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Test – Pro Evolution Soccer 2012

Test – Pro Evolution Soccer 2012
Le 4 octobre 2011
Le 4 octobre 2011

Petit à petit on devient moins petit…

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Comme chaque année…blabla… nouvelles versions des jeux de foot star… blablabla… Fifa contre PES…. blablabla… c’est qui qui est le meilleur… blabla…On va avouer qu’il n’est pas évident de faire une introduction originale pour ce qui est de la grande confrontation annuelle des deux jeux de foot stars que l’on traîne depuis maintenant plus de 10 ans. Pour faire court : Fifa était devant, puis PES lui a mis la tête au carré et depuis la passage à la Xbox 360/PS3, Fifa est largement passé devant. Aujourd’hui en 2012, les deux jeux reviennent plus beaux que jamais, les joueurs de football virtuel n’ont d’yeux que pour Fifa 2012 mais c’est montrer bien peu d’égards vis à vis d’un roi déchu qui relève peu à peu la tête…

Passe moi la manette je suis démarqué !!!

Vu les défenses, ce Classico ne se terminera pas par un 0-0 !

Généralement, pour doser la somme des différences entre deux versions, on organise une session de jeu dite “à l’aveugle”. On arrête dans la rue un amateur de PES et on lui fait jouer à la version la plus récente de son jeu fétiche puis à la version précédente. Le tout en prenant soin de cacher les galettes et leurs boîtiers et, évidemment de ne rien montrer des menus et des écrans de présentations. C’est lors de ces séances que l’on peut remarquer automatiquement de la part du joueur/testeur un rejet (il demande quand est-ce qu’il va partir), un amour fou (on ne peut plus lui ôter la manette des mains) ou l’indifférence (il demande s’il y aura à manger et à boire après la partie). Dans le test “à l’aveugle” de PES 2012, il n’en ressort que de l’amour.

Les animations ont été grandement améliorées.

Mr Seabass et ses équipes après de longues années de vacances ont bossé comme des fous sur ce nouvel opus. Et cela se voit dès les déplacements des joueurs, plus fluides, plus naturels, offrant de nombreux appels et réagissant instinctivement à la moindre occasion de toucher le cuir. Le jeu est plus rapide (trop même, on vous conseillera de réduire la vitesse de jeu dans les options), plus nerveux -moins d’inertie de la part des joueurs- et offre beaucoup plus de possibilités que son ainé. L’équipe autour de vous arrive enfin à jouer intelligemment sans ballon, pas tout le temps certes, mais assez régulièrement pour être remarqué, apprécié et noté. De nombreuses animations viennent étayer ce remarquable travail, les joueurs se retournent plus vite, interceptent plus facilement les ballons à mi-hauteur, arrivent à placer leur frappe de façon plus cohérente. Les premières sensations de jeu ne sont pas sans rappeler certains orgasmes passés à jouer à cette mythique série…

Bon si tu ne veux pas je vais tout faire moi même…

Sur les coups de pieds arrétés, il est maintenant possible de diriger un joueur libre et non le tireur...

Alors oui, tout le petit microcosme du terrain de jeu de PES bouge à merveille lorsqu’il s’agit de soutenir le porteur de balle mais c’est une autre paire de manches lorsqu’il faut apporter l’appel meurtrier dans le dos des défenseurs, le placement au premier poteau lors des corners et autres petits délices de construction d’un football à la barcelonnaise. Afin de pallier ce vide créatif, PES 2012 récupère un des éléments de son meilleur ennemi à savoir le contrôle manuel des appels. Une simple pression du stick droit vous permettra de diriger votre coéquipier dans l’intervalle voulu. Autant dire qu’il va vous falloir de longues heures de pratique et un double cerveau afin de gérer votre joueur principal et celui qui sera censé recevoir la balle en même temps. Pas évident, mais on y arrive avec un peu de persévérance. Et lorsque tout fonctionne à merveille on ne peut s’empêcher de se lever de son canapé, relever son col et toiser la télé d’un regard conquérant. En plus simple, on ne peut s’empêcher de faire une “Cantonnade-d’après-but”. Si vous souhaitez parfaire votre technique, sachez que PES 2012 a réintégré un mode entraînement qui rappellera des souvenirs aux vieux joueurs de la série. Sous forme de petites épreuves, ce mode entraînement

L'entrainement propose toute une série de petits jeux, où l'on se fera un devoir de récupérer la note maximum...

On aurait pu rester sur ces premières impressions très favorables mais il n’en est rien. Le jeu est aussi grisant quand on est en attaque que frustrant lorsque l’on défend. Étrangement, les défenseurs semblent sortis d’un dessin animé pour tout petits. Un monde merveilleux où Cyril Rool n’aurait jamais existé, où l’on s’écarte pour permettre à l’attaquant de tirer au but en toute tranquillité, où l’on reste à bader devant le moindre dribble et où l’on ne peut s’empêcher de faire des cadeaux à tout va, comme ça, pour faire plaisir. A ce niveau là et lors de certaines parties, cela en devient presque risible. Afin d’éviter l’hémorragie, il faut continuellement anticiper les appels, couper les trajectoires et prier pour éviter un énième contre favorable. Et si jamais votre rigueur est mise en défaut, votre dernier rempart agira avec l’assurance d’un gardien de but anglais. Autant vous dire de suite que l’on frémit au moindre tir au but.

Malgré cela, l’immersion est au rendez vous

Que cela soit en tant que joueur ou en tant qu'entraineur, votre saison sera rythmée et mise en scène par des cinématiques très immersives.

Malgré les griefs que l’on peut porter sur le jeu en lui même et la frustration que cela peut engendrer parfois, on ne peut rien dire sur le travail d’immersion qu’a réalisé Konami dans ses modes de jeu phares. Le travail de modélisation des joueurs est toujours aussi soigné et cohérent et les présentations des matchs et des évènements annexes ont été particulièrement étoffés. On notera la présence des jardiniers lors de l’avant match, des photographes, du personnel de sécurité et des coachs au bord de la pelouse. Voir ce dernier faire son “Mourinho” à chaque faute sifflée par l’arbitre est très grisant.

Les caractéristiques des équipes sont plus détaillées mais moins lisibles.

L’habillage est aussi remarquable dans le mode Ligue des Master (renommé Football Life), on va pouvoir assister à l’évolution de notre manager avec force de scénettes animées qui viendront ponctuer la saison. Notre avatar sera mis en avant régulièrement durant toute la saison. On devra aussi gérer les affaires internes au club avec le moral de chaque joueur, les tensions qu’il pourra y avoir entre certains, leur volonté d’avoir tel ou tel numéro etc… tout un tas d’éléments de gestion qui seront là pour renforcer l’immersion. Et l’immersion est remarquable, on se prend facilement au jeu et on vit chaque saison, chaque match intensément. PES 2012 est une grande réussite à ce niveau là. Le même effort a été apporté sur le mode Vers une légende, où notre joueur sera mis, lui aussi, beaucoup plus en avant, chaque évènement de sa carrière aura droit à des scénettes animées très agréables.

Malheureusement, ces grandes qualités s’accompagnent toujours des mêmes faiblesses de PES, à savoir ses licences manquantes et des commentaires pas assez étoffés et vite redondants, lorsqu’ils ne sont pas à côté de la plaque.

Le charme des conférences de presse : "Tu m'emmerdes avec ta question !"

Les autres nouveautés concernent le mode Online dont le contenu et l’aspect communautaire ont été enrichis et mis en avant. Sous l’appellation de MyPes on va pouvoir se réunir en groupe de joueurs -communautés- afin de jouer ensemble diverses compétitions, coupes et matchs amicaux et faire grimper sa communauté dans la hiérarchie en ligne. Ne cherchez pas, on a déjà vu cela chez le concurrent avec le mode club. Le petit plus pour certains se trouvera avec une compatibilité Facebook ce qui permettra à vos nombreux “amis” de suivre en direct vos performances footablisitiques.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un gameplay nerveux et efficace
  • Des modes de jeu très immersifs
  • Jeu en ligne amélioré
  • Modélisation des joueurs soignée
  • Les défenses sont des passoires
  • Les gardiens sont anglais
  • Et toujours le manque de licence, les commentaires et l’ambiance sonore

Conclusion du test de PES 2012

Mieux que l’année dernière…
Il y a quelques années de cela, on pestait contre l’apathie des développeurs de PES qui se reposaient sur leurs acquis. On se désespérait de les voir s’enfoncer petit à petit dans leurs certitudes sans regarder par dessus leurs épaules qu’un certain FIFA prenait petit à petit l’ascendant. FIFA s’est bonifié au fil des années en copiant et en cherchant à s’approcher de l’excellence PES, maintenant que les rôles ont changé, PES daigne enfin regarder la concurrence et prendre à son compte les bonnes idées d’à côté tout en préservant son identité et en améliorant ses points forts. Alors oui, on déplore encore des faiblesses dans le placement, un gardien tout sauf rassurant et un déséquilibre dans la défense, mais l’attaque s’est, elle, largement améliorée. Les déplacements, l’animation ont eu droit eux aussi à un lifting salvateur, tandis que l’indétrônable Ligue des Master et le mode Vers une légende deviennent encore plus immersif ! On espère maintenant, secrètement, qu’une année, dans un futur proche Pro Evolution Soccer arrive sur nos consoles parfaitement équilibré et sans aucun raccords, histoire de retrouver une couronne qui lui allait si bien…

L
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PES 2012

Développeur : Konami
Éditeur : Konami
Date de sortie : 29/09/2011

commentaires

5 Commentaires
S
spiroz
4 octobre 2011 12h30

ha enfin un connaisseur!
bon test bien représentatif du jeu.

il prend toute sa dimension une fois que l’on désactive les quelques assistances ,le online reste ultra rapide et assisté..

les modes solo à eux seuls valent largement le prix 🙂

J
Jarel
4 octobre 2011 12h45

Ah oui, il faut évidemment jouer sans les assistances (de passe notamment) !
C’est injouable sinon. ^^

N
nono
4 octobre 2011 13h13

Petro cech est quand même un bon gardien,dans une équipe anglaise(Chelsea en l’occurence).Je pense et j’espère que PES 2013 sera une bonne cuvée.

J
Jarel
4 octobre 2011 17h41

Petr Cech est Tchèque, pas Anglais. ^^

I
ITACHI UCHIWA22
12 octobre 2011 16h39

pas trop mal:-/

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