.

Le Bilan

On a aimé 

  • Réalisation fantastique
  • Level design redoutable
  • Gros contenu
  • Ambiance qui donne la banane
  • Différent de 95% des jeux actuels
  • Pas de mode de jeu en ligne

Conclusion du test de Rayman Origins

Un jeu qui fait du bien
{{Ce jeu, c’est de la joie. La perfection technique du titre, le travail considérable qui a forcément été nécessaire, et le talent de ses auteurs ne visent pas à autre chose.

Ce Rayman Origins, c’est un grand bol d’air frais, un jeu fait très sérieusement, mais qui ne se prend pas au sérieux. Une ambiance décalée, des graphismes stylés, mais des mécanismes de jeu calibrées et étudiées au pixel près.

S’arrêter de jouer est un déchirement : sans qu’on s’en rende compte on peut rester un temps considérable manette en main tellement on ne voit pas le temps passer.

Rayman Origins devrait être obligatoire : c’est tout simplement un jeu qui rend heureux, et un des meilleurs titres de 2011.}}

L
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Rayman Origins

Développeur : Ubisoft
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 24/11/2011

commentaires

6 Commentaires
R
remy554
26 novembre 2011 18h40

J’ai essayer la démo, et c’est vrai qu’il a l’air génial ! Un jeu que je prendrai à coup sur 🙂

J
john195
26 novembre 2011 18h40

Y’a pas une note pour dire que c’est plus que du lourd?^^

W
work44
26 novembre 2011 22h13

100% d’accord avec le test. Ce jeu est une pépite qu’on aura tord de rater.
C’est pour des jeux comme celui ci qu’a été inventé le jeu vidéo!
Tout y est: c’est beau, fun, accessible et skillé à la fois.
Un bonheur à chaque session de jeu, en solo ou à plusieurs.

Merci M. Ancel !

J
Joris73
26 novembre 2011 22h40

En espérant qu’il fasse de bonne vente, il est génial !

K
kereros
26 novembre 2011 22h50

Je me suis éclater dessus toute l’aprem avec mon petit frère. C’est une tuerie.

C’est simple si on trace mais en même temps redoutablement difficile si on veux finir le niveau a 100% et tout cela dans un mélange parfait.

TomS
TomS
1 décembre 2011 7h53

Je l’avais testé à la Games week et je n’avais plus pu me le sortir de la tête. Je l’ai donc naturellement pris day one et depuis c’est l’éclate. (même en solo)

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