Test – Les rebelles de la foret

Le monde impitoyable des animaux
« Papa, j’peux jouer à la Xbox ? »
« Non mon chéri, ce n’est pas une Wii, tu sais bien que c’est une console pour les grands. »
« Même pas vrai d’abord. Y’a tous les jeux des dessins animés du cinéma. »
Voilà comment j’ai dû céder ma place à mon fils. Tout ça parce qu’il a vu que dans la pile de jeux trônant dans le meuble télé se trouvait Les rebelles de la forêt.
Sus aux chasseurs

Si vous n’avez pas vu le film d’origine, en voilà un bref résumé : l’ours apprivoisé Boog se retrouve suite à un concours de circonstance malheureux en pleine forêt, lui qui n’a jamais connu que le confort d’un garage aménagé pour ses grosses fesses velues. Tout cela à cause de la mauvaise influence d’Elliot, un cerf maigrichon, n’ayant qu’un bois, et un sens de la répartie très drôle d’après les enfants ou très fatigant d’après les adultes.
Ils vont devoir retrouver le chemin de la maison, et la nature est une vraie découverte pour Boog, qui va devoir faire ami-ami avec les animaux locaux (écureuils, canards, putois…). En chemin, tant qu’ils y sont, ils vont même botter les fesses des méchants chasseurs.
Le jeu reprend très exactement cette trame, et on y contrôle donc la majeur partie du temps le gros ours bien léché. Celui-ci ne sait au départ pas faire grand-chose, mais au contact des autres bestioles, il apprendra à courir ou à nager, devenant un ours encore plus savant qu’il ne l’était. En chemin, il faudra éviter les chasseurs, en leur lançant des animaux sur la tête, ou bien en s’approchant discrètement pour leur hurler dessus et les faire fuir, le trouillomètre à 0.
De temps à autre, il y aura également des courses (dans une mine, sur un torrent), ou bien on pourra jouer avec Elliot, moins puissant mais capable de sauter.
Il y a un bon paquet de niveaux, qu’on terminera en une dizaine de minutes le plus souvent, pour au total une poignée d’heures de jeu.
Enfin, en bonus, des mini-jeux reprenant certaines séquences sont accessibles au fur et à mesure qu’on les débloque.
Aussi bien que le film
Certains vont dire que le film n’était pas extraordinaire et…ils auront bien raison. Le jeu lui est fidèle, donc pas mieux.
Destiné aux plus jeunes, il offre des mécanismes très simplifiés, et relativement efficaces, voire parfois drôles.
Ainsi, on lance des lapins à la tête des chasseurs sans qu’on ait besoin d’être très précis (le lapin, affolé, lamine la tête du chasseur qui s’enfuit), ou bien des putois, qui flatulent tout ce qu’ils peuvent (marrant), et quand on doit être discret, un compte à rebours s’écoule, et il faut passer en mode discrétion avant que le chasseur ne se retourne (cela consiste à sortir une mini-branche et à ne plus bouger, idée rigolote).
En ramassant des bonus, on peut même augmenter ses caractéristiques pour lancer les animaux plus loin ou pour hurler plus fort.

Si ces séquences sont amusantes, elles le sont une fois. Malheureusement, le jeu est terriblement répétitif ! Au final, on doit toujours traverser le niveau en faisant fuir, toujours de la même façon, les chasseurs. Même les enfants, plus tolérants que les grands, se lassent vite.
Les quelques tentatives de variation sont bienvenues, avec les courses ou le tir au chasseur, mais cela reste insuffisant.
En jouant seulement une fois de temps en temps on peut lutter contre la lassitude, mais on restera confronté à un choix à côté de la plaque des développeurs, qui ont choisi de rendre leur jeu très bavard. Les cinématiques, faites avec le moteur du jeu, sont nombreuses, et, merci d’éloigner les enfants de l’écran, très chiantes. Du coup, on les zappe, et on ne suit rien du tout de l’histoire.
Les mini-jeux ne relèvent pas vraiment l’intérêt de l’ensemble.
Épreuves simples, personnages faciles à diriger, Les rebelles de la forêt n’échoue pas sur toute la ligne. Au moins, dans celui-ci, le public cible pourra réellement y jouer, ce qui est loin d’être le cas de toutes les adaptations de dessins animés. Pour les petiots, ce n’est pas non plus désagréable. C’est juste que passé une heure de jeu, ils passent à autre chose, ou bien demandent à Papa de continuer pour voir la fin.
C’est sur Wii ?
Le jeu n’est pas vraiment récent, sorti en 2006, et cela se voit. On était au début des consoles HD, et il n’y a pas de différence avec un jeu moyen de gamme de la Wii. Textures faiblardes, pas d’effets à l’écran, et niveaux se caractérisant surtout par pas grand-chose si ce n’est beaucoup de vide.
Si techniquement c’est faible, le design est par contre plutôt réussi, puisque fidèle au film d’origine, ce qui est ce qu’on attend d’une adaptation.
Au niveau sonore, c’est également plutôt correct, grâce aux musiques du film, et grâce aux voix originales des personnages.
On n’en dira pas autant de l’animation bien raide ou de la caméra qui n’hésite pas à se positionner un peu n’importe comment.
Tout cela n’est pas terrible, mais en fin de compte logique pour une adaptation de film sortie en 2006.
Le Bilan
On a aimé
- Respecte le film adapté
- Une ou deux idées amusantes
- Réellement jouable pour les enfants
On a moins aimé
- Très court
- La réalisation fait un peu mal aux yeux en 2011
- Les cinématiques épuisantes
- Très répétitif
Conclusion du test de Les rebelles de la foret
Rebelles sans cause
{{On en a un peu l’habitude, les adaptations de dessins animés sont rarement intéressantes. Celle-ci ne fait malheureusement pas exception à la règle.
Son atout principal est que Les Rebelles de la forêt est jouable par de jeunes enfants, ce qui est déjà pas mal, mais pour le reste, entre une réalisation datée et surtout des mécanismes de jeu très répétitifs qui ne font pas illusion plus de cinq niveaux, même les enfants les plus tolérants se désintéresseront probablement du jeu.
Comme on peut le trouver aujourd’hui pour une somme très modique, je peux à la limite le conseiller aux ultra-fans du film (s’il y en a !), mais pour les autres, il existe des jeux bien meilleurs s’adressant aux jeunes, comme par exemple Tempête de boulettes géantes.}}
« respect le film adapté »
c’est pour ça que c’est moche, chiant et nul !
FUCK’IN SHIT IT’S A BIG DAMN
:-((